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| Date | Heure | Lieu | Nom | Crime | Exécution | Condamnation | 1843 : ? exécutions |
| Jeudi 16 février 1843 |
12h50 | Alger Alger Place Bab-el-Oued |
Abdelkader ben Zelouf ben Dahman ? ans, ? (?) |
Assassinats et vols dans la région d'Alger. | Informé à 8h, dit regretter de mourir en laissant ses enfants, mais ayant appris que le gouvernement compte s'en charger, se montre détendu tout au long de la matinée. Arrive en voiture place Bab-el-Oued, aux côtés du bourreau, précédé par un Algérien qui annonce au peuple que l'exécution va avoir lieu. Monte courageusement les marches de l'échafaud. Première exécution par guillotine en Algérie. |
16 septembre 1842 (Cour criminelle d'Alger) |
| Lundi 13 novembre 1843 |
13h | Alger Alger Place Bab-el-Oued |
Mohamed "Saïd" ben Hamed ? ans, ? (?) |
Le 22 mai 1843, rue des Pyramides à Alger, étrangle la fille Constantinia, ainsi que sa servante Lisi et Hassem, la fille de celle-ci, avant de piller la maison et d'emporter leurs vêtements et leurs bijoux, retrouvés dans le magasin de Saïd, rue des Janissaires. | Orage et pluie torrentielle. Très pâle mais ferme, discute pendant la route avec les exécuteurs, et affirme son innocence tout au long. Parcourt les derniers mètres le séparant de l'échafaud pieds nus dans la boue. | 19 août 1843 (Cour royale d'Alger) |
1844 : ? exécutions |
| Samedi 16 mars 1844 |
12h | Oran Oran Place du marché arabe |
Kaddour ben Ahmed ? ans, ?, membre de la tribu des Flitta (?) |
Au lieu-dit Hassi el Djerna, près de l'Oued-Medjaref, en compagnie de trois autres bandits, attaquent trois colons : Joseph Gourdon est abattu net d'un coup de fusil à bout portant, tandis que Tournier, ex-sapeur du génie, parvient à tuer un des assaillants et à blesser un second à coups de pierre, permettant à Mme Riboire, la troisième des leurs, de réchapper de l'attaque indemne. Les malfaiteurs s'enfuient avec deux chevaux de bât et 810 francs dérobés sur Gourdon. | Prévenu à la prison militaire le matin par le capitaine-rapporteur. "Ce qui est écrit est écrit, tout homme doit mourir, et puisque mon heure est arrivée, cela est bien. Louange à Allah !". Demande à écrire à son frère : "Puisque je quitte ma femme, il faut que mon frère lui fasse rendre sa dot." Va à pied calmement en récitant un verset du Coran. Après lecture du jugement, le chaouch lui tranche la tête d'un seul coup. | 19 février 1844 (1er Conseil de guerre de la division d'Oran) |
| 26 mars 1844 | ? Alger ? |
Bel Kassem el Aïchouni ? ans, ? (?) |
Assassine à coups de couteau les officiers du 3e léger Ricard et Cappon | Exécution immédiate ordonnée par le procureur général en vertu du 2e paragraphe de l'article 1er de l'ordonnance du 1er avril 1842. Fusillé ? Décapité ? |
26 mars 1844 (1er Conseil de guerre de la Division d'Alger) |
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| après le 27 septembre 1844 | ? Constantine ? |
Lakder ben Ali ? ans, cavalier au 3e escadron des Spahis de Bône (?) |
Assassinat et vol. | 29 juin 1844 (2e Conseil de guerre de la Division de Constantine) |
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| vers le 10 novembre 1844 | ?h | Téniet el Had Alger |
Dekkich ? (?) |
Assassins, à Téniet el Had, de Mahoun, agha de la tribu des Beni-Dahman. | Fusillés ? Décapités ? Des journaux (Le Toulonnais du 09 novembre) affirment qu'ils se seraient évadés durant le transport, le 09 novembre. | 24 octobre 1844 (2e Conseil de guerre de la division d'Alger) |
| Dahman ben Ali ? (?) |
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| Hadj ben Omar ? (?) |
1845 : ? exécutions |
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| 23 avril 1845 | Miliana Alger ? |
? ? ans, ? (?) |
Décapité au yatagan. | Sans jugement | ||
| avril-mai 1845 | ?h | Alger Alger Place Bab-el-Oued |
Chaban ben Ali ? ans, ? (?, ?) |
Assassine son épouse. | Exécution incertaine mais probable | 26 février 1845 (Cour royale d'Alger) |
| Lundi 26 mai 1845 |
?h | Oran Oran Place du marché arabe |
Kenedil ben Djeffal ? ans, ? (?) |
Membre des Derkaouas. Mène l'attaque du camp de Sidi Bel Abbès le 29 janvier 1845, au cours de laquelle cinquante-huit personnes meurent. |
Va à la mort avec courage, mais quand il arrive sur la place, en voyant qu'un Juif lui attache les mains, il se plaint que c'est humiliant pour un musulman. Après lecture du jugement par le capitaine-rapporteur, Kenedil s'agenouille et présente sa nuque au bourreau, un brigadier de spahis. Le premier coup ne fait que blesser le condamné, qui hurle et enguirlande l'exécuteur. Le second touche la tête : pendant que les spectateurs crient d'horreur, Kenedil se lève et prie le Prophète de le faire mourir au plus tôt. L'exécuteur parvient à le calmer suffisamment pour qu'il s'agenouille à nouveau, et le troisième coup parvient enfin à décapiter le condamné. | 08 mars 1845 (1er Conseil de guerre de la division d'Oran) |
| Dimanche 08 juin 1845 |
12h | Oran Oran Place des carrières |
Juan Santiago "Mustapha ben Abdallah" Aguilera-Gonzales 27 ans, fusilier à l'ancienne légion étrangère (Espagne) |
Le 19 mars 1840, à la ferme brûlée de Kouba, assassine le lieutenant Wierbinski. | Fusillé. | novembre 1844 (Conseil de guerre de la division d'Alger) 24 mars 1845 (Premier conseil de guerre permanent de la division d'Oran) |
| Mardi 24 juin 1845 |
8h | Constantine Constantine Place du Marché |
Salah ben Rebah ben Messaoud ? ans, ? (?) |
Participe à l'assassinat de la femme Mçaouda, près de Philippeville, qui aurait été coupée en morceaux. | Conduit sur la place aux côtés du chaouch Brahim, son exécuteur, avec lequel il discute amicalement. Se livre docilement à la lame du bourreau, qui le décapite d'un seul coup. | 14 mars 1845 (Conseil de guerre de la division de Constantine) |
| 29 juin 1845 | ?h | Chlef/Orléansville Alger Place du marché arabe |
Mohamed ben Frégoul ? (?) |
Ben Frégoul, caïd des Heumès. Huit autres complices sont condamnés à mort, quatre d'entre eux voient leur peine commuée en travaux forcés à perpétuité, quatre autres en vingt ans de travaux forcés. |
Fusillés. | 05 avril 1845 (Premier Conseil de guerre de la division d'Alger) |
| Yahia ben Aïssa ? (?) |
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| 30 juin 1845 | 7h | Alger Alger Place Bab-el-Oued |
Adolphe Constant Bonnaire ? ans, soldat à la 10e compagnie d'ouvriers d'administration. (?) |
Tente d'assassiner un caporal. | Fusillé. | 14 avril 1845 (2e Conseil de guerre de la Division d'Alger) |
| 10 juillet 1845 | 19h | Miliana Alger ? |
Ali ould Saïd ? ans, ? (?) |
Décapité au yatagan | Sans jugement | |
| Samedi 16 août 1845 |
11h | Alger Alger Place Bab-el-Oued |
El-Azazi-ben-Messaoud-el-Robei ? ans, berger (?, Kabylie) |
Décapite deux adolescents de sa propre tribu de Khachna le 05 mai 1845. | Prévenu à 7h, répond "Allah le veut ! Allah est grand !" Informe les officiels de ses dernières volontés, fait le récit de son crime qu'il estime justement puni par le Seigneur, se lave, se parfume, mange, prie jusqu'au départ de la prison. Va à la mort à pied, psalmodiant tout au long du trajet : "Allah est grand, et Mohammed est son prophète." Pris d'un moment de faiblesse devant les marches de l'échafaud, se reprend et se confie aux bourreaux. Dans le public, nombreux, les Algériens commentent la méthode de mise à mort, la jugeant plus efficace et rapide que le traditionnel yatagan. | 06 juin 1845 (Cour royale d'Alger) |
| Lundi 22 septembre 1845 |
10h | Cherchell Alger Place du marché des Béni Ferah |
Mohamed ben Ahmed Reghioua ? (?) |
? | Fusillés ? Décapités ? Reghioua affirme être innocent, Saanoun pleure. | 15 septembre 1845 (2e Conseil de guerre de la division d'Alger) |
| Mohammed ben Saanoun ? (?) |
1846 : ? exécutions |
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| 20 janvier 1846 | ?h | Constantine Constantine Place ? |
Salah ben Si Sliman ? ans, ?, membre de la tribu des Ouled-Aïdoun (?) |
Assassinat d'un soldat du train des équipages sur la route de Constantine à El-Haria. | Décapité ? Fusillé ?. | 1845 (Conseil de guerre de la division de Constantine) |
| Jeudi 26 février 1846 |
10h55 | Alger Alger Place Bab-el-Oued |
Belkacem ben Mohamed ? (?) |
Assassins de M.Canut et de sa gouvernante Anne Bedouet. | Machine dressée dès 8h, foule immense à 10h30, beau temps. Arrivent à pied, en récitant des prières. Le bourreau place Messaoud dos à l'échafaud pour qu'il n'assiste pas à la fin de son complice. Après que le couperet soit tombé, Messaoud demande : "Où est donc mon camarade ?" Il est à son tour placé sur la bascule, mais quand on le renverse, il a le temps de voir au fond de la bassine la tête coupée de son complice qu'on a oublié d'enlever ! | 15 novembre 1845 (Cour royale d'Alger) |
| Messaoud ben Ahmed ? (?) |
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| 03 mars 1846 | ?h | Skikda/Philippeville Alger Place du marché, hors porte de Constantine |
Mohammed ould Messaoud ben Saad ? (?) |
Assassinent MM. Baron et Boucher, bûcherons, à Philippeville. Complice : Ahmed ben Saad ? | Première utilisation de la guillotine à Philippeville et hors Alger. Foule immense, avec un nombre important d'indigènes venus découvrir la machine de mort. |
22 novembre 1845 (Tribunal de Philippeville) |
| Messaoud ben Ahmed Chliga ? (?) |
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| Rabah ben Rabah ? (?) |
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| 23 ou 24 avril 1846 | 9h | Blida Alger Bois sacré |
Ali ben Ameur ? ans, ? (?) |
Membre d'une bande. Le 10 décembre 1845, sur les bords de la Chiffa, entre Blida et Miliana, participe à l'assassinat de M.Sauvagnac, zouave, qui est blessé d'un coup de fusil au poignet droit, reçoit deux coups de yatagan à la tête puis est jeté dans les eaux de la Chiffa. Ranimé par l'eau, Sauvagnac parvient à se réfugier chez un aubergiste voisin, avant de décéder quelques jours plus tard. |
14 avril 1846 (2e Conseil de guerre de la Division d'Alger) |
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| Mardi 05 mai 1846 |
11h | Alger Alger Place Bab-el-Oued |
Kaddour ben Hamdouni ? (?) |
Assassins d'Ouled Mendil. Mohamed ben Maheidin et Mohamed ben Ghalaoui, condamnés à mort et évadés le 12 avril, bénéficient d'une grâce. |
Abdelkader arrive le premier, digne, presque impassible, depuis la prison, entouré d'un piquet d'infanterie et des aides-exécuteurs. Attend quelques minutes à l'angle du fort Neuf la venue de Kaddour, récupéré à l'hôpital civil où il était détenu pour cause de maladie. Celui-ci arrive avec l'exécuteur en chef dans un tombereau. En voyant la machine, ne cesse de la fixer d'un air neutre, se laisse retirer sa chechia et son burnous avant d'être basculé. Mouvement de recul d'Abdelkader sur la bascule. | 1846 (Cour royale d'Alger) |
| Abdelkader ben Saïd ? (?) |
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| 14 août 1846 | 8h | Skikda/Philippeville Constantine Place du marché |
Salah ben Souïla 25 ans, cultivateur (1821, ?) |
Assassine Louis Savel, garçon de ferme, près de Philippeville, pour le voler. | 30 avril 1846 (Tribunal de Philippeville) |
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| Samedi 05 décembre 1846 |
8h | Alger Alger Place Bab-el-Oued |
Mohamed ben Djelloul ? (?) |
Dans la nuit du 14 au 15 mars 1846, assassinent MM. Masson et Gorju, employés du télégraphe de Gontas, ainsi que leurs familles. Quatre complices, également condamnés à mort, sont graciés. Sept autres inculpés. |
? | 27 août 1846 (Cour royale d'Alger) |
| Djilali ben Omar ? (?) |
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| Abdelkader ben Alab ? (?) |
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| Abdallah ben Alab ? (?) |
1847 : ? exécutions |
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| après le 22 février 1847 | Constantine Constantine Versant du Coudiat-Aty |
Ahmed ben Ali ? ans, ? (?) |
Assassin d'un cheikh. | 27 août 1846 (Conseil de guerre de la division de Constantine) |
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| Samedi 24 avril 1847 |
11h02 | Alger Alger Place Bab-el-Oued |
Juan Antonio Maëstre 32 ans, sellier (Espagne) |
Tente d'assassiner les époux Chéronnet d'Oran en juillet 1845. Ses complices Bordenado et Mariano sont respectivement condamnés aux travaux forcés à perpétuité et à vingt ans de travaux forcés. |
1847 (Cour royale d'Alger) |
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| après le 15 novembre 1847 | Alger Alger Place Bab-el-Oued |
Ben Aouda Bel Hadj ? ans, ? (?) |
Meurtre de Djelloul, agent de la force publique. | 21 septembre 1847 (1er Conseil de guerre de la division d'Alger) |
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| après le 19 décembre 1847 | Alger ? ? |
Ali ben Embareck ? ans, ? (?) |
Vol et assassinat de l'ouvrier Champagne et du domestique Biais. Complices : Amar Bel Kassem, Mohamed ben Séliman, Mohamed ben Aïssa et Rebah ben Moktar. |
30 septembre 1847 (Deuxième conseil de guerre de la division d'Alger) |
1848 : ? exécutions |
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| 13 février 1848 | Alger Alger Place Bab-el-Oued |
? ? ans, ? (?) |
1847 (Cour royale d'Alger) |
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| 26 septembre 1848 | Constantine Constantine Place de la Brèche ? |
Taar ben Hamed entre 35 et 40 ans ans, commerçant (?) |
Tua un compagnon de voyage, El Chekri Deradj, marchand de moutons, pour le voler en lui broyant la tête à coups de pierre. | Exécuteur : Mustapha, chaouch. Supplicié au yatagan. Une centaine de spectateurs. |
23 décembre 1847 (1er Conseil de guerre de la Division de Constantine) |
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| ? 25 ou 27 septembre 1848 |
9h | Constantine Constantine Place de la Brèche |
Ben-Kassem ben Saïd 30 ans, ouvrier sellier au 3e régiment de spahis (1818, ?) |
Dans la nuit du 21 au 22 février 1847, rue Guignard à Constantine, étranglent avec un mouchoir Fathma "La Grosse", la maîtresse de l'un d'eux, puis ses servantes Djoua Kharoubi, Fathma bent el Zemar et la fille de cette dernière, Thésa, 11 ans, pendant qu'elles dormaient, pour voler bijoux et vêtements chers de la première victime. Les corps sont découverts le 27, quand Benjamin Kharoubi, père de Djoua, demande à la police de chercher sa fille, conduisant à une perquisition. Trois des accusés sont arrêtés à Tunis et extradés. Hamed ben Salah, 35 ans, jardinier, et Hamed ben Chérif, 32 ans, cordonnier sont condamnés aux travaux forcés à perpétuité. Bel Adj Bouzian, 30 ans, marchand brocanteur, est condamné à huit ans de travaux forcés pour recel. |
A la prison, les condamnés prient : Ben-Kassem rédige une amulette à conserver dans son cercueil, ben Kakouah lui, dénonce au juge un méfait commis par l'un des témoins à charge. Son frère vient lui rendre visite et pleure : le condamné répond : "Qu'as-tu donc ? N'es-tu pas venu pour me consoler ?" Quittent la maison d'arrêt avec fermeté, marchant en psalmodiant la chahada. Dans la foule, une femme crie : la mère d'une des victimes. Ben Kassem la reconnaît et clame : "Réjouis-toi ! Dans un instant, nous seront lavés du sang de ta fille." Exécution rapide et sans histoire. La foule s'éparpille en commentant : "Cette naoura-djéled (machine-bourreau), quelle hadja ouhéra (méchante chose) !" Environ 10.000 personnes présentes. Première exécution par guillotine à Constantine. |
28 février 1848 (Tribunal de Philippeville) ? |
| Mohamed ben Kakouah 30 ans, ouvrier sellier () |
1849 : ? exécutions |
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| Jeudi 05 mars 1849 |
7h | Alger Alger Place Bab-el-Oued |
Jean François "Pas-de-Chance" Sain 26 ans, cordonnier (2 juillet 1822, Lyon, 69) |
Condamné à mort, au jour de la nouvelle de sa grâce, tente de tuer à coups de couteau le gardien qui venait lui annoncer la clémence ! | Fusillé. | 29 décembre 1847 22 septembre 1848 (Deuxième Conseil de guerre) |
| après le 14 septembre 1849 | Constantine Constantine Versant du Coudiat-Aty |
Brahim ben Bouzeid 30 ans, laboureur (1819, ?) |
Assassinat d'un autre indigène. | 24 février 1849 (2e Conseil de guerre de la division de Constantine) |
1850 : ? exécutions |
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| Samedi entre le 05 et le 26 février 1850 |
8h05 | Blida Alger Lit de l'Oued-el-Kébir |
Ahmed ben Chérif ? (?) |
Participèrent à l'assassinat de Mme Marini, son épouse et M.Planche au télégraphe du Zaccar/Miliana. | Vont d'un pas ferme jusqu'au lieu d'exécution. Fusillés devant 600 hommes de la garnison et une grande partie des habitants. | 09 novembre 1849 (1er Conseil de guerre) |
| Mohamed ben Abdallah ? (?) |
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| 06 juillet 1850 | 6h | Alger Alger Place Bab-el-Oued |
El Arbi ben Ali ? ans, ? (?) |
Décapite à coups de couteau un marchand de figues Kabyle près de l'Arbâ pour lui voler son âne et ses fruits. Abdesselam ben Youssef, condamné à mort, est gracié, et un troisième complice est gracié. |
L'exécution manque d'être retardée, car le charpentier chargé du montage se saoûle toute la soirée pour se donner du courage et reste introuvable une partie de la nuit jusqu'à ce que la police le trouve et le contraigne à faire son travail. Foule. Quitte la prison neuve à 5h45, effondré, et doit être soutenu pour être conduit sur l'échafaud. |
11 avril 1850 (Chambre criminelle de la Cour d'appel d'Alger) |
| Lundi 08 juillet 1850 |
14h45 | Mascara Oran ? |
Hubert Defrance 30 ans, chasseur au 1er bataillon d'infanterie (20 août 1819, Pouru-Saint-Rémy, 08) |
Le 7 mars 1850, tente d'abattre son capitaine et un lieutenant qui venaient l'arrêter en état d'ivresse. | 18 avril 1850 (Conseil de guerre de la division d'Oran) |
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| 14 août 1850 | 6h | Annaba/Bône Constantine Champ de manoeuvre |
Joseph Strubi 34 ans, fusilier au 2e régiment de la légion étrangère (28 août 1815, ?, Pays-Bas) |
Début 1850, pris de haine envers le sergent Underberg, profère devant témoins des menaces de mort. Interpellé en pleine faction par le sous-officier, après l'avoir "rassuré en lui expliquant qu'il ne s'agissait là que de paroles stupides prononcées dans un moment d'ivresse, lui tire un coup de fusil par derrière, l'effleurant tout juste et entaillant sa capote. | Prévenu la veille. Demande à voir un pasteur, mais faute de quoi, accepte de bonne grâce les secours du curé Banvoy. Résigné, demande à ses compagnons de bien viser, et refuse d'avoir les yeux bandés. Grande foule, beaucoup de femmes et d'enfants. | 22 avril 1850 (2e Conseil de guerre de la division de Constantine) |
vers le 09 septembre 1850 | 6h | Alger Alger Place Bab-el-Oued |
Saïd ben Amor ? ans, ? (?) |
Exécution retardée d'une heure, le condamné ayant des révélations à faire au juge d'instruction. Marche calmement de la prison civile à la place, meurt avec résignation. | 11 avril 1850 (Chambre criminelle de la Cour d'appel d'Alger) |
| après le 02 septembre 1850 | ? | ? Constantine ? |
Messaoud Ouled Ben Saad 35 ans environ, marabout nomade () |
Assassinat d'un adolescent pour le voler. | 10 juillet 1850 (1er Conseil de guerre de la division de Constantine) |
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| après le 29 septembre 1850 | ? | ? Constantine ? |
Victorino Ambroso 29 ans, mineur à Chegaya (1821, ?) |
Assassinat d'un autre ouvrier mineur. | 15 juillet 1850 (1er Conseil de guerre de la division de Constantine) |
1851 : ? exécutions |
| 29 mars 1851 | 7h10 | Alger Alger Place Bab-el-Oued |
Soliman Boudjdoub 28 ans, cultivateur de la tribu des Beni-Moussa (?) |
Egorge Fathma "Madjouba", prostituée, rue de Thèbes à Alger pour la voler. | Va à pied jusqu'à la place sous bonne escorte, en récitant des prières, et grimpe assez fermement les marches de l'échafaud. En voyant le couperet, pris d'horreur, résiste aux trois exécuteurs, et parvient non seulement à se redresser sur la planche à bascule, mais également à sauter de l'échafaud. Attrapé par les gendarmes présents pour assurer l'ordre, n'est malgré tout pas maîtrisé : il faut qu'à sa demande, un de ses parents vienne lui parler pour qu'il se calme un peu. Cependant, quatre biskris (portefaix-dockers de Biskra) doivent le saisir pour qu'on parvienne à resserrer ses liens et que les exécuteurs, ayant tombé la veste et travaillant en bras de chemise, parviennent non sans difficulté à l'installer sur la bascule une seconde fois. | 09 janvier 1851 (Chambre criminelle de la Cour d'appel d'Alger) |
| Samedi 28 juin 1851 |
6h | Alger Alger Place Bab-el-Oued |
Ali ben Taïeb 25 ans, cafetier (?) |
Le 6 août 1850 à Médéa, assassine le marchand Ismaël ben Mohammed pour le voler. | Avant de quitter la prison, brise ses fers et se bat contre les gardiens. Finit par être ficelé étroitement pour être conduit en tombereau de la prison à l'échafaud, porté par les aides pour arriver sur la plate-forme. | 11 avril 18511 (Chambre criminelle de la Cour d'appel d'Alger) |
| mi-octobre 1851 | ?h | Tlemcen Oran Porte d'Oran, près du grand bassin |
? ? (?) |
Six condamnés à mort au total : Tagar ould Taïeb ben Assouz, Oul Manoni ould Tahar, Tahar ould Mohammed ben Ameur, Hamed ould Mourfa, Ali ould Yaya, Ben Alt adj ben Aïssa. Assassinent en décembre 1845 à Sebdou le commandant Billot, chef de bataillon, le lieutenant de Dombasle, deux hussards et un trompette. Deux d'entre eux sont graciés, sans compter trois autres condamnés par contumace. |
Arrivés la veille d'Oran. Fusillés. |
mai 1851 (2e Conseil de guerre de la division d'Oran) |
| ? ? (?) |
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| ? ? (?) |
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| ? ? (?) |
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| 15 octobre 1851 | vers 8h | Annaba/Bône Constantine Plage |
Ali ben Djaballa 23 ans, cultivateur de la tribu des Souarak (?) |
Assassine le caporal du génie Saquet. Le soldat avait abattu son chien après que celui-ci l'ait mordu. | Prévenu la veille vers 17 heures par le greffier, aucune réaction. Demande à être exécuté à la Calle, son village : apprenant qu'il ne sera pas exaucé, demande qu'on transmette à sa famille les 39 francs qu'il possède encore, tâche qui est confiée à un autre indigène qui jure de remplir cette tâche, et que sa mort sera célébrée par ses proches avec de la musique. Prend la route à 7h30, à travers la ville, pour se rendre à un kilomètre de là, précédé d'un crieur qui annonce aux gens son crime et sa peine. Fait une ultime prière en direction de la Mecque avant de se livrer au yatagan du chaouch. Foule nombreuse. | 06 juin 1851 (2e Conseil de guerre permanent de Bône) |
1852 : ? exécutions |
| après le 1er janvier 1852 | ? Constantine ? |
Ahmed ben Mazouz 30 ans, laboureur (1821, ?) |
Fratricide. | Fusillé. | 16 juin 1851 (1er Conseil de guerre de la division de Constantine) |
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| Mercredi 10 mars 1852 |
6h | Alger Alger Place Bab-el-Oued |
Ferdinand Louis Victor Gosselin 29 ans, glaisier (04 septembre 1822, Saint-Vaast-la-Hougue, 50) |
A Mustapha, dans la nuit du 17 au 18 août 1851, égorge et poignarde de huit coups de couteau dans les bras et la poitrine Madeleine Angèle, veuve Bogo, 39 ans, débitante de boissons, puis brise le crâne et poignarde à deux reprises au cou sa fille Rosine Bogo, 11 ans, pour les voler. | Jusqu'alors toujours froid, perd toute contenance devant l'échafaud. Ses jambes se dérobent sous lui, et les exécuteurs doivent le porter sur la machine pour l'exécuter. | 21 novembre 1851 (Chambre criminelle de la Cour d'appel d'Alger) |
| après le 13 mars 1852 | ? Alger ? |
Mohammed ben Kaddour 25 ans, tirailleur du bataillon indigène (1826, ?) |
Meurtre et vol sur chemin public. | 24 décembre 1851 (1er Conseil de guerre de la division d'Alger) |
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| après le 27 mars 1852 | Oran Oran ? |
Ben Amran ould Mohamed 30 ans, ? (1821, ?) |
Tentative d'assassinat et vol sur le cantinier Gall à Oran. | 27 décembre 1851 (2e Conseil de guerre de la division d'Oran) |
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| après le 15 juillet 1852 | ? ? ? |
Mohamed ben Naidja ? ans, ? (?) |
Assassinat et vol. | 06 février 1852 (1er Conseil de guerre de la 3e Division militaire d'Algérie) |
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| Jeudi 22 juillet 1852 |
8h | Skikda/Philippeville Constantine Grande place de la porte de Constantine/Place des Chameaux |
Saïd ben Aftat ben Haddadj 40 ans, domestique (1852, ?) |
Assassine la femme Briffa pour lui voler 17 francs, des objets et des vêtements. | Prévenu la veille, assez résigné. Accepte enfin de passer des aveux complets à un cadi dépêché exprès par le procureur. Serait mort de peur pendant qu'on le basculait. Foule imposante, notamment de femmes. | 29 mai 1852 (Tribunal de 1ere instance de Philippeville ? Cour criminelle d'Alger ?) |
| Samedi fin juillet-début août 1852 |
6h | Sétif ? ? |
Arnadi ben Daah ? ans, ? (?) |
Malfaiteur, membre de la tribu des Righa. Trois complices déjà exécutés par le passé. |
1852 (Conseil de guerre de la Division de Constantine) |
1853 : ? exécutions |
| 02 mai 1853 | ?h | Constantine Constantine ? |
? ? (?) |
Assassinats et vols. | Fusillés. Vont à la mort effondrés. | 1852-1853 (Conseil de guerre de la division de Constantine) |
| ? ? (?) |
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| Jeudi 19 mai 1853 |
7h | Alger Alger Place Bab-el-Oued |
François Ravis 52 ans, cultivateur (1801, Martigny, Suisse) |
Au hameau de Saïghr, commune de Koléah, le 08 janvier 1853, assassine à coups de gourdin sa voisine, la veuve Catherine Willemoz, et blesse grièvement son fils Frédéric, 10 ans, pour ne pas avoir à rembourser une reconnaissance de dettes de 58 francs, et lui dérober un petit héritage de 300 francs. La veuve survit quatre jours à l'hôpital. | 19 mars 1853 (Chambre criminelle de la Cour impériale d'Alger) |
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| 21 septembre 1853 | Alger Alger Place Bab-el-Oued |
Ahmed ben Saadi ? ans, ? (?) |
Le 19 mars, à Tizi-Ouzou, poignarde mortellement d'un coup de flissa dans le bas-ventre le cheikh Ahmed ben el Hassaf, son cousin, qu'il haïssait depuis des années. | 07 juin 1853 (Conseil de guerre permanent de la division d'Alger) |
1854 : ? exécutions Décret du 19 août 1854 : création de six cours d'assises, siégeant à Alger, Blida, Bône, Constantine, Oran et Philippeville. |
1855 : ? exécutions |
1856 : ? exécutions |
| 27 août 1856 | 5h30 | Constantine Constantine Versant du Coudiat-Aty |
Don Hyacinthe Battaglini 40 ans, maréchal des logis de gendarmerie (?) |
Assassin de son officier. | juillet 1856 (Conseil de guerre de la division de Constantine) |
1857 : ? exécutions |
| Lundi 08 juin 1857 |
6h | Oran Oran Champ de manoeuvres, entre la porte Saint-André et le faubourg de Karguentah |
Ginès Lopez Vidal 21 ans, meunier (Espagne) |
A Oran, attaquent le moulin Fouque et tuent le garçon meunier Pierre Ribet pour lui voler environ 20.000 francs. Il survit jusqu'au lendemain, assez de temps pour dénoncer ses assassins. Sa veuve, repartie en France, meurt de chagrin quelques semaines plus tard. | Réveillés à 4h. Ginès calme, mais Sanchez proteste. Etant Espagnol, il estime que seule la reine d'Espagne a le droit de vie ou de mort sur lui, et pas Napoléon III. Se calme, puis tous deux se confessent. Quittent la prison à 5h. Boulevard Oudinot, remarquant une foule de compatriotes, Sanchez hurle : "A moi, Espagnols ! Me laisserez-vous tuer par les Français ?" Il n'obtient aucune réponse. Arrivé sur le champ de manoeuvres - lui-même derrière l'hôpital - il crie à nouveau : "Lâches Espagnols ! Me laisserez-vous mourir ?" Cette fois, Ginès se laisse gagner par ses protestations, et rajoute : "La reine peut-elle permettre pareille chose ?" Exécution rapide, devant environ 15.000 spectateurs. | 16 avril 1857 (Cour d'assises d'Oran) |
| Antonio Sanchez Gomez 26 ans, cordonnier (Espagne) |
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| Lundi 28 septembre 1857 |
?h | Oran Oran Champ de manoeuvres, entre la porte Saint-André et le faubourg de Karguentah |
Sliman ben Mohammed ans, (Maroc) |
Attaquent en mai 1857 à la Sénia la ferme d'André Bruzzo, et égorgent son épouse, ses deux enfants et le domestique avant de piller les lieux. Sur sept coupables, cinq sont appréhendés. Le dernier condamné, plus jeune que ses complices, n'est condamné qu'aux travaux forcés à perpétuité. |
Environ 10.000 spectateurs. Restent calmes même face à la machine de mort. | 01 août 1857 (Cour d'assises d'Oran) |
| Mohammed ou Mohamedi ans, (Maroc) |
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| Mohammed "Bourada" ben el Sadok ans, (Maroc) |
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| Mohammed "Aberkan" ou Hamed Ahmed ans, (Maroc) |
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| Samedi 03 octobre 1857 |
6h | Oran Oran Champ de manoeuvres, entre la porte Saint-André et le faubourg de Karguentah |
Mohammed ben el Zerga ? ans, ? (?) |
Assassins de M.Lacoste sur la route d'Oran à Sidi-Chami pour le voler. | Au réveil, Ben Tayeb est horrifié, ce qui indigne son complice qui l'interpelle : "Aie donc du courage, chien, fils de chien ! Tu sais que c'est toi qui m'as perdu !" Silencieux et résignés devant l'échafaud. | 31 juillet 1857 (Cour d'assises d'Oran) |
| Aïssa ben Tayeb ? ans, ? (?) |
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| ? 28 octobre 1857 |
?h | Oran Oran Champ de manoeuvres, entre la porte Saint-André et le faubourg de Karguentah |
Amar ben Amadouch 40 ans, ? (?) |
Violent le 05 mai 1857 entre Bou Sfer et M'Sabieh Vicenta Llorca, qui revenait du marché, avant d'assommer son fils de 12 ans et de le percer de vingt-quatre coups de couteau, le décapitant presque, sous ses yeux et de finalement l'égorger de douze coups de couteau, puis de dérober ses biens. Adda ben Amram ould Sbab, 40 ans, et Abdelkader ben Mimoun, 35 ans, condamnés à mort sont graciés. El Habib ben Moktar, 45 ans, accusé de recel, est condamné à deux ans de prison. |
Résignés. Silencieux pendant tout le trajet. Ben Amadouch, en gravissant les marches, dit tout haut : "Je demande pardon à Allah du crime que j'ai commis". Grande foule, dont beaucoup d'Algériens. | 03 août 1857 (Cour d'assises d'Oran) |
| Djilali ben Hanny 35 ans, ? (?) |
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| Abdelkader ould Drah 25 ans, ? (?) |
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| Vendredi 18 décembre 1857 |
8h10 | El Kala/La Calle Constantine Place séparant la vieille ville de la neuve |
Mohammed ben Moussa 30 ans, beger (1827, ?) |
A La Calle, dans la nuit du 20 au 21 juillet 1857, assassine son patron Georges Mamo, 30 ans, Maltais, chevrier et marchand de lait, d'un coup de feu, puis revenu chez lui, massacre à coups de pioche et égorge Marie Azzopardi, épouse Mamo, 20 ans, enceinte, avant de piller la maison et de voler argent et bijoux. Autre mobile : tombé amoureux de la jeune femme qui se refusait à lui, il aurait tué Mamo, ce dernier ayant l'intention de le poignarder par jalousie, puis décidé de supprimer son épouse, à la fois pour se débarrasser d'un témoin gênant et pour se venger de ses refus. |
Arrive le 17 à 15h, enfermé à la chambre de sûreté de la gendarmerie locale. Mange avec appétit, dort profondément. Echafaud dressé presqu'en face de la maison du crime. Prend une tasse de café à 6h. Calme mais abattu, conduit en charrette, doit être soutenu pour grimper les marches. Foule réunie sur la plage voisine, majoritairement des Maltais et des Italiens, mais aussi quelques autochtones. |
19 octobre 1857 (Cour d'assises de Bône) |
1858 : ? exécutions |
Samedi 02 janvier 1858 |
Constantine Constantine Esplanade Valée, près du marché au charbon |
Ahmed "Ben Zerti" ben Mohamed ? ans, ? (?) |
En mai 1857, tue Estelle et Esther Roussel à Heramna près de Philippeville. | Deuxième venue de la guillotine à Constantine. Résigné, mais pris de faiblesse en montant dans la charrette, doit être soutenu pour être conduit sur l'échafaud. Foule - un millier de personnes, dont la moitié d'autochtones - qui assiste à la mort, silencieuse. |
15 juillet 1857 (Cour d'assises de Philippeville) 30 octobre 1857 (Cour d'assises de Constantine) |
Lundi 15 mars 1858 |
6h | Alger Alger Place Bab-el-Oued |
Bel Hadj Mohammed ben Silath 23 ans, ? (?) |
Le 16 mars 1857, rue Kléber à Alger, assassine à coups de couteau Aoua et Fathma, prostituées mauresques dont il était le client régulier, avant de piller la maison et de forcer le coffre contenant des bijoux. Aoua, mortellement blessée, parvient malgré tout à s'enfuir, à donner l'alerte auprès de voisins et à dénoncer l'identité de ses meurtriers. Son complice Ahmed ben Hadj, 20 ans, condamné à mort, est gracié. Un troisième complice, Bachir, est condamné à mort par contumace. |
Conduit en omnibus jusqu'à la place, la voiture habituelle étant hors d'usage temporairement. Devant l'échafaud, se met à chanter à voix haute un chant religieux, mais son recueillement n'est que temporaire : il résiste aux exécuteurs quand ceux-ci cherchent à le faire descendre de la voiture, et lutte jusqu'à la dernière seconde avec l'énergie du désespoir. | 15 janvier 1858 (Cour impériale d'Alger) |
| vers le 16 juin 1858 | 6h | Alger Alger Place Bab-el-Oued |
Amar ou Sliman Naït Amourt ? ans, ? (?) |
Cavalier du bureau de Tizi-Ouzou. | Quitte la prison en marchant droit, tête haute. Alors qu'on s'apprête à le lier, sort un couteau de sous ses vêtements et poignarde (mortellement ?) au bas-ventre le caporal Latour, puis blesse un gendarme. Maîtrisé, refusant de se tenir debout, est fusillé étendu au sol. | 10 avril 1858 (Conseil de guerre de la division d'Alger) |
| Samedi 26 juin 1858 |
8h | Sétif Constantine Place du marché |
Ali "Negro" ben Saad ans, ? (?) |
Assassinent à coups de yatagan, le 06 janvier 1858 à la ferme de Tesseyre, proche de Sétif, les époux Gilson, fermiers, et mutilent leur fille aînée, Augusta, 16 ans, qu'ils défigurent et amputent d'un bras. Blessent également la tante des victimes, Mlle Lepape, ainsi que les deux frères Deluche et leur manoeuvre Louis Charnot qui venaient leur prêter main-forte. Ahmed ben Mehenni, frère de Mehenni, et Bouzid ben Saad ben Hadj Ali, fils de Saad ben Ahmed, condamnés à mort, sont graciés en raison de leur âge. El Ayachi ben Embareck et Taïeb ben Embareck, frères de El Koraïchi, sont respectivement acquitté et condamné à 20 ans de travaux forcés. |
Quittent la prison de Constantine le 24 à 2h30 du matin. Surpris en voyant le nombre de soldats, comprennent que c'est la fin. Chacun accuse son complice, sauf Ali ben Saad, qui reste parfaitement calme, car il était le seul à être sûr de sa fin prochaine. Les autres pleurent, crient, et tentent de frapper El Koraïchi, qu'ils accusent d'avoir été trop bavard lors des interrogatoires, et donc d'avoir causé leur perte. Montent en voiture avec quatre gendarmes, escortés par des cavaliers. Étape au bout de 100 kilomètres le soir, au caravansérail de Bord-Mam'ra. Arrivée à Sétif le lendemain en début d'après-midi, les condamnés sont enfermés à la prison. Le lendemain, en sortant de cellule, Ali ben Saad s'exclame : "Que me fait de mourir maintenant ? J'en ai tué 27 !" Conduits au milieu de la foule, place du marché. Tous montent dignement, sauf El Koraïchi, le dernier, qui doit être soutenu et qui, voyant le panier rempli des corps de ses complices, tente de se libérer en vain. Dès le premier supplicié, dans la foule, un chef Algérien perd connaissance et chute de cheval, ce qui entraîne une débandade au sein des spectateurs autochtones, horrifiés par la décapitation complète - qui empêche le défunt d'aller au paradis. | 11 mars 1858 (Cour d'assises de Constantine) |
| 8h02 | Saad ben Ahmed ben Hadj Ali ans, ? (?) |
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| 8h04 | Ahmed Mehenni ben Mehenni 32 ans, ? (?) |
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| 8h05 | Embareck ben Ahmed ans, ? (?) |
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| 8h07 | El Koraïchi ben Embareck ans, ? (?) |
1859 : ? exécutions |
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| Jeudi 17 mars 1859 |
7h | Mostaganem Oran ? |
Nicolas Joseph Poeuf 30 ans, boucher (27 mai 1828, Rainville, 88) |
A Aïn-Tedeles, dans la nuit du 05 au 06 mai 1856, lors d'un cambriolage, blesse mortellement M.Loredo, marchand de comestibles, pour lui voler 1000 francs et des marchandises. Frère, charpentier, est acquitté faute de preuves. |
Guillotine et exécuteurs conduits en bateau. Prévenu la veille au soir, passe la nuit à prier. Très calme jusqu'au dernier instant, mais s'adresse au public pour affrimer une dernière fois son innocence. Première exécution à Mostaganem, foule imposante et calme. | 13 novembre 1858 (Cour d'assises de Mostaganem) |
| 02 novembre 1859 | ?h | Constantine Constantine Versant du Coudiat-Aty |
Messaoud ? (?) |
Meurtre et vol. | ? | ? |
| Marsouy ? (?) |
1860 : ? exécutions |
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| après le 16 novembre 1860 | ?h | Oran Oran ? |
Ahmed ben Arbi ? (?) |
Brigands près de Relizane, auteurs de l'attaque de la ferme de Blansubet dans la nuit du 25 au 26 février 1860. | ? | 21 août 1860 (2e Conseil de guerre de la division d'Oran) |
| Miloud ben Chérif ? (?) |
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| Mohamed bou Ziam ? (?) |
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| Sadok ben Abed ? (?) |
1861 : ? exécutions |
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| 02 mars 1861 | 6h57 | Alger Alger Plate-forme de la nouvelle prison civile, entre gendarmerie, boulevard de Verdun et rampe Valée (Boulevard Abderazak Hadad et rampe Louni Areski) |
Ali ben Guendouz 21 ans, ? (?) |
Condamné à mort par le conseil de guerre pour avoir tué un autre Algérien du cercle de Laghouat, tente d'assassiner à coups de hachoir M.Perret, un des gardiens de la prison militaire. | Craignant sa violence, portait la camisole de force en permanence, pourtant se montre paisible tout au long de son séjour. Prévenu la veille par le directeur, le remercie, et demande à manger, recevant dattes, lait et couscous qu'il mange avec bon appétit. Le directeur le rassure également sur le fait que son corps sera enterré au cimetière musulman. Confié aux exécuteurs vers 6h30, se laisse détacher sans rien dire ni résister quand la toilette a lieu. Prie d'une voix basse, regardant les officiels. Avant de quitter la prison, demande de l'eau, et remercie celui qui lui en verse. Garde la plate-forme en voiture, monte rapidement les degrés. | 09 janvier 1861 (Cour d'assises d'Alger) |
| 11 mars 1861 | Tlemcen Oran Place Tafrata |
Abdelkader ould bel Kreir 35 ans, ? ? |
e | 1861 (Conseil de guerre de la division d'Oran) |
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| Samedi 27 avril 1861 |
7h | Blida Alger ? |
Mohamed ben Miloud 19 ans, ? (?) |
Lapide un vieillard qui vivait dans une grotte derrière Mimiche pour lui voler son burnous. | Très fataliste, quitte la prison à pied à 6h30 : fusillé dos à la troupe. | 1861 (2e Conseil de guerre de la division d'Alger) |
| Mercredi 03 juillet 1861 |
6h | Alger Alger Plate-forme de la nouvelle prison civile, entre gendarmerie, boulevard de Verdun et rampe Valée (Boulevard Abderazak Hadad et rampe Louni Areski) |
Backa ben Aïssa ? ans, ? (?) |
Assassin de Salah ben Brahim | 22 mai 1861 (Cour d'assises d'Alger) |
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| Samedi 29 septembre 1861 |
Oran Oran Champ de manoeuvres, entre la porte Saint-André et le faubourg de Karguentah |
Bartolomeo Vicedo ? ans, négociant (Espagne) |
Courant 1860, à Arzew, étrangle avec une corde sa concubine Pépa, 35 ans, Espagnole, et enterre peu profondément le corps dans la cour, avant de déménager pour Saint-Denis-du-Sig. La dépouille est involontairement exhumée le 19 janvier 1861 par des ouvriers venus déblayer des décombres. |
Particulièrement effondré pour grimper sur l'échafaud. | 29 juillet 1861 (Cour d'assises d'Oran) |
|
| 01 octobre 1861 | Aïn Temouchent Oran ? |
Ali ben Zekri ? ans, ? (?) |
Le 19 octobre 1860, pour ne pas lui rembourser une dette de 300 francs, attire dans un coin isolé de la forêt d'Aïn-Toumit François Lafont, colon à Aïn-Temouchent, sous couvert de lui fournir un chargement d'orge, et l'assassine à l'abri des regards puis, au cours de la nuit suivante, fait subir le même sort à sa femme, Marie Pélicé, épouse Lafont, et pille leur maison. Le corps de Lafont n'est retrouvé que le 26 mai, à dix-huit kilomètres de son domicile. Son complice El Zenagui ould Mahieddin est condamné aux travaux forcés à perpétuité, Mohamed ben El Kebir est acquitté. |
01 août 1861 (Cour d'assises d'Oran) |
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| Samedi 12 octobre 1861 |
8h10 | Tlemcen Oran Place Tafrata |
Abdelkader ben Aoulia 32 ans, cultivateur (?) |
Le 13 septembre 1860, près de la route d'Hennaya à Tlemcen, tentent d'assassiner François Denis, cultivateur, le frappant de deux coups de fusil, puis à coups de matraque et de pelle pour lui voler vingt-huit quintaux de blé. Survit, mais gravement défiguré, perdant l'oeil gauche. Taïeb ben Aoulia, 35 ans, est condamné à cinq ans de travaux forcés pour recel ; Ben Amar ben Amza, 30 ans, cultivateur et Mufey bou Azza ben Yaya, 28 ans, cultivateur, sont condamnés aux travaux forcés à perpétuité. |
Première venue de la guillotine à Tlemcen. |
14 août 1861 (Cour d'assises de Tlemcen) |
| El Hadj ben Memri 35 ans, cultivateur (?) |
||||||
| Mardi 15 octobre 1861 |
6h30 | Tlemcen Oran Champ de manoeuvres, près de l'hôpital civil. |
Abdelkader el Hadj ben Sehil ? ans, ? (?) |
Assassinat et vol. Son beau-fils Aïssa ben Abdelkerim est condamné aux travaux forcés à perpétuité. |
L'humidité joue sur la machine, et nécessite trois chutes du couperet pour achever la décapitation. Cinquième exécution dans la province d'Oran depuis un mois. Les charretiers Canaby, Pierre Guiraud et Jean Ledot refusent de transporter la machine depuis Mers-el-Kébir, ce qui mène à un procès au tribunal de simple police d'Oran le 21 octobre, et un renvoi de la contravention relevée contre les trois hommes. |
06 août 1861 (Cour d'assises d'Oran) |
| 02 décembre 1861 | Sour El-Ghoszlane/Aumale Alger ? |
Ahmed ben Kouïder ? ans, ? (?) |
Le 7 mai 1861, aux alentours d'Aumale, attaque avec sept complices M.Comte et son fils Charles, 19 ans, qui sont frappés à coups de matraque et poignardés à de multiples reprises. Comte survit à l'agression, et dénonce l'un des criminels, Aïssa ben Zian. L'enquête permet d'identifier Ahmed ben Kouïder et Saïd ben Bouklif, le premier avouant avoir porté les coups sur le père Comte, et dénonçant Bouklif comme étant l'auteur des coups au fils. Ben Bouklif s'évade avant le procès. Ben Bouklif est condamné à mort par contumace, Aïssa ben Zian aux travaux forcés à perpétuité, Sakri ben Aïssa et Kouider ben Dina à douze ans de travaux forcés. Ben Bouklif sera attrapé et rejugé en 1865. |
25 septembre 1861 (Cour d'assises d'Alger) |
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| 14 décembre 1861 | 8h | Tlemcen Oran ? |
Caddour ben Lakdar ? (?) |
Bande ayant commis de multiples crimes entre 1856 et 1861 près de Tlemcen. | Fusillés. | 14 septembre 1861 (1er Conseil de guerre de la division d'Oran) |
| Caddour ould Mohamed ben Moussa ? (?) |
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| Cadour ben Ouassin ? (?) |
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| Guelman ould Abdallah ? (?) |
1862 : ? exécutions |
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| 28 avril 1862 | 8h | Aïn Tedélès Oran Place principale |
Abdallah ould Cherif 35 ans, cultivateur (1826, Ouled-Boukanel) |
Assassine le 5 janvier 1862 à coups de couteau Henriette Clairfond, épouse du chef cantonnier, à son domicile entre Tounin et Aïn Tedélès. | Pris d'un tremblement nerveux en entendant la nouvelle, se reprend et annonce qu'il est prêt. Quitte la prison de Mostaganem à 4h du matin, arrive à 7h30 à Aïn Tedélès, priant sans arrêt le salut divin. Foule dense, silencieuse : au premier rang, M.Clairfond, ses frères et ses belles-soeurs. | 08 mars 1862 (Cour d'assises de Mostaganem) |
| Vendredi ? mai 1862 |
?h | Constantine Constantine Versant du Coudiat-Aty |
? ? (?) |
Tentent d'assassiner une jeune fille. | Fusillés | mars 1862 (1er Conseil de guerre de la division de Constantine) |
| ? ? (?) |
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| Mercredi 29 octobre 1862 |
7h | Alger Alger Plate-forme de la nouvelle prison civile, entre gendarmerie, boulevard de Verdun et rampe Valée (Boulevard Abderazak Hadad et rampe Louni Areski) |
Mohamed ben Ali el Kracheni ? ans, ? (?) |
Assassine à Roumilly Kaddour bel Garbi, berger travaillant pour le fermier Witte. | 19 septembre 1862 (Cour d'assises d'Alger) |
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| Dimanche 16 novembre 1862 |
8h | Teniet-el-Had Alger Place du marché |
Abdelkader ben Kouider ? (?) |
Assassinent un membre de leur tribu des Beni-Hayane. | Fusillés. Les Beni-Hayane sont réunis au premier rang pour assister à l'exécution. Les corps sont ensuite remis à leurs familles. | ? (Conseil de guerre de Blida) |
| Ben Youssef ben Kouider ? (?) |
1863 : ? exécutions |
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| Mardi 27 janvier 1863 |
8h28 | Aïn Tedélès Oran Place principale |
Cherif ben Madani ? ans, ? (?) |
Assassina son frère | Quitte la prison de Mostaganem à 5h. Durant le trajet, dit qu'il a envie de mourir. Arrive à Aïn-Tédelès à 8 heures, enfermé dans le cachot de la gendarmerie en attendant l'arrivée des exécuteurs. Demande à voir son père, mais en son absence, c'est un cousin qui vient lui rendre une ultime visite. Comme il pleure, le condamné le lui en fait le reproche, car il voit ses pleurs comme de la faiblesse, puis sollicite deux choses : que son corps soit remis au marabout pour l'inhumation, et que son cousin lui serre la main une dernière fois devant l'échafaud. Il obtiendra satisfaction. Très peu de monde présent : huit Algériens présents doivent être réquisitionnés pour transporter le corps, car aucun ne voulait le faire de son propre chef. | 30 novembre 1862 (Cour d'assises de Mostaganem) |
| 27 janvier 1863 | 7h | Constantine Constantine Camp des Oliviers |
Mohammed ben Saïd ? ans, ? (?) |
Assassinat du terrassier Cazati aux environs de Batna début 1862 pour lui voler une petite somme, un secours fourni par un officier du bureau arabe. Saïd ben Rabhi, condamné à mort, est gracié. |
Fusillé. | 25 septembre 1862 (1er Conseil de guerre de la division de Constantine) |
| Mardi 10 février 1863 |
8h30 | Constantine Constantine ? |
Embareck ben Saïd ans, (?) |
Déjà condamnés à mort pour d'autres crimes par le conseil de guerre, tentent en juillet 1862 de s'évader de la prison militaire de la Casbah à Constantine en étranglant le gardien Turquand. | Épouvantés et abattus au moment du supplice selon la presse, "dirigés vers l'échafaud d'un pas résolu et avec l'énergique résignation qui se puise dans le dogme du fatalisme" selon le compte-rendu du procureur. | 30 octobre 1862 (Cour d'assises de Constantine) |
| Ahmed ben Saïd ans, (?) |
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| El Mekki ben Ali ans, (?) |
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| Jeudi 02 avril 1863 |
8h | Mascara Oran Place du marché |
Ben Zerga Ould Rabah ? (?) |
Egorgent un jeune Algérien, 20 ans, pour lui voler 400 francs à Mascara. | Fusillés. Conduits de la prison militaire d'Oran durant la nuit. Tous les contingents indigènes sont rassemblés sur le lieu d'exécution. Se montrent flegmatiques. | 20 décembre 1862 (2e conseil de guerre de la division d'Oran) |
| Mohammed ben Zekri ? (?) |
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| Vendredi 24 avril 1863 |
6h30 | Mostaganem Oran Terrain de la cible |
Mohamed ben Djilali ? ans, soldat au 2e régiment de tirailleurs algériens (?) |
A Mezila, le 23 septembre 1862, assassine à coups de couteau son neveu Mohamed ben Mamar et tente d'assassiner sa belle-soeur Khadidja bent ben Chora, parce que celle-ci refusait de lui rendre une paire de boucles d'oreilles dont il affirmait qu'elles lui appartenaient. | Va à pied de la prison militaire au lieu d'exécution, soit deux kilomètres. Meurt délié, la main droite levée, index au niveau de l'oeil, en priant. Foule, notamment d'Algériens. | 19 janvier 1863 (Conseil de guerre de la division d'Oran) |
| 29 mai 1863 | 6h30 | Mostaganem Oran ? |
Adda ben Amar 28 ans, cultivateur (1835) |
Le 29 décembre 1862, tente d'égorger en plein jour, près d'Ouréa, sur la grand route de Mostaganem à Oran, une femme, Khaïra bent Tahar, épouse ben Kalla, qu'il renverse de son âne pour lui voler ses deux bijoux. Bien que très gravement blessée, elle survit et est parfaitement rétablie au moment du procès : elle avait déjà été, quelques années plus tôt, agressée, assommée, volée et laissée pour morte. Sauvée de justesse, elle avait dénoncé ses assaillants qui avaient été condamnés aux travaux forcés. |
Quitte la prison à 6h15, priant à haute voix jusqu'à l'arrivée devant l'échafaud. 2000 spectateurs environ. Corps remis à la famille. | 29 mars 1863 (Cour d'assises de Mostaganem) |
| 25 juin 1863 | ? Oran ? |
El Aoussin ben Nesteri 24 ans, cultivateur (1839) |
Egorge Marie Colette Crétin, 17 ans, le 05 octobre 1862 à Saint-Denis-du-Sig puis la viole, avant de piller la ferme de son beau-frère, M.Dumoulin. | 07 avril 1863 (Cour d'assises d'Oran) |
1864 : ? exécutions Création de trois nouvelles cours d'assises à Mostaganem, Sétif et Tlemcen. |
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| mars 1864 | 8h | El Biar Alger Champ de tir, fossés du Fort-L'Empereur |
Sliman ben Ganoub ? ans, ? (?) |
PARRICIDE. |
Réveillé à 6h. "Est-ce pour aujourd'hui la mort ? Je l'attends ! Allahu Akbar ! Je meurs musulman !" Demande, en dernières volontés, qu'on suive son choix quant au tuteur de ses enfants, puis recommande sa jeune épouse à ses parents. "Dites-leur qu'avant de mourir, j'ai désiré pour alle que la vie fût douce et heureuse." Demande à l'interprète qu'il écrive à ses soeurs pour qu'elles prient pour lui, et lui serre la main, ému. Devant le poteau, s'agenouille et se laisse bander les yeux docilement. | 26 janvier 1864 (Conseil de guerre de la division d'Alger) |
1865 : ? exécutions |
| 27 octobre 1865 | 6h30 | Blida Alger ? |
Cheik ben Taïeb 23 ans, cavalier au 1er régiment de spahis (?) |
Assassine le brigadier Mustapha ben Hamida, commet un vol puis déserte à l'ennemi. | 21 juillet 1865 (Conseil de guerre de Blida) |
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| Lundi 13 novembre 1865 |
7h | Sour El-Ghoszlane/Aumale Alger ? |
Emhamedi ben Messaoud ans, (?) |
A Aumale, le 23 avril 1865, égorgent Mme Chabre, cultivatrice, pour la voler. | 30 septembre 1865 (Cour d'assises d'Alger) |
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| Brahim ben Messaoud ans, (?) |
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| El Barki ben Saad ans, (?) |
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| Saïd ben Bouklif ans, (?) |
Le 7 mai 1861, aux alentours d'Aumale, attaque avec sept complices M.Comte et son fils Charles, 19 ans, qui sont frappés à coups de matraque et poignardés à de multiples reprises. Comte survit à l'agression, et dénonce l'un des criminels, Aïssa ben Zian. L'enquête permet d'identifier Ahmed ben Kouïder et Saïd ben Bouklif, le premier avouant avoir porté les coups sur le père Comte, et dénonçant Bouklif comme étant l'auteur des coups au fils. Ben Bouklif s'évade avant le procès. Le 25 septembre 1861, devant la cour d'assises d'Alger, Ben Bouklif est condamné à mort par contumace, Aïssa ben Zian aux travaux forcés à perpétuité, Sakri ben Aïssa et Kouider ben Dina à douze ans de travaux forcés. Condamné à mort, ben Kouider est guillotiné à Aumale le 2 décembre 1861. |
23 septembre 1865 (Cour d'assises d'Alger) |
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8 décembre 1865 |
8h | Marengo Alger ? |
Ahmed ben Si Dehmou 30 ans, journalier (?) |
Pour se venger de son frère, le 25 août 1865, incendie plusieurs tas de chaume et de broussailles appartenant à ce dernier dans le canton de Marengo. L'incendie détruit la cabane de Ameur ou Kouider, ainsi de nombreuses récoltes de fèves, orge et blé appartenant à d'autres propriétaires. | Transférés la veille depuis Blida, parcourant 34 kilomètres en ambulance jusqu'à Marengo. Foule majoritairement européenne. Condamnés résignés. | 20 octobre 1865 (Cour d'assises de Blida) |
| El Arredj ben Moussa ans, (?) |
Le 23 septembre 1865, assassinat et vol commis à la ferme Raiel de Montagny. Un dernier complice non identifié et en fuite. |
21 octobre 1865 (Cour d'assises de Blida) |
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| Ahmed ben Lekal ans, (?) |
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| El Miloud ben Lekal ans, (?) |
1866 : ? exécutions |
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| Lundi 26 mars 1866 |
7h | Oran Oran Entrée de la prison civile, rue du Général-Cérez (rue Djebbour Maamar) |
El Habib ben Arbia ? (?) |
Assassinats, tentative de viol et vol. | En voyant les magistrats arriver, les salue d'un "Bonjour" ferme. Durant la toilette, proteste que les liens sont trop serrés : "Je ne suis pas condamné à avoir les membres brisés. On serait moins barbare pour un boeuf." Au juge d'instruction qui se présente et lui demande s'il a de dernières révélations à faire, raille : "Les Français, vous êtes de singulières gens. Vous condamnez allégrement un homme à la mort, et puis, comme si vous n'étiez pas sûrs de votre justice, vous venez lui demander la confirmation de votre sentence. Je proteste de mon innocence. Je ne vous maudis pas cependant, je vous pardonne mon supplice injuste." Demande qu'on remettre à sa famille ses vêtements et son chapelet, ainsi que quelques sous. "Qu'Allah vous éclaire mieux une autre fois." Voyant le soleil se lever, sans nuages, s'exclame : "Dieu m'aime, puisqu'il me donne un dernier jour si beau." Demande à être enterré vers la montagne des lions, au bord de la mer, où reposent certains de ses frères. Mouvement de recul face à la machine. A l'exécuteur qui lui demande s'il a peur, rétorque : "Non, mais tous les hommes vigoureux aiment la vie." 2.000 personnes présentes. | 23 décembre 1865 (Cour d'assises d'Oran) |
| 26 avril 1866 | Oran Oran ? |
? ? ans, ? (?) |
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05 juin 1866 |
6h | Mostaganem Oran Esplanade, à droite en franchissant la porte de Mascara |
Adda ben Hadj 30 ans, journalier (?) |
Assassins de M.Bonneau et de Mme Guiraud, demeurant à l'Hillil. Premier arrêt cassé le 02 décembre 1865, affaire renvoyée devant la justice civile. |
Foule réunie de la prison jusqu'à l'échafaud, jour de marché. Se montrent tous fermes et résolus. Durée de l'exécution : 57 secondes ! Les pères et parents des condamnés viennent récupérer les corps. | 13 septembre 1865 (1er Conseil de guerre de la division d'Oran) 29 mars 1866 (Cour d'assises de Mostaganem) |
| Miloud ould el Arbi ben Hadj ans, (?) |
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| Ahmed ben Doudou Zerouki ans, (?) |
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| Lundi 18 juin 1866 |
5h30 | Mostaganem Oran Polygone |
Abdelkader ben Yayia ? ans, ? (?) |
Tue à coup de yatagan, le 25 décembre 1865 près de la forêt des Amamra, le vieux Moktar ben Barka pour lui voler son burnous et son baïk, et tranche la main de l'épouse de sa victime, Fathma. | Fusillé. Corps rendu à la famille. | 03 avril 1866 (1er Conseil de guerre de la division d'Oran) |
| Lundi 25 juin 1866 |
6h30 | Oran Oran ? |
Abdelkader ben Aoufi ans, (?) |
Assassinent M.Garivier à Saint-Rémy en septembre 1865. | 25 avril 1866 (Cour d'assises d'Oran) |
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| Bagdadi bou Saïd ans, (?) |
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| Mohammed ben Mened ans, (?) |
Tente d'assassiner M.Marcou sur la route entre Saint-Denis-du-Sig et Pérrégaux. | 12 avril 1866 (Cour d'assises d'Oran) |
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| 10 juillet 1866 | Mostaganem Oran Terrain de manoeuvres (de la cible ?) |
Ahmed ould el Arbi bel Hadji ? ans, ? (?) |
Déserteur et assassin de Bonneau à l'Hillil. Frère et complice de l'un des trois suppliciés du 05 juin 1866, n'avait pas fait cassation de l'arrêt. |
Fusillé. | 13 septembre 1865 (1er Conseil de guerre de la division d'Oran) |
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| 23 octobre 1866 | 8h | Sidi Bel Abbès Oran Terrain de tir à la cible |
Abdelkader ben Ameur ? (?) |
. | Fusillés au tir à la cible. | 1866 (1er conseil de guerre de la division d'Oran) |
| Sliman ould bou Abdallah ? (?) |
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| après le 05 décembre 1866 | ?h | Oran Oran ? |
Abdelkader Oul L'Hassen ? (?) |
Le 19 avril 1866, au douar des Oulad Daoud, assassine trois colporteurs kabyles pour les voler. Condamné à mort, Ahmed ben Ali est gracié. |
Fusillés. | 03 septembre 1866 (2e Conseil de guerre de la division d'Oran) |
| Ahmed ben Caddour ? (?) |
1867 : ? exécutions |
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| 08 janvier 1867 | 6h30 | Constantine Constantine Camp des Oliviers |
Abdelhafid "El Abdel el Guerfi" ben Bouacka ? ans, ? (?) |
Assassinat et vol de mulets. | 29 août 1866 (1er Conseil de guerre de la division de Constantine) |
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| 18 février 1867 | 8h | Sidi Bel Abbès Oran Terrain de tir à la cible |
Tayeb ben Djilali ? (?) |
Tentative de meurtre sur la personne d'un soldat. Caddour ben Mustapha est gracié. |
Fusillés. Un des condamnés parvient à s'enfuir en courant en arrivant sur le terrain, rattrapé au bout de cent mètres et armé d'une massue dénichée on ne sait où : le caporal qui parvient à le maîtriser et à le faire attacher est promu sergent dans la foulée. L'autre condamné, ayant reçu douze balles dans le corps ainsi que le coup de grâce, parvient malgré tout à s'asseoir et à regarder le peloton : trois coups de fusil dans la tête sont nécessaires pour l'achever. | 19 novembre 1866 (1er Conseil de guerre de la division d'Oran) |
| Mohamed ben Bachir ? (?) |
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| Samedi 23 février 1867 |
7h01 | Tlemcen Oran Place Napoléon |
Kada Ould el Hadj el Klouche 36 ans, cheikh de Bou-Médine (1830, ?) |
Assassinent à coups de matraque et de couteau le 29 septembre 1865 M.Isoard, adjoint au maire de Tlemcen pour la section rurale de Mansourah, l'achevant en l'égorgeant. El Miloud ben Ramdan et Arbi ben Abdelmalek el Kaffi, condamnés à mort, sont graciés. El Arbi ben Achour ben Goim, Ben Abdelkader ould Mohamed et Mohamed ben Bachir ould el Arbi sont condamnés aux travaux forcés à perpétuité, Mohamed ould si Mohamed est condamné à vingt ans de travaux forcés. |
Au réveil, à 3 heures, Klouche ne s'attendait pas à pareille nouvelle, et ce n'est que quand l'interprète lui confirme la chose qu'il devient pâle comme un linge et s'écrie : "Je suis innocent, j'ai été trahi. Mes ennemis m'ont perdu !" Amrouche, bien que moins bouleversé, affirme lui aussi être innocent. Klouche obtient de voir son père et ses enfants, réglant avec le premier les intérêts financiers de la famille, puis ordonnant avec férocité à ses enfants : "Quittez ce pays momentanément : c'est le pays de l'injustice. Vous y reviendrez, et Dieu se chargera de ma vengeance !" Les parents d'Amrouch, également présents, pleurent sur le sort de leur fils ; ce dernier réplique : "Pourquoi pleurez-vous ? Ne suis-je pas un homme pour mourir ?" Confiés aux exécuteurs à 6h30, grimpent en charrette à 6h50, via la rue de Mascara, la place du Marché et le quartier de Tafrata, priant en compagnie d'un taleb. Klouche s'exclame à nouveau : "Ce sont mes ennemis qui m'ont perdu." Amrouch est le premier à apercevoir l'échafaud et en informe son compagnon : "Chouff !" Ils perdent alors leurs dernières forces, et les exécuteurs sont véritablement forcés de les aider pour leur faire grimper les marches de l'échafaud. | 12 décembre 1866 (Cour d'assises de Tlemcen) |
| El Habib ben Amrouch ans, (?, Maroc) |
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| Samedi 02 mars 1867 |
7h | Oued Tlélat/Sainte-Barbe-du-Tlélat Oran Place principale |
Mohamed ould Djilali 26 ans, ancien interprète à la mairie de Saint-Louis. (1840, ?) |
Tentative d'assassinat sur Georges Marc pour le voler. | Réveillé à 2h à la maison d'arrêt d'Oran. Va jusqu'au village en voiture, sous haute escorte. | 22 décembre 1866 (Cour d'assises d'Oran) |
| Lundi 18 mars 1867 |
7h | Mascara Oran Porte d'Oran |
José Soriano-Gonzales 35 ans, journalier (1831, Moula, Murcia, Espagne) |
Le 03 août 1866, à Mascara, tue de deux coups de couteau M.Kirschbaum, agent d'affaires, afin de le voler. | 29 décembre 1866 (Cour d'assises d'Oran) |
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| 05 avril 1867 | Mascara Oran ? |
Bouazza ould Abdelli 25 ans, cultivateur (1842, ?) |
Assassinats et tentatives d'assassinat commis à Mascara entre 1865 et 1866. | 06 janvier 1867 (Cour d'assises d'Oran) |
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| Samedi 27 avril 1867 |
6h | Souk Ahras Constantine ? |
Lino Rodriguez 34 ans, ouvrier briquetier (1833, Espagne) |
Abat de deux coups de fusil son collègue, Lacroix, pour lui voler ses vêtements ainsi qu'un fusil. | Prévenu à la prison de Bône le 26 à 22 heures, tremble come une feuille et se laisse passer la camisole de force. Refuse une fois encore de voir le curé Goudard, mais ce dernier s'installe d'autorité dans la voiture quand le convoi s'en va, à 23 heures, ce qui touche le condamné : "Quoi, monsieur le curé, vous venez avec moi ? Ah, vous êtes vraiment bon !" Dès lors, il écoute les mots de réconfort, buvant un peu de vin fourni par les gendarmes. Après deux heures de trajet, arrivée à Souk Ahras. Demande à parler au juge de paix, mais ne fait que répéter ses aveux incomplets, au cours desquels il accusait son ex-patron, Manuel Garcia, d'être le véritable criminel, et lui-même n'avoir été qu'un comparse. Se confesse et communie. Confié aux exécuteurs à 5h. Monte dans la voiture à 5h45 : embrasse plusieurs fois le crucifix, réclame à boire, s'adresse à la foule, prie, parle au curé, et demande pardon pour ses crimes. En grimpant les marches, dit encore quelques mots impossibles à discerner avant d'embrasser une dernière fois la croix. 4.000 personnes présentes. | 22 février 1867 (Cour d'assises de Constantine) |
| Mardi 10 septembre 1867 |
Constantine Constantine Camp des Oliviers |
Ahmed ben Mamach ? ans, marabout (?) |
Assassinat et viol d'un enfant de dix ans. | Fusillé. | 12 juin 1867 (1er Conseil de guerre de la division de Constantine) |
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| 12 septembre 1867 | 7h | Sig/Saint-Denis-du-Sig Oran Place principale |
Raffa ben Missoun 40 ans, cultivateur (1827) |
Avec ses cinq frères, à l'automne 1866, attaque au moulin Gardelle, plaine de l'Habra, un gourbi d'Espagnols pour les voler, avant d'y mettre le feu. Au premier procès, Kebir ben Missoun, M'hamed ben Missoun et Bou Abdallah ben Missoun sont condamnés aux travaux forcés à perpétuité, Djilali ben Missoun et Mahala ben Missoun sont condamnés à vingt ans de travaux forcés. Au second, Djilali et Mahala sont acquittés, les peines des autres frères sont confirmées. |
Arrivé la veille, réveillé à 5h. Pris de faiblesse au moment de grimper sur l'échafaud. | 27 avril 1867 (Cour d'assises d'Oran) 04 juillet 1867 (Cour d'assises de Mostaganem) |
| Lundi 21 octobre 1867 |
?h | Constantine Constantine Camp des Oliviers |
Attalah ben Mohamed ? (?) |
Assassine un berger et tente d'en tuer un second pour leur voler leurs troupeaux. | Fusillés. | 10 juillet 1867 (1er Conseil de guerre de la division de Constantine) |
| Bougrin ben Tameur ? (?) |
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| El Atreuch ben Mohamed ben Touati ? ans, ? (?) |
Assassin d'un berger pour lui voler son troupeau. | 22 juillet 1867 (1er Conseil de guerre de la division de Constantine) |
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| après le 27 novembre 1867 | Constantine Constantine Camp des Oliviers |
Amar ben Makhlouf ? ans, ? (?) |
Assassinat et vol | 25 septembre 1867 (1er Conseil de guerre de la division de Constantine) |
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| après le 30 novembre 1867 | Oran Oran ? |
Abdel el Ouhab ben Miloud ? ans, ? (?) |
Assassin de son frère cadet. | 07 octobre 1867 (1er Conseil de guerre de la Division d'Oran) |
1868 : ? exécutions |
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| Samedi 04 avril 1868 |
8h | Ténès Alger Place du marché |
Menouar ben Mohammed ben Tehin ? ans, ? (?) |
Le 19 novembre 1867, au lieu-dit la Zmala, près de Ténès, agresse et éventre à coups de couteau un ami, Miloud ben Sliman, bûcheron pour lui voler 2f50. | Pousse un cri au moment où le couperet se détache. Première exécution à Tenès. |
04 février 1868 (Cour d'assises d'Alger) |
| Samedi 11 avril 1868 |
?h | Chlef/Orléansville Alger Place d'Armes, en face de l'hôtel de la subdivision |
Ali ben Chaban ? ans, ? (?) |
Tua un enfant de dix ans jamais identifié pour lui voler son burnous. | Autochtones en nombre réduit, très impressionnés par la scène. | 08 février 1868 (Cour d'assises d'Alger) |
| 25 avril 1868 | Douéra Alger ? |
Amar ben Saïdi ? ans, ? (?) |
Le 30 novembre 1867, près de Douéra, tue à coups de pioche un mendiant inconnu qui venait lui réclamer l'hospitalité pour lui voler ses vêtements, et abandonne le corps dans un ravin voisin. | 07 février 1868 (Cour d'assises d'Alger) |
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| 20 mai 1868 | 5h | Blida Alger Jardin des oliviers |
Ahmed ben Hamou ? ans, ? (?) |
Assassinat et vol | Meurt courageusement, regardant le peloton bien en face. | 04 mars 1868 (Conseil de guerre de Blidah) |
| 12 juin 1868 | Mascara Alger ? |
Ahmed ould El Hadj 28 ans, forgeron (?) |
Le 19 février 1868, pour les voler, égorge d'un coup de rasoir M.Abensour, marchand de semoule à Mascara, et tente de faire subir le même sort à Mme Abensour. | 09 avril 1868 (Cour d'assises de Mostaganem) |
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| 02 juillet 1868 | 6h30 | Constantine Constantine Camp des Oliviers |
Ali ben Aïmer ? ans, ? (?) |
Assassinat et tentative d'assassinat sur deux colporteurs israélites. | 28 mars 1868 (1er Conseil de guerre de la division de Constantine) |
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| après le 20 juin 1868 | Constantine Constantine Camp des Oliviers |
El Hairch ben Mohamed ? ans, ? (?) |
Assassin d'un berger pour lui voler son troupeau. | 30 mars 1868 (1er Conseil de guerre de la division de Constantine) |
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| 18 juillet 1868 | Tlemcen Oran ? |
Belkassem ould el Hadj ben Salah ? ans, ? (?) |
Le 7 février 1868, au lieu-dit Kaoudès, à quatre kilomètres du village de la Sef-Sef, assomme puis égorge à coups de couteau Mohamed, bouvier au service de M.Duffau, pour lui dérober une vache. Mohamed ben Daho est condamné aux travaux forcés à perpétuité. |
30 avril 1868 (Cour d'assises de Tlemcen) |
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| Jeudi 23 juillet 1868 |
6h30 | Constantine Constantine Camp des Oliviers |
Merzoug ben Belkassem ? (?) |
Assassinat de son épouse. | Fusillés. | 10 février 1868 (1er Conseil de guerre de la division de Constantine) |
| Mahmed bel Hadj Ben Amar ? (?) |
Deux assassinats et vol. | 01 avril 1868 (1er Conseil de guerre de la division de Constantine) |
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| Mohamed ben Seddik ? (?) |
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| Jeudi 30 juillet 1868 |
5h35 | Blida Alger Place Bab-el-Sebt |
Tahar ben Aïssa ? ans, ? (?) |
Massacra un adolescent en le précipitant dans un gouffre puis en lui broyant la tête à coups de pierre avant de lui voler ses vêtements. | En arrivant devant la machine, lance des regards fous de peur à la cantonade. Exécution rapide. 3.000 spectateurs. Première exécution par guillotine à Blida. |
01 juin 1868 (Cour d'assises de Blida) |
| Jeudi 10 septembre 1868 |
8h | Boufarik Alger Place du grand marché |
Mohamed ben Hamza ? ans, propriétaire (?) |
Le 3 janvier 1868, assassine de trois coups de fusil son ancien camarade d'études, Ahmed ben Mohad, taleb, puis le fait tomber dans un ravin pour ne pas avoir à lui rendre les 375 francs que ce dernier lui avait prêté. Gravement blessé - les deux poignets brisés par sa chute - et défiguré - la mâchoire inférieure emportée -, ben Mohad a la force de l'identifier avant de mourir le lendemain. |
Quitte Blida par le train de 6h40, et arrive à Boufarik à 7h45. Pris en charge par les exécuteurs dès la gare à 7h45. Montent en voiture jusqu'au caravansérail, où il subit la toilette. Il reste encore cent mètres à parcourir, le condamné ne prêtant attention à rien autour de lui se contente de prier. Mais devant l'échafaud, doit être entraîné par les aides, et pendant qu'on le lie à la bascule, se débat, tourne la tête, et hurle : "Barka ! Barka !" (Assez !) Peu de monde présent, une femme dans l'assistance fait un malaise. | 04 juin 1868 (Cour d'assises de Blida) |
| après le 05 septembre 1868 | ? | Sidi Bel Abbès Oran ? |
Ghalem ould Caddour ? (?) |
Tueurs à gages, payés par Amnou bent Ali pour tuer son gendre. Amnou, condamnée à mort, est graciée. Fathma bent el Habib, veuve de la victime, est condamnée aux travaux forcés à perpétuité. Abdel Kader ben Hadi est condamné à dix ans de travaux forcés. |
Fusillés. | 28 mai 1868 (2e Conseil de guerre de la Division d'Oran) |
| Miloud ben Sliman ? (?) |
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| après le 07 septembre 1868 | Oran ? ? |
Abdallah ben Bakti ? ans, ? (?) |
Assassinat d'une jeune fille de 16 ans pour voler ses bijoux | 01 juin 1868 (1er Conseil de guerre de la division d'Oran) |
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| Vendredi 18 septembre 1868 |
6h48 | Constantine Constantine Place du marché |
Ahmed ben Abdallah 40 ans, ? (?) |
Assassinent à Aïn-Guerfa le 24 décembre 1867 M.Gabriel, garde-champêtre, violent et tuent son épouse puis tuent une petite Algérienne de 8 ans qu'ils avaient recueilli quelques jours plus tôt, pour les voler. Deux complices condamnés aux travaux forcés à perpétuité, un dernier à vingt ans de travaux forcés. |
Prévenus à 4h par le mufti, écoutent et prient. Quittent la prison civile à 6h30, complètement abattus. Guillotine montée devant la nouvelle prison, près de la pyramide Damrémont. Foule importante : environ 6000 spectateurs. | 21 juin 1868 (Cour d'assises de Constantine) |
| 6h49 | Belkassem ben Mohamed 50 ans, ? (?) |
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| 6h50 | Cherif ben Maaraf 25 ans, ? (?) |
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| 6h51 | Mohamed ben Chebana 45 ans, ? (?) |
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| 6h52 | Amar ben Belkassem ans, ? (?) |
Tua un jeune mendiant près de la porte d'El Kantara. | 22 juin 1868 (Cour d'assises de Constantine) |
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| après le 21 septembre 1868 | Constantine Constantine Camp des Oliviers |
Bouallec ben Mohamed 31 ans, ? (1837, ?) |
Assassinat et tentative d'assassinat sur ses soeurs cadettes de 14 et 10 ans. | 30 juin 1868 (1er Conseil de guerre de la division de Constantine) |
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| après le 30 septembre 1868 | Oran Oran ? |
Abdelkader Mohamed ? ans, ? (?) |
Assassine deux marchands de grains pour les voler à Tiaret. Khaled ben Kacham, condamné à mort, est gracié. |
19 juin 1868 (2e Conseil de guerre de la division d'Oran) |
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| après le 30 septembre 1868 | Constantine Constantine Camp des Oliviers |
Achour ben Mohamed ? ans, ? (?) |
Assassinat et vol sur deux Algériens. | 06 juillet 1868 (1er Conseil de guerre de la division de Constantine) |
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| Samedi 17 octobre 1868 |
7h | Tlemcen Oran Place Napoléon |
Mohamed ben Abdallah ans, ? (Maroc) |
Le 30 ou le 31 mars 1868, à Nemours, décapite son voisin M'Ahmed et lui vole ses vêtements avant d'abandonner le corps dans une barque sur la plage. Ameur ou Othman est condamné à vingt ans de travaux forcés. |
Réveillés à 4 heures. Dahman est anéanti. Ses complices restent calmes. Chacun écoute l'imam, à sa façon : ben Abdallah s'étend sur sa couchette, Dahmann reste assis, Bouzian s'agenouille pour prier, et El Arbi accompagne ses prières de cris. Tous prennent du café, mais seul Ben Chourak arrive à en prendre une deuxième tasse, et à manger un gros bout de pain, avant de tancer une des personnes présentes : "C'est par curiosité que tu es venu. Tu me regardes comme une bête curieuse. Tu aurais mieux fait de rester chez toi." A son arrivée, Antoine Rasseneux, l'exécuteur en chef, sollicite deux gardiens pour lui prêter main forte en plus de ses deux aides. Il essuye un refus du gardien-chef et du procureur. Le bourreau demande qu'on lui conduise les condamnés dans l'ordre dans la cour : "Le premier que vous me donnez, je le fais." Ben Abdallah, dernier de la liste, reste souriant, saluant aimablement le gardien-chef qu'il avait assommé personnellement lors de l'évasion, puis demande à Rasseneux de moins serrer les liens : "Pas si fort, monsieur, je t'en prie !" Dahmann, les jambes faibles, doit être hissé dans la charrette. Présence dans la foule - 3000 personnes - de la fille des Saint-Germès, devenue folle après l'attaque, dans l'espoir vain que le spectacle la ramène à la raison. Ben Chourak, dernier supplicié, reste sur la planche, le panier ne pouvant contenir que trois corps ! Durée de la quadruple exécution : 6 mn. | 27 juillet 1868 (Cour d'assises de Tlemcen) |
| Dahmann ould Ali Moussa ans, ? (?) |
Auteurs de l'assassinat de la famille Saint-Germès. Dans la nuit du 24 au 25 août, les quatre hommes s'évadent de la prison provisoire après avoir blessé de deux coups de barre de fer le gardien-chef. Ils sont arrêtés avant le lever du soleil, pour la plupart blessés à coups de baïonnette lors de leur capture. |
30 juillet 1868 (Cour d'assises de Tlemcen) |
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| El Arbi ould Belhady ans, ? (?) |
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| Bouzian ben Chourak ans, ? (?) |
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| après le 19 octobre 1868 | Constantine Constantine Camp des Oliviers |
Ahmed bou Kerrit ? ans, ? (?) |
Double meurtre commis de nuit dans une maison et vol. | 16 août 1868 (2e Conseil de guerre de la division de Constantine) |
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| après le 19 octobre 1868 | Constantine Constantine Camp des Oliviers |
Amor bou Menidjel ? ans, ? (?) |
Double assassinat et vols. Son frère El Ghoumari bou Menidjel, condamné à mort, meurt en prison le 13 septembre 1868. |
23 juillet 1868 (2e Conseil de guerre de la division de Constantine) |
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| après le 28 octobre 1868 | ? | Alger Alger ? |
En Nayli ben Sellam ? (?) |
Le 01 mars 1868, assassinent deux colporteurs pour les voler. | Fusillés. | 28 août 1868 (1er Conseil de guerre de la division d'Alger) |
| Saïdi ben Abdesselem ? (?) |
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| 04 novembre 1868 | Oran Oran Place de la geôle/Entrée de la prison civile, rue de la Loi (rue Djebbour Maamar) |
Blaha ould Rabah 35 ans, ? (?) |
Double assassinat et vol | 10 août 1868 (Cour d'assises d'Oran) |
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| Vendredi 20 novembre 1868 |
? | Annaba/Bône Constantine Butte, près de la porte des Caroubiers |
Ahmed ben Bou Djema ? (?, Ras el Ma) |
Double meurtre suivi de vol. | Fusillés. | 28 août 1868 (Conseil de guerre de Bône) |
| Moussa ben Zarour ? (?) | Meurtre et vol. | 05 septembre 1868 (Conseil de guerre de Bône) |
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| Samedi 21 novembre 1868 |
7h | Blida Alger Place du marché aux bestiaux |
Ahmed ben Kaddour 25 ans, journalier (?) |
Le 18 janvier 1868, à Milliana, va cambrioler son voisin Abdelkader ben Mohamed, qui habite dans une grotte du Zaccar, et assassine la soeur de l'occupant, Fathma, 9 ans, qui aurait été un témoin gênant, et dérobe quelques bijoux. | Pâle mais sans peur, contemple longuement la machine avant d'être basculé. Première utilisation du modèle Berger-Desmorest sans échafaud. |
22 septembre 1868 (Cour d'assises de Blida) |
| Dimanche? 22 novembre 1868 |
7h45 | Tlemcen Oran Grand bassin |
El Hassen/Lassen ben El Bachir ? ans, ? (?) |
Tentative d'assassinat. | Première exécution dans le cercle avec fusils chassepots. Durant le trajet, se désintéresse des prières et insulte musulmans, juifs et chrétiens. |
11 juillet 1868 (1er Conseil de guerre de la division d'Oran) |
| 24 ou 26 novembre 1868 | 7h | Constantine Constantine Camp des Oliviers |
Ali ben Boualek ? ans, ? (?) |
Tua un Algérien et son âne et haché leur chair pour la manger. | A VERIFIER : peut-être amalgame et erreur de nom avec condamné suivant. Fusillé | 30 mars 1868 ? |
| Mardi 24 novembre 1868 |
7h30 | Constantine Constantine Camp des Oliviers |
Ali ben Boudjellel ? ans, ? (?) |
Tua un indigène, le vole et tente de le manger. | Fusillé. | 17 septembre 1868 (Conseil de guerre de la division de Constantine) |
| Vendredi 11 décembre 1868 |
8h | Constantine Constantine Camp des Oliviers |
El Nuhadi ben Gaoun (ou El Louadi ben Gaouaa) 30 ans, ? (?) |
Assassina son neveu pour une question de terrains à Sétif. | 03 août 1868 (Conseil de guerre de la division de Constantine) |
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| Samedi 12 décembre 1868 |
7h | Annaba/Bône Constantine Butte, près de la porte des Caroubiers |
M'ahed ben Belkassem ? ans, ? (?) |
Meurtre et vol qualifié. | Fusillé. | 08 septembre 1868 (Conseil de guerre de Bône) |
| Jeudi 17 décembre 1868 |
7h30 | Constantine Constantine Camp des Oliviers |
Ahmed ben Melek ? (?) |
Assassinat et tentative d'assassinat sur deux marchands de dattes. | Fusillés. | 30 septembre 1868 (1er Conseil de guerre de la division de Constantine) |
| Sadaoui ben El Ouanes ? (?) |
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| Samedi 19 décembre 1868 |
Annaba/Bône Constantine Butte, près de la porte des Caroubiers |
Ahmed ben Saïd ? ans, ? (?) |
Assassine le mari de sa maîtresse Zohra bent Abdallah avec la complicité de cette dernière. | 28 septembre 1868 (2e Conseil de guerre de la division de Constantine) |
1869 : ? exécutions |
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| Lundi 04 janvier 1869 |
6h30 | Blida Alger Lit de l'Oued el Kebir, en-dessous du jardin des Oliviers |
Ali ben Kouider ? ans, ? (?) |
Anthropophage, tua six personnes pour les manger. | Fusillé. | 21 octobre 1868 (Conseil de guerre de Blida) |
| 09 janvier 1869 | 7h | Annaba/Bône Constantine Butte, près de la porte des Caroubiers |
Amara ben Ahmed ? (?) |
Indigènes civils des Beni-Barbar. Meurtre et vol qualifié (fratricide ?). |
Fusillés. | 23 septembre ou novembre 1868 (2e Conseil de guerre de Bône) |
| Brahim ben Belkassem ? (?) |
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| Mohamed ben Belkassem ? (?) |
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| Vendredi 05 février 1869 |
? | Mascara Oran ? |
Aïssa ben Bouazza ? (?) |
Tuèrent un homme à qui ils devaient de l'argent. | Fusillés. | 24 septembre 1868 (2e Conseil de guerre de la division d'Oran) |
| Ben Kaddour Bouazza ? (?) |
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| Vendredi 12 février 1869 |
?h | Mascara Oran ? |
Abd el Kader ould Ameur ? ans, (?, 1836) |
Assassinat et vol. | Le cadet, Mohammed, perd connaissance en descendant de voiture et est fusillé plus ou moins étendu au sol. | 1868 (1er Conseil de guerre de la division d'Oran) |
| Mohammed ould Ameur ? ans, (?) |
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| 22 février 1869 | 7h | Annaba/Bône Constantine Butte, près de la porte des Caroubiers |
Ahmed naït Amokran 29 ans, cultivateur (?) |
PARRICIDE. A Bougie, dans la nuit du 25 au 26 mars 1868, étrangle sa mère Halima bent Si Yahia après avoir fait partir les membres de leur famille pour agir sans témoin. Paralytique, ne pouvant plus travailler, elle avait été chassée par ses fils, chez qui elle vivait et qu'elle faisait profiter de ses biens contre le gîte et le couvert : elle avait porté plainte contre eux auprès du cadi, lequel avait obligé les deux hommes de restituer les possessions de leur mère et de la reprendre sous leur toit. |
Va à la mort en chemise, pieds nus et la tête couverte d'un voile noir. | 17 novembre 1868 (2e Conseil de guerre de Bône) |
| après le 10 mars 1869 | ?h | Constantine Constantine Camp des Oliviers |
Bouros ben Ahmed 32 ans, (?, 1836) |
Assassine deux colporteurs kabyles. | 28 novembre 1868 (1er Conseil de guerre de la division de Constantine) |
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| Ahmed ben Ahmed ben Alessa ? ans, (?) |
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| Messaoud ben Ahmed ben Alessa ? ans, (?) |
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| 11 mars 1869 | ?h | Constantine Constantine Camp des Oliviers |
Mohammed ben Oubiche ? ans, (?, 1829) |
Assassinat et vol. | 09 novembre 1868 (1er Conseil de guerre de la Division de Constantine) |
|
| El Hadj ben Abdallah 21 ans, cultivateur (?) |
Assassine un jeune berger pour lui voler son troupeau. Son complice est condamné aux travaux forcés à perpétuité. |
21 novembre 1868 (1er Conseil de guerre de la Division de Constantine) |
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| 12 mars 1869 | 6h30 | Annaba/Bône Constantine Butte, près de la porte des Caroubiers |
Dahman ben Ouadour ? ans, ? (?) |
Tue sa femme. | . | 24 novembre 1868 (2e Conseil de guerre de Bône) |
| Mercredi 31 mars 1869 |
6h36 | Alger Alger Plate-forme de la nouvelle prison civile, entre gendarmerie, boulevard de Verdun et rampe Valée (Boulevard Abderazak Hadad et rampe Louni Areski) |
M'Amed "Sordo" ben Mustapha ? ans, ? (?) |
Boulevard de l'Impératrice à Alger, le 03 mai 1868, viole et égorge le petit Henri Cligny, huit ans. | 22 septembre 1868 (Cour d'assises d'Alger) |
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| Jeudi 01 ou 06 avril 1869 |
6h | Constantine Constantine Camp des Oliviers |
? ? (?) |
Membres d'une bande de brigands, le 21 janvier 1868, attaquent une caravane entre Koudiat-Khammès et l'Oued-Messouaï. Tuent sur le champ deux hommes, puis jettent dans un ravin quatre autres prisonniers. | Fusillés. | 24 novembre 1868 (Conseil de guerre de la division de Constantine) |
| ? ? (?) |
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| ? ? (?) |
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| ? ? (?) |
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| ? ? (?) |
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| ? ? (?) |
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| ? ? (?) |
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| ? ? (?) |
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| ? ? (?) |
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| après le 03 avril 1869 | Oran Oran ? |
El Bahiri ould el Hadj 35 ans, cultivateur (1833, ?) |
Assassine une jeune fille qui avait refusé de l'épouser, puis tue et vole un jeune berger. | 14 décembre 1868 (1er Conseil de guerre de la division d'Oran) |
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| Jeudi 06 mai 1869 |
Mostaganem Oran Champ de tir |
Hamou ben Chikh 23 ans, cultivateur (1845, ?) |
Assassine deux garçons de 9 et 13 ans, et viole l'un d'eux. | 18 janvier 1869 (2e Conseil de guerre de la division d'Oran) |
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| Lundi 28 juin 1869 |
Tlemcen Oran Grand-Bassin |
Pierre Cimetière ? ans, soldat au 2e zouaves (?) |
Assassin du caporal Bor. | Résigné à son sort sitôt condamné. Apprenant la nouvelle, blêmit un peu, puis pleure en disant : "C'est mourir bien jeune." Reste calme et digne, fait prévenu l'aumônier Chalvet qui reste tout au long à ses côtés. Conduit à Tlemcen le dimanche matin, est également accompagné par l'aumônier de l'hôpital. Ecrit une lettre à sa mère pour se repentir, et donner des conseils à son frère et à sa soeur. S'explique en remettant le message : "Ce sont les mauvais conseils qui m'ont amené où je suis... C'est égal, c'est demain ma fête, je vais recevoir un drôle de bouquet." Rajoute : "J'ai fait une tache au passé d'honneur et de gloire que mes camarades avaient su acquérir au 2e zouaves. Mais si je me suis rendu indigne du régiment, je saurai, du moins, mourir en zouave." Communie le matin, fait le trajet jusqu'au poteau au bras de l'aumônier, qu'il embrasse avant d'être mis en position, puis s'adressant au peloton, s'écrie : "Allons, mes amis, frappez sans pitié !" | 10 avril 1869 (2e Conseil de guerre de la division d'Oran) |
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| après le 03 juillet 1869 | ?h | Constantine Constantine Camp des Oliviers |
Abed ben Mohamed 25 ans, soldat au 3e régiment de tirailleurs algériens (?) |
A Constantine, le 01 janvier 1869, tentent d'assassiner un capitaine en retraite qui se promenait. | Fusillés. | 14 avril 1869 (1er Conseil de guerre de la division de Constantine) |
| Tahar ou Djafer ? (?) |
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| Lundi 13 septembre 1869 |
?h | Constantine Constantine Camp des Oliviers |
Nacer ben Salah ? ans, ? (?) |
Assassine Youssef ben Mohamed. | 19 mai 1869 (1er Conseil de guerre de la division de Constantine) |
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| après le 18 septembre 1869 | 6h | Constantine Constantine Camp des Oliviers |
Abdallah ben Bou Renan ? (?) |
Assassine un berger pour voler son troupeau de 63 chèvres et moutons. | Fusillés. | 05 juillet 1869 (1er Conseil de guerre de la division de Constantine) |
| Ahmed ben Abdallah ? (?) |
1870 : ? exécutions Par décret du 24 octobre 1870, suppression des cours d'assises de Blida, Mostaganem, Philippeville, Sétif et Tlemcen. Les cours d'assises d'Alger, Bône, Constantine et Oran, jusqu'alors siégeant avec trois magistrats, s'accompagnent de jurys, composés de citoyens français. |
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| après le 17 novembre 1870 | Constantine Constantine Camp des Oliviers |
Belkacem ben Ahmed 20 ans, ? (?) |
Triple assassinat crapuleux en octobre 1868 sur des marchands de dattes. | 21 septembre 1870 (1er Conseil de guerre de la division de Constantine) |
1871 : ? exécutions |
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| Jeudi 28 décembre 1871 |
Alger Alger Fossés Bab-Azoun, sous le Fort-Neuf |
Mahmed Naït Abderrhaman 22 ans, ? (1849, ?) |
PARRICIDE. Le 17 mars 1870, abat son père d'un coup de fusil dans le dos parce que celui-ci aurait détourné deux boeufs qui lui étaient destinés. |
Fusillé. | 05 septembre 1871 (1er Conseil de guerre de la 1ère division militaire d'Algérie) |
1872 : ? exécutions |
| Jeudi 25 janvier 1872 |
7h30 | Sidi Amar/Zurich Alger Place du marché |
Mansour ben Mohamed ou Mansour 30 ans, cultivateur (vers 1841, Les Chenouas, canton de Cherchell) |
27 novembre 1871 (Cour d'assises d'Alger) |
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| mars 1872 | Tlemcen Oran Place du marché arabe, porte de Fès |
Salem ben Salem ? ans, ? (?) |
Assassinat | 29 novembre 1871 | ||
| Samedi 30 mars 1872 |
6h | Alger Alger Plate-forme de la nouvelle prison civile, entre gendarmerie, boulevard de Verdun et rampe Valée (Boulevard Abderazak Hadad et rampe Louni Areski) |
Mohamed ben Abdallah ? ans, ? (?) |
Tue en juillet 1871 le colon Gerbal près de Cherchell, dont il mutile le corps avant de le faire brûler. | Réveillé à 5h30. "Louanges à Allah, que sa volonté soit faite !" Toilette rapide, car crâne rasé. Pendant la toilette, remarque : "Je pensais qu'on m'aurait conduit à Chercheil pour y mourir, j'aurais pu voir une dernière fois ma femme et mes enfants." Parcourt le chemin vers l'échafaud à pied, route peu longue, encadré par les adjoints exécuteurs. Au bout de 25 pas hors de la prison, remarque la guillotine, pris d'un instant de défaillance. Les aides le soutiennent, mais il se reprend vite. Au pied de la machine, demande au bourreau d'attendre, mais est rapidement poussé sur la machine. Peu de monde présent (500 spectateurs environ). | 05 février 1872 (Cour d'assises d'Alger) |
| avril 1872 | Dellys Alger ? |
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| Lundi 22 avril 1872 |
?h | Souk Ahras Constantine ? |
Hacène Reguigue 22 ans, (?) |
Tuèrent des soldats français durant l'attaque du Grand Bordj à Souk Ahras le 26 janvier 1871. | ||
| Boudiar el Kamel 17 ans, (?) |
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| Belgacem ben Resgui 25 ans, (?) |
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| Lundi 29 avril 1872 |
7h | Blida Alger ? |
Selimen ben Ali ? ans, soldat au 1er régiment de tirailleurs (?) |
Assassine une jeune fille de Zurich. | Demande à commander le feu lui-même, mais alors que l'adjudant lui tourne le dos, tente de s'enfuir. Rattrapé au bout de dix mètres par un brigadier de police et deux gendarmes qui le ramènent en place. | 25 novembre 1871 |
| Jeudi 02 mai 1872 |
6h | Alger Alger Plate-forme de la nouvelle prison civile, entre gendarmerie, boulevard de Verdun et rampe Valée (Boulevard Abderazak Hadad et rampe Louni Areski) |
Belkassem ben Ahmed ben Ladoun ? ans, (?) |
En 1869, dans la banlieue d'Aumale, attaquent et incendient la maison de M.Fabre et tentent d'assassiner Ahmed ben Bakouch qui les coursait parce qu'ils venaient de piller la maison de sa tante. Belkassem ben Kihal se suicide en prison avant le procès, et Abdallah ben Lani est condamné à cinq ans de réclusion. |
08 février 1872 (Cour d'assises d'Alger) |
|
| Messaoud ben Kihal ? ans, (?) |
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| 03 mai 1872 | ?h | Blida Alger ? |
Amar ou Saadi ? ans, (?) |
Meurtre et vol | ? (2e Conseil de guerre de la division d'Alger) |
|
| Mohamed Amzian Naït Mezian ? ans, (?) |
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| Ahmed Isradin ? ans, (?) |
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| 15 juin 1872 | ?h | Baghlia/Rébeval Alger Place du marché |
Ahmed bel Hadj Amar ben Mahi Edein ? ans, (?) |
Villageois de Barlia, durant l'insurrection, le 17 avril 1871, au village de Rebeval, en majorité déserté par ses habitants partis se réfugier à Dellys, prétendent aux derniers occupants venir les défendre contre les insurgés. En réalité, dans les affrontements qui ont lieu durant la nuit et la matinée suivante, massacrent huit des colons : Séraphin Jourdan, 64 ans, propriétaire-cultivateur, Louis Giraud, 25 ans, son domestique, Maxime Rey, 47 ans, propriétaire cultivateur, Joseph Cannet, 39 ans, propriétaire et maçon, Jean Raphaël Perotto-Gamachio, 38 ans, propriétaire-maçon, Italien, Joseph Lambert, 51 ans, propriétaire cultivateur, Augustin Napoléon Soudon, 62 ans, maçon et Constant Blanc, 22 ans, sans profession, puis pillent et incendient trente-trois des maisons du village, n'épargnant qu'une seule, demeure d'un marabout, un des chefs de l'insurrection. Les victimes sont déclarées défuntes le 03 juin. Deux autres victimes, Augustin Blosenhauer, 53 ans, propriétaire cultivateur, Pierre Antoine Blanc, 52 ans, instituteur, sont retrouvés dans les champs le 13 juin. Un seul survivant, le fermier Alazet, parvient à s'enfuir. Vingt-cinq accusés. Trois complices condamnés à mort sont graciés, dont le cheikh Saïd ou Allal, recondamné à perpétuité à Constantine en juillet, et Mohamed Saïd ben Mohamed Areski. Ali Sghir ben Mohamed ou Allal, Lounès ou Mansour, Sliman ben Mohamed ou Allal et Mohamed Belkassem ou Allal sont condamnés aux travaux forcés à perpétuité. Ahmed ben Ali Sghir et Lounès ben EL Hadj Mohamed ou Allal sont condamnés à la déportation dans une enceinte fortifiée, Ali ban Hadj Amar Mahi Edden, Hadj Saïd ben Amar ben Mahi Edden, Mohamed Saïd Ould Belkassem ou Kassi, Amar ben Mohammed ou Kassi et un autre sont condamnés à cinq ans de détention, huit sont acquittés. Pas de détail sur l'identité des deux autres suppliciés : Mohamed ben Amdan ou Allal, Ali ben Ahmed Saïd, Mohamed Belkassem ou Ali ? |
1.500 personnes étaient venues assister à l'exécution, mais la venue des troupes pour le service d'ordre fait fuir la plupart d'entre eux. Seules les familles des condamnés, en gros, assisteront à la scène. | 30 mars 1872 (Cour d'assises d'Alger) |
| ? ? ans, (?) |
||||||
| ? ? ans, (?) |
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| 24 juin 1872 | ?h | Sidi Bel Abbès Oran ? |
Ben Douma ould Maamar ben Douma ? ans, (?) |
Dans la nuit du 25 novembre 1871, assassine Filliol, ancien soldat et fermier près de Sidi-Lhassen. | 11 avril 1872 () |
|
| Abdelkader ben Zian ? ans, (?) |
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| août 1872 | Constantine Constantine ? |
Ahmed ben Boudjema ? ans, ? (?) |
Assassine le 16 février 1871 Giovanni Crosso et Francesco Gavazzi, charbonniers italiens à Mouia. Ses quatre complices condamnés à mort sont grâciés. |
Foule présente. Exécuté devant la maison d'arrêt. | 29 mai 1872 (Cour d'assises de Constantine) |
|
| Vendredi 06 septembre 1872 |
5h30 | Oran Oran ? |
José Bernabeu Garcia 25 ans, journalier (?, Espagne) |
Lors de l'attaque d'une ferme sur la route de Saïda à Mascara, assassine la femme Couard. Ximénès, condamné à mort, est gracié. Trois autres complices restent en fuite. |
06 juillet 1872 (Cour d'assises d'Oran) |
|
| 30 septembre 1872 | ?h | Chelghoum Laïd/Châteaudun-du-Rhumel Constantine Village colonial de l'Oued Dekri (rattaché à la commune en 1875) |
Ammar ben Es Safiani 35 ans, cultivateur au douar de Moudsera (1837, ?) |
Attaquent le moulin de l'Oued Dekri le 21 juillet 1871, assassinant M.Héraud, propriétaire, et sa domestique, Emilie Converso, et tentent de tuer d'autres occupants avant de piller les lieux.
VERIFIER : Dans la nuit du 25 novembre 1871, assassine Filliol, ancien soldat et fermier près de Sidi-Lhassen. Ostam ben Belkassem, 25 ans, propriétaire des environs de Biskra, condamné à mort, est gracié. Un dernier complice ne sera pris qu'en 1873. |
16 juillet 1872 (Cour d'assises de Constantine) |
|
| Tahar ben Mohamed ben Schoudi 34 ans, marchand (1838, ?) |
1873 : ? exécutions |
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| Vendredi 24 janvier 1873 | 7h | Batna Constantine Place ? |
Mohamed ben Amor ben Derach ? ans, (?) |
Auteurs de l'attaque et des incendies des fermes Yquille et Grosso, le 22 avril 1871, durant l'insurrection, au cours desquelles plusieurs personnes sont assassinées. | Première exécution par guillotine à Batna depuis sa fondation en 1844. Condamnés très courageux, prient tout au long du transport de la prison civile à la place. |
1872 (?) |
| Sliman ben Si Mohamed ben El Draoui ? ans, (?) |
||||||
| vers le 02 avril 1873 | Constantine Constantine ? |
Un condamné ? ans, ? (?) |
(Conseil de guerre de la division de Constantine) |
15 avril 1873 | Constantine Constantine ? |
Mohamed ben Boughadi ? ans, ? (?) |
Pendant l'insurrection, non loin d'El-Mader, vers Batna, attaque la voiture d'Esperanza Martinez, épouse Chassaing, blessant son fils d'une balle dans le bras avant de le balancer dans un champ voisin où il agonisera jusqu'au lendemain. Mme Chassaing est enlevée, séquestrée et violée par au moins cinq , avant d'être ramenée à son époux sous menace de mort si elle révèle ce qui lui est arrivé. Finissant par connaître la vérité, Chassaing perd la raison et meurt quelques mois plus tard. Participe également au pillage de la ferme de ses victimes. Le cheikh Ahmed ben Brahim Ben Bahaloul, organisateur du vol, est condamné à vingt ans de travaux forcés. Quatre complices sont condamnés à des peines allant de quinze à cinq ans de travaux forcés. Cinq accusés sont acquittés. |
01 novembre 1872 (Cour d'assises de Constantine) |
| Samedi 19 avril 1873 |
?h | Batna Constantine Place ? |
Ahmed "Gozzis" ben Mohamed ? ans, (?) |
Crimes commis durant l'insurrection. | 07 mars 1873 (?) |
|
| Embarek ben Saïd ? ans, (?) |
||||||
| Belkassem ben Mohamed ben Naïssa ? ans, (?) |
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| Ali ben Mohamed Chaban ? ans, (?) |
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| 02 mai 1873 | ?h | Alger Alger Plate-forme de la nouvelle prison civile, entre gendarmerie, boulevard de Verdun et rampe Valée (Boulevard Abderazak Hadad et rampe Louni Areski) |
Boudjenah ben Hamed ? ans, (?) |
Participants à l'insurrection de 1871, prennent d'assaut la ville de Palestro le 14 avril 1871 et abattent les hommes du village, laissant la vie sauve à 42 personnes - vieillards, femmes et enfants. La presse exagérera la scène, en affirmant qu'au total, entre trente et cinquante civils, tous sexes confondus, seront brûlés vifs, décapités ou châtrés. | 20 janvier 1873 (Cour d'assises d'Alger) |
|
| El Hadj Hamed ben Dahman ? ans, (?) |
||||||
| Sliman ben Hamed ? ans, (?) |
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| 03 mai 1873 | 5h | Boudouaou/Alma Alger ? |
Otaman ben Redjem Koutougli 45 ans, cheik des Béni-Nestina (?) |
Assassin du "père" André Cardi lors de l'insurrection de 1871. Ses complices Hamdan ben Ahmed ben Mohamed et Slimane ben Mohamed ben Ismaël, condamnés à mort, sont graciés. |
05 janvier 1873 (Cour d'assises d'Alger) |
|
| 15 novembre 1873 | 7h | Chelghoum Laïd/Châteaudun-du-Rhumel Constantine Village colonial de l'Oued Dekri (rattaché à la commune en 1875) |
Si Mohammed Chérif ben Si Aïssa 30 ans, ? (1843, ?) |
Avec trois complices, attaque le moulin de l'Oued Dekri le 21 juillet 1871, assassinant M.Héraud, propriétaire, et sa domestique, Emilie Converso, et tentent de tuer d'autres occupants avant de piller les lieux. Les trois autres, arrêtés avant lui, avaient été condamnés à mort le 16 juillet 1872, deux avaient été guillotinés le 30 septembre 1872. |
16 août 1873 (Cour d'assises de Constantine) |
1874 : ? exécutions |
| Mercredi 17 septembre 1874 |
6h | Alger Alger ? |
Paul Louis Monnier ? ans, zouave () |
Tentative de meurtre sur un officier de sa compagnie. | Fusillés près de la prison militaire de Bab-Azoun. | 17 juillet 1874 (Conseil de guerre de la division d'Alger) |
| Messaoud ben Lakhdar ben Saïdi 20 ans, ? (, Maroc) |
Viol, vol et assassinat d'un garçon de sept ans. | 03 juillet 1874 (Conseil de guerre de la division d'Alger) |
||||
| 14 décembre 1874 | 7h | Constantine Constantine ? |
Bachir ben Salah ? ans, ? (?) |
Tua son épouse Messaouda bent Messaoud en mars 1874 à Milah, avant de l'abandonner dans un silo. | 25 septembre 1874 (Cour d'assises de Constantine) |
1875 : ? exécutions |
| après le 20 avril 1875 | Oran Oran ? |
Abderrahmane ould Mohamed ? ans, ? (?) |
Assassinat et tentative d'assassinat suivi de vol en novembre 1874. Complice : Salah Ould Abdelkader. |
15 février 1875 (Conseil de guerre de la division d'Oran) |
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| après le 28 avril 1875 | ?h | Constantine Constantine ? |
Abdelafid ben Belkassem ? ans, (?) |
Association de malfaiteurs et assassinats. | 29 décembre 1874 (Conseil de guerre de la division de Constantine) |
|
| Ahmed ben Mohamed ? ans, (?) |
||||||
| Salem El Oucif ? ans, (?) |
||||||
| après le 02 juin 1875 | Constantine Constantine ? |
Belkacem ben Bachir ? ans, ? (?) |
Assassinat. Son frère Ahmed ben Bachir est condamné aux travaux forcés à perpétuité. |
25 mars 1875 (Conseil de guerre de la division de Constantine) |
||
| 02 octobre 1875 | 6h | Tlemcen Oran ? |
Si ben Ali Ould si l'Habid ben Mansour ? ans, ? (?) |
Fils de marabout, s'offusqua qu'une mère lui refuse la main de sa fille malgré son importance au sein de la communauté. Le 26 février 1875, à Aïn-el-Hout, il tue et viole la femme qu'il convoitait, et assassine sa mère et sa soeur. | Prévenu à 3h, crie : "Je suis innocent !" L'imam l'incite à prier, il répond : "Je veux la justice, je suis innocent : je n'ai pas à être condamné." Le prêtre finit par s'en aller. Le condamné est mis en présence de ses parents, et réitère ses protestations, surtout sachant qu'on doit "lui couper le cou avec un couteau". Toilette rapide, quitte la prison au milieu de la foule. Inhumé au soir à Aïn el Hout. | 18 juillet 1875 (Cour d'assises d'Oran) |
| Samedi 22 octobre 1875 |
5h | Skikda/Philippeville Constantine Placette, derrière l'hôpital civil |
Auguste Placide Combier 36 ans, domestique (1839, Villeneuve-de-Berg, 07) |
Étrangle et poignarde, dans la nuit du 24 au 25 juin 1874 à Saint-Charles ses patrons les époux Perceau pour voler deux montres en or et des bijoux. Sa complice et maîtresse, la veuve Mayer, est condamnée à la détention perpétuelle. Kipplen, ancien zouave, est acquitté. |
A l'arrivée des officiels, à 3h, déjà réveillé. Se montre très calme, discute avec l'aumônier et recommande sa famille. Entend la messe avant d'être confié à l'exécuteur pour la toilette sous le préau de la maison d'arrêt. Prend un verre de vin et mange un biscuit puis monte dans la voiture. Arrivé à destination cinq minutes plus tard, exécution rapide. | 06 août 1875 (Cour d'assises de Constantine) |
| 26 novembre 1875 | 6h | Alger Alger ? |
Si Mohamed Arezki Nail El-Hadj ? ans, ? (?) |
Assassine le 10 mai 1875 à Fort-National son beau-frère Ali ould Belaïd par vengeance sur fond crapuleux et politique. | Fusillé sur l'esplanade du fort Bab-Azoun. | 17 septembre 1875 (Conseil de guerre de la division d'Alger) |
1876 : ? exécutions |
| 29 mai 1876 | 5h | Constantine Constantine ? |
Ali Ould El-Hadj ? ans, ? (?) |
Tua sa femme Mehmez | 16 mars 1876 (Cour d'assises de Constantine) |
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| Jeudi 20 juillet 1876 |
5h | Mohammadia/Perrégaux Oran Place du marché |
Bouziane Ould el Habib el Kalaï 39 ans, (?) |
Assassinat, meurtre et vols. Bouziane, résistant à la colonisation espagnole puis française. Bachir ben Tenni, condamné à mort, est gracié. |
17 mai 1876 (Cour d'assises d'Oran) |
|
| ?h | Larbi Ould si Kaddour ? ans, (?) |
|||||
| ?h | Kaddour ben Hamida ? ans, (?) |
1877 : ? exécutions |
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| Mercredi 03 janvier 1877 |
6h30 | Sidi Bel Abbès Oran ? |
Alexandre Faglin ? ans, ? (?) |
Fusillé. | ||
| Samedi 10 mars 1877 |
6h | Oran Oran Entrée de la prison civile, rue de la Loi (rue Djebbour Maamar) | El Hadj Ahmed ben Mohamed 27 ans, ? (?) |
Dans la nuit du 18 au 19 juin 1876 près de Mostaganem, assassine Fatma bent Mohamed pour la voler. | 26 décembre 1876 (Cour d'assises d'Oran) |
|
| Mercredi 04 avril 1877 |
Sidi Bel Abbès Oran ? |
Bou Addi ben Guerrach ? ans, ? (?) |
Assassina dans la nuit du 11 au 12 octobre 1875 le maire de Sidi Bel Abbès, M.Bleuze, et sa servante Honorine Dubreuil. | Affirme être innocent jusqu'au bout. | 24 décembre 1876 (Cour d'assises d'Oran) |
|
| après le 19 juin 1877 | Constantine Constantine ? |
Ali ben Mohamed ben Raahla ? ans, ? (?) |
Assassin du cadi Si El Haoussin ben Ahmed. | 19 avril 1877 | ||
| Vendredi 29 juin 1877 |
Aïn Defla/Duperré Alger ? |
Moussa-ben-Aouda ? ans, ? (?) |
Assassin de la veuve Sada, et tentatives de meurtres. | Extrait le 28 de la prison d'Alger, conduit en train à Duperré. Aucune faiblesse. Va à la guillotine en psalmodiant les versets du Coran. | 18 avril 1877 (Cour d'assises d'Alger) |
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| après le 08 août 1877 | Constantine Constantine ? |
Ammar ben Seghir ? ans, ? (?) |
PARRICIDE. Assassina sa mère. |
11 juin 1877 | ||
| après le 24 août 1877 | ?h | Oran Oran ? |
Ameur ould Ali ? ans, (?) |
Assassins d'un colon espagnol pour le voler le 16 novembre 1876 | 09 juin 1877 () |
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| Kaddour ould Mhamed ? ans, (?) |
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| après le 01 novembre 1877 | Constantine Constantine ? |
Darradji ben Abdallah ben Bahri ? ans, ? (?) |
Assassinat avec vol des colporteurs David Zemmour et Roubil-Mechich près de Takintout le 15 février 1877. Mohamed ould Saou et Saïd ben Tarfouf, condamnés à mort, sont graciés. |
24 août 1877 | 1878 : ? exécutions |
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| février 1878 | Constantine Constantine ? |
Tahar ben Ameur ? ans, ? (?) |
22 novembre 1877 (Cour d'assises de Constantine) |
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| Vendredi 22 mars 1878 |
6h | Oran Oran Entrée de la prison civile, rue de la Loi (rue Djebbour Maamar) | Kadda ould Abdallah ? ans, (?) |
Assassinat et tentative d'assassinat des colons Forest et Pietro. Si Ali Ould el Habib ben Aïssa est gracié. |
04 décembre 1877 (Cour d'assises d'Oran) |
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| ?h | Kaddour Ould Labib ben Moktar Bouzied ? ans, (?) |
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| 03 juillet 1878 | 5h | Oran Oran Plateau du Petit-Santon, entre la porte du Santon et le mont Santa Cruz |
Ben Djeneidi ben Chohra ? ans, ? (?) |
Assassine un marchand et laisse son corps se faire dévorer par des chacals. | Fusillé. | 23 mars 1878 (Conseil de guerre de la division d'Oran) |
| Mardi 09 juillet 1878 |
5h | Béjaïa/Bougie Constantine ? |
Mohamed ben Saïd Entouchit ? ans, ? (?) |
PARRICIDE. Le 11 octobre 1877, tue de quatre coups de flissa (sabre) son père Saïd ben Mohamed Entouchit aveugle qui refusait de lui céder son héritage de son vivant. |
Fusillé sur le plateau allant de Bougie au fort Clauzel. | 03 avril 1878 (Conseil de guerre de la division de Constantine) |
| 15 juillet 1878 | 5h | Sidi Bel Abbès Oran Place du marché arabe |
Mohamed ould Ahmed bou Chonicha ? ans, ? (?) |
Le 21 février 1878, à Sidi Bel Abbès, égorge et éventre Max Berr, négociant, pour lui voler sa caisse. | 16 avril 1878 (Cour d'assises d'Oran) |
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| Samedi 07 septembre 1878 |
5h46 | Azzaba/Jemmapes Constantine Camp/Ancien marché |
Aïssa ben Taïeb ? ans, (?) |
Malfaiteurs, assassinats. Deux complices condamnés à mort sont graciés. |
Machine et exécuteurs arrivent le vendredi matin par le paquebot de la compagnie Valéry. Condamnés réunis le vendredi tôt le matin dans une salle commune de la prison de Constantine, première fois qu'ils se revoient depuis le procès. Bouguerra remarque à Taïeb, acerbe : "Te voilà, marchand de cirage... Si tu n'avais pas dénoncé, tu n'aurais pas été condamné à mort et nous serions en liberté." (Taïeb avait été reconnu après avoir acheté du cirage chez un épicier). Conduits en voiture cellulaire jusqu'à la gare, puis à 9 heures, en train jusqu'à Saint-Charles, et en voiture sous solide escorte (plus de 250 soldats et gendarmes) jusqu'à Jemmapes, où ils arrivent à 13h. En chemin, avisant Raz-el-Mas, le chef remarque en français : "C'est là que j'ai tué le spahi. Je ne le regrette pas. Si c'était à refaire, je n'hésiterais pas." Bouguerra se dégourdit les jambes en faisant quelques bonds. Passent leur dernière nuit dans la gêole municipale, surveillée par des rondes de 32 gendarmes et la troupe. Bouguerra presque réjoui, ses compagnons silencieux : lors de visites, le même avoue cinq assassinats, mais nie avoir participé à celui de Barthe, commis en son absence par les hommes de sa bande. Le soir, dîne avec appétit d'un couscous au mouton et de pastèque, avant de finir par un café. Les condamnés reçoivent le juge d'instruction de 3 à 5 heures, et font des aveux avant d'être confiés aux exécuteurs. Bouguerra demande à voir son père. Transportés ensemble en voiture découverte jusqu'à la place de l'exécution, Bouguerra et Aïssa se montrent impassibles et regardent un peu partout. Taïeb, lui, gémit jusqu'à ce que son chef, agacé, l'encourage à mourir dignement et le traite de "halouf". Taïeb pris d'un frisson en descendant le premier. Eclat de rage dans les yeux de Bouguerra, qui toise la foule avec défi, mais baisse la tête en entendant Taïeb se débattre, puis le son de la bascule. Aïssa va de lui-même sur la planche. Bouguerra finit par résister, enfin saisi d'émotion et pâle au dernier instant. Sa tête reste figée en un rictus. Peu d'indigènes, sinon venus des douars des condamnés. La foule majoritairement européenne composée des habitants du village. | 22 mai 1878 (Cour d'assises de Constantine) |
| 5h48 | Aïssa ben Mohamed ? ans, (?) |
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| 5h50 | Bouguerra ben Belkacem ben Derradj ? ans, (?) |
1879 : 0 exécutions |
1880 : ? exécutions |
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| 15 mars 1880 | 6h10 | Sétif Constantine Place du marché |
Guessoum ben Gueleich ? ans, ? (?) |
PARRICIDE. Tue d'un coup de kassoula (massue) dans la tempe son père Gueleich ben Dalaoui le 28 juillet 1878 au douar Belaa, canton de Saint-Arnaud. Son frère M'Hammed est condamné à mort également. Premier arrêt cassé le 29 mai 1879. |
08 avril 1879 (Cour d'assises de Constantine) 19 décembre 1879 (Cour d'assises de Bône) |
1881 : ? exécutions |
| Mardi 26 juillet 1881 |
5h | Alger Alger Plate-forme de la nouvelle prison civile, entre gendarmerie, boulevard de Verdun et rampe Valée (Boulevard Abderazak Hadad et rampe Louni Areski) |
José "Moro" Caravaca-Molina 40 ans, charbonnier (Espagne) |
A Koleah, le 09 mai 1880, tue de vingt-cinq coups de couteau M.Camus, domestique du colonel de la Jonquière, puis, après avoir pillé la maison, volant 1.100 francs-or, du linge et des armes, blesse le colonel d'une balle de revolver dans l'oreille gauche avant de lui trancher la gorge... mais le colonel survit à son supplice et parvient à se soigner et à fournir assez d'informations pour identifier les criminels. Son complice Sartre est condamné à mort et gracié. Le fils Caravaca est condamné à huit ans de prison. |
12 avril 1881 (Cour d'assises d'Alger) |
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| 27 août 1881 | Constantine Constantine ? |
Aïssa ben Ali ben Taïeb ? ans, ? (?) |
Son complice, Ahmed ben Mohamed ben Salem, est gracié. | 04 mai 1881 (Cour d'assises de Constantine) |
1882 : ? exécutions |
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| Mercredi 29 mars 1882 |
5h50 | Bejaïa/Bougie Constantine Place Philippe |
Mohamed Hamou ben Achour ? ans, ? (?) |
Chef d'une bande de malfaiteurs de la région de Takitount. | Guillotine arrivé la veille par bateau. Reveillé à 5h, demande du café, et apprend la nouvelle de la part du substitut à 5h30. Réclame un appel, mais informé que toutes les possibilités ont été employées, redevient fataliste. Demande que soient consignées par écrit plusieurs dettes que des gens lui devaient, puis désigne un tuteur pour ses enfants. Dit adieu aux détenus en quittant la prison. | 12 novembre 1881 (Cour d'assises de Constantine) |
| Samedi 01, 08 ou 22 avril 1882 |
?h | Mostaganem Oran Plateau du Collège |
Mohamed ben Chouata ? ans, ? (?) |
Vol et meurtre. | Réveillé à 4h30. Réagit bien : "Tant mieux, j'en ai assez tué. C'est à mon tour, maintenant." Refuse le café, mais boit une grande gamelle d'eau, puis roule une cigarette. S'enquiert de la nationalité de ceux qui vont le tuer ; persuadé qu'on allait le fusiller, se fâche quand on lui coupe de col de sa gandoura : "Ce n'est pas bien ! J'ai tué avec de la poudre, c'est avec de la poudre qu'on doit aussi me tuer !" Face à l'absence de réaction des officiels, se résigne et refuse de recevoir la visite de ses parents en ces termes : "Je n'ai pas de parents." Conduit au lieu du supplice dans un tombereau à ordures. Fume une cigarette en route, puis la laisse tomber et psalmodie des prières. Corps récupéré pour être conduit à Tigditt, mais le commissaire de police donne des ordres pour interdire qu'on recouse la tête. | 22 novembre 1881 (Cour d'assises d'Oran) |
| Samedi 08 juillet 1882 |
?h | Annaba/Bône Constantine Place du Marché aux bestiaux |
El Khodja ben Ahmed ? ans, (?) |
Le 10 mai 1880, dans les ruines d'Hippone à Bône, agressent le lieutenant de vaisseau M. de Kerguern et l'assomment à coups de matraque pour lui voler sa montre, ses chaussures et son argent. La victime meurt quelques jours plus tard à l'hôpital militaire. | 04 mars 1882 (Cour d'assises de Bône) |
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| ?h | Saad ben Salah ben Chaoui ? ans, (?) |
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| ?h | Messaoud Ould ben El Houal ? ans, (?) |
1883 : ? exécutions |
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| 01 avril 1883 | 6h | L'Hillil Oran |
Belkacem ben Hassan ? ans, ? (?) |
Assassinat des époux François. Quatre complices graciés. |
Exécuté à proximité immédiate de la ferme où le crime avait été commis. | 12 novembre 1882 (Cour d'assises d'Oran) |
| Mardi 15 mai 1883 |
4h55 | Theniet el Had Alger Place du Marché |
Bel Arrous ben Cheick 23 ans, gardien de silos (?) |
Dans la nuit du 04 au 05 juillet 1882, à Theniet el Had, attaque les frères Jacques et Bernard Pedro, boulangers, et leur domestique Jean Piol, 60 ans, pour les voler. | Arrivé la veille au soir, logé dans le prétoire de la justice de paix pour sa dernière nuit. Conduit sur la place dans un tombereau à ordures, s'adresse à ses compatriotes en quittant le tribunal : "Mes frères, j'ai tué, c'est vrai, mais c'était un roumi : pardonnez-moi !" Devant la machine, regarde à droite et à gauche, avant de fixer le couperet. | 03 mars 1883 (Cour d'assises d'Alger) |
| Mardi 03 juillet 1883 |
5h | Oran Oran Entrée de la prison civile, rue de la Loi (rue Djebbour Maamar) |
Ben Abdallah "Fabre" ben Ghobrini ? ans, ? (?) |
En août 1882, près du Moulin Pons à Relizane, lapide à mort Jean-Marie Lac pour lui voler six francs. | Dormait profondément, n'entend rien des gens réunis aux abords de la prison. Assez calme devant la nouvelle. Pendant la toilette, sombre dans la prostration : l'imam de la grande mosquée tentera sans y parvenir à le faire revenir à lui en l'incitant à réciter les versets. Soutenu, presque inconscient, jusqu'à la bascule. Foule importante : environ 7.000 personnes. | 10 mars 1883 (Cour d'assises d'Oran) |
| 25 juillet 1883 | ?h | Médéa Alger ? |
Djilali ben Abdelkader ben Djouadj ? ans, (?) |
Le 12 mars 1882, lors du cambriolage d'une ferme à cinq kilomètres de Médéa, étranglent avec un foulard et égorgent à coups de couteau la veuve Ginet, surnommée "Mme Charles Gatita", 61 ans, font subir le même sort à sa fille Louise, 21 ans, non sans l'avoir violée, puis volent environ 9.500 francs. Ben Cherchour avait été le khammès (métayer) des victimes. Djelloul ben Khalifa est condamné à vingt ans de travaux forcés et Mohammed ben Seddik ben Cherchour, mineur, à six ans de réclusion en maison de correction. |
05 mai 1883 (Cour d'assises d'Alger) |
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| ?h | Ahmed ben Seddiki ben Cherchour ? ans, (?) |
1884 : ? exécutions |
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| Jeudi 13 mars 1884 |
6h | Aïn Temouchent Oran Place du marché Arabe |
Mustapha Ould Mohamed ben Bahi 30 ans, ? (?) |
Bandit, semant la terreur pendant trois ans à l'ouest de l'Oranais. Tua quatre colons Européens et trois Algériens : Frédéric Daire le 13 avril 1881, Abdel Kader ben Attou le 17 mars 1883, Cheik Ould Mohamed le 16 mai 1883, MM. Liminara et Erdinger le 21 mai 1883, M.Moutonnet le 31 mai 1883 et enfin Mohamed ben Abdel Hadi le 27 juin 1883. |
Conduit la veille depuis Oran dans une diligence encadrée par 7 gendarmes. En traversant les villages, entend des cris qui lui font comprendre la réalité de ce déplacement, et arrive à Aïn-Temouchent effondré. Passe une mauvaise nuit. Pendant la toilette, se déchaîne, donne un coup de pied à un aide. Résiste encore face à la guillotine, à tel point qu'on a du mal à lui faire passer la tête à la lunette. Inhumé 30 mn plus tard, sans que quiconque ait eu l'autorisation de recoudre sa tête. | 22 décembre 1883 (Cour d'assises d'Oran) |
| Samedi 16 août 1884 |
5h | Boudouaou/Alma Alger Place principale |
Ali ben Touati ben Brahim ? ans, ? (?) |
Tua le colon espagnol Sanchez | A son arrivée dans le village, prend un café maure et un quignon de pain. Attend la dernière heure dans la salle des délibérations de la mairie, car le commandant de gendarmerie a refusé de laisser sa chambre de sûreté à disposition. Informé du rejet de sa grâce, répond : "Je suis innocent et je veux, si je mens, que la victime sorte de terre et vienne me pendre par les yeux." Se plaint quand on l'attache : l'aide Ernest Bornacini, ivre mort, n'hésite pas à serrer trop fort les cordes, au scandale de l'assistance. Quand on le conduit à l'échafaud, mentionne : "Mon ancien patron me doit 25 francs, que ma famille les réclame." Arrivé à trois mètres de la guillotine, perd tout son calme, se fige, se tord en deux et psalmodie une prière. Rapidement maîtrisé. Dans le public, pas un seul Algérien. Dernière exécution d'Antoine Rasseneux, démissionnaire. Bornacini révoqué. | 11 juin 1884 (Cour d'assises d'Alger) |
1885 : ? exécutions |
| Lundi 27 avril 1885 |
6h | Sidi Bel Abbès Oran Champ de tir |
Giuseppe Basilone 33 ans, légionnaire (?) |
Déserteur, asassin de trois Algériens, tentative d'assassinat sur un gendarme. Gerino est condamné à vingt ans de travaux forcés. |
Refuse d'être attaché au poteau, embrasse le sergent, et après avoir écouté les ultimes paroles de l'aumônier, s'écrie : "Evviva l'Italia ! Morte alle Francese !" | 02 février 1885 (Conseil de guerre de la division d'Oran) |
| Mardi 08 septembre 1885 |
5h35 | Alger Alger Entrée de la prison civile Barberousse (entre rue du Dr Bentami et boulevard Abderazak Hadad) |
Francesco Arcano 26 ans, ? (?, Sicile, Italie) |
Assassin de Salomon Mekiesse, 22 ans, Juif Marocain, marchand ambulant d'étoffes, le 01 décembre 1884 à Guyotville, pour le voler. | La guillotine devait être montée sur la place habituelle située à 400 mètres de la prison, mais juste quand les adjoints commençent leur travail, le procureur vient leur ordonner de dresser les bois à l'entrée de la prison. Réveil à 5h, un interprète explique à Arcano ce qui va se passer. Crie à l'injustice, puis se calme. Se confesse assez longuement. Proteste pendant qu'on le ligote : "Vous n'avez rien à craindre. Je marcherai tranquille et je ne ferai pas de bêtises. Pourquoi m'attacher les pieds ?" Demande qu'on ne coupe pas ses vêtements pour les confier intacts à son frère. Reproche au procureur sa condamnation et ajoute que le maire de Guyotville sera content en apprenant sa mort. Demande à parler à la foule devant la guillotine, mais aussitôt expédié sur la bascule. Première exécution d'Anatole Deibler. |
11 juillet 1885 (Cour d'assises d'Alger) |
1886 : ? exécutions |
| Vendredi 18 juin 1886 |
4h45 | Sidi Bel Abbès Oran Place du marché |
Messaoud Ould el Arbi 35 ans, ? (?) |
Abat d'un coup de fusil son patron M. Chauvet, le 8 juillet 1881, près de Sidi Bel Abbès, pour lui voler son argent et son cheval. | Exécution prévue le jeudi, mais pour être sûr d'avoir une machine en état de marche après le voyage assez long, M.Rasseneux demande un délai supplémentaire. Réveil à 3h, courageux. Affirme qu'il est innocent, et que malgré tout, il n'en veut pas à la justice de s'être trompée. Parle d'un homme qui lui devait de l'argent, et d'une dette de vingt moutons qu'il doit lui-même. Pendant la toilette, dit : "Inutile de m'attacher. Je n'ai nullement l'intention de tenter de m'enfuir." Comme c'est Ramadan, refuse de boire et de fumer. S'entretient avec un imam et les magistrats, puis grimpe en voiture. Va à la mort, un peu rejeté en arrière, tout en psalmodiant les versets du Coran. Corps transporé à l'ampithéâtre pour expériences électriques et moulage de la tête. | 24 mars 1886 (Cour d'assises d'Oran) |
| 08 septembre 1886 | 5h27 | Alger Alger Entrée de la prison civile Barberousse (entre rue du Dr Bentami et boulevard Abderazak Hadad) |
Ahmed-ben-Mohamed Ouali 25 ans, ? (?) |
Tue son frère de deux coups de pistolet le 24 octobre 1885. | Réveil, très calme. En sortant de la prison, voit la machine et se révolte, rentrant la tête dans les épaules, résistant aux efforts des aides. Gustave Rasseneux, l'exécuteur en chef, doit les aider pour le coucher sur la bascule. Ce n'est qu'après plusieurs minutes de lutte qu'on peut enfin laisser tomber le couperet. La tête du condamné part à plusieurs mètres de l'échafaud, sectionné au niveau du menton à cause des efforts désespérés du condamné. | 03 juillet 1886 (Cour d'assises d'Alger) |
| Samedi 02 octobre 1886 |
6h23 | Sig/Saint-Denis du Sig Oran Place du marché, face à la boulangerie Bellier () |
El Hadj Bouazza () |
Alors qu'ils cambriolent sa boulangerie, abattent Joseph Bellier et son commis Perez Walter, 19 ans, et blessèrent gravement l'un des fils Bellier, le 05 décembre 1885. L'un des six bandits est abattu sur place : les trois complices survivants sont condamnés à perpétuité. | Transférés la veille depuis Alger. Personne ne veut transporter les bois de justice, seule une réquisition du juge permet de charger la guillotine pour la conduire sur la place du marché, face à la boulangerie Bellier. Réveillés à 5h20 : plusieurs situations de crise. La justice ne veut pas rendre les têtes, le Coran l'ordonne. On finit par s'en tenir à la loi ; Gustave Rasseneux refuse de signer la levée d'écrou, et doit être forcé par l'inspecteur des prisons. Les condamnés sont montés dans un tombereau direction la place. 3000 personnes présentes. L'exécution de Bouazza se passe très bien, mais la machine est déséquilibrée sans que personne ne le remarque, et le couperet ne coupe que légèrement la nuque de Ben Lemna. Rasseneux tente, avec une scie à main, de trancher le cou, mais en vain. Une deuxième chute du couperet ne donne aucun résultat probant, pas plus qu'un essai de décapitation au rasoir ! La troisième chute provoque enfin la mort, mais la tête reste accrochée par un lambeau de peau, qui est prestement coupé avec un canif. L'affaire fait scandale localement, même si l'information n'est que guère mentionnée en France. Gustave Rasseneux est révoqué, et est remplacé par Pierre Lapeyre. | 16 juillet 1886 (Cour d'assises d'Oran) |
| 6h30 | Miloud ben Lemna () |
1887 : ? exécutions |
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| ? 16 août 1887 |
? | Souk Ahras Constantine () |
Mohamed ben El Hanachi ? () |
Satyres assassins d'Ahmed ben Brahim, collégien de 11 ans, le 25 août 1886. | 01 juin 1887 (Cour d'assises de Constantine) |
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| ? | Taïeb ben Tahar el Euchi ? () |
1888 : ? exécutions |
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| Mercredi 14 mars 1888 |
5h50 | Alger Alger Entrée de la prison civile Barberousse (entre rue du Dr Bentami et boulevard Abderazak Hadad) |
Amar Naït Noussa ? ans, ? (?) |
Tua le wattman Raucher pour le voler, le 02 mars 1886 | En voyant la guillotine, très impressionné. Exécution très rapide, au grand dam des spectateurs. | 23 décembre 1887 (Cour d'assises d'Alger) |
| Mardi 29 mai 1888 |
4h30 | Annaba/Bône Constantine Place du Marché aux bestiaux |
Amar ben Mohamed ben Larbi ? ans, ? (?) |
Le 8 juin 1887, à l'Oued-Zenati, tue son frère, son beau-père, viole et tua sa belle-soeur. | Réveillé à 3h30. Dort bien, doit être secoué pour ouvrir les yeux. Averti, répond qu'il n'a pas peur de mourir, mais qu'il désire mourir dans sa région natale. Son avocat lui demandant d'avoir du courage, il rétorque : "Je te disais bien qu'on me couperait le cou." Conduit dans la cour pour la toilette, n'arrête pas de protester : "Je ne voulais qu'une chose, mourir dans mon pays. Pourquoi ne veut-on pas que je meure dans mon pays ?" Refuse le café : "A quoi ça me servirait, maintenant ?" Prie en silence, s'écriant de temps en temps : "Qu'Allah me protège !" Se plaint pendant qu'on l'attache car les cordes lui font mal aux mains. On lui retire son burnous, on coupe le haut de sa gandoura et de sa chemise avant de le faire monter dans un tombereau. Passant par les allées Randon et la porte de la Colonne, le convoi parvient face à la guillotine. Exécution rapide, environ 1000 spectateurs, en majorité Européens. Le docteur Silve, sitôt le couteau tombé, s'empare de la tête par les oreilles et l'appelle "Amar ! Amar !" Contractions de la face et dilatation de la pupille durant une minute. Corps conduit à l'hôpital pour expériences jusqu'à 5h30. | 28 mars 1888 (Cour d'assises de Bône) |
| Lundi 03 septembre 1888 |
5h10 | Constantine Constantine Entrée de la prison du Coudiat, rue des Généraux Morris (rue Belazreg Bachir) |
El Hadef ben Amar ? (Collo, Algérie) |
Tua le conseiller général Bourceret le 17 mars 1888 | Machine montée à environ 150 mètres de l'entrée de la prison. Terrorisé au réveil, murmure des prières sans discontinuer. Foule, mais pas d'Algériens. Ben Amar, en voyant la guillotine, pousse un hurlement. Résiste un instant pour ne pas être basculé puis semble perdre connaissance. Le corps et la tête sont remis au docteur militaire Poulet à fins d'expérience. | 09 juillet 1888 (Cour d'assises de Constantine) |
| Lundi 17 septembre 1888 |
5h30 | Sidi Bel Abbès Oran Place du marché arabe |
Embareck ben Salem ? ans, ? (?) |
Le 01 mars 1888 aux Mehadid, commune des Trembles, égorge à coups de couteau sa patronne, Mme Rollin, avant de l'achever à coups de pioche, puis use du même outil pour tuer ses enfants, une fille de 6 ans et un garçon de 4 ans, dans le but de piller la ferme, n'emportant qu'un peu d'argent, des bijoux et autres babioles. Seule Mme Rollin survit : le garçonnet meurt le 02 mars, sa soeur quelques jours plus tard. | Réveil à cinq heures, dort profondément. Transpire à grosses gouttes en comprenant, et gémit : "Je demande justice !" Hagard, répète cette phrase, et quand on lui demande ses dernières volontés, répond : "Puisque je vais mourir, je n'ai besoin de rien." Mis en présence de l'imam Otman, comprend qu'il peut retarder l'échéance. Demande à rester jusqu'au lendemain matin avec l'imam, puis réclame du bouillon, de la viande, du café, et de l'eau pour ses ablutions. On lui forunit l'eau et le café, qu'il boit à petites gorgées. Quand il est confié aux exécuteurs, s'effondre et doit être porté dans la cour pour la toilette. Conduit place du marché arabe, où se trouvent environ 2000 personnes. Résiste beaucoup : les aides doivent faire preuve de force pour le coucher sur la bascule. Décapitation effectuée au niveau du menton, un ultime lambeau non tranché par le couperet. Corps remis aux médecins pour expériences durant un quart d'heure, avant moulage de la tête, photographie, et remise de la dépouille aux hommes chargés de l'enterrer. | 20 juillet 1888 (Cour d'assises d'Oran) |
1889 : ? exécutions |
| Mardi 22 janvier 1889 |
7h | Tunis Tunisie Champ de tir |
Mohamed ben Saïd el Gerchaoui ? ans, tirailleur (?) |
A la veille de sa libération, abat d'un coup de revolver à Gabès un brigadier maréchal-ferrant pour lui voler la caisse de la cantine. | Va de lui-même se placer contre le poteau sur le champ de tir, à deux kilomètres de la ville, mais refuse de s'agenouiller et de se laisser bander les yeux. | 28 novembre 1888 |
| 20 février 1889 | Ben Mehidi/Morris Constantine ? |
Mahmoud ben Embareck Bouktaïa 28 ans, ? (?) |
Viole en 1885 à Mondovi la jeune Philomène Galéa, 13 ans. Satyre assassin de Victorine Guigzhem, 15 ans, le 27 mai 1888 à Morris, qu'il tue à coups de pierre. |
Jour de marché, 200 tirailleurs envoyés exprès. Conduit à Morris soit disant pour une dernière expertise. A son arrivée à la justice de paix, prévenu par le mufti et les membres du Parquet. Discute avec son avocat, Me Givry. Pendant la toilette, s'adresse aux officiels en français : "Mon complice, Mohamed ben Aïd, le principal témoin à charge, a tué deux jeunes filles." Affirme à deux reprises son innocence. Conduit en charrette près d'une enceinte close d'une barrière de planches où l'on a dressé la guillotine. Quand on le plaque, résiste, se raidit, se courbe en criant : "Non ! Non ! Pourquoi, Monsieur !" Il faut de longues secondes avant de parvenir à le maintenir en place sous le couteau. Après l'exécution, les parents et les frères du condamné se lamentent et récupèrent le corps, enveloppé dans un tapis, afin qu'il soit inhumé dans son douar. Sa mère se tue en se plantant un couteau dans le ventre deux jours plus tard. |
15 décembre 1888 (Cour d'assises de Bône) |
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| Samedi 27 avril 1889 |
5h30 | Tunis Tunisie Place Bab Saadoun |
Mohamed ben Salah ? ans, (?) |
Assassinent deux marchands kabyles à qui ils devaient de l'argent afin de les voler, le 27 mai 1888, et font brûler les corps. | Réveillés à 4h. Très calmes. Toilette dans le vestibule, environ 25 minutes dans le plus grand silence et avec des condamnés impassibles. Chargés dans une voiture cellulaire jusqu'à la place Bab-Saadoun : peu de monde, une centaine de Tunisiens et trois cents Européens. Premier supplicié, Mohamed résiste beaucoup, doit être placé de force sous le couperet. Ben Déba meurt courageusement, et de grosses gerbes de sang jaillissent de son corps. Ali meurt le dernier sans résister. Corps transportés à l'hôpital Sadiki pour la cérémonie religieuse, puis au cimetière. Premières exécutions par guillotine en Tunisie. |
13 février 1889 (Tribunal criminel de Tunis) |
| 5h32 | Ali ben Déba ? ans, (?) |
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| 5h35 | Ali ben Salah ? ans, (?) |
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| Vendredi 16 août 1889 |
5h20 | Mascara Oran Marché de la paille, devant la porte d'Oran |
Hamza Ould el Hadj Abdelkader 23 ans, cultivateur (?) |
Tua, pour la voler, Marie Boyer, 63 ans, à Aïn-Farès. | Quitte Oran pour Mascara par le train de 8h50 le jeudi. Ne se doute de rien. En route, mange du raison, du melon, refuse le pain et demande de l'eau à Tizi. Arrive à 15h20 devant la foule. A la prison, vers 22 heures, demande du thé, et s'endort tranquillement, persuadé qu'on va rejuger son cas le lendemain matin. Réveil à 3h45, aucune émotion, dit qu'il est innocent, victime de faux témoins, et très surpris du mensonge grâce auquel on l'a conduit là. Refuse toute nourriture, mais accepte de parler à l'imam Si Daho ben Badoui, qui lui apporte les secours de la religion. Comme il demande à voir sa famille, on fait entrer son frère, son beau-frère, son oncle et son cousin - non sans les avoir fouillés pour récuperer les couteaux qu'ils portaient sur eux. Les parents embrassent le condamné en pleurant. Hamza leur dit : "Je meurs innocent. Ne vous désolez pas de la sorte. On ne meurt qu'une fois." Pendant la toilette, gémit de douleur et fusille du regard le bourreau qui vient de lui serrer trop brutalement les bras dans le dos. Avant de sortir de prison, demande qu'on remette son burnous à sa famille pour participer aux frais d'inhumation. Pendant le trajet en camion, récite les versets du Coran. Arrive face à 2.000 personnes. Exécution très rapide. Après une inhumation "ratée" - la fosse trop petite doit être agrandie, ce qui prend une heure supplémentaire - le corps est deterré dans l'après-midi, remis à sa famille, subit une procédure de rattachement de la tête au tronc, puis enterré une dernière fois selon les rites. | 18 juin 1889 (Cour d'assises d'Oran) |
1890 : ? exécutions |
| Mercredi 26 février 1890 |
? | Oran Oran Plateau de Santa Cruz |
Kaddour ould Medjahed 35 ans, |
Le 17 juillet 1887, à la Taouïa de Sidi-Hamed, assassine son épouse et tente de faire subit le même sort à sa belle-mère. S'enfuit : n'est rattrapé qu'en octobre 1889. | Conduit au poteau en voiture, accompagné par le mufti. Exécution sans histoire. | 1889 (Deuxième Conseil de guerre de la division d'Oran) |
| Vendredi 09 mai 1890 |
5h | Sidi Bel Abbès Oran ? |
Mohamed Ould Boubeker ? ans, ? (?) |
Assassina à coups de fusil deux colporteurs kabyles en janvier 1889 au Télagh pour les voler. | Transféré d'Oran le 08. Réveillé à 4h. Aucune émotion, se dit innocent et accuse un complice en fuite, Fatallah ould Yaya, d'être le véritable assassin. Foule importante. | 05 mars 1890 (Cour d'assises d'Oran) |
| Jeudi 18 septembre 1890 |
5h35 | Lakhdaria/Palestro Alger Grande Place |
El Foud'hil ben Ismaïl ben Bakhir ? ans, ? (?) |
Tua le 23 décembre 1889 M.Montreau, tailleur de pierres pour lui voler sa paye, soit 30 francs. | Foule, majoritairement composée d'Européens, une centaine d'Algériens. Corps non réclamé par la famille, confié aux médecins. Dix-huitième et dernière exécution d'Anatole Deibler en tant qu'exécuteur-adjoint en Algérie. |
19 juillet 1890 (Cour d'assises d'Alger) |
1891 : ? exécutions |
| Lundi 19 janvier 1891 |
7h | Isser/Isserville Alger ? |
Amor N'Ali Hamou ould Zian ? ans, (?) |
Attaquent le 30 avril 1889 près d'Isserville la ferme des époux Dubouis : tirent deux coups de fusil Mme Dubouis qui cherchait à s'emparer d'un revolver, abattent également le voisin, M.Moureu, venu dîner ce soir-là, et l'achèvent à coups de matraque, puis fracassent le crâne de M.Dubouis. Les époux Dubouis, cependant, ne sont pas morts et miment l'inconscience la plus absolue pendant que leurs assassins pillent la ferme et descellent le coffre-fort. Au moment du procès, les époux sont quasiment presque rétablis. Ahmed Amar Amrouch, condamné à mort, est gracié. |
Temps de neige important. Arrivée des condamnés d'Alger le 18 janvier, enfermés selon toute vraisemblance à la gendarmerie. Conduits à la mairie pour la toilette à 6h. Seul Kalfouni semble calme. A un certain moment, les gardiens s'écartant, Kalfouni et Allouech, bien que ligotés, tentent de s'enfuir mais sont vite attrapés. Amor est basculé le premier, porté par les aides. Allouech, pâle, le visage contracté par la peur, est moins porté que soutenu. Kalfouni tente de se rejetter en arrière sur la bascule, mais les aides le plaquent : cependant, quand le corps bascule dans le panier, un soubresaut le fait choir assis, et la neige autour de l'échafaud est rougie de sang. Un cadi octogénaire ayant assisté à la mise à mort par devoir est pris d'un malaise et meurt dans les minutes qui suivent. | 08 novembre 1890 (Cour d'assises d'Alger) |
| 7h03 | Aïssa Allouech ? ans, (?) |
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| 7h05 | Ali Mohammed Namar "Kalfouni" Aïssa ? ans, (?) |
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| Vendredi 04 septembre 1891 |
5h30 | Saïda Oran ? |
El Habib Douldmimolan 30 ans, ? (?) |
Déserteur du 2e régiment de tirailleurs en décembre 1890, devient un bandit qui terrorise les environs de Saïda. Tenta de tuer son cousin, et poursuivi par les habitants, en abattit deux à coups de fusil. Alla de nuit tirer sur les tentes d'autres habitants de la région. |
Conduit la veille d'Oran à Saïda. Aucune émotion au réveil, dormait bien, indifférent. Parle quelques instants avec l'imam, refuse la nourriture, se laisse toiletter sans protester et va courageusement à l'échafaud. | 27 juin 1891 (Cour d'assises d'Oran) |
| Samedi 19 septembre 1891 |
7h | Sétif Constantine ? |
Ahmed ben Ali ben Baziz ? ans, (?) |
Assassins du facteur télégraphiste Ancia en décembre 1890. | Transférés la veille de Constantine à Sétif. Calmes et résignés. Foule, notamment d'Algériens. | 11 juillet 1891 (Cour d'assises de Constantine) |
| ?h | Amar ben Kassi ? ans, (?) |
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| ?h | Mohamed ould Kassi Naït Ali Bouda ? ans, (?) |
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| Mardi 06 octobre 1891 |
5h50 | Mascara Oran ? |
Mohammed Snaïdji ould Abdelkader ben Aimour 20 ans, ? (?) |
Tua en janvier 1891 à Fortassa le colon Maurel pour lui voler des boeufs. | Transféré la veille d'Oran, apprend pendant le trajet les raisons de ce voyage, ne s'en fait pas outre-mesure et dort tranquillement sa dernière nuit. Déjà reveillé à 5h. Remercie greffier et interprète qui font la lecture des rejets. Demande une cigarette. Un journaliste présent lui en offre une, mais le condamné refuse car un co-détenu lui en a préparé une durant la nuit. La fume rapidement, puis demande de l'eau pour les ablutions et prie avec le muphti. Demande à voir ses parents, mais ceux-ci sont absents. Toilette rapide, puis quitte la prison en charrette, s'adressant au public pendant le trajet. Simple mouvement de recul face à la guillotine, en présence d'une foule innombrable. Corps remis pour que la tête soit rattachée avant inhumation au cimetière arabe. | 28 juillet 1891 (Cour d'assises d'Oran) |
1892 : ? exécutions |
| 05 février 1892 | 7h25 | Sousse Tunisie ? |
Ali ben Belkacem El Oudjani ? ans, ? () |
Assassinat. | Prévenus à 5h30. Oudjani ne comprend pas ce que signifie "rejet de pourvoi" et demande au greffier de lui expliquer. Informé, il répond : "C'est bien triste de mourir lorsqu'on est innocent !" Demandent l'autorisation de parler aux autres prisonniers, l'obtiennent, et affirment leur innocence. Après la toilette, conduits en fourgon militaire à côté du camp où la guillotine est dressée. El Oudjani regarde la machine en face. Soufi résiste quelques secondes. 600 spectateurs, majoritairement des Européens. | 28 juillet 1891 (Tribunal criminel de Sousse) |
| 7h27 | Ali ben Bechir Soufi ? ans, ? (, Maroc) |
Auteur de trois assassinats accompagnés de vols. | 21 novembre 1891 (Tribunal criminel de Sousse) |
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| Vendredi 26 février 1892 |
6h | Annaba/Bône Constantine Place des Karézas/foirail, près des remparts |
Bel Hadj ben Hassan ? ans, ? (?) |
Avait tué, près de Mascara, une vieille Espagnole. Premier arrêt cassé. |
En apprenant la nouvelle, reste calme. Refuse de s'alimenter : "A quoi bon, puisque je vais mourir ?" Au mufti, dit : "Je sais que je sors du néant et que j'y retourne." Récite des prières jusqu'à l'échafaud. Applaudissements à la chute du couperet. | 1891 (Cour d'assises d'Oran) 04 décembre 1891 (Cour d'assises de Bône) |
1893 : ? exécutions |
| Mercredi 01 février 1893 |
?h | Chebli Alger Place, à trente mètres de la mairie |
Hadj ben Hamou ? ans, (?) |
Tuent les vieux époux Nadaud en octobre 1891 dans leur ferme pour les voler. Premier arrêt cassé. Leur complice Mohamed Adjouzil, condamné à mort comme eux, est grâcié. |
Conduits de Constantine à Boufarik en train, puis de Boufarik à Chebli en voiture cellulaire. Affirment leur innocence. Toilette dans la mairie. Meurent courageusement après avoir demandé que leurs corps ne soient pas remis aux médecins. La foule applaudit. | 12 juillet 1892 (Cour d'assises d'Alger) 13 novembre 1892 (Cour d'assises de Constantine) |
| ?h | Ahmed ben Mohamed ? ans, (?) |
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| ?h | Mohamed ben Amor ? ans, (?) |
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| Samedi 11 février 1893 |
Boufarik Alger Devant la mairie |
Ben Aïssa ben Mohamed ben Saïd ? ans, ? (?) |
Tua des Européens | Quitte la prison d'Alger sous couvert d'une nouvelle confrontation, mais n'est pas dupe. "Je connais le sort qui m'attend". Refuse de faire des révélations dans un premier temps, puis avoue avoir participé au crime, mais seulement comme complice d'un Européen dont il donne le nom. A la mairie, repousse le bourreau qui voulait lui couper les cheveux, arguant qu'il est encore tôt. "Nous avons bien le temps, je ne dois être exécuté qu'à huit heures. Qu'on me laisse donc passer en paix les quelques instants qui me restent à vivre." Fume deux cigarettes, puis se confie aux bourreaux. Garde un mégot à la bouche jusqu'à la dernière seconde. Peu d'Algériens présents : la foule applaudit sitôt le couperet tombé. Pendant l'exécution, à petite distance de là, une maison en feu est entièrement détruite. | 10 décembre 1892 (Cour d'assises d'Alger) |
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| Samedi 03 juin 1893 |
?h | Sig/Saint-Denis-du-Sig Oran ? |
Mohamed Ould el Hadj Abdelkader ? ans, ? (?) |
Le 09 juillet 1892, près du Sig, assomment à coups de matraques deux jeunes Espagnols pour leur voler une paire d'ânes chargés de blé. Une seule des victimes survit. | 17 mars 1893 (Cour d'assises d'Oran) |
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| ?h | Sebbah Mohamed ben Nedjadi ? ans, ? (?) |
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| Lundi 05 juin 1893 |
Sebdou Oran ? |
El Arbi Ould ben Abdallah Bouchekif ? ans, ? (?) |
A VERIFIER : Abat à coups de pistolet deux jeunes Espagnols à six kilomètres de Sebdou et les achève à coups de crosse pour voler leurs ânes. Son complice demeure en cavale. | Réveil à 4h15. Demande à être fusillé. Porté jusqu'à la bascule, donne un grand coup de coude à l'adjoint Desfourneaux. Poussé en avant, tente de se rejeter à gauche pour ne pas passer la tête par la lunette, mais vite maintenu par les aides. Un article local évoque leurs noms : Lapeyre, Roch, Desfourneaux et Cazillac. Présence auprès de l'échafaud du survivant de ses victimes, désormais handicapé mental, et de la mère du défunt. | 24 mars 1893 (Cour d'assises d'Oran) |
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| Jeudi 31 août 1893 |
5h25 | El Kantara Constantine ? |
Boudouk Saïd ben Larbi ? ans, (?) |
Commettent plusieurs assassinats dans la région de Biskra. Ammar Korbara, condamné à mort, est grâcié. | Arrivent le 30 à El Kantara par le train de 21h36. Incarcéré pour la dernière nuit dans les cachots de la gendarmerie. Le procureur se présente à 4h30. Peu d'émotion, demandent à voir leurs parents : cette volonté leur est accordée. Longues accolades et larmes, Ben Dridi console sa mère, puis demande quelque chose à boire, et à fumer un cigare. Boudouk, lui, confie au magistrat instructeur avoir proféré de fausses accusations contre deux adolescents dans l'une des affaires pour laquelle il a été jugé. A cinq heures, la toilette est finie, et la marche commence : l'échafaud est dressé à environ 800 mètres de là. A mesure qu'ils approchent, la résolution des condamnés diminue. Exécution rapide. Foule en majorité européenne. | 23 juin 1893 (Cour d'assises de Constantine) |
| 5h27 | Dridi Mohamed ben Ali ? ans, (?) |
21 juin 1893 (Cour d'assises de Constantine) |
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| 5h28 | Saïd ben Ahmed Belkadi ? ans, (?) |
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| 09 octobre 1893 | 6h | Oran Oran Terrain vague à l'ouest de la prison civile, au croisement de la rue de la Loi et des boulevards Sébastopol et Fulton (rue Djebbour Maamar/Boulevard Dr Benzedjeb) |
Kaddour Ould Abdallah ? ans, ? (?, Maroc) |
Avec trois ou quatre complices, le 19 février 1893, à huit kilomètres du Télagh, tend une embuscade à un convoi de trois charbonniers revenant de Chanzy pour leur voler leurs trois mulets. MM. Gil et Huertas sont abattus à coups de fusil. Segura est assommé à coups de matraque avant d'être abandonné inconscient dans la forêt. Bien que s'étant fait rouler dessus avec une charrette volée, ce qui lui a fracturé une épaule, Segura survit et parvient à rallier le Télagh à pied. Les complices parviennent à rallier le Maroc et à échapper à la justice. |
Dans la journée, un terrassier employé pour niveler le terrain est attaqué par de jeunes espagnols qui lui volent ses outils avant de le pousser dans un fossé proche. Lieu changé par rapport à la précédente exécution en raison de la construction, dans l'intervalle, de la gendarmerie faisant face à la prison. Réveil à 5h, dormait profondément. Tremble nerveusement, répète : "Je suis innocent, ce sont d'autres qui ont fait le coup." Prie cinq minutes avec l'imam, qui lui fait faire les dernières ablutions, puis descend au greffe en récitant les versets du Coran. Toilette au milieu de la cour d'entrée, se laisse faire, continue à psalmodier, ne cessant que pour dire qu'il est innocent, puis reprenant ses prières. Convaincu d'être fusillé, demande à avoir les yeux bandés, avant qu'on ne lui explique qu'il va être décapité. Parcourt les cent mètres le séparant de la machine à pied, soutenu par les aides. Regarde le couperet tout au long, et continue sa récitation des versets jusque sur la bascule. Corps remis à l'Hôpital civil. Environ 2.000 personnes présentes. | 27 juillet 1893 (Cour d'assises d'Oran) |
1894 : ? exécutions |
| Samedi 13 janvier 1894 |
6h30 | Annaba/Bône Constantine ? |
Brahim ben Djaballah ? ans, ? (?) |
Au réveil, Resgni demande à faire appel du jugement. L'interprète lui répond : "Trop tard, il faut mourir." Les condamnés prient et psalmodient des versets du Coran. Grande foule présente. | 28 octobre 1893 (Cour d'assises de Bône) |
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| ?h | Makhlouf Resgni ben Ahmed ? ans, ? (?) |
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| Mardi 16 janvier 1894 |
7h15 | Oran Oran Terrain vague à l'ouest de la prison civile, au croisement de la rue de la Loi et des boulevards Sébastopol et Fulton (rue Djebbour Maamar/Boulevard Dr Benzedjeb) |
Diaz Alonzo Avila-Morilla 35 ans, journalier (Espagne) |
Meurtre, tentative de meurtre et attaque à main armée. | Au réveil, Sabater se dit innocent et Avila fond en larmes. Sabater s'entetient calmement avec l'aumônier tout en fumant un cigare. En quittant la prison, Avila voit la foule et s'affirme de nouveau innocent, tout en insultant l'assistance. Couché sur la bascule, s'arc-boute mais rapidement tenu en place par les bourreaux. Sabater va à l'échafaud en priant, en clamant son innocence également et en disant des grossiéretés à la foule. | 02 novembre 1893 (Cour d'assises d'Oran) |
| 7h20 | Francisco Sabater-Gimenez 43 ans, journalier (?, Espagne) |
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| Mardi 23 janvier 1894 |
7h | Bouïra Alger ? |
Saïd Mohamed ben Arab 27 ans, ? (?) |
Fils de cheikh. Meurtre et incendie volontaire. Yahia ben Amar est grâcié. |
Réveillé à 6h20. Dit : "C'est bien ! Dieu l'a voulu, mais je meurs innocent !" Reçoit la visite de ses parents, et leur dit : "Voulez-vous que je vous donne du courage moi-même ? Vous m'enterrerez dans notre cimetière, près de mon frère... et vous, Monsieur le juge, ne laissez pas mutiler mon corps." Pendant la toilette, tremble un peu en fumant. Grimpe en voiture et rejoint la place du marché escorté par ses parents qui poussent des lamentations. | 15 novembre 1893 (Cour d'assises d'Alger) |
| Vendredi 17 août 1894 |
5h20 | Souk Ahras Constantine ? |
Ferhat ben Rabah ? ans, (?) |
Tuèrent les époux Cherri, un couple de Maltais vivant près de Souk Ahras. Sathout ben Ali ben Belkacem et Maizia Bouaziz ben Aoun sont grâciés. |
Au réveil, les frères ben Rabah reçoivent la visite de leur père, et tous trois pleurent. Devant l'échafaud, Ferhat se montre assez assuré. Son frère Mohamed, à demi-inconscient, doit être presque porté sur la bascule. Raouki peut à peine marcher, mais sur la bascule, se tord et résiste. La foule applaudit à la triple exécution. | 07 juin 1894 (Cour d'assises de Constantine) |
| 5h22 | Mohamed ben Rabah ? ans, (?) |
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| 5h25 | Raouki el Kamel ben Mohamed ? ans, (?) |
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| Lundi 20 août 1894 |
Annaba/Bône Constantine Place du marché aux bestiaux |
Smaïl ben Zekri ? ans, ? (?) |
Tue un marchand de tissus Algérien, rue Gambetta à Bône, pour le voler. | Dormait bien. Fume une cigarette, boit un verre d'eau, puis, suivant une coutume mozabite, mange du miel. Pendant la toilette, dit aux aides : "Mes amis, ne serrez pas si fort, je ne veux pas me sauver !" En quittant la maison d'arrêt, crie : "Adieu, la prison de Bône !" Foule immense, une femme se fraye un chemin à travers les haies de soldats pour aller, une fois l'exécution accomplie, tremper un mouchoir dans le sang (?). | 14 juin 1894 (Cour d'assises de Bône) |
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| Lundi 03 septembre 1894 |
5h45 | Sidi Bel Abbès Oran Place du marché arabe |
Mazar Abdelkader Ouldari ? ans, ? (?) |
Au cours d'un cambriolage à Baudens le 24 septembre 1893, éventre à coups de couteau M.Lambert, fermier, avant d'assommer Mme Lambert, qui dormait dans une chambre voisine avec son fils de quatre ans, et de l'achever d'un coup de couteau en plein coeur. Son complice Mohamed Ould el Habib Chibani, condamné à mort, est grâcié. | 5.000 personnes présentes sur le marché arabe. Un quart d'heure avant l'arrivée du fourgon, un spahi chargé d'écarter la foule fait du zèle et blesse plusieurs spectateurs, dont l'un d'un coup de sabre à la poitrine. Arrivé au pied de la machine, le condamné demande encore quelques minutes, qu'on lui refuse. Meurt courageusement. | 16 juin 1894 (Cour d'assises d'Oran) |
| Jeudi 06 septembre 1894 |
5h26 | Batna Constantine Place du marché aux bestiaux (?) |
Sekiou Amar ben Belkacem ? ans, (?) |
Tuèrent quatre colons dans l'auberge de la Grande-Halte, sur la route Batna-Lambessa, le 26 septembre 1893 : M.Nessler, Eugènie Souillié, Albert Flachaine, 14 ans, et Adrienne Flachaine, 18 mois. Cherif Bouzeghaia et Mohamed ben Ahmed Bala sont grâciés. Yacoub Amar ben Ali, le huitième complice qui les dénonce, condamné à perpétuité, meurt en prison. |
Transférés de Constantine le 05 à 19 heures : Yacoub très calme, ne cesse de parler, Ben Feraï accablé, mais tous deux se disent innocents. A la prison, Yacoub boit deux litres de vin, et ses complices se contentent de sirop de groseilles. Réveil à 3h45. Se disent innocents. Reçoivent successivement la visite de leurs familles, et chaque condamné confie au cadi la responsabilité de distribuer leurs biens après leur mort. Entendent la prière de l'imam, puis subissent la toilette avant de monter en voiture cellulaire. Exécution place du marché aux bestiaux. Sekiou est courageux, Bekouchi presque effondré, Bouzegahia résiste. Yacoub s'écrie : "Courage ! Je suis un homme ! On ne meurt qu'une fois !" Ben Feraï, chef de bande, est conduit sur la bascule inconscient. | 30 juin 1894 (Cour d'assises de Constantine) |
| 5h27 | Bekouchi M'Ahmed ben Mohamed ? ans, (?) |
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| 5h29 | Bouzegahia ben Mohamed ? ans, (?) |
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| 5h31 | Yacoub Salah ben Khen ? ans, (?) |
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| 5h32 | Ben Feraï ben Saïd Ben Belkassen ? ans, (?) |
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| Samedi 15 septembre 1894 |
5h37 | Oran Oran Terrain vague à l'ouest de la prison civile, au croisement de la rue de la Loi et des boulevards Sébastopol et Fulton (rue Djebbour Maamar/Boulevard Dr Benzedjeb) |
Alhadj ben Ahmou ? ans, ? (?) |
Assassinent sur la ligne Mostaganem-Tiaret le briagdier poseur Veyrenche. | Journalistes interdits d'entrer dans la prison. Réveillés à cinq heures, disent : "Nous sommes prêts à mourir". Refusent boissons et tabac, parcourent la tête haute la centaine de mètres qui sépare la prison du lieu d'exécution. Ben Ahmou n'arrête pas d'insulter les spectateurs, Abderrahmane reste silencieux. | 28 juillet 1894 (Cour d'assises d'Oran) |
| 5h39 | Mohammed ben Abderrhamane ? ans, ? (?) |
1895 : ? exécutions |
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| Vendredi 18 janvier 1895 |
7h10 | Mascara Oran ? |
Merad Taïeb Ould Larbi ? ans, ? (?) |
Assassin de Joseph Serrano | Quitte la prison à 7h, et s'installe dans une charrette aux côtés du mufti qui récite les versets du Coran. A un agent de police Algérien, dit : "Prie ! Encourage-moi à mourir, je n'aurai pas la force d'arriver vivant au supplice." Environ 600 personnes présentes. Au moment où on le bascule, résiste en rejettant la tête de tous les côtés. Le couperet, en tombant, projette la tête avec fracas contre le brise-jet et dans la bassine. | 27 novembre 1894 (Cour d'assises d'Oran) |
| Lundi 18 février 1895 |
6h35 | Béjaïa/Bougie Constantine ? |
Taroudjit Mohammed ou Kassa ? ans, ? (?) |
Tuent Marius Jean à l'Oued-Marsa le 26 juin 1894 | Peu d'émotion. Ne mangent rien et ne disent pas un mot durant la toilette. Foule calme. | 07 décembre 1894 (Cour d'assises de Constantine) |
| 6h37 | Abdelli Aliou Saïd ? ans, ? (?) |
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| Mardi 14 mai 1895 |
4h40 | Azazga Alger ? |
Ahmed Namar ould Tahar ? ans, (?) |
La "bande d'Areski". Mohamed ou Boudjema ou El hadj, Amara ben Mohamed ou Djouadi, Mohamed Saïd Nait Saïd et Ali ben Mohamed ou Saïd, condamnés à mort, sont grâciés. |
04 février 1895 (Cour d'assises d'Alger) |
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| 4h43 | Ali Ouel Hadj Karli ? ans, (?) |
|||||
| 4h45 | Mohammed Ouiddir ? ans, (?) |
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| 4h48 | Mohammed ou Amokran Naït Saïd ? ans, (?) |
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| 4h50 | Ahmed Ousaïd Ou Abdoun ? ans, (?) |
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| 4h52 | Areski ben el Bachir Ouali ? ans, (?) |
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| Lundi 20 mai 1895 |
4h20 | Azeffoun/Port-Gueydon Alger Place de l'Abreuvoir, derrière la justice de paix |
Arabou Boudjemaa Nait Ali ? ans, ? (?) |
Brigands des Ben-Hassen. Areski ou El Hadj Mohamed ou Amar et Saïd ben Mohamed Nait Saïd sont grâciés. |
Arrivés le 19 de Tizi-Ouzou, incarcérés à la justice de paix. Dorment peu, ne mangent rien et acceptent un peu de café. Machine montée sur une minuscule placette cernée de murs. Informés, prient, et sont accompagnés par le cadi jusqu'à l'échafaud. 200 personnes environ assistent au supplice. | 16 mars 1895 (Cour d'assises d'Alger) |
| 4h22 | Mohamed Nait Ali ou Boudjemaa ? ans, ? (?) |
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| Lundi 10 juin 1895 |
5h | Tlemcen Oran Champ de tir |
Mohamed ben Djalili ? ans, tirailleur (?) |
Abat un autre soldat qui ne voulait pas lui obéir. | Pluie violente, ayant convaincu les gens de ne pas se déplacer. Les seuls spectateurs sont les membres de la garnison. | |
| Jeudi 18 juillet 1895 |
4h47 | Miliana Alger ? |
Ben Blidia Miloud ben El Hadj Abbès 66 ans, ? (?) |
Assassin de Mlle Marie Bruneau. | Transféré la veille d'Alger à Miliana. Apprend la nouvelle sans émotion. Demande à voir ses enfants, refuse tout aliment. Aucune résistance. | 27 mai 1895 (Cour d'assises d'Alger) |
| Samedi 20 juillet 1895 |
4h53 | Tiaret Oran ? |
Mohamed Ould Embareck ? ans, ? (?) |
Assassin de M.Cabal, garde-champêtre à Mellakou. | Transféré le 19 depuis Oran, arrive à 21h, passe la nuit à fumer et à parler calmement avec les gardiens. Réveillé à 4h10. Peu d'émotion, fatigue visible. Avoue son crime et dit s'en repentir. Calme durant la toilette, juste un mouvement de recul devant la machine. | 18 mai 1895 (Cour d'assises d'Oran) |
1896 : ? exécutions |
| Mardi 07 avril 1896 |
5h30 | Alger Alger Entrée de la prison civile Barberousse (entre rue du Dr Bentami et boulevard Abderazak Hadad) |
Vincenzo Previtera 41 ans, terrassier (?, Italie) |
Assassina M.Chiodo, dont il était domestique, à Aumale, et la maîtresse de ce dernier, Rose Concella, pour les voler et repartir en Italie. | Dort très profondément, doit être secoué. Peu ému, se contente de dire : "Je suis innocent ! Le bourreau va tuer un innocent !" Courageux, pris de faiblesse devant la guillotine. | 20 février 1896 (Cour d'assises d'Alger) |
| Samedi 16 mai 1896 |
5h04 | Mascara Oran Place de Bône, face au palais de justice, à 25 mètres de la prison civile |
Salem Ould M'barek ben Fatel ? ans, ? (?, Marocain) |
Assassin de Mlle Chassaing à Bab-Ali pour la voler. | Transféré la veille par le train de 23 heures. Réveillé à 4h30. Pluie d'averse. Pendant la toilette, avoue avoir assassiné et violé une fillette de 14 ans. Regarde le couperet en face dès la sortie de la prison. Sur la bascule, résiste tant qu'il ne faut pas moins de huit personnes pour le maintenir, tente de mordre les exécuteurs, et ce n'est que grâce à une corde avec un noeud coulant que l'on parvient à lui placer la tête dans la lunette ! L'exécution ne dure pas moins de trois minutes ! | 20 mars 1896 (Cour d'assises d'Oran) |
| Lundi 18 mai 1896 |
Aïn Temouchent Oran Place Thiers, devant la cantine Schrotter (?) |
Merhane Kadda Ould-el-Habib ? ans, ? (?) |
Assassin de M.Garson, garde-champêtre de Guiard, qui s'apprêtait à l'arrêter. Capturé quelques jours plus tard, il tua les deux Algériens qui l'avaient appréhendé. |
Transféré le 17 en train d'Oran à Aïn Témouchent : pensait aller à Alger pour ses lettres d'entérinement, mais se doute de quelque chose en voyant que le convoi ne prend pas la bonne direction. A la gare de Misserghia, voyant du monde comme rarement, comprend complètement et dit aux gardiens : "Demain, fechta !" et se passe le doigt sur la gorge. A la prison, demande à avoir un agent de police pour lui tenir compagnie, et passe la nuit à discuter avec lui. Demande même des détails sur l'exécution accomplie à Mascara l'avant-veille. Boit plusieurs tasses de café, mange une orange. Reveillé à l'arrivée des officiels, très calme, demande à ce que l'exécution soit rapide. L'imam l'incite à prier, il répond : "Allah ne m'a pas sauvé. Ce n'est pas en priant qu'il me sauvera davantage." Demande que des Algériennes l'accompagnent à l'échafaud en poussant des youyou. Marche de la prison à la place Thiers. Murmure enfin quelques prières tout en fixant le couperet. Poussé sur la bascule, crie : "Semrone, pardon !" Corps remis au frère du supplicié. Peu de monde présent, dont la veuve du garde Garson. | 13 mars 1896 (Cour d'assises d'Oran) |
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| Lundi 22 juin 1896 |
?h | Constantine Constantine ? |
Houhou el Hadj Ahmed 37 ans, ex-instituteur, porteur de contraintes au bureau des Contributions de Biskra. (?) |
Tua pour le voler à Biskra dans la nuit du 08 au 09 août 1895 l'Algérien Seddik, buraliste, avec la complicité d'Abderrahman Gouassem ben Merad, greffier à la justice de paix, et son fils Mohamed. Abderrahman, condamné à mort, est grâcié. Mohamed condamné à vingt ans de travaux forcés. |
Calme au réveil, dit en évoquant sa condamnation : "C'est la faute de la République !". Il subit la toilette sans protester. Demande à prendre un pain, mais il est un peu tard, et on ne peut le satisfaire. Promet aux officiels : "Vous irez tous en enfer ! Tous ! Sauf Monsieur l'inspecteur de la prison, qui est un brave homme !" Devant l'échafaud, s'adresse à la foule pour dire adieu et crier une ultime fois son innocence. Comme il entend poursuivre son laïus, les aides s'emparent de lui, et le poussent avec la plus grande difficulté sur la bascule. Les quatre hommes ne sont pas de trop pour le plaquer sur la machine, et encore, il parvient à mordre de toutes ses forces le bois de la lunette ! | 24 avril 1896 (Cour d'assises de Constantine) |
| Mardi 24 novembre 1896 |
7h | Constantine Constantine Camp des Oliviers |
? ? ans, (?) |
Assassin. | Conduits en fourgon d'ambulance, qui emprunte la route de Sétif pour arriver à bon port. Trajet lent. Se dirigent seuls vers les poteaux. Tahar meurt sur le coup, le civil reste debout et reçoit dans cette position le coup de grâce. | 1896 (Conseil de guerre de la division de Constantine) |
| Sabat Lala ben Tahar ? ans, (?) |
A Bône, tue son ex-amant Doudon Tayeb ben Djidou, un autre soldat, qui avait rompu toute relation avec lui. | vers le 30 juin 1896 (Conseil de guerre de la division de Constantine) |
1898 : ? exécutions |
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| Mardi 19 janvier 1897 |
6h40 | El-Harrach/Maison-Carrée Alger Place de l'Hôtel de Ville |
Manuel Egéa-Lopez 34 ans, sans profession (Espagne) |
Tue de trois coups de couteau le 17 mai 1896 Mr Gélabert, entrepreneur à la Maison Carrée, qu'il détestait parce que ce dernier aurait médit de lui. Avait déjà, quelques années plus tôt, été condamné à un an de prison pour avoir, suite à une dispute, frappé de treize coups de couteau un camarade. |
Conduit de la prison Barberousse jusqu'à la mairie de Maison-Carrée, arrive sur place à 4h40 et est placé dans la salle des pas perdus. Informé à 5h45, se montre calme. "Je savais que j'allais être exécuté. Mais on ne meurt qu'une fois." Il fait des déclarations, consignées sur papier, et signées par l'interprète. Après s'être confessé, fume plusieurs cigarettes et boit deux verres de rhum. S'emporte : "C'est bien long ! Mierda ! Qu'est-ce qu'on attend pour m'exécuter ?" Confié aux exécuteurs, il discute avec eux pendant la toilette, allant jusqu'à s'asseoir de lui-même sur le tabouret. Quitte la mairie d'un pas ferme, les yeux baissés pendant qu'il parcourt les 30 mètres qui séparent l'hôtel de ville de la guillotine. Quelques cris "A mort !" retentissent à la chute du couperet. | 04 décembre 1896 (Cour d'assises d'Alger) |
1898 : ? exécutions |
| Samedi 29 janvier 1898 |
6h | Guelma Constantine Rond-point de Souk Ahras |
Noël Nicollet ? ans, ? (?) |
Tua Mme Bargelot. | Très courageux, sans émotion. Environ 1000 spectateurs, et un nombre important de femmes. | 03 décembre 1897 (Cour d'assises de Bône) |
| Samedi 07 mai 1898 |
4h35 | Sétif Constantine ? |
Messaoud ben Ahmed Techoua ? ans, ? (?) |
Tua le garde Raynaud | Transféré dans la nuit en train depuis Constantine. A la prison, à 4h20, devient pâle et perd connaissance quand le procureur lui annonce la fin. Doit être transporté couché jusqu'aux bois de justice. Foule importante, peu d'Algériens. | 15 mars 1898 (Cour d'assises de Constantine) |
| Mardi 24 mai 1898 |
4h02 | Constantine Constantine Place des Chameaux (Place de la Brèche) |
Salah ben Mohammed Hamada ? ans, ? (?) |
Frappe d'un coup de matraque en juillet 1897 à Collo, le colon Siby, de Cheraïa, pour lui voler son fusil. L'homme survit une vingtaine de jours, et dénonce son agresseur. | Réveillé à 3h45, apprend la nouvelle très calmement, se dit innocent. Garde une cigarette aux lèvres jusu'à la dernière seconde. Nombreux Européens présents. | 04 avril 1898 (Cour d'assises de Constantine) |
| Lundi 22 août 1898 |
5h02 | Hadjout/Marengo Alger Entrée de la prison civile, sur la gauche, derrière la fontaine (?) |
Mohammed Djafari 23 ans, journalier (?) |
Assassinent le 15 mars 1898 le boucher Richerme pour le voler sur la route allant de Tipaza à Marengo. | Conduits la veille de la prison de Blida. Prévenus à 4h, seul Boucetta était réveillé. Très fermes, demandent à être enterrés dans leur pays - ils sont Kabyles - puis s'entretiennent avec un muphti. Pendant la toilette, Djafari sourit et dit aux exécuteurs : "Maintenant, vous allez nous couper le cou comme on fait aux moutons et aux chèvres." avant de demander une cigarette : "C'est la dernière que je fume." Gagnent à pied la guillotine. Djafari se jette presque sur la bascule, Boucetta meurt aussi courageusement. Foule immense en raison de la fête patronale. | 01 juillet 1898 (Cour d'assises d'Alger) |
| 5h04 | Ahmed Boucetta 21 ans, journalier (?) |
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| Lundi 05 septembre 1898 |
5h | Bordj Bou Arreridj Constantine Entrée de la prison civile (?) |
Mohamed ben Seghir Haderbache ? ans, ? (?) |
Etrangle sa nièce à M'Sila pour lui voler ses bijoux. | Arrivé la veille à 1h30 par le train de Constantine. Beau temps, clair de lune. Se dit innocent et qu'il est trop vieux pour être un assassin. Pendant la toilette, exhorté au courage par le muphti qui lui dit "Nous sommes tous mortels", il répond : "C'est égal, ce n'est pas la même chose", et demande à aller à l'échafaud en portant son propre burnous. Foule dense d'Européens. | 19 juillet 1898 (Cour d'assises de Constantine) |
1899 : ? exécutions |
| Mardi 24 janvier 1899 |
?h | Oran Oran Place de la porte de Valmy, village nègre, terre-plein de la rue Dutertre (Place du 11 Décembre 1960) |
Kara Ould Faradji Boualem ? ans, ? () |
Assassin de Joseph Moulin, à l'Ougasse. | Réveillés à 6h. Kara, les larmes aux yeux, se fait répéter deux fois la sentence par l'interprète et jure qu'il est innocent. Boukarfa, lui, dit très fort : "J'ai commis une grande faute et je suis heureux de mourir, car Allah l'a voulu." En arrivant dans la cour pour la toilette, il ricane très nerveusement et retire sa chéchia. Se plaint juste qu'on ne l'ait pas laissé voir une dernière fois sa femme. Refusent tous deux cigarette et café, et répètent les prières de l'imam. Conduits au plateau de Saint-Michel, près du petit marabout et de l'ancien chantier de charité, à environ 500 mètres de la prison. 5.000 personnes, en majorité des Européens, et beaucoup de femmes et d'enfants. Kara descend le premier et voit, à proximité de la guillotine, la famille de sa victime, ainsi que la famille Santa-Maria. Recule face à la bascule. Boukarfa se retourne sur la planche et résiste. Les Santa-Maria conduisent le neveu de Moulin auprès du panier contenant les corps et lui disent : "Regarde-le bien, tu es vengé." | 22 novembre 1898 (Cour d'assises d'Oran) |
| ?h | Ould Mimoun Boukarfa ? ans, ? (, Maroc) |
Quintuple assassinat à Arbal. | 17 novembre 1898 (Cour d'assises d'Oran) |
1900 : ? exécutions |
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| Vendredi 12 janvier 1900 |
6h15 | Tunis Tunisie Place Bab Saadoun |
Mohamed el Mecheri ben Adjeb 22 ans, ? (?) |
Viola et tua à Béja Giuseppe Difranco, Italien, 9 ans. | Premier usage de la guillotine depuis 1889. Réveillé à 6h, pâlit mais répond : "Allah a décidé, je me résigne." Prie et murmure quelques mots : "Le sultan des Français n'a pas voulu me grâcier. Que Dieu favorise le gouvernement français." Demande aux gens présents de lui pardonner. Quitte la prison à 6h15, route déserte. Très peu de spectateurs massés assez loin. RAS. | 15 novembre 1899 (Tribunal criminel de Tunis) |
| Jeudi 10 mai 1900 |
4h37 | Sétif Constantine Place du marché arabe |
Lakdar ben Abdallah Chadli ? ans, (?) |
Tuent à El-Djouan le 29 avril 1899 le meunier Larochette pour le voler. | Pâles et muets face à la nouvelle. Durant la toilette, Bounechada veut être enterré avec ses frères et communique ses dernières volontés à l'imam, Boulakras se dit innocent, et Lakdar, le plus jeune, se monte moins bouleversé et dit : "Pas besoin de serrer si fort, je ne crève qu'une fois." Fermes durant le trajet de la prison au marché. Environ 2.000 personnes : Européens, Algériens, femmes, enfants. Lakdar va sans soutien et sans dire un mot, Tahar récite des prières, et Saïd regarde la machine avant de s'adresser à la foule : "Frères, pardonnez-nous !" Résiste quand on le pousse sur la bascule. | 07 mars 1900 (Cour d'assises de Constantine) |
| 4h40 | Tahar ben Saad Boulakras ? ans, (?) |
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| 4h43 | Saïd ben Mohamed Bounechada ? ans, (?) |
1901 : 0 exécutions |
1902 : ? exécutions Loi du 30 décembre 1902 : création de cours criminelles, faisant office de cours d'assises locales pour les accusés indigènes musulmans. |
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| Vendredi 25 avril 1902 |
10h10 | Medjez el-Bab Tunisie Extrémité du pont de la Medjerdah, dans un champ entouré d'eucalyptus |
Ahmed ben Mohamed Hamida ? ans, ? (?) |
A Medjez el-Bab, le 06 août 1901, assassine le colon français Hélis, 54 ans, à coups de bâton, de bêche, de hache et de manche de charrue avant de le jeter dans son puits, d'où il est récupéré le 11 août, puis de dévaliser sa maison. Ferhart ben Ahmed, condamné à mort, est gracié. Mustapha ben Helah, voisin de la victime, qui avait attiré celle-ci dans le piège, est condamné à vingt ans de travaux forcés. Kemela Djeerdi, guetteur ayant reçu sa part de butin, à cinq ans de travaux forcés. |
Première exécution par guillotine en Tunisie hors Tunis, accomplie dans la ville du crime à fin d'exemple. Quitte la prison de Tunis à 8h pour prendre le train. Arrive sur place à 9h45. Conduit dans un local du marché, informé du rejet de sa grâce. Répond calmement : "Il m'est indifférent de mourir. Que j'expie, puisque j'ai commis un crime. Mais il serait juste qu'aucun des miens ne pâtisse de mon forfait. J'espère qu'il sera pourvu aux besoins de mes frères. Il serait juste aussi que ma maison ne soit pas vendue, elle appartient à mes enfants. Je n'en veux pas aux Français. Ils ont agi envers moi légalement. Mais j'emporte dans ma tombe toute la haine que j'ai justement vouée au caïd et au cheik !" Calme durant la toilette, parle de sa famille, demande que ses vêtements soient rendus à ses frères, puis s'exclame : "Je suis content de mourir un vendredi parce que c'est un jour de fête !" En quittant le marché, dit adieu au spahi de contrôle, puis remonte dans le fourgon qui le conduit au lieu de son exécution. Présence du contrôleur et du caïd. Aucun incident. Majorité d'Européens, deux cents indigènes environ. |
19 février 1902 (Tribunal criminel de Tunis) |
1903 : ? exécutions |
| Mardi 13 janvier 1903 |
6h46 | Oran Oran Place de la porte de Valmy, village nègre, croisement du boulevard d'Iéna et de la rue Dutertre (Place du 11 Décembre 1960) |
Charef ben Abdallah ben Mohamed Balegh 21 ans, journalier (1881, ?) |
Le 15 août 1900, dans un passage à niveau à deux kilomètres de Lamoricière, abattent d'un coup de fusil en pleine poitrine M.Teissier, brigadier poseur ferroviaire, puis assomment son épouse garde-barrière, enceinte de cinq mois, accourue au bruit du coup de feu, avant de la violer puis de la tuer en lui déchiquetant le visage à coups de couteau. L'enquête n'aboutit qu'en juillet 1901. Un autre complice se pend avant d'être arrêté. |
Lieu d'exécution à peine changé par rapport à 1899, mais bougé de quelques mètres en raison des constructions ayant eu lieu dans l'intervalle. Réveil à 6h15. Endormis profondément, ne faiblissent pas : Charef a un rictus. Affirment être victimes de faux témoignages, et refusent tout alument. Prient quelques minutes avant de quitter leur cellule. Très calmes, toilette rapide. Balegh houspille un des aides : "Ne m'attache pas si fort ! Crois-tu que je vais me sauver ?". Charef se lamente et murmure pendant qu'on coupe le col de sa chemise : "Mon Dieu, qu'est-ce que j'ai fait ? Dieu me rendra justice." vont en fourgon sur le lieu d'exécution, au village nègre, près de la maison du marabout, en compagnie d'un imam. 3.000 spectateurs, dont beaucoup d'autochtones. | 12 novembre 1902 (Cour d'assises d'Oran) |
| 6h47 | Mohammed ben Abdelmalek 26 ans, journalier (1876, ?) |
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| Mardi 25 août 1903 |
Draâ El Mizan Alger ? |
Hadj Saïd Belkacem ben Hadj Saïdi 70 ans, marabout (?) |
PARRICIDE. En septembre 1902, abat d'un coup de pistolet en plein coeur son père centenaire (la presse lui donne 102, voire 112 ans !) parce que mécontent de ses fils, le vieil homme voulait les deshériter. Hadj Saïd Mohammed, 65 ans, est condamné à la réclusion perpétuelle et Hadj Saïd Ammar, 60 ans, à dix ans de réclusion. |
26 juin 1903 (Cour criminelle de Tizi Ouzou) |
1904 : ? exécutions |
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| Mardi 02 août 1904 |
5h11 | Oran Oran Place de la porte de Valmy, village nègre, croisement du boulevard d'Iéna et de la rue Dutertre (Place du 11 Décembre 1960) |
Esmi Bouhalouan Habib ? ans, (?) |
Dans la nuit du 03 au 04 novembre 1903, à Saint-Maur, assomment à coups de matraque puis égorgent M.Rubio, épicier, qui avait refusé quelques jours plus tôt de leur faire crédit, puis égorgent Mme Rubio et étranglent le petit Angel, deux ans, avant d'arroser les corps de pétrole et d'y mettre le feu. Seul le fils aîné, Jean, 4 ans, échappe à la mort en allant se cacher dans une caisse sans être remarqué. Esmi Bouhalouan Abdelkader est grâcié. |
Guillotine montée près du dispensaire, à quelques mètres du lieu de la précédente exécution, à un mètre de la ligne du tramway débouchant de la rue et quelques pas du rond-point central. Au réveil, à 1h30, prennent la nouvelle calmement, mais affirment être innocents. Après avoir prié, deux d'entre eux fument. Habib demande à embrasser son frère, ce qui lui est accordé. Mangent quelques pommes et poires avant d'être conduits en voiture sur la place, devant 10.000 personnes. Tour à tour, vont à la mort en regardant le couperet. Applaudissements après la troisième chute du couteau. Corps non réclamés par leurs familles. | 24 mai 1904 (Cour criminelle d'Oran) |
| 5h12 | Esmi Bouhalouan Mohamed ? ans, (?) |
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| 5h13 | Boualem Abdelkader ben Mibani ? ans, (?) |
1905 : ? exécutions |
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| Samedi 11 février 1905 |
6h | Tunis Tunisie Place Bab Saadoun |
Abdallah ben Rezgui ben Abdallah ? ans, ? (?) |
Tua dans les montagnes près de Sidi-Ayed un mineur italien pour lui voler 1300 francs. | La veille de son exécution, dépose auprès du procureur une plainte contre sa famille qui s'était déjà partagé ses biens sans même attendre la décision présidentielle. Réveillé à 5h30, croit à sa grâce. Informé du rejet de celle-ci au greffe : pâlit, puis se reprend, mais proteste et clame son innocence. Pendant le trajet long de vingt minutes environ, ne dit pas un mot. Foule très importante. Va à l'échafaud d'un pas ferme. | 25 novembre 1904 (Tribunal criminel de Tunis) |
| Mardi 28 février 1905 |
6h32 | Aïn Témouchent Oran Place Thiers, devant la cantine Schrotter (?) |
Zedjidi Bendida ould Abdelkader 25 ans, ? (?) |
Assassin de Désiré Harlot, vieil employé de ferme, à Turgot. | Quitte le 27 février à 17 heures la prison civile d'Oran, et prend le train de 17h25 de la gare de Karguentah, sous couvert d'un supplément d'enquête : pas dupe en raison de la présence de nombreux soldats, et le fait savoir à son escorte de gendarmes. Conduit à 19h30 à la prison civile, reste dans sa cellule à fumer. Vent glacial et un peu de neige, mais foule importante. Parmi elle, la mère et la soeur du condamné. Réveillé à six heures, très courageux. Demande où est son père, et le réclamera plusieurs fois dans la demi-heure qui suit, sans jamais faire mention de sa mère. S'affirme innocent, puis récite plusieurs fois la chahada. "Je suis content d'aller vers Allah avec mon coeur blanc." A son ancien patron, M.Milge-Poutingon, dit en français : "Dis adieu à mon père, beaucoup adieu ! Et à tous mes camarades !" avant de lui demander une cigarette. Quand l'exécuteur l'incite à partir, recommande ses enfants au juge de paix. Conduit en voiture pour faire la quarantaine de mètres qui séparent la prison de la guillotine. En descendant, écarte les aides d'un coup d'épaule : "Laissez-moi y aller tout seul !" Un hurlement de femme, unique, au moment de la chute du couperet. | 10 décembre 1904 (Cour criminelle d'Oran) |
1906 : ? exécutions |
| Mercredi 30 mai 1906 |
4h38 | Mostaganem Oran Carrefour du faubourg de Tigditt, près de l'école arabe |
Boudali "Gourari" Mohamed ould Labib 32 ans, ? (?) |
Le 31 juillet 1905, sur les bords de la Menasfa, au douar Ouled Barkat, alors qu'elles lavaient le linge, égorge à coups de couteau Bentata Halima, sa belle-soeur, puis la mère de cette dernière, Houmri Halima, qui avait tenté de s'enfuir à travers champs pour aller chercher du secours. Blesse ensuite une fillette qui avait assisté à la scène et criait à l'aide en lui jetant une grosse pierre dans la poitrine, lui fracturant la clavicule droite. Suite au décès de son frère, il avait fait connaître à sa belle-soeur ses intentions de l'épouser, mais celle-ci l'avait repoussé, en raison de sa violence, avant de mettre un terme définitif à ses tentatives en se fiançant avec un autre homme en juin 1905. |
Réveil à 4 heures, dormait, reste impassible devant la nouvelle. "Vous êtes la Justice, je suis votre fils. Faites de moi ce que vous voudrez." Discute avec l'imam, et manifeste des paroles de compassion envers ses enfants : "J'ai deux petits, ils vont se retrouver dans la misère. A quoi servira ma mort ? Je les recommande au Gouvernement." Après avoir bu à même un seau d'eau, reboit durant la toilette, au cours de laquelle l'imam lui fait réciter des versets du Coran. La voiture doit être déviée en raison de travaux sur la rue Matemore et le pont de l'Alma. Perd ses forces devant la guillotine, doit être soutenu par les aides, fixe le couperet en priant. Basculé en criant à trois reprises : "Rass Allah !" Environ 2.000 spectateurs, dont peu d'Algériens et beaucoup de femmes. Un tirailleur indigène s'évanouit. | 09 mars 1906 (Cour criminelle de Mostaganem) |
| Mercredi 27 juin 1906 |
4h07 | Béjaïa/Bougie Constantine Entrée de la prison civile, la Plaine (rue des Frères Meziani) |
Igoussimène Mohamed Amokran ben Saïd 21 ans, ? (?) |
Le 13 mars 1905, viole, égorge et vole une fillette de 10 ans avant de jeter son corps dans la rivière Soummam, puis vole son âne. | Machine montée à quatorze pas à droite de la porte charretière de la prison, entre le mur et le Bois Sacré. Réveillé à 3h55, dormait bien. Etonné, mais répond : "C'est Allah qui l'a voulu". Refuse le café, demande si son frère est venu à Bougie pour le voir. La réponse étant non, le condamné ne demande plus rien. Attaché dans la cour, se laisse faire. En voyant le couperet, léger frisson de surprise mais avance vers l'échafaud sans s'arrêter et en récitant une prière. Dernière exécution au Maghreb occupé avant 1909. |
04 avril 1906 (Cour criminelle de Bougie) |
1907: 0 exécutions |
1908: 0 exécutions |
1909: ? exécutions |
| Lundi 28 juin 1909 |
5h | Dhaya/Bossuet Oran Place de la mairie, face à l'église |
Nour Bouchta 36 ans, journalier (?) |
Assassinent dans la forêt de Daya le 16 septembre 1906 l'inspecteur des forêts Dubois et le brigadier Barbier. | Quittent la prison de Sidi Bel Abbès le 27 au matin, informés qu'il s'agit d'un déplacement pour supplément d'information. Mais les trois condamnés ne sont pas convaincus. Prennent le train pour Magenta à 8h, où ils arrivent trois heures plus tard. Sont enfermés dans un local de la gare le temps de mettre les bois de justice dans une charrette. Dès leur départ de Magenta, sont assurés de mourir : Bouchta ne cesse d'insulter les passants et de les menacer. Arrivent en fin d'après-midi à Bossuet, et sont incarcérés à la redoute locale. Le lendemain, réveil à 4h30. On leur affirme une dernière fois que le voyage n'est pas fini, et on les conduit par des chemins détournés jusqu'à l'hôtel de ville. A la mairie, entendent les paroles du mufti et sont remis aux exécuteurs. Bouchta, seul des trois condamnés, passe son temps à vociférer. | 24 juin 1908 (Cour criminelle de Sidi bel Abbès) 12 décembre 1908 (Cour criminelle d'Alger) |
| 5h02 | Cheikh ould Cheikh 31 ans, journalier (?) |
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| 5h04 | Mohamed ben Slimane 29 ans, journalier (?) |
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| Mercredi 04 août 1909 |
4h25 | Bouira Alger Place principale |
Cherigui Mohamed ben Mohamed 20 ans, ? (1888, ?) |
Assomme à coup de matraque puis égorge le colon François Dupont, 20 ans, pour le voler, le 08 août 1908 à Bouira. Saïdi Ahmed est condamné à perpétuité. |
Transféré la veille d'Alger à Bouira. Dyrant la toilette, pleure et prie alternativement, avant de résister aux exécuteurs en les suppliant : "Attendez !" Conduit en voiture, regarde la guillotine en descendant, chante un air funèbre en faisant ses derniers pas, et malgré avoir affirmé ne pas parler français, alors qu'il est enfourné, s'écrie : "Laissez-moi, Monsieur !" Corps remis à la famille. | 04 avril 1909 (Cour criminelle d'Alger) |
| Samedi 07 août 1909 |
4h42 | Oran Oran Place de la porte de Valmy, village nègre, croisement du boulevard d'Iéna et de la rue Dutertre (Place du 11 Décembre 1960) |
Brahim Kerriche Larbi ben Mohamed 26 ans, (?) |
Cousins. L'aîné voulait épouser la soeur de Brahim, une adolescente de 15 ans, qui refusa ce mariage. L'étranglent dans son sommeil le 08 août 1908, chargent le corps sur un mulet puis le cachent dans une grotte, avant de le couvrir de paille et d'y mettre le feu pour cacher le crime. Si Brahim avoue dès son arrestation, Ben Krich se dit innocent. |
Réveillés à 4h. Ben Krich affirme son innocence, tandis que Brahim lui crie de prendre ses responsabilités. L'aîné est inquiet, le second indifférent. Trempent leurs lèvres dans un café qu'on leur sert. Pendant qu'on les attache, Ben Krich gémit : "Je suis innocent, je suis malheureux ! Je n'ai pas commis le crime dont mon cousin est seul à m'éccuser. Je le jure devant Dieu et les hommes, je n'ai rien fait. C'est le caïd qui a voulu me perdre ! Pourquoi vais-je mourir ?" L'imam lui répondant que c'est là la destinée de tout homme, il répète par trois fois : "Il n'y a de Dieu qu'Allah, et Mohammed est son prophète !" Quand on les mène vers le fourgon, Benkrich demande des nouvelles de son douar et de sa soeur, voulant savoir si elle est venue assister à sa mort. "Confie-toi à Dieu", répond l'imam. Environ 5000 personnes présentes, dont beaucoup d'Algériens. Brahim descend le premier, pâle, impassible. Ben Krich, soutenu par les aides, regarde le couperet et semble vouloir parler quand on le bascule. Rentre la tête dans les épaules, vite maintenu en place. Corps non réclamés par les familles, inhumés au cimetière musulman. | 04 juin 1909 (Cour criminelle d'Oran) |
| 4h45 | Ben Krich Kada ould Tayeb 50 ans, ? (?) |
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| Jeudi 21 octobre 1909 |
5h10 | Aïn El Assel/Yusuf Constantine Entrée de la prison civile |
Meriah ben Zehouani Boubekeur 22 ans, journalier (1887, ?) |
Assassine de cinq coups de couteau la veuve Durand, 78 ans, à Yusuf dans la nuit du 30 au 31 octobre 1908 pour la voler. | Transféré la veille de l'exécution. Guillotine montée à quinze mètres de la prison, derrière le mur d'une maison formant angle. Conduit à l'échafaud dix minutes après le réveil : résiste en voyant la machine. | 06 juin 1909 (Cour criminelle de Bône) |
1910 : ? exécutions |
| Lundi 21 février 1910 |
6h | Souk Ahras Constantine Place de la prison civile |
Bekouch ben Amor ? ans, ? (?) |
Blesse mortellement de deux coups de fusil au ventre et à la main droite le cheikh Messaoud ben Moni Guendouz, au douar Hamama, près de Souk Ahras le 16 juillet 1909. Guendouz avait plusieurs fois envoyé des courriers à l'administration pour demander une intervention rapide contre Bekouch, bandit notoire, dangereux et craint. |
Réveil à 5h40, très surpris par cette irruption, se lève avec respect. Aux explications du procureur Chambre, semble ne pas comprendre, jusqu'à ce que l'interprète Lefgoun prenne sur lui de lui dire clairement qu'il va mourir. Blêmit d'horreur, manque perdre connaissance : on lui fait boire une tasse de café chaud. Après avoir dit n'avoir aucune déclaration à faire, répond aux exhortations de courage de M.Chambre : "J'en aurai, et je n'aurai pas peur, puisqu'il le faut." Ecoute les paroles du bach adel Sahli, prie puis demande à ce que son frère élève son fils orphelin. Pris de sanglots, demande au Procureur de lui accorder son pardon, ce que le magistrat accepte. Fait une nouvelle requête : "Recommandez aux bourreaux de ne pas trop me brusquer." Pendant la toilette, se dit innocent et fait des prières. Voyant la porte s'ouvrir et distinguant la guillotine, pousse un soupir et dit aux exécuteurs : "Si vous avez fini, allons-y... mais ne me bousculez pas." Foule assez dense. | 12 novembre 1909 (Cour criminelle de Guelma) |
| Mardi 24 mai 1910 |
4h27 | Alger Alger Entrée de la prison civile Barberousse (entre rue du Dr Bentami et boulevard Abderazak Hadad) |
Juan "Figarette" Vidal 20 ans, jardinier (?) |
N'ayant pu obtenir de travail à la ferme Coll, à Berkadem, près de Kouba, y assassina à coups de couteau trois personnes le 18 mai 1909 : Mme Slives, 86 ans, belle-mère de M.Coll, qu'il décapita quasiment, et ses deux fils, Joseph, 24 ans et Pierre, 14 ans. | Réveillé à 4h, ne comprend pas ce que dit le procureur : on doit traduire la sentence en espagnol. "C'est bon, puisqu'il le faut, je mourrai !" Puis s'énerve devant son avocat : "Tout le monde m'abandonne parce que je suis Espagnol ! La voilà, votre justice !" Puis demande si un autre condamné à mort, Amrouche, va être exécuté lui aussi. Discute avec l'aumônier, boit cul sec un verre de rhum et laisse les aides procéder à la toilette. Quand les portes s'ouvrent, des cris à mort retentissent un peu partout. Le condamné regarde le couperet, puis toise la foule avant d'être basculé. Corps livré à la faculté de médecine. Selon toute vraisemblance, exécution à laquelle le père d'Albert Camus était allé assister et que son fils raconta dans Réflexions sur la guillotine. |
02 mars 1910 (Cour d'assises d'Alger) |
| Mardi 20 septembre 1910 |
5h57 | Oran Oran Place de la porte de Valmy, village nègre, croisement du boulevard d'Iéna et de la rue Dutertre (Place du 11 Décembre 1960) |
Kara Miloud ben Salah ? ans, ? () |
Égorge le 13 octobre 1909 au douar d'Ain Beida sa femme Halima bent Taieb, sa belle-mère Kheira bent Bouzian, et blessa grièvement la soeur de celle-ci, Yamina bent Zief. Mobile : Halima, lasse de sa violence, l'avait quitté pour se réfugier chez ses parentes. | Au réveil, pâlissent puis prient. Prient tout au long de la toilette, refusent toute boisson ou tabac. En grimpant dans le fourgon, Kara remarque : "On me tue pour bien peu de chose !" Guillotine dressée à un kilomètre de la prison. Cris de la foule poussés tout au long de l'exécution, qui ne cessent que quand la seconde tête est tombée. | 19 mai 1910 (Cour criminelle d'Oran) |
| 5h59 | Saïd Mohammed ben Moussa 25 ans, journalier (, Maroc) |
Tue deux jeune Marocains pour leur voler 75 francs. | 20 mai 1910 (Cour criminelle d'Oran) |
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| Lundi 10 octobre 1910 |
5h43 | Berrouaghia Alger ? |
Ben Saïd Mohamed ben Larbi 39 ans, journalier (?) |
Le 03 janvier 1910, dans la forêt de Berrouaghia, tue à coups de hache son frère, 15 ans, pour se faciliter l'appropriation de leur héritage commun. | Réveillé par le substitut Carayol. Courageux. Foule respectueuse, aucun incident. | 23 juin 1910 (Cour criminelle de Blida) |
| Lundi 31 octobre 1910 |
6h | Skikda/Philippeville Constantine Porte de Constantine/Place des Chameaux (Place des Martyrs) |
Ben Abderrezag Chabani ben Amor ? ans, ? (?) |
Assassinat et vol qualifié | Réveillé à 5h30 par le greffier et l'imam. Demande une tasse de café et une cigarette. Ne prononce pas une seule parole. Foule très nombreuse, mais presque aucun Algérien. | 27 juillet 1910 (Cour criminelle de Philippeville) |
1911 : ? exécutions |
| Samedi 14 janvier 1911 |
7h06 | Chlef/Orléansville Alger Place Victor-Hugo, devant le palais de justice |
Ben Bali Larbi ben Kalifa ? ans, ? (?) |
Le 19 février 1910, tua à coups de matraque son oncle Khelifa ben Hamadou, agriculteur à Rabelais, qui revenait du marché d'Orléansville avec 180 francs grâce à la vente de bestiaux. Enterra le corps nu, qui ne fut retrouvé que deux mois plus tard. | Au réveil, pâlit affreusement, manque défaillir. Refuse la cigarette et le café. Remercie son avocat et lui dit "Je suis un bon musulman, ancien Taleb, et je mourrai courageusement." Grande foule car jour de marché. Violent mouvement de recul face à la machine, mais le condamné se reprend... quelques instants : alors qu'on le plaque à l'horizontale, se révolte et mord de toutes ses forces le bois de la lunette pour empêcher les exécuteurs de le placer correctement sous le couperet. Il faut deux minutes aux aides pour le maîtriser et enfin le positionner. Un tirailleur, bouleversé par la scène, s'évanouit quelques secondes plus tard. | 15 novembre 1910 (Cour criminelle d'Orléansville) |
| Vendredi 08 septembre 1911 |
4h40 | Annaba/Bône Constantine Entrée de la prison civile, boulevard Narbonne (Boulevard Zighourt Youcef) |
Mesrough Tahar ben Abdallah 21 ans, ? (?) |
Le 04 décembre 1910, entre le douar Ouled Selise et Combes, attire dans un piège à l'écart de la route et blesse à coups de fusil dans la tête Abraham Allouche et son neveu Moïse Allouche, colporteurs juifs tunisiens, pour leur voler 150 francs et deux burnous, avant d'achever Abraham en lui broyant le crâne avec une grosse pierre, puis de faire subir le même sort à Moïse d'un coup de crosse de fusil. Le frère de Moïse, Fradjie, parvient à s'enfuir et à dénoncer leur agresseur. | Pendant que les barrières sont établies, à l'entrée du palais de justice, le père du condamné demande au substitut une autorisation exceptionnelle d'embrasser une dernière fois son fils sans l'obtenir. Prévenu à 4h25 dans sa cellule isolée au fond d'une courette, aucune émotion. Refuse l'assistance du muphti, et conclut : "Je n'ai rien à dire, un jour ou l'autre, l'homme doit toujours mourir." Dans la cour principale, réclame de prendre un bain : "Au point de vue religieux, je ne suis pas en état de pureté pour paraître devant Allah." Le substitut Godin, là encore, doit décliner. Ecoute distraitement les exhortations du muphti durant la toilette. 2.000 personnes présentes dans la rue. Un coup de sifflet et quelques applaudissements accompagnent la chute du couperet. Corps remis à l'hôpital civil pour servir à l'amphithéâtre. Les exécuteurs sont hués par quelques habitants en remontant en fourgon le Cours qui conduit à la gare. | 10 juin 1911 (Cour criminelle de Bône) |
1912 : ? exécutions |
| Vendredi 02 février 1912 |
?h | Batna Constantine ? |
Ghassemi Salah 37 ans, ? (?) |
Tua un maquignon pour le voler. | MENTIONNE PAR PLUSIEURS JOURNAUX DE METROPOLE SANS MENTION DE LA DATE DE CONDAMNATION. POSSIBLE INVENTION ! | |
| Lundi 05 février 1912 |
6h09 | Batna Constantine Place ouest du palais de justice, entre prison et tribunal (rue des frères Bouabsa) |
Boukhalfa Ahmed ben M'Barek 23 ans, ? (?) |
Dans le cadre d'une vengeance familiale, en février 1911, assomme à coups de matraque, poignarde puis pend à un arbre la jeune Bensedira, 12 ans, bergère, sa belle-soeur. Khélia est condamné à vingt ans de travaux forcés. |
12 décembre 1911 (Cour criminelle de Batna) |
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| Lundi 25 mars 1912 |
5h10 | Oran Oran Plateau du Petit-Santon, entre la porte du Santon et le mont Santa Cruz |
Antonio "Damian" Navarre ? ans, légionnaire (?) |
Tente d'assassiner le 25 septembre 1911 le colonel Passard. | Très calme, refuse l'aide de la religion. Au greffe, prend un verre de café, qu'il boit à la santé des gens présents, puis accepte plusieurs cigarettes. Entre la prison militaire et le plateau du Santon, refuse à nouveau d'écouter le prêtre. Sur place, refuse d'avoir les yeux bandés, et arrache le bandeau qu'on lui met sur le visage. On doit le forcer à le porter, et le forcer également à s'agenouiller. Avant que les coups de feu ne retentissent, hurle : "A bas le militarisme ! Vive l'anarchie !" | 18 décembre 1911 (Conseil de guerre de la division d'Oran) |
| Jeudi 11 avril 1912 |
5h10 | Mascara Oran Entrée de la prison civile (avenue Omar Benghazel) |
Bouadi Abd el Kader ? ans, ? (?) |
Membre de la bande Labane. Commit un crime au Poirier, près de Nazereg, le 11 mai 1910. |
Réveillé à 4h45. Angoissé, dit : "Ca va ! J'ai tué... tant pis !" Demande à voir son père, ce qui est impossible au vu de l'heure. "Je ne demande plus qu'une chose : c'est qu'on ne me fasse pas trop souffrir." Serre la main à deux compagnons de détention, refuse café et cigarettes, et répète la chahada pendant la toilette. Mouvement habituel de recul devant la bascule. | 16 décembre 1911 (Cour criminelle de Mascara) |
| Vendredi 12 avril 1912 |
5h45 | Oran Oran Plateau du Petit-Santon, entre la porte du Santon et le mont Santa Cruz |
Abdelkader ould Abdelkader Chibani ? (?) |
Membres de la bande Labane, brigands ayant sévi près de Nazereg tout au long de l'année 1910. Premier arrêt cassé le 7 septembre 1911. |
Pluie légère. Arrivée des officiels à 5 heures. Bouadi, déjà debout, appelle ses camarades : "Courage, courage ! Ce sont des fils de chiens qui viennent !" Se montrent tous fermes et résignés. Au greffe, Labane appelle son avocat, Me Boluix-Basset, et dit : "Je désire que la musique qui fera défiler les troupes tout à l'heure devant mon corps soit celle des tirailleurs algériens. Je veux la nouba." Demande une ceinture pour comprimer sa taille et ne pas faiblir devant le peloton : les trois autres font la même demande. Les avocats leur font boire la tasse de café, car ils ont les mains liées dans le dos. Bouadi demande une cigarette. Prient avec le muphti avant de quitter la prison à 5h30. Montent en voiture, saluant un groupe de tirailleurs, derrière les zouaves qui forment une haie, et qui hésitent à leur retourner leur salut. Pendant le trajet, prient à voix haute, Bouadi suppliant Allah de l'appeler à lui. Attachés à genoux devant les poteaux, la détonation simultanée les interrompt en plein milieu d'une prière. Lot et Labane tombent en arrière, Chibani face au sol, Bouadi sur le flanc gauche. Plusieurs milliers de spectateurs sur le flanc de la montagne, qui applaudissent. Défilé militaire au son d'une marche des zouaves. | 26 juillet 1911 (Conseil de guerre de la division d'Oran) 16 décembre 1911 (Conseil de guerre de Mascara) |
| Abdeljebbar ould El Hadj Lot ? (?) |
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| Abderrahmane ould Kadda Labane ? (?) |
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| Khada Bouadi ? (?) |
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| Jeudi 30 mai 1912 |
4h30 | Saïda Oran Petite place, près du bureau de poste |
Mohamed "Abdesslam" ben Moussa ? ans, ? (?) |
Le 06 juillet 1911, à Saïda, assassine à coups de couteau Marie Esturgot, épouse Marcot, 21 ans, et étrangle avec une cordelette son fils aîné Clément, 3 ans, n'épargnant que le petit Lucien, 10 mois, dormant dans son berceau, pour voler un revolver, 20 francs et une montre. | Réveillé à 4h15 : "J'ai tué, je dois payer, j'aurai du courage". Prie avec l'imam durant la toilette, boit une tasse de café et demande à ne pas être bousculé par les aides. Grimpe dans le fourgon, demandant au procureur de transmettre ses amitiés au gardien-chef de la prison de Mascara, qui s'est montré bon pour lui, et demande à son avocat d'écrire à son père, habitant de Melilla, pour lui annoncer sa mort. Va à la guillotine avec indifférence, à reculons, en récitant la Châada. Mouvement de recul devant la bascule. Foule nombreuse, environ 2.000 personnes. | 23 mars 1912 (Cour criminelle de Mascara) |
| Jeudi 25 juillet 1912 |
4h21 | Béjaïa/Bougie Constantine Entrée de la prison civile, la Plaine (rue des Frères Meziani) |
Mazouzi Abdallah ben Saïd 36 ans, tirailleur retraité (?) |
Le 26 août 1911, au lieu-dit Bourzis, tire un coup de fusil sur Drouiche Mohamed Saïd, adjoint du douar Tararist, puis tente de le décapiter avant de l'achever d'un second coup de feu tiré à bout portant. La victime avait voulu le matin même au marché le verbaliser et lui confisquer son fusil pour port d'arme non matriculée prohibée. |
Réveillé à 4h, pleure un peu, demande à être inhumé en Alger où vit une partie de sa famille. Après s'être entretenu avec un muphti, passe une gandoura, et durant la toilette, affirme son innocence. Se laisse conduire à l'échafaud sans rien dire. Foule importe d'européens. | 31 mai 1912 (Cour criminelle de Bougie) |
| Mercredi 14 août 1912 |
5h20 | El Biar Alger Champ de tir, fossés du Fort-l'Empereur |
Brahim ben Messaoud ? ans, ? (?) |
Le 26 novembre 1911, sur le territoire militaire de Ghardaïa, au lieu-dit "Le Puits des Juifs", étranglent avec un chèche le mozabite El Hadj Bakir ben Salah après l'avoir enivré, ce pour lui voler une dizaine de francs. Boudjema ben Mohamed ben Najeur, 17 ans, est condamné aux travaux forcés à perpétuité. |
A l'arrivée des officiels dans leur cellule de la prison militaire, à 4h15, El Barka est déjà réveillé. Informés de la fin, semblent réflechir. Demandent au mufti de tenir leur famille au courant et de leur demander pardon en leur nom, avant que Messaoud ne s'inquiète des futures circonstances de son inhumation. Grimpent dans une ambulance qui les conduit au champ de tir. Le convoi s'arrête à dix mètres des poteaux. El Barka est attaché à celui de gauche, Messaoud à droite. Ecoutent le verdict tête baissée, puis ont les yeux bandés et sont mis à genoux. Le peloton, composé de huit sergents, huit caporaux et huit soldats du 1er Zouaves se met en position. Exécution rapide, atteints sur la gauche : au moment du coup de grâce porté à El Barka, le revolver a des ratés, et cela prend quelques secondes. | 22 mai 1912 (Conseil de guerre de la division d'Alger) |
| Brahim ben El Barka ? (?) |
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| Lundi 26 août 1912 |
5h16 | Remchi/Montagnac Oran Place publique, derrière l'église, à une vingtaine de mètres des portes de la gendarmerie |
Zenan Bachir Ould si Abdelkader ? ans, ? (?) |
Le 22 mars 1912, abat d'un coup de moukala en pleine poitrine le gendarme Richard, au douar des Beni Ouarsous, parce que celui-ci l'avait surpris en plein braconnage, puis tente d'abattre le gendarme Grosclaude qui se lançait à sa poursuite sans l'atteindre. | Quitte le 25 au soir la prison de Tlemcen, soit disant pour une instruction supplémentaire. En cellule à la gendarmerie locale, ne dort pas, fume beaucoup et boit énormément de café. Arrivée des officiels à 5h, aucune émotion, s'affirme innocent : accuse le caïd de l'avoir fait condamner à tort pour cacher l'identité du vrai coupable, l'un de ses proches. Demande à voir ses six enfants, et comme la chose est impossible, il demande que l'administration française s'occupe de leur éducation. Toilette rapide. En franchissant la porte, dit une dernière fois qu'il est innocent, et maudit le caïd : "Que ta maison se vide !". Se crispe en voyant le couperet, masqué au début par les feuilles des arbres de la place. Peu de gens présents, et surtout des européens, car exécution tenue relativement secrète. | 08 juillet 1912 (Cour criminelle de Tlemcen) |
| Lundi 09 septembre 1912 |
5h15 | Khenchela Constantine Place, devant la maison d'arrêt (?) |
Maamar Bouziane ? ans, ? (?) |
Bandit notoire, dans la nuit du 24 au 25 juin 1911, abat de deux coups de fusil dans la tête le meunier Raphaël Monterastelli au moulin Fromenger, douar Chelia, aux alentours de Khenchala, surpris alors qu'il essayait de dérober ses bêtes de somme, et s'enfuit en volant le fusil de sa victime. Arrêté en novembre 1911 comme évadé de la prison de Khenchela, six mois après sa fuite, passe aux aveux. Ammar Meddour, son complice, est grâcié. |
Réveillé à 5h. Converti, accompagné par l'abbé Devaure, très digne pendant le trajet, se soucie de l'au-delà. Devant la machine, embrasse le crucifix. Foule imposante. Enterré au cimetière français, la communauté musulmane refusant son inhumation dans le leur. | 22 juin 1912 (Cour criminelle de Batna) |
| Samedi 26 octobre 1912 |
6h46 | Tunis Tunisie Place Bab Saadoun |
Chedli ben Amor El Guettari ? ans, (?) |
En septembre 1911, la municipalité de Tunis lance une procédure d'achat du cimetière du Djellaz, le plus grand cimetière de la ville. Aussitôt, des protestations s'élèvent qui conduisent la ville à interrompre son projet, mais cette décision n'est relayée par aucun organisme officiel, pas même par la presse. Ce manque de communication conduit à une manifestation les 7 et 8 novembre 1911 à l'entrée du cimetière, au cours de laquelle les participants trouvent le domaine barricadé et interdit d'accès par des forces de sécurité. La violence éclate, les policiers sont lapidés par la foule, l'armée intervient, et la mort d'un enfant abattu par un riverain italien conduit les Tunisiens à attaquer la communauté italienne, entraînant de nombreuses victimes. Chadli est condamné pour le meurtre du brigadier Franchi et les tentatives de meurtre de l'agent Fouin et sur Jacques Victor, Marroubi est condamné pour les crimes sur les agents Franchi et Fouin. 74 personnes sont inculpées : dix-huit d'entre elles sont condamnées à des peines de travaux forcés. Leurs complices Mohamed ben Ali Chedli, Mohamed ben Hadj Abdallah El Gharti, Abdallah ben Mohamed Ouali, Mohamed ben Abdallah ben Amor El Gabri et Milani ben Ali ben Fattallah, eux aussi condamnés à mort, sont grâciés. |
Réveillés à 5h30, dormaient profondément. On leur annonce qu'ils vont être transférés à Alger, mais une fois au greffe, on leur traduit la sentence. COmme ils ne comprennent pas bien, Chedli demande à ce qu'on leur explique mieux, mais la présence d'un imam et de leurs avocats vaut toutes les explications du monde. Confiés aux bourreaux à 6h30 : Chedli tremble de panique quand on lui découpe le col, croyant qu'on va le décapiter ainsi. Quittent la prison en fourgon cellulaire. Chedli descend le premier, pâlit en voyant la guillotine, mais se laisse basculer. Grande gerbe de sang, à près de trois mètres. Marroubi, terrorisé, doit être traîné jusqu'à la machine. Beaucoup d'Européens présents, les Tunisiens s'étant abstenus d'assister à la double mise à mort. | 30 juin 1912 (Tribunal criminel de Tunis) |
| 6h48 | Marroubi ben Ali El Khadraoui Djardjar ? ans, ? (?) |
1913 : ? exécutions |
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| Mercredi 07 mai 1913 |
4h25 | Alger Alger Entrée de la prison civile Barberousse (entre rue du Dr Bentami et boulevard Abderazak Hadad) |
Pédro Galéra 20 ans, ? (?) |
PARRICIDE. Le 31 mars 1912, tua ses parents pour les voler puis jeta les corps dans une mare. Kemel Belkheir ben Ladjal, Benhammad M'hammed ben Ameur et Lazib Djilali ben Tahar, condamnés à mort, sont tous trois graciés. |
Entend dans la nuit les clameurs de la foule, qu'un gardien attribue à une grève de tramways... Réveillé à 4h15, dormait bien. Se met à trembler en apprenant la nouvelle, puis se reprend. Discute avec l'aumônier Carrel durant la toilette, prend un verre de rhum et une cigarette, puis s'entretient avec Me Roger, son avocat. Revêtu de la tenue parricide, alors qu'il quitte la prison, dit : "Je veux les voir ! Je veux les voir !", parlant de ses complices graciés. Lecture de l'arrêt devant la bascule, et poussé très rapidement sur la machine. 5000 spectateurs environ. | 02 mars 1913 (Cour d'assises d'Alger) |
| Samedi 05 juillet 1913 |
Oran Oran Plateau du Petit-Santon, entre la porte du Santon et le mont Santa Cruz |
Charles Cromer ? ans, caporal au 2e régiment de la Légion Étrangère (?) |
Apache et proxénète, déjà titulaire de 14 condamnations dans le civil, mais jamais puni depuis son incorporation. Le 24 juin 1912, à Beni-Ounif, tue de deux coups de fusil Lebel dans la poitrine le sergent-fourrier Piétri (alors que celui-ci fait la sieste), avec lequel il était en rivalité à cause d'une femme. Premier verdict cassé, rejugé. |
Réveillé à 4h, dormait bien. Enfile son pantalon et dit au lieutenant Thomann, qui le priait d'avoir du courage : "J'en ai à revendre. Vous paraissez plus émus que moi, Messieurs les officiers." Cire ses souliers, pendant qu'on lui retire ses galons et la grenade, insigne de la légion. Chez le concierge de la prison, il prend une tasse de café et des cigarettes. Lit une lettre de sa famille, s'entretient avec le prêtre, puis dans la conversation : "Je m'y attendais tous les jours, et cela ne m'effrayait pas. J'ai tué, on me tue. La justice des hommes est juste. J'ai eu le courage d'accomplir mon acte. Je dois avoir celui d'en supporter la responsabilité. Tout de même... il y avait moins de monde quand il est mort, lui !" Parle encore à l'aumônier, va à la chapelle mais refuse la messe en ces termes : "C'est inutile, monsieur le curé. Nous avons fait notre devoir. Dix minutes de plus ou de moins dans la vie, ce n'est pas une affaire. Le mieux encore, c'est d'y aller de suite." Salue d'un coup de képi, dit "Au revoir Messieurs", et grimpe dans le fourgon qui le conduit sur le plateau du Santon. Refuse d'abord d'être ligoté et d'avoir les yeux bandés, mais se résigne. Foule très importante, aucun incident. | 04 janvier 1913 (Conseil de guerre) 31 mars 1913 (1er Conseil de guerre de la division d'Oran) |
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| Mardi 28 octobre 1913 |
Beni Saf Oran Gar-el-Baroud |
Azizi Abdelkader ould Djelloul 20 ans, ? (?) |
Au hameau de Gar El Baroud, assassine Mohamed ould Moulaï Ali, Aïcha bent El Mahi et Fatma bent Moulaï Ali pour leur voler de quoi se marier. | Extrait le 27 au matin de la prison de Tlemcen. Aucune émotion au réveil. Conduit en voiture. Exécution rapide. | 19 juillet 1913 (Cour criminelle de Tlemcen) |
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| Mercredi 05 novembre 1913 |
6h10 | Bougaa/Lafayette Constantine Le long du mur de la gendarmerie |
Mekkour Amor ben Djemaa ? ans, ? (?) |
Au douar Beni-Maouche, le 30 novembre 1912, précipite d'une falaise Djema ben Mohamed Mekkour, six ans, puis l'achève en l'égorgeant avant de cacher le corps dans une grotte. L'enfant était le fils issu du premier lit de sa femme - le père était un oncle du meurtrier - et son existence faisait obstacle à ses envies d'héritage. Mohammedi Mohamed ben Ali, son beau-frère, est acquitté, Mohammedi Ali ben Mohamed Amziane bénéficie d'un non-lieu. |
Réveillé dans sa cellule de la gendarmerie à 5h40. Pleure, implore le cadi et dit à ce dernier de récupérer auprès de trois connaissances l'argent qu'ils lui devaient. Refuse tabac et café : "Je n'ai besoin de rien !" Pendant la toilette, continue à pleurer tout en priant. Résiste sur la bascule, mais vite maîtrisé. Corps non réclamé par la famille inhumé dans la foulée. Rassemblement populaire assez important, surtout venant de Sétif. | 26 juillet 1913 (Cour criminelle de Bougie) |
1914 : ? exécutions |
| Vendredi 23 janvier 1914 |
6h32 | Sétif Constantine Place de la Gendarmerie, devant le palais de justice |
Abdallah Ferathia ben Savu ? ans, ? (?) |
Tua près de Colbert, au douar Raïfa, le 06 décembre 1912, à coups de couteau sa femme Guermfa bent Saïd, leurs deux enfants, Kaïna, 4 ans, et Zohra, cinq mois, et sa belle-mère, Barkahoum bent Ahmed. | Réveil à 5h50, dormait bien, tête sous la couverture. Se lève, surpris, médite un peu et dit : "J'ai fauté ! Dieu a décrété ma mort, je dois mourir !" Demande au procureur de demander pardon en son nom à son père, puis accepte du café et s'entretient avec l'imam. Pendant la toilette, Me Martin l'incitant à mourir courageusement, il répond paisiblement : "C'est Allah qui l'a voulu !" Conduit en voiture devant le palais de justice. Ne dit pas un mot, regarde la guillotine. | 25 novembre 1913 (Cour criminelle de Sétif) |
| Jeudi 29 janvier 1914 |
6h40 | Tizi Ouzou Alger Place de la prison civile (angle de la rue Rabia Ali et de la rue Mohamed Khemisti) |
Oumghez Ali ben Saïd ? ans, ? (?) |
Le 31 décembre 1912, à Pirette, près de Dra-el-Mizan, tue de sept coups de couteau la veuve Causse, 74 ans, pour cambrioler sa maison. | Première exécution capitale à Tizi-Ouzou. Au réveil, à 6h30, fait un reproche au procureur :"Vous auriez pu me prévenir plus tôt, j'aurais ainsi pu voir une dernière fois ma famille." Fils de la victime présent au premier rang. |
27 novembre 1913 (Cour criminelle de Tizi-Ouzou) |
| 23 février 1914 | Oujda Maroc ? |
Mostefa ould Amar ? ans, ? (?) |
En mai 1913, assassine six ouvriers au camp de l'oued Télagh et enlève Eléonore Sampère, qu'il conserve prisonnière pendant sept mois. | Fusillé. | 25 novembre 1913 (1er Conseil de guerre d'Oujda) |
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| Mardi 01 septembre 1914 |
5h02 | Blida Alger ? |
Mohammed ben Ahmed "Moktar" Chachoua 40 ans, journalier (1874, ?) |
Assassin du colporteur kabyle quinquagénaire Mohammed Bergui à l'Oued-el-Allouz le 02 novembre 1913 pour le voler. | Réveil à 4h40, dort profondément. Peu d'émotion, si ce n'est quelques lames aux yeux. Souhaite déjeuner avec un repas préparé à l'extérieur de la prison, mais il est trop tard : boit une tasse de café et fume trois cigarettes. Quitte la prison en priant, pris d'horreur en voyant la machine, mouvement de recul vite contenu. | 11 juillet 1914 (Cour criminelle de Blida) |
| Jeudi 03 septembre 1914 |
?h | Tiaret Oran ? |
Ould Chaban Touddert Messaoud 25 ans, tailleur (?) |
Dans la nuit du 03 au 04 décembre 1913, à Palat, égorge à coups de couteau Bensaadi Larbi, 13 ans, puis égorge et poignarde à quarante reprises Si Abdelmalek ben Kacine, 19 ans, domestique, avant de fracturer une caisse de fer pour y voler 152 francs, ainsi que des vêtements, abandonnant sur place l'arme du crime et son burnous tâché de sang. Le jeune Larbi était un de ses parents, et l'adolescent, en l'absence de son père commerçant, avait accepté d'héberger l'assassin pour la nuit. |
11 juillet 1914 (Cour criminelle de Mostaganem) |
1915 : ? exécutions |
| 23 janvier 1915 | Oujda Maroc ? |
Mohammed ben Abderrahmane 30 ans, ? (1884, ?) |
Le 11 mars 1914, à Debdou, assassine les époux Lépée, cafetiers, pour les voler. | 22 juillet 1914 | ||
| Lundi 26 juillet 1915 |
4h45 | Mascara Oran Entrée de la prison civile (avenue Omar Benghazel) |
Mokedem ben Dehou 35 ans, journalier (1880, ?) |
Le 24 novembre 1914 à Bab-Ali, Mokedem abat d'une balle dans la tête Adda Hanifi Hadj Athman, propriétaire, conseiller municipal et juge au tribunal de Mascara. Il avait été payé pour ce crime par Hattab, en procès avec la victime. Laouedj Belaïd, guetteur dans l'affaire, est condamné aux travaux forcés à perpétuité. |
Réveillés à 4h32. Horrifiés par la nouvelle, se laissent faire sans prononcer un mot et presque sans réaction | 28 mai 1915 (Cour criminelle de Mascara) |
| Hattab el Abdelkader 64 ans, chef de la tribu des Ouled Kcour (1851, ?) |
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| Mardi 24 août 1915 |
5h45 | Tunis Tunisie Entrée de la prison civile, route des Remparts (159, bd du 9 avril 1938) |
Jean-Marie-Théophile "Maurice Desfossés" Durand 26 ans, ancien facteur auxiliaire, sans profession (30 mai 1889, Avignon, 84) |
Ayant détourné 10.000 francs le 2 décembre 1913, errant en Europe, puis au Maghreb. Tua d'une balle de revolver dans la tempe gauche pour le voler le 09 mai 1914 Sigvard Batt, 44 ans, industriel en bois de construction, consul de Norvège et de Russie à Tunis, à bord du train Bizerte-Tunis, et jette le corps sur la voie entre Tindja et Mateur, à une quinzaine de kilomètres de Bizerte. Son complice, Henri Lévin, 24 ans, est abattu par les forces de l'ordre lors de leur arrestation à Souk-Ahras. |
Peu de monde présent car l'information de l'exécution n'a pas été largement diffusée, temps pluvieux de surcroît. Meurt courageusement. | 15 mai 1915 (Cour d'assises de Tunis) |
1916 : ? exécutions |
| Vendredi 25 février 1916 |
?h | El Biar Alger Champ de tir, fossés du Fort-L'Empereur |
Laroussi ben Mohamed ?, ? (?, ?) |
Étranglent le 23 août 1915 à Saint-Ferdinand la veuve Ramos pour la voler. | Réveillés à la prison militaire à 4h30. Calmes, disent au mufti qu'ils sont victimes d'une épouvantable erreur et qu'ils sont innocents. Arrivent en voiture, tandis que l'orchestre des zouaves joue "Aux Champs". Descendent très inquiets, sont agenouillés au pied du poteau puis attachés. Après lecture de la sentence, l'imam prie pour eux une dernière fois, et les condamnés ont les yeux bandés. Bien que touché de douze balles et ayant reçu le coup de grâce, un des condamnés agonise pendant près de cinq minutes. | 06 janvier 1916 (Conseil de guerre de la division d'Alger) |
| Benazouz Saïd ben Ali ?, ? (?, ?) |
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| Vendredi 28 juillet 1916 |
?h | Djelfa Alger Champ de tir |
Ahmed ben Touati 30 ans, berger (1886, ?) |
Tua deux cavaliers de commune mixte pendant que ceux-ci réquisitionnaient des chameaux | Fusillé. | 19 février 1916 (Conseil de guerre de la division d'Alger) |
| Mardi 01 août 1916 |
6h | Khemis Miliana/Affreville Alger ? |
Abdelkader Ferah ? ans, ? (?) |
Surpris en plein vol de brebis dans la nuit du 12 au 13 décembre 1915 au douar Guerib, commune mixte des Braz, abat d'un coup de feu dans la tête le fermier Tebrour ben Tibre qui voulait l'empêcher de fuir. Halloui Larbi et Mohamed Gaïdi sont respectivement condamnés à vingt et dix ans de travaux forcés. |
12 avril 1916 (Conseil de guerre de la division d'Alger) |
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| Mercredi 20 septembre 1916 |
6h | Boghari Alger ? |
Aïssa Sahari ? ans, ? (?) |
Tue d'un coup de couteau dans la nuque, le 24 novembre 1915 près de l'oued Sedra, le colporteur kabyle Rabah Loukhal pour le voler. Mohamed Boughera est condamné à mort par contumace. Aouissi Laissaoui est condamné à vingt ans de travaux forcés, Zohra Ghezali à deux ans de prison, tandis qu'Henia Chenoufla et le jeune Abdelkader Bariane sont acquittés. |
31 mai 1916 (Conseil de guerre de la division d'Alger) |
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| 04 décembre 1916 | Oujda Maroc ? |
Ahmed ben Abdelkader Mektit 36 ans, journalier (1880, ?) |
Le 24 avril 1915 à Taza, assassine un commerçant pour le voler. | 15 mai 1916 (Tribunal criminel d'Oujda) |
1917 : ? exécutions |
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| 31 mars 1917 | Annaba/Bône Constantine Entrée de la prison civile, boulevard Narbonne (Boulevard Zighourt Youcef) |
Zenoun Zidan ben Rabah ? ans, ? (?) |
Assassinat, tentative d'assassinat et vols à Boudaroua le 23 novembre 1915. Son complice Hemdi Boularas ben Salah, condamné à mort, est grâcié. |
20 décembre 1916 (Cour criminelle de Bône) |
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| juin 1917 | Annaba/Bône Constantine Entrée de la prison civile, boulevard Narbonne (Boulevard Zighourt Youcef) |
Mecib Amara ben Ramdane ? ans, ? (?) |
28 mars 1917 (Cour criminelle de Bône) |
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| Samedi 11 août 1917 |
5h46 | Alger Alger Entrée de la prison civile Barberousse (entre rue du Dr Bentami et boulevard Abderazak Hadad) |
Mebarki Medani ben Saïd ? ans, ? (?) |
Assassine à Maison-Carrée Marguerite Ferrer le 19 novembre 1916. | Réveillé à 5h30, tremble en apprenant la nouvelle, mais suit les magistrats sans plus broncher. Va à la guillotine soutenu par le mufti et les aides. | 13 juin 1917 (Cour criminelle d'Alger) |
| Mardi 14 août 1917 |
? | Tlemcen Oran Entrée de la prison civile, boulevard Sidi Haloui (Boulevard Kazi Aouel Med) |
Bouziane Ould Hadjazi ? ans, ? (?) |
Assassine le marchand forain Gouil ben Hamza pour le voler. Ses complices, Chikh Ould Labib et Abderrahman Ould Boudjema, sont grâciés. |
Reveillé à 5 heures. Fataliste, va à la mort en disant : "J'expie. Dieu m'en tiendra compte." Accepte les secours du muphti, récite la chahada. | 12 juin 1917 (Cour criminelle de Tlemcen) |
| Lundi 01 octobre 1917 |
?h | Tlemcen Oran Entrée de la prison civile, boulevard Sidi Haloui (Boulevard Kazi Aouel Med) |
Bouhaf Boumedine ? ans, (?, Maroc) |
Assassinat de Sadi Kaddour. A VERIFIER : Loudjdi aurait été gracié ? |
. | 19 juillet 1917 (Cour criminelle de Tlemcen) |
| Mat Messaoud ben Abdallah ? ans, ? (?, Maroc) |
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| Mardi 13 novembre 1917 |
?h | Skikda/Philippeville Constantine Rue d'Austerlitz, devant la porte de la prison civile |
Zeghbib "Bouarâara" Laïdi ben Ali ? ans, (?) |
Lors de l'attaque d'une ferme proche de Philippeville, assassine les époux Taboni, puis tuent également le gendarme Quillery qui, en patrouille non loin de là, venait aider les victimes. Boussekta Salah ben Saïd et Boussouat Zidan ben Saïd, condamnés à mort, sont grâciés. |
Averses. | 11 août 1917 (Cour criminelle de Philippeville) |
| Mat Messaoud ben Abdallah ? ans, ? (?) |
1918 : ? exécutions |
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| 19 février 1918 | ?h | Annaba/Bône Constantine ? |
? ?, ? (?, ?) |
Association de malfaiteurs, meurtres et vols qualifiés. A leur arrestation, en novembre 1916, abattent deux gendarmes. |
Fusillés. | 1917 (Conseil de guerre) |
| ? ?, ? (?, ?) |
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| ? ?, ? (?, ?) |
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| 06 mars 1918 | Aïn Touta/Mac-Mahon Constantine ? |
Ben Ali Mohammed Bennour ? ans, ? (?) |
Assassin du sous-préfet de Batna et d'un administrateur. | |||
| Lundi 05 août 1918 |
5h30 | Alger Alger Entrée de la prison civile Barberousse (entre rue du Dr Bentami et boulevard Abderazak Hadad) |
Kerredine ben Djemdi 32 ans, (?) |
Le 22 septembre 1917 au douar Zemlane, tirent un coup de feu sur M.Pasteraro, propriétaire près d'Aumale, puis l'achèvent à coups de couteau pour lui voler l'argent qu'il a gagné au marché. Ils ne trouvent sur lui que 35 francs dans un portefeuille, car l'argent espéré se trouvait dans la voiture à chevaux, et les bêtes, effrayées par le coup de feu, s'étaient enfuies en emportant la somme au loin... | Réveil à 6h. Dormaient profondément, tremblent de peur et se disent innocents. Assoul est étonné qu'ils soient deux à mourir alors qu'ils étaient trois à commettre le crime. Le cadi répond qu'Allah l'a voulu ainsi, et qu'Il a inspiré la décision des juges humains : cette raison convainc Assoul. Pendant la toilette, prennent une tasse de café et recommandent leurs enfants à leurs avocats. Aouina avance le premier, visage hagard. Assoul résiste quelques instants. | 28 mai 1918 (Cour criminelle d'Alger) |
| Mohamed ben Amar 31 ans, ? (?) |
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| Lundi 07 octobre 1918 |
5h55 | Saïda Oran Place du Poids-Public |
Mohamed "Santini" ould Hadj Ahmed 32 ans, domestique, cocher (?) |
A Saïda le 06 février 1918, assomme à coups de matraque puis étouffe Marianne Gambini, veuve Giudicelli, 66 ans, la soeur de son patron, l'huissier de justice Gambini, pour la voler, et transporte le corps dans l'écurie pour faire croire qu'elle a été piétinée à mort par les chevaux. Fouille ensuite l'armoire de la chambre avec la clé récupérée sur la victime, mais s'enfuit sans rien voler, dérangé par l'arrivée de M.Gambini. | Transféré dans la nuit 05 au 06. Réveillé à 5h. Affirme être innocent. "C'est bien. Cela me serait égal de mourir si j'étais coupable, mais ce n'est pas moi qui ai tué." Prie avec le muphti. Boit une tasse de café, prend quelques bouffées de cigarette. Toilette rapide. Conduit dans une voiture d'ambulance jusqu'à la machine. Foule, beaucoup de femmes, presque pas d'Algériens. | 05 juin 1918 (Cour criminelle de Mascara) |
| Mercredi 09 octobre 1918 |
6h | Tlemcen Oran Entrée de la prison civile, boulevard Sidi Haloui (Boulevard Kazi Aouel Med) |
Boubekeur Mohamed Ould Mohamed ? ans, ? (?) |
PARRICIDE Tua sa mère. |
Réveillé à 5h45. Demande pardon à sa mère. Conduit en tenue parricide vers la guillotine dressée à cinq mètres de la prison. Prie quand on le bascule. | 28 juin 1918 (Cour criminelle de Tlemcen) |
1919 : ? exécutions |
| Vendredi 25 juillet 1919 |
5h30 | Oran Oran Plateau du Petit-Santon, entre la porte du Santon et le mont Santa Cruz |
Boumedine ould Moktar ? ans, ? (?) |
Marocain. Surveillant des prisonniers russes à la ferme Carrafang, à Aïn-el-Radiar, le 23 juillet 1918, se fâche avec les fermiers, les frères François et Pierre Pardiès. Tirant sur eux deux coups de fusil, abat Pierre et blesse François. | Courageux dès le réveil, dit qu'il ne regrette pas son crime et que sa mort ne lui fait rien : "C'est comme si je tombais dans les tranchées !" Refuse les aides du mufti. Au poteau, ne souhaite pas avoir les yeux bandés ni s'agenouiller, car ce sont pour lui des gestes humiliants. Atteint par dix balles, huit au torse, deux à la tête. | 19 mars 1919 (Conseil de guerre de la division d'Oran) |
| Mardi 29 juillet 1919 |
?h | Batna Constantine Place ouest du palais de justice, entre prison et tribunal (rue des frères Bouabsa) | Ayadi bou Djema ben Saad ? (?) |
Assassinent le 17 mars 1918 un couple de commerçants du village nègre pour les voler. | Entendent la nouvelle sans réagir. Toilette très rapide, refusent café et cigarettes. Exécutions sans histoire. | 09 avril 1919 (Cour criminelle de Batna) |
| ?h | Saïd Mohamed ben Ahmed ? ans, ? (?) |
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| Mardi 26 août 1919 |
5h50 | Batna Constantine Place ouest du palais de justice, entre prison et tribunal (rue des frères Bouabsa) | Boulemzab Ali ben Amor ? ans, ? (?) |
Égorge à coups de couteau, avec quatre complices, le garde forestier Alexandre Lèbre en décembre 1917 près d'El-Mader qui l'avait surpris en train de piller du bois en pleine forêt. Le corps est retrouvé le 04 janvier 1918. Quatre complices furent condamnés à mort et graciés, et un dernier, berger, est condamné à cinq ans de prison. |
La femme et les enfants de la victime assistent à l'exécution. | 10 avril 1919 (Cour criminelle de Batna) |
| Mercredi 24 septembre 1919 |
6h20 | Alger Alger Entrée de la prison civile Barberousse (entre rue du Dr Bentami et boulevard Abderazak Hadad) |
Aouina Sliman Mohamed ben Bouhemi ? (?) |
Le 27 octobre 1917, près de l'oued de Bovirredine, entre Bou-Sâada et Aumale, attaquent trois hommes qui revenaient de Berrouaghia avec sept chameaux chargés de grains. Rabah ben Mohamed est assommé d'un coup de matraque puis abattu d'un coup de fusil. Mazari ben Mohamed, qui s'enfuyait, est abattu à son tour. Seul Hadj Ahmed ben Mohamed, assommé et feignant l'inconscience, parvient à fausser compagnie aux meurtriers et à donner l'alerte. Les bandits s'échappent avec cinq chameaux, ainsi que le fusil et le burnous d'une victime. Mohamed Bekkache, inculpé de vol qualifié, est condamné à ? |
Réveil à 6h. Dormaient profondément, tremblent de peur et se disent innocents. Assoul est étonné qu'ils soient deux à mourir alors qu'ils étaient trois à commettre le crime. Le cadi répond qu'Allah l'a voulu ainsi, et qu'Il a inspiré la décision des juges humains : cette raison convainc Assoul. Pendant la toilette, prennent une tasse de café et recommandent leurs enfants à leurs avocats. Aouina avance le premier, visage hagard. Assoul résiste quelques instants. | 27 mai 1919 (Cour criminelle d'Alger) |
| 6h22 | Assoul Mohammed ben Mokrane ? ans, ? (?) |
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| Samedi 04 octobre 1919 |
7h25 | Oran Oran Plateau du Petit-Santon, entre la porte du Santon et le mont Santa Cruz |
Henri Boudet ? ans, (?) |
Assassin de M.Finance, chef de la Sûreté. Tuent Elisa Chaffanel, mercière, rue Philippe à Oran pour la voler. | Averse. Heidelberger, avant d'être attaché, afforme qu'un troisième larron, Désiré Garrau, avait participé au crime de la rue Philippe. Après vérification, Garrau ayant bien été reconnu complice d'un vol avec les deux condamnés à mort et ayant fui Oran en leur compagnie après le meurtre, on cherche à l'arrêter. Sa famille apprendra aux policiers que leur fils, incorporé au bataillon d'Afrique, est mort à Tataouine le 18 décembre 1918 d'une pneumonie. | 28 mars 1919 (Conseil de guerre de la division d'Oran) |
| Abel Castillo ? ans, (?) |
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| René Heidelberger ? ans, (?) |
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| Lundi 01 décembre 1919 |
5h30 | Oran Oran Plateau du Petit-Santon, entre la porte du Santon et le mont Santa Cruz |
Ahmed Itchir 26 ans, tirailleur (?) |
Abat le 09 mai 1919 de deux coups de fusil le sergent Hacen, chargé de la surveillance des punis, et qu'il jugeait trop autoritaire. | Ecoute la prière, demande au mufti d'écrire une lettre à sa mère. Refuse qu'on lui bande les yeux, demande qu'on lui tire dans le coeur et non la tête, histoire de rester présentable quand sa famille récupérera le corps. Peu de monde présent pour assister au supplice. | 20 août 1919 (Conseil de guerre de la division d'Oran) |
1920 : ? exécutions |
| avril 1920 | Casablanca Maroc ? |
Mohamed ben Mohamed ben Abdelkader ? ans, ? (?) |
03 novembre 1919 (Tribunal criminel de Casablanca) |
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| Samedi 24 avril 1920 |
6h | Alger Alger Entrée de la prison civile Barberousse (entre rue du Dr Bentami et boulevard Abderazak Hadad) |
Joseph "Finfin" Vallespir 24 ans, soldat au 3e bataillon d'Afrique (1er juillet 1896, Mustapha, Algérie) |
Égorgent le 23 janvier 1919 Fernand Cachot, bijoutier rue Bab-Azoun à Alger avant de lui voler ses bijoux. Charles "Charlot" Acquarullo est condamné aux travaux forcés à perpétuité. |
Bruine glacée, brume. Réveil à 5h55, sont déjà levés. Arreza dit : "Dire que je viens d'avoir vingt ans ! Mourir à vingt ans, c'est terrible ! Tant pis, c'est comme si j'étais mort à la guerre, mais il y a les vieux, les pauvres vieux !" Dit par la suite qu'il sera courageux, et un peu bravache, s'inquiète de savoir qui mettra un bouquet de violettes sur sa tombe. Pendant la toilette, Vallespir dit avoir froid et craindre d'attraper un rhume. Il est le seul des deux à accepter de s'adresser à l'abbé Castéra. Comme seules déclarations, ils disent tous deux : "Nous sommes innocents, nous mourons innocents !" Boivent une tasse de café au rhum, que Vallespir accompagne de plusieurs cigarettes. Leur parent commun, Baldo, lui aussi détenu à la prison Barberousse, vient leur rendre une dernière visite. Avant de quitter le greffe, les deux hommes remercient leurs avocats et leur remettent à chacun une mèche de cheveux afin qu'elles soient offertes à leurs mères. | 26 décembre 1919 (Cour d'assises d'Alger) |
| 6h03 | François Areza 20 ans, soldat à la 14e section des C.O.A. (12 janvier 1920, Maison-Carrée, Algérie) |
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| 22 août 1920 | ?h | Rabat Maroc ? |
Kacem ben Mohamed ?, ? () |
. | 14 mai 1920 (Tribunal criminel de Rabat) |
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| Lhassen ben Driss ? ans, ? () |
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| 09 octobre 1920 | Telagh Oran Entree de la maison d'arrêt |
Mohamed "Ramdane" Ould Mohamed ? ans, journalier (?) |
PARRICIDE. Harcèle son père pour obtenir de l'argent de sa part, et bat sa mère quand il essuie un refus, sous couvert qu'elle est responsable de l'entêtement paternel. Le 1er septembre 1919, à Telagh, après une n-ième fin de non-recevoir, assomme son père et jette son corps dans un puits, dont on le ressort le lendemain. |
Transféré la veille depuis Sidi Bel Abbès en autobus vers 16h. Guillotine montée entre 21 et 23 heures. Foule composée presque uniquement d'européens. Ciel très clair, particulièrement étoilé. Réveillé dans la cellule qu'il occupe avec deux co-détenus, a passé la nuit à fumer. L'interprète Griguer lui ordonne de se mettre debout avant de lui expliquer son sort. Répond d'une voix ferme: "Je suis innocent ; j'ai été accusé à tort. Dieu est grand ! S'il faut mourir, je suis prêt." Toilette dans la cour, pendant que le cadi tente de le ramener à des sentiments religieux, mais Ramdane, qui méprise les lois islamiques, le repousse avec dédain : "Le Dieu des musulmans m'a abandonné. Je ne veux plus le connaître. Par leurs faux témoignages, les musulmans m'envoient à la mort. Je ne veux plus rien entendre." Ne prononce plus un mot, refuse d'un signe de tête cigarette et rhum, avant d'être revêtu de la tenue parricide. Devant la bascule, à laquelle il tourne le dos, entend l'huissier lire l'arrêt que l'interprète traduit, puis lève la tête vers le couperet quand les aides le saisissent et lui font faire un demi-tour. | 04 juin 1920 (Cour criminelle de Sidi Bel Abbès) |
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| Vendredi 22 octobre 1920 |
?h | Batna Constantine Place ouest du palais de justice, entre prison et tribunal (rue des frères Bouabsa) | Koraichi ben Saïd ? () |
Assassinent à coups de couteau, dans la nuit du 01 au 02 mai 1919, le boulanger Lannier, mutilé de guerre, à El-Outaya, au cours d'un cambriolage qui ne leur rapporte que 200 francs. Amar ben Mohamed, condamné à mort, est grâcié. Un quatrième condamné à mort, Saddok ben Ahmed, se pend en prison. Bensalah ben Demouj ben Mohamed est condamné à dix ans de prison et Bachir ben Madani aux travaux forcés à perpétuité. |
Réveillés à 6h30, dormaient profondément. Pâles, répondent : "Mektoub Rebhi ! On ne meurt qu'une fois !" Toilette rapide. Vont à pied de la prison à la place du tribunal où a été dressée la guillotine. Koraïchi va vers elle en regardant le couperet avec effroi. Soukri, lui, traîne les pieds et semble être ailleurs. | 20 mars 1920 (Cour criminelle de Batna) |
| ?h | Soukri Belkacem ben Abdelkader ? ans, () |
1921 : ? exécutions |
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| Samedi 22 janvier 1921 |
?h | Oran Oran Plateau du Petit-Santon, entre la porte du Santon et le mont Santa Cruz |
Belhadria Bleha Ould Slimane ?, tirailleur () |
Près de Marnia, tuent Andrès Lopez, 74 ans, pour le voler. | En arrivant, leur courage leur fait défaut, et ils se mettent à pleurer en implorant Allah. Après s'être tus un instant à la demande du mufti, continuent à pleurer devant le poteau. Cinquante personnes présentes environ. | 23 juillet 1920 (Conseil de guerre de la division d'Oran) |
| Rachedi Ahmed ben Mohamed ? ans, tirailleur () |
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| 13 mars 1921 | Casablanca Maroc ? |
Ali-Hakim ben Mohamed ? ans, ? (?) |
Assassin de Mr Quinet | 1920 (Tribunal criminel de Casablanca) |
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| Samedi 09 avril 1921 |
5h20 | Sétif Constantine Entrée de la prison civile, rue Rouget-de-Lisle (?) |
Loucief Saïd ben Lakdar ? () |
Le 06 janvier 1920, sur le chemin de Colla à Guebsa, près de Mansourah, Ben Touati abat de deux coups de fusil, l'un dans les reins, l'autre dans la nuque, le frère de Loucief, Chabane ben Lakhdar, et lui vole 70 francs, son burnous et des bracelets en argent. Il avait été payé 500 francs par Loucief, qui haïssait son frère depuis que ce dernier avait réussi une affaire financière sans lui en faire profiter ! | Dorment profondément. Ont du courage. Loucief, ancien tirailleur, dit : "Mourir demain ou aujourd'hui... il vaut mieux en finir maintenant." Calmes durant la toilette. Devant la machine, Touati, deuxième à être supplicié, dit quelques mots à l'attention de la foule, d'ailleurs peu nombreuse. | 26 novembre 1920 (Cour criminelle de Sétif) |
| 5h22 | Ben Touati Mohamed Seghir ? ans, () |
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| Mardi 12 avril 1921 |
5h22 | Relizane Oran Entrée de la maison d'arrêt, route nationale d'Oran à Alger |
Seddoud Kadda Ould Abdelkader 50 ans, derviche (?) |
Le 19 avril ou le 06 mai 1920, place de l'église à Relizane, attaque la soeur Sainte-Laurence, née Marie-Rosine Bayl, 69 ans, supérieure des Religieuses Trinitaires, qu'il blesse d'un coup de couteau dans le ventre. La religieuse meurt cinq jours après, non sans avoir subi une laparotomie. Seddoud explique ainsi son geste : "Dieu l'avait voulu." | Première venue de la guillotine, dressée à douze mètres des portes de la prison. Réveillé à 5h, ne comprend pas vraiment, demande à ce qu'on lui répète. Répond : "J'ai tué, je mourrai courageusement, mais je veux être assisté du secours de ma religion." Le mufti lui lit deux versets du Coran, et lui demande d'être courageux. Seddoud récite trois fois la prière, et demande à voir un membre de sa famille. A son frère, venu exprès, il reproche ses larmes qu'il estime indignes d'un homme, et lui parle d'un endroit proche de leur maison où il a caché de l'argent. Remerce son avocat, Me Abou, et le prie d'aller récupérer à la prison de Mostaganem un tricot et des chaussettes qui étaient à lui. Toilette dans la cour, se lève seul, sans accepter que les aides ne le touchent. Murmure : "Allah ! Allah !" en allant à l'échafaud. 1000 personnes présentes environ. Corps remis à la famille. |
22 décembre 1920 (Cour criminelle de Mostagnanem) |
| Vendredi 15 juillet 1921 |
Tlemcen Oran Entrée de la prison civile, boulevard Sidi Haloui (Boulevard Kazi Aouel Med) |
Ben Aïssa ben Amar ? ans, ? (?) |
Assassinat et vol | 17 mars 1921 (Cour criminelle de Tlemcen) |
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| Vendredi 11 octobre 1921 |
5h30 | Constantine Constantine Polygone |
Abdelkader ben Salah ? ans, ? (?) |
Désertion en temps de guerre, vols qualifiés, rébellion et tentative de meurtre. | Fusillé. Aucun incident. | 1921 (Conseil de guerre de la division de Constantine) |
| Jeudi 13 octobre 1921 |
X | Skikda/Philippeville Constantine Rue d'Austerlitz, devant la porte de la prison civile |
Cheurfa Akli ben Abdallah ? () |
Attaquèrent la ferme Gatt, tuant Mme Gatt et deux de ses enfants, laissant le troisième pour mort. N'avouèrent jamais. | Foule importante. Tous deux effondrés : Ahmidouche doit être porté sur la bascule. Applaudissements à la seconde chute du couperet, et Mme Gatt mère, grand-mère des petites victimes vient elle-même constater la mort des condamnés en regardant dans le panier. La veille, M. Gatt était mort chez lui. | 21 juin 1921 (Cour criminelle de Philippeville) |
| X | Oumert Amhidouche ben Mohamed ? ans, () |
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| Samedi 22 octobre 1921 |
5h50 | Oran Oran Plateau du Petit-Santon, entre la porte du Santon et le mont Santa Cruz |
Lazare Vovitch ?, légionnaire (?, Yougoslavie) |
Entraînent en mai 1921 par un bois de Sebdou le jeune engagé Vladimir Guerguieff pour le tuer et lui voler sa prime d'incorporation, s'élèvant à 250 francs. | Fusillés. Meurent courageusement. 200 spectateurs environ. | 26 juillet 1921 (Conseil de guerre de la division d'Oran) |
| Vidine Guisguieff ?, légionnaire (?, Bulgarie) |
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| Kaneff ?, légionnaire (?, Bulgarie) |
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| Lundi 07 novembre 1921 |
6h | Oran Oran Carrefour du boulevard d'Iéna et de la rue Dutertre (Place du 11 décembre 1960, au croisement du boulevard Zabana et de la rue des Frères Niati) |
Feradj Mohammed Ould Miloud 25 ans, ? (?) |
Tua M.Guestas, son compagnon de chasse, pour le voler. | Refuse café et cigarette. Pris de faiblesse devant l'échafaud, se reprend et demande pardon à la foule. Environ 1500 personnes présentes. | 22 juillet 1921 (Cour criminelle d'Oran) |
1922 : ? exécutions |
| Mardi 14 février 1922 |
6h24 | Batna Constantine Place ouest du palais de justice, entre prison et tribunal (rue des frères Bouabsa) | Habès Messaoud ben Ahmed ? ans () |
Tua le brigadier de gendarmerie Pergola, à Aïn-Yacoub. | Tous deux très courageux. Habès meurt en chantant ses prières. | 25 octobre 1921 (Cour criminelle de Batna) |
| 6h29 | Allag Salah ben Mohamed ans, () |
Assassin d'un commerçant kabyle. | 27 octobre 1921 (Cour criminelle de Batna) |
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| Mercredi 15 février 1922 |
? | Fériana Tunisie Place du champ de manoeuvres de la gendarmerie |
Sadok ben Mohamed el Hami ? () |
Bandits qui terrorisaient la partie Sud de la Tunisie. | Premier usage de la guillotine à Fériana. Réveillés à 5h15. Sadok est effondré, et il refuse tout aliment, même le café, et n'a même pas la force de s'adresser et de prier avec l'imam. Ali, lui, est surpris par la présence de tout ce monde, et quand on l'informe, il n'est pas d'accord : "J'avais demandé cassation du jugement !" Le cadi leur demande de faire preuve de courage, puis ils sont confiés aux exécuteurs et chargés dans la voiture cellulaire. Double exécution, à peine trois minutes. 150 spectateurs environ. | 29 octobre 1921 (Tribunal criminel de ?) |
| ? | Ali ben Ali Toumi ? ans, () |
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| mars 1922 | Casablanca Maroc ? |
Ali ben Brahim ben Mohamed ? ans, ? (?) |
15 novembre 1921 (Tribunal criminel de Casablanca) |
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| Vendredi 31 mars 1922 |
?h | Annaba/Bône Constantine Entrée de la prison civile, boulevard Narbonne (Boulevard Zighourt Youcef) |
Khelifi Hamadi ben Saad ? ans, ? (?) |
Assassine le courrier ravitailleur du sémaphore du Cap de Fer en lui tirant un coup de fusil en plein visage, avant de l'achever à coups de hache et de lui broyer la tête avec des pierres, dans l'espoir de pouvoir occuper son poste ! | R.A.S. | 01 décembre 1921 (Cour criminelle de Bône) |
| Mardi 11 avril 1922 |
7h30 | Azazga Alger ? |
Addad Mohamed ben Ali ? () |
Assassinent à Azazga le 09 octobre 1920 Mlle Gaudard, institutrice, puis cambriolent la maison de l'huissier Reboul. Leur complice Saddedine Mohamed ben Essaïd, condamné à mort, est grâcié. |
Réveillés à 6h55, affirment être innocents. "Nous mourons pour rien !" dit Addad, effrondré. Saïd reste calme et regarde avec hauteur les officiels. Addad est traîné jusqu'à la bascule. Saïd, lui, se raidit, résiste, crie des injures envers la police et la justice. On doit le prendre par les cheveux pour le maintenir en place sur la bascule et dans la lunette tant il bouge la tête. | 09 décembre 1921 (Cour criminelle de Tizi-Ouzou) |
| 7h32 | Saïd Ali ben Amar ? ans, () |
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| Samedi 03 juin 1922 |
4h18 | Sétif Constantine Entrée de la prison civile, rue Rouget-de-Lisle (?) |
Djahiche Aïssa ben Rabah ? () |
Bandits multirécidivistes, auteurs de 17(!) meurtres et de nombreux vols, condamnés deux fois à mort, une fois à perpétuité, et trois fois à des peines allant de dix à vingt ans de travaux forcés. Le 13 novembre 1918, au douar de Medjana, poursuivis par les gendarmes, abattent le spahi Salah ben Fenni et blessent le gendarme Benmansour. Leur complice Yahia Tebbiche meurt pendant l'instruction. | Réveillés à 4h. Djahiche, malade, se lamente et demande au cadi de noter ses dernières volontés. Benyssaad demande une cigarette, et refuse de prier à voix haute, disant qu'il s'adresse à Dieu dans sa tête et en silence. Exécution sans histoire. | 26 octobre 1921 (Cour criminelle de Sétif) 27 octobre 1921 (Cour criminelle de Sétif) |
| 4h20 | Benyssaad Mohamed ben Hadj ? ans, () |
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| Mercredi 07 juin 1922 |
5h25 | Béchar/Colomb-Béchar Territoires du Sud ? |
Ali ben Amara ? ans, ? (?) |
Tua les gendarmes Bernal et Ferradlou en septembre 1920 | Au réveil, dit avec morgue : "On ne meurt qu'une fois !" | 24 février 1922 (?) |
| Vendredi 09 juin 1922 |
4h32 | Tiaret Oran ? |
El Habib ben Mohammed 63 ans, ? (Maroc) |
Le 6 juin 1921, entre le douar Guertoufa et le douar Torrich, au milieu de hauts champs de blés, étrangle avec une cordelette, assomme d'un coup de matraque puis broie la tête Belkhedda ben Abdellah, 15 ans, avec une lourde pierre, pour lui voler 7 francs 50 de marchandises et sa gandoura. Commet le crime sous les yeux de son propre fils. |
Réveil à 4h15. Refuse cigarettes et café, toilette rapide. | 25 février 1922 (Cour criminelle de Mostaganem) |
| Mardi 19 septembre 1922 |
?h | Bou-Sâada Alger ? |
Zaïdi Tahar ben Lamri ?, ? (?) |
Attaquent l'autobus Alger-Bou-Sâada le 18 mai 1918 au lieu-dit Davat Sidi El Hediol pour dévaliser les voyageurs, blessant gravement trois d'entre eux à coups de fusil. | Fusillés. Quittent la prison militaire d'Alger de la rue Volland pour gagner en camion Bou-Sâada. | 27 octobre 1920 (Conseil de guerre de la division d'Alger) |
| Zaïki Bachir ben Slimane ?, ? (?) |
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| Zaïeter Abderrahman ben Tahar ?, ? (?) |
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| Samedi 14 octobre 1922 |
5h53 | Mascara Oran Entrée de la prison civile (avenue Omar Benghazel) |
Seghir Hadj Djilali ? ans, ? (?) |
Dans la nuit du 21 au 22 octobre 1920, braque la ferme Pérez, dans la banlieue de Perrégaux. Le 25 octobre 1920, attaque à main armée sur la route de Saint-Denis-du-Sig deux passants, Albert Tidji et Joseph Brich. Arrêté peu après, s'évade de la prison civile de Pérregaux avec violences le 20 novembre 1920. Le 24 janvier 1921, sur la route de Dublineau à Mascara, braque une voiture et dévalise les occupants, MM. Tordjman et Demas, puis récidive sur les passager du bus Oran-Mascara. Le 20 février 1921, attaque près de la Macta l'autobus d'Oran à Mostaganem. Le 12 mars 1921, au douar Ouled-Saïd, participe à l'assassinat du garde champêtre Bel Hadj Brahim, en compagnie d'un autre évadé, Hamadouche. Le 25 avril 1921, à Sidi-Daho, avec le déserteur Bouhlal, assassine l'indicateur Gheribi Daho ould el Hachemi. Le 16 mars 1921, avec Bouhlal et Hamadouche, braque sur la route de Dublineau à Saint-Denis-du-Sig l'automobile du docteur Uhlmann, et vole de l'argent et des objets. A la Guethna, le 29 juin 1921, braque Mmes Larroque et Pérez, les frappe, et repart avec 2.000 francs, cinq fusils, un revolver, une baïonnette et beaucoup de cartouches. Le 1er juillet 1921, attaque les familles Alibert et Gavaldon sur la route de Mascara à Saint-André. |
Exécution tenue secrète, donc peu de spectateurs. Le gardien-chef n'autorise pas les journalistes à entrer dans la prison pour assister au réveil. Réveillé à 5h35, informé par le substitut et assisté par le muphti et le cadi, il réplique : "Je ne pensais jamais être guillotiné, car je ne suis pas un assassin. Je n'ai pas tué, comme j'aurais pu le faire, les agents de la sûreté et les spahis envoyés à ma recherche et sur le passage desquels j'étais souvent embusqué. Je mourrai comme tous doivent mourir à leur tour. Je veux que mon corps soit parfaitement lavé et mes effets rendus à ma mère." Après les ablutions et la toilette, refuse tasse de café et cigarette, ainsi que l'assistance des gardiens qui veulent le soutenir : "Laissez-moi : j'ai du courage !" Crie au public, en franchissant le seuil, de prier pour lui et que son âme aille au paradis. Meurt courageusement. | 15 juin 1922 (Cour criminelle de Mascara) |
| Mercredi 18 octobre 1922 |
5h47 | Béjaïa/Bougie Constantine Entrée de la prison civile, la Plaine (rue des Frères Meziani) |
Ifersen Rabia ben Areski 24 ou 27 ans, ? (?) |
Condamné trois fois (!) à mort pour assassinats et vols commis dans la région de Seddouk et d'El-Kaour. | Réveillé à 5h30, dormait bien. Se repent mais demande à être fusillé : "J'ai tué par le plomb, je veux mourir de même." Prie avec le mufti, refuse un quart de café. Toilette dans la cour de la prison, trouve les liens trop serrés : "Pourquoi me faire souffrir, puisque je vais mourir ?" En voyant la machine, sursaut de peur, mais exécution rapide. | 08 février 1922 (Cour criminelle de Bougie) 27 juin 1922 (Cour criminelle de Bougie) |
| Jeudi 19 octobre 1922 |
5h58 | Sétif Constantine Entrée de la prison civile, rue Rouget-de-Lisle (?) |
Belbouzidi Bouzid ? () |
Assassinent de cinq coups de hache dans la tête, le 14 décembre 1921, faubourg de l'Industrie à Sétif, Thérèse Rolla, septuagénaire, pour la voler. | Réveillés à 5h30. Belbouzidi demande pardon avant de mourir, Aïssaoui affirme jusqu'au bout son innocence. Dominique Rolla, le mari de leur victime, assiste au supplice. | 18 juillet 1922 (Cour criminelle de Sétif) |
| 6h | Aïssaoui ben Lakhdar Salah ? ans, () |
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| Samedi 21 octobre 1922 |
? | Annaba/Bône Constantine Entrée de la prison civile, boulevard Narbonne (Boulevard Zighourt Youcef) |
Abaïdia Mohamed ben Labidi ? () |
Le 24 avril 1921, tua dans la gare d'Oued-Frarah le brigadier de la voie Françès. Son complice, Bedri Amara ben Bedrani, est grâcié. |
. | 02 juin 1922 (Cour criminelle de Bône) |
| ? | Aïssa ben Ahmed ? ans, () |
Tua le 23 janvier 1922 le colon Paul Hierling, dont il était le serviteur. | 11 juillet 1922 (Cour criminelle de Bône) |
1923 : ? exécutions |
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| Samedi 10 mars 1923 |
6h15 | Tlemcen Oran Entrée de la prison civile, boulevard Sidi Haloui (Boulevard Kazi Aouel Med) |
Abdelkader ben Mohamed ? ans, ? (Maroc) |
Le 7 janvier 1922, au plateau de Sidi Saouissi, près de Lamoricière, assassine son cousin Ahmed ben Kaddour, 13 ans, et lui vole des vivres. | Réveillé à 5h50, accepte d'entendre le muphti. Au procureur qui lui demandait ses dernières volontés, le condamné répond : "Un Impérial Anis !" (selon L'Echo de Bougie, 18 mars 1923) Environ 200 personnes présentes . | 20 novembre 1922 (Cour criminelle de Tlemcen) |
| Jeudi 05 avril 1923 |
5h18 | Dellys Alger Carrefour, près de la porte de la gendarmerie |
Bacha Mahmoud ben Ali ? () |
Le 26 avril 1921, assassinent à coups de hache Louis Brussier, 68 ans, jardinier, pour lui voler ses économies. | Transférés de Tizi-Ouzou le 04 avril. Réveillés à 5h10, prient tout au long de la toilette. Foule peu nombreuse. Se montrent courageux. | 28 novembre 1922 (Cour criminelle de Tizi Ouzou) |
| 5h22 | Ouachem Bachir ben Chérif ? ans, () |
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| Mardi 08 mai 1923 |
4h30 | Sétif Constantine Entrée de la prison civile, rue Rouget-de-Lisle (?) |
Abdallah ben Mohamed Nebili 37 ans, taleb (écrivain public) (?) |
A Périgotville, le 13 juin 1922, blesse mortellement d'un coup de couteau dans la poitrine M.Bazin, commis de la commune mixte de Takitount. Affirmera que c'est un marabout qui l'a incité à perpétrer ce crime en lui conseillant : "Tue un roumi !" Bazin meurt à la clinique Deshayes de Sétif le 20 juin. |
Reveillé à 4h, reçoit l'information avec indifférence, et dit n'avoir aucune déclaration à faire. Procède aux ultimes ablutions, et va vers la machine, impassible. | 23 février 1923 (Cour criminelle de Sétif) |
| Mardi 29 mai 1923 |
? | Tunis Tunisie Entrée de la prison civile, route des Remparts (159, bd du 9 avril 1938) |
Messaoud ben Laïfa ben Mansour ? () |
Attaquent le train de Mellaoui et tuent quatre personnes. Leurs complices Mohamed ben Khalifa et Ahmed "Boutiba" ben Brahim, condamnés à mort, sont grâciés. |
28 avril 1922 (Tribunal criminel de Sousse) 10 novembre 1922 (Tribunal criminel de Tunis) |
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| ? | Ali ben Hamouda ben Hellal ? ans, () |
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| Mercredi 27 juin 1923 |
4h43 | Hassi El Ghella/Er Rahel Oran Place centrale/carrefour |
Amar Ould Abdelkader Bellouati 34 ans, cultivateur (?) |
Le 21 septembre 1922, se rendent à la ferme Lopez, au douar Ouled Benzeria, tuent Mme Lopez et deux de ses enfants avant de piller la maison. | Machine montée à une vingtaine de mètres de la geôle municipale, elle-même installée sous le préau de l'école des garçons (!). | 14 mars 1923 (Cour criminelle d'Oran) |
| 4h45 | Mohamed ould Ameur Bellouati 44 ans, cultivateur (?) |
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| 4h47 | Bouahous ould Benchada Sebié 29 ans, sans profession (?) |
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| 4h49 | Khenfousia Lakdar ould Slimane Djilali 40 ans, sans profession (?) |
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| Mercredi 01 août 1923 |
4h27 | Bouchegouf/Duvivier Constantine Placette de la prison et de l'école communale |
Ammar ben Ali Zenk ? () |
Le 30 avril 1919 au soir, abat d'une balle Charles Blasi, hôtelier à Duvivier. Dénoncés comme complices par Zenk, MM. Leca et Murraccioli sont acquittés. |
Transféré la veille depuis Bône, sous couvert d'un complément d'enquête. Une fois arrivé à Duvivier, demande en vain à voir ses enfants. Faute de place, gardé à vue en permanence par deux gendarmes. A 4h15, n'ayant pas dormi, prévenu par le substitut Chopard, dit : "J'ai fauté, je meurs justement, mais je ne devrais pas être seul. D'autres se promènent librement et me narguent. Si la justice n'a pu les juger, d'autres les jugeront." Refuse café et cigarettes, mais accepte un verre d'eau. Pendant la toilette, répète : "Vous êtes des Français de qualité, vous me croirez : je ne suis pas seul coupable. Je vais mourir, et d'autres qui ont tué sont libres !" Puis prie et procède aux ablutions en écoutant le muphti. Quitte la prison dans sa gandourah blanche, en disant aux aides : "Laissez-moi marcher seul." Meurt en invoquant Sidi Abdel-Kader à trois reprises face à la guillotine. Membres de la famille Saïdani et Blasi présents aux premiers rangs. La famille récupère son corps. | 02 mars 1923 (Cour d'assises de Bône) |
| Au soir du 6 août 1920, abat d'un coup de fusil Mohamed Saïdani, commerçant et conseiller municipal à Duvivier. | 13 mars 1922 (Cour criminelle de Bône) 17 février 1923 (Cour criminelle de Guelma) |
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| Mardi 02 octobre 1923 |
5h30 | Alger Alger Entrée de la prison civile Barberousse (entre rue du Dr Bentami et boulevard Abderazak Hadad) |
Sâada Rezgui ben Amor ? ans, ? (?) |
Le 16 septembre 1921, à Saoula Qui, égorge Jean Dupouet, gérant de la ferme Robert, avant de lui écraser le visage à coups de pierre, pour le voler. Deux complices supposés ne sont pas poursuivis, faute de preuves. | Réveil à 5h20, on fait sortir ses compagnons de cellule avant de l'avertir. Répond : "Je n'ai rien à dire. Il n'y a qu'un seul Dieu." Puis, en kabyle, insulte la justice et les lois françaises, ainsi que les Français en général avant de refuser d'écouter le mufti. Toilette au parloir, demande à son avocat Me Benhabylès : "Vais-je mourir ici ou ailleurs ? Est-ce ce matin ou cet après-midi ?" Devant la guillotine, après avoir répété la prière, recule et dit : "Attends ! Attends !" Résiste légèrement. | 20 juin 1923 (Cour criminelle d'Alger) |
| Vendredi 05 octobre 1923 |
5h29 | Sidi Mérouane Constantine Place principale |
Boussaoui Rabah ben Ali ? () |
Tuent à coups de fourche le 08 janvier 1922 à Sidi-Mérouane Marc Lugaro, 71 ans. Mobile : la vengeance, car Lugaro avait porté plainte contre eux fin décembre parce qu'ils avaient laissé leurs moutons paître sur les champs de la famille Lugaro, et l'affaire devait être soumise au juge de paix de Mila le 31 janvier suivant. | Courageux, refuse les secours de la religion. | 09 décembre 1922 (Cour criminelle de Constantine) |
| 5h31 | Boukesab Mohamed ben Aïssa ? ans, () |
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| 06 octobre 1923 | Rabat Maroc ? |
Sellem ben Driss ? ans, ? (?) |
28 mai 1923 (Tribunal criminel de Rabat) |
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| Jeudi 25 octobre 1923 |
6h10 | Chlef/Orléansville Alger Place Victor-Hugo, devant le palais de justice |
Abdelkader Benziane ben Abdelkader ? () |
Bandits dans la région de Mostaganem, puis de Ténès. Arrêtés suite au braquage de la diligence de Ténès à Cherchell. | Réveillés à 6h. Toilette rapide. Conduits en voiture place Victor-Hugo. | 14 mars 1923 (Cour criminelle d'Orléansville) 13 juin 1923 (Cour criminelle de Mostaganem) |
| 6h12 | Benarara ben Yahia ben Adda ? ans, () |
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| Vendredi 14 décembre 1923 |
6h30 | Touggourt Constantine Polygone |
Ali ben Kaddour ? () |
Le 17 décembre 1922, aux Ouled Djellal, étranglent avec un mouchoir M.Schaeffer, 74 ans, avant de le brûler vif en le couchant sur son lit et en mettant un seau de pétrole embrasé entre ses jambes. Pillent également la maison, et emportent 13.000 francs. Aïssa ben Loumachi est condamné à vingt ans de travaux forcés. |
Transférés la veille de Constantine. Pas surpris le moins du monde, courageux. Grand nombre d'Algériens, exécution sans histoire. | 15 août 1923 (Conseil de guerre de la division de Constantine) |
| Ahmed ben Hounachi ? ans, () |
1924 : ? exécutions |
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| Samedi 29 mars 1924 |
5h25 | Thénia/Ménerville Alger Place à quinze mètres de la geôle locale |
Ahmed ben Mohamed Babassi 26 ans, garçon boucher (?) |
PARRICIDE. Le 18 novembre 1922, à Ménerville, égorge sa mère Chemaï bent Ahmed pour pouvoir s'emparer de ses économies et ne plus l'entendre lui reprocher les moeurs de son épouse qui le trompait, puis abandonne le corps sur la voie ferrée dans l'espoir qu'un train passera dessus et maquillera le crime. |
Temps de pluie et brume. Transféré le 28 depuis Alger, dort d'un demi-sommeil, se réveille sitôt les officiels entrés dans sa cellule. "Français et indigènes doivent tous mourir un jour. Un peu plus tôt, un peu plus tard, cela n'a pas d'importance. Je n'ai pas peur." Toilette dans une salle de la gendarmerie. Ne semble pas vouloir parler au mufti, mais demande que son épouse remette à sa soeur tous ses biens, ainsi que de l'argent. Arrive à la machine, dressée derrière une haie fleurie, en tenue parricide - gandoura blanche, pieds nus, voile noir. Dos à la machine, il entend l'arrêt de mort, parle une fois encore de ses dernières volontés. Environ 600 personnes, très silencieuses. | 09 novembre 1923 (Cour criminelle d'Alger) |
| 07 avril 1924 | Rabat Maroc ? |
Abderrahman ben Larbi ? ans, ? (?) |
27 novembre 1923 (Tribunal criminel de Rabat) |
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| Samedi 05 juillet 1924 |
4h | Tizi Ouzou Alger Place de la prison civile (angle de la rue Rabia Ali et de la rue Mohamed Khemisti) |
Hafsaoui Hamoud ben Ali ? ans, ? (?) |
Le 7 mars 1923, à Bordj-Menaiel, assomme Rabah Amrani, 14 ans, vole ses vêtements puis jette le garçon inconscient dans l'oued-Isser où il se noie. Le corps est repêché le 23 mars. |
Peu d'émotion, se dit innocent. Refuse cigarette et rhum. Va à la mort avec courage. Foule importante. | 12 mars 1924 (Cour criminelle de Tizi Ouzou) |
| Le 10 mars 1923, près d'Issebourg, assomme et noie Hamoud ben Mohamed Hafsaoui, 14 ans, pour le dévaliser. Le corps est repêché le jour même. |
17 mars 1924 (Cour criminelle de Tizi Ouzou) |
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| 10 juillet 1924 | Rabat Maroc ? |
Layachi ben Abbès ben Fejgoun ? ans, ? (?) |
01 mars 1924 (Tribunal criminel de Rabat) |
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| 14 août 1924 | Casablanca Maroc ? |
Saïd ou Jabeur ? ans, ? (?) |
Assassinat et vol | 21 mai 1924 (Tribunal criminel de Casablanca) |
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| Lundi 18 août 1924 |
Tizi Ouzou Alger Place de la prison civile (angle de la rue Rabia Ali et de la rue Mohamed Khemisti) |
Mohammed Saïd ben Ali Hour 45 ans, ? (?) |
Le 26 octobre 1923, à Tizi-Ouzou, abat d'un coup de pistolet dans le dos Mohamed Saïd Boubekeur, 50 ans, cafetier aveugle, sur ordre payé par le neveu de la victime, Ali Boubekeur. Ce dernier est condamné à vingt ans de travaux forcés. |
10 juin 1924 (Cour criminelle de Tizi Ouzou) |
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| Samedi 23 août 1924 |
? | Constantine Constantine Polygone |
Abdelkader Djemaoui 20 ans, ? (?) |
En janvier 1924, près de Barika, tua un petit chamelier en l'attachant et en le jetant dans une mare pour qu'il s'y noie, afin de lui voler ses bêtes, les revendre au marché et aller faire la nouba. | Peu de surprise à l'arrivée des autorités, car réveillé par les bruits inhabituels à cette heure de la nuit. "Je m'y attendais." Jusqu'au terrain d'exécution, se montre calme et résolu, se dirigeant seul vers le poteau. | 27 mai 1924 (Conseil de guerre de la division de Constantine) |
| Mardi 28 octobre 1924 |
6h | Alger Alger Entrée de la prison civile Barberousse (entre rue du Dr Bentami et boulevard Abderazak Hadad) |
Mohamed Belkadi ben Ali ? ans, ? (?) |
Egorge d'un coup de couteau dans la nuit du 08 au 09 septembre 1923 rue Sidi-Ramdane à Alger la prostituée Abdelkrir Adda bent Amar pour voler 931 francs et du linge. | Environ 1000 personnes présentes. Réveillé à 5h45, semble accablé, ne dit pas un mot pendant une dizaine de minutes, ne se manifestant que durant la toilette pour que ses affaires soient remises à sa mère. Pendant la toilette, dit à l'imam qu'il est soulagé de voir sa mort arriver : "Comme cela, mes souffrances seront terminées !" Courageux, paraît devant la prison et dit en arabe : "Pardon à tous mes frères !" Sur la bascule, pris de panique, cherche à enlever sa tête de la lunette tout en récitant un verset du Coran. | 12 juillet 1924 (Cour criminelle d'Alger) |
1925 : ? exécutions |
| Jeudi 19 mars 1925 |
? | Azzaba/Jemmapes Constantine Place de la mairie |
Mohamed Bendjeddou ? () |
Egorgent à coups de serpe le 06 février 1924 Mme Fillioz, épicière à Auribeau, pour lui voler quelques centaines de francs. | Transférés de la prison de Philippeville la veille. Réveillés à 5 heures, avaient bien dormi, sans se douter de leur sort. Meurent tous deux courageusement, Boucetta, arrivé sur la place, saluant la foule en arabe : "Bonjour aux gens d'Auribeau." Exécutés en présence de M.Fillioz, veuf de leur victime. | 01 décembre 1924 (Cour criminelle de Philippeville) |
| ? | Ahmed ben Ohmane Boucetta ? ans, () |
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| Mardi 27 octobre 1925 |
5h51 | Tizi Ouzou Alger Place de la prison civile (angle de la rue Rabia Ali et de la rue Mohamed Khemisti) |
Akli ben Saïd Kebdi 51 ans () |
A Fort-National, le 22 juillet 1924, assassina à coups de hachette son fils Mohammed ben Akli Kebdi, dépeça le corps en huit morceaux et l'enterra devant sa maison, sous un bloc de maçonnerie, avec la complicité de son épouse, Tassadit bent Ali Aït Hadi, et de la soeur de Tassadit, Sada bent Ali Aït Hadi, aussi femme de la victime, accusant le défunt, récemment rentré d'Europe, d'avoir souillé l'honneur de la famille en ayant des relations avec leur autre soeur, Hadjila, qui prenant sa défense, est gravement blessée aux bras. | Réveil à 5h30. Kebdi meurt courageusement. Facih, arrivant devant la guillotine en tenue parricide, a un mouvement de recul. Beaucoup de monde présent, bien que la nouvelle de l'exécution ait été révélée tard la veille. | 12 juin 1925 (Cour criminelle de Tizi Ouzou) |
| 5h57 | Facih Hamadane ben Ali 31 ans, () |
PARRICIDE. A Camp-du-Maréchal, douar Sidi-Ali-bou-Nab, le 16 novembre 1924, abat d'un coup de feu son père Ali ben Mohammed ben Lounès Fecih, 60 ans, puis blesse gravement son frère Hocine, 18 ans, qui venait à sa rescousse et qui, touché au flanc, meurt peu après. Mobile : le criminel avait réclamé 100 francs à son père qui les lui avait refusés. |
17 juin 1925 (Cour criminelle de Tizi Ouzou) |
1926 : ? exécutions |
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| Samedi 13 février 1926 |
6h30 | M'Chedallah/Maillot Alger Place de la Gendarmerie |
Zekrir Iddir ben Mohamed ? ans, ? (?) |
Tue près de Maillot le 11 janvier 1925 d'un coup de fusil le brigadier de gendarmerie Garagnon qui venait de le surprendre en plein braconnage. | Transféré le 12 de la prison d'Alger, sous couvert de la reconstitution des faits. Réveillé à 6h15, peu de réaction de sa part. Pendant la toilette, proteste qu'il soit nécessaire de soulever sa gandoura pour lui lier les chevilles, et trouve les liens trop serrés. En quittant la gendarmerie, passant devant le juge Dubout, il lui dit bonhour en souriant. Arrivé devant la guillotine, observe la foule, cherche et appelle sa mère. Celle-ci est absente, tout comme les autres membres de sa famille. Résiste pour aller sur la bascule. | 21 novembre 1925 (Cour criminelle d'Alger) |
| Mardi 23 mars 1926 |
5h31 | Alger Alger Entrée de la prison civile Barberousse (entre rue du Dr Bentami et boulevard Abderazak Hadad) |
Hamouri Dif ben Ali 27 ans, () |
Dans la nuit du 18 au 19 juillet 1924, entraînent leur camarade Abderhaman Ahmed ben Sliman dans une chambre d'un hôtel de la rue de Chartres, à Alger, et l'égorgent à coups de rasoir pour lui voler les économies qu'il avait faites en France. | Réveillés à 5h. Endormis depuis 3h, avaient veillé en mangeant toute la soirée - nous sommes durant Ramadan. Avaient demandé à être éveillés avant le lever du soleil pour pouvoir prendre une collation avant le jeûne, mais ne s'attendaient pas à être réveillés pour mourir. Informés, se mettent à hurler et à pleurer. Le mufti et l'interprète se chargent de les apaiser, et les condamnés demandent que leurs vêtements soit remis à leurs familles. Pendant la toilette, récitent le takbîr, et comme le soleil pointe, refusent cigarettes et café. Hamouri, voyant la guillotine, a le visage qui se décompose. Dahmane, arrivé devant la machine, refuse de faire un pas de plus, demande à parler. Il s'adresse à la foule en algérien, puis en français : "Ecoutez-moi ! Merci les Français ! Merci le drapeau français !" (Ou "Merci, les travaux forcés !" : les spectateurs ne sont pas certains de ce qu'ils ont entendu. Inhumés au cimetière d'El-Kettar. | 23 novembre 1925 (Cour criminelle d'Alger) |
| 5h35 | Djellali Dahmane ben Chabachi 27 ans, () |
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| Jeudi 25 mars 1926 |
5h45 | Tiaret Oran Entrée de la prison civile, rue Canrobert (Rue Guellab Larbi) |
Fendil Mohamed ben Mostefa 26 ans, ? (?) |
Egorge Kaddour Kouair, 12 ans, berger, à Faidherbe le 13 mars 1925 pour s'emparer d'une agnelle. Arrêté le lendemain alors qu'il tente de vendre la bête à Tiaret. |
Réveillé à 5h30, murmure des paroles incompréhensibles. Refuse la tasse de café. Devant la guillotine, a un sursaut de panique vite réprimée. | 16 décembre 1925 (Cour criminelle de Tiaret) |
| 27 avril 1926 | 5h12 | Tunis Tunisie Entrée de la prison civile, route des Remparts (159, bd du 9 avril 1938) |
Sadok ben Mohamed ben Amar ben Boubaker ? ans, domestique (?) |
En août 1924, ssassine à coups de fusil son patron, M.Mayer, à La Soukra, dans la banlieue de Tunis, pour le voler. | Bois de justice arrivés la veille par le train du soir. Réveil peu après cinq heures, les propos du procureur Fropo étant traduits par un interprète. Accepte de s'entretenir et de prier avec un imam. Embrasse ses compagnons de cellule. Meurt courageusement. Corps récupéré par la famille après avoir été brièvement inhumé au carré des suppliciés. | 03 novembre 1925 (Tribunal criminel de Tunis) |
| Samedi 14 août 1926 |
? | Tizi Ouzou Alger Place de la prison civile (angle de la rue Rabia Ali et de la rue Mohamed Khemisti) |
Amrouche Amar ben Saïd ? ans, ? (?) |
Abat le 22 novembre 1925 de deux coups de revolver l'agent de police Mustapha Harchaoui qui venait l'arrêter. | Foule importante. Dit quelques mots devant l'échafaud. | 26 mars 1926 (Cour criminelle de Tizi-Ouzou) |
| Jeudi 16 décembre 1926 |
Aïn Leuh Maroc (?) |
Amor ben Haddou ben Amor ? ans, ? (?) |
20 juillet 1926 | 1927 : ? exécutions |
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| Vendredi 07 janvier 1927 |
6h30 | Biskra Constantine Champ de tir de Benimora |
Filliachi ben Boulakras ? ans, ? (?) |
Le 06 mai 1926, tue son beau-père, son épouse, et blesse gravement sa belle-mère. | Arrive la veille par le train de 18h30, sans se douter des raisons de ce déplacement, passe une dernière nuit à la prison militaire du fort Saint-Germain. Réveillé à 6h par le muphti, se montre digne. S'habille, refuse nourriture, alcool et tabac et grimpe dans un fourgon d'ambulance. Pendant le trajet, récite la Chaada. Va au poteau avec courage, se laisse bander les yeux et agenouiller, et pendant qu'on l'attache, prononce quelques mots qu'on ne comprend pas. | 08 octobre 1926 (Conseil de guerre de la division de Constantine) |
| Jeudi 17 février 1927 |
6h21 | Béjaïa/Bougie Constantine Entrée de la prison civile, la Plaine (rue des Frères Meziani) |
Taghbalout Mohand ben Smaïl 30 ans, ? (?) |
Tueur à gages, abat de deux coups de fusil, près de la gare d'El-Kseur le 21 décembre 1925, Bouiche Youcef ben Amar, 45 ans. Cette affaire serait son sixième meurtre. |
Réveillé à 6h10, dormait bien. Blêmit, puis répond : "Pourquoi me demander de mourir avec courage ? Je n'ai rien fait, je suis un Kabyle de vieille souche, et je n'ai pas peur." A l'interprète, dit "Tu périras, les autres aussi. Je meurs avant vous, c'est tout. Ce ne sont pas les Français qui me tuent, c'est Dieu qui l'a voulu ainsi !" Refuse café et cigarette, demande de l'eau, et lègue son burnous à un co-détenu. Pendant la toilette, dit : "Je suis un Kabyle digne, je n'ai pas peur. Je ne suis pas comme tant d'autres, ce n'est pas la peine de m'attacher, j'irai bien tout seul." Soulevé du tabouret, dit à l'imam et à l'interprète en français : "Donnez le bonjour à tous." Le répète alors qu'on lui passe la tête dans la lunette. Environ 1500 personnes présentes. | 23 novembre 1926 (Cour criminelle de Bougie) |
| 05 mai 1927 | Kherrata Constantine Place devant la prison |
Smaoun ben Haïd ben Mohamed 29 ans, ? (?) |
Evadé du bagne de Lambèse où il purgeait une peine de huit ans de réclusion pour meurtre suite à une condamnation prononcée par Bougie, le 12 avril 1926 au douar Djemouna, commune mixte de Taïktount, abat d'un coup de fusil dans le dos Sauveur Lombardo, 47 ans, inspecteur de la Sûreté de Bougie, qui était venu pour l'arrêter. | Transféré peu avant depuis Bougie, se doute des raisons de ce déplacement. Réveillé à 4h30, en présence de sa mère. Après l'avoir embrassé, sans une larme, elle lui dit : "Aie du courage !" puis quitte la prison, en regardant furtivement la machine. Pendant la toilette, reste calme, et remarque "On ne meurt qu'une fois." Refuse d'un geste hautain cigarette et verre de rhum. Franchissant le seuil, il dit au public : "Salut à vous tous ! La mort ne me fait pas peur, et je recommande mon âme à Dieu. Ce qui me chagrine, c'est que mes ennemis doivent rire de moi !" Interrompu par les aides, qui le poussent sur la bascule. | 23 février 1927 (Cour criminelle de Bougie) |
1928 : ? exécutions |
| 21 avril 1928 | Casablanca Maroc Carrière, proche de la prison civile |
Daoud ben Daoud m'Hamed ? ans, ? (?) |
Tua des bergers pour leur voler leurs troupeaux | Fusillé. La décision d'utiliser la guillotine au Maroc est prise juste après cette exécution. |
22 novembre 1927 (Tribunal criminel de Casablanca) |
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| Lundi 04 juin 1928 |
6h03 | Hussein Dey Alger Polygone de tir |
Kacem ben Salah 26 ans, ? (?) |
Viole et tue à coups de pierres, le 20 juillet 1927 dans les gorges de Chabet Guem, territoire de Ghardaïa, le petit Omar ben Mohamed ben Ahmed, 9 ans. | Réveillé à 5h à la prison Barberousse, ne comprend que quand l'interprète lui traduit et que le mufti l'incite à mourir avec courage. Horrifié, boit avec peine un peu de café, et accepte, sur les consels de son avocat Me Roullaud un verre de rhum qu'il avale d'un coup. Conduit en voiture jusqu'au polygone, en bas de la cité Divielle, face à la mer. Peu de spectateurs présents. En voyant le poteau, manque tomber, mais quand on cherche à lui mettre un bandeau jaune sur les yeux, proteste : "Laisse-moi voir". Demande à ce qu'on dénoue un peu les cordes, trop serrées à son goût. Après lecture du verdict par le lieutenant-greffier Guerry, exécuté rapidement, avec coup de grâce. Corps remis à l'hôpital militaire avant inhumation au cimetière d'El-Kettar. | 24 janvier 1928 (Conseil de guerre de la division d'Alger) |
| Samedi 23 juin 1928 |
5h40 | Sidi Ali Benyoub/Chanzy Oran Place de la mairie |
Toumi Mohamed ben Ahmed ? ans, ? (?) |
Le 14 mars 1927, non loin de Chanzy, égorge Habib Bouziane, 16 ans, berger, pour lui dérober un chevreau. Djilali Medjehed, complice, est condamné à vingt ans de travaux forcés. |
13 mars 1928 (Cour criminelle de Sidi-Bel-Abbès) |
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| Jeudi 23 août 1928 |
6h04 | Casablanca Maroc Entrée de la prison civile Ghbila (rue Ahmed Sebbag) |
Boudjemaa ben Ali ben Salah ? ans, ? () |
En juin 1927, à Oued-Zem, braque la société de cuirs "La Chèvre", égorgeant le directeur, André Jules Fraissinet, 25 ans, avant de piller le coffre-fort contenant 41.000 francs. Son complice et cousin, Salah ben Mohamed, condamné à mort, est gracié. |
Première venue de la guillotine au Maroc (?) Foule nombreuse, tant d'Européens que d'Algériens, autour de la prison. Réveillés, entendent la nouvelle avec calme. Conversent avec le mufti, procèdent aux ablutions rituelles, puis sont confiés aux exécuteurs. Boudjemaa, devant la guillotine, lance des regards affolés en direction du couteau, puis avance résolument. Quand vient le tour de Moktar, la foule hurle : "A mort !" Piqué au vif, le condamné insulte le peuple, les magistrats et l'exécuteur, avant de résister aux aides qui cherchent à le plaquer sur la bascule. Préférence marquée des spectateurs pour la fusillade, plus honorable à leurs yeux que la guillotine. | 17 avril 1928 (Tribunal criminel de Casablanca) |
| 6h06 | Moktar Ben Hadj Lahoussine ben Amoar ? ans, domestique () |
Assassine le 13 mars 1928 à Casablanca son patron Daniel Courcoux, 50 ans, directeur d'une exploitation de bois, d'un coup de hache (ou de pioche) dans la tête, puis égorge son épouse Marie Joseph Jullian, 49 ans, et leur neveu, Jacques Bourrouillon, 13 ans, avant d'essayer en vain de fracturer le coffre-fort à coups de hache et de pioche, et de repartir avec quelques centaines de francs à peine. | 19 avril 1928 (Tribunal criminel de Casablanca) |
1929 : ? exécutions |
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| Mardi 12 mars 1929 |
5h47 | Bordj Bou Arreridj Constantine Place de la prison (?) |
Khelifi Mohamed ben Amar ? ans, ? (?) |
Le 1er novembre 1927, assassine le garde forestier Joseph Nicolini. Son frère et complice Khelifi Khelifa ben Amar, condamné à mort, meurt à la prison de Sétif. Leurs cousins, les frères Khelifi ben Moussa, sont condamné aux travaux forcés à perpétuité. |
Pas d'exécution depuis 31 ans. Transféré le 06 à Bordj, pensait que ce voyage ne précédait la mort que de quelques heures, mais suite à un délai supplémentaire, les gardiens tâchèrent de lui faire croire qu'il s'agissait là d'un supplément d'enquête. Réveil à 5h25. Demande à voir sa femme et ses enfants, mais ceux-ci sont absents. Demande qu'on confie à son épouse ses vêtements ainsi que ses économies, une quarantaine de francs, fume une cigarette et prend une tasse de café. Courageux, léger moment de faiblesse devant la guillotine, à l'entrée de la prison. Public nombreux, Européens et Algériens mêlés. | 16 novembre 1928 (Cour criminelle de Sétif) |
| Samedi 20 avril 1929 |
6h20 | Rabat Maroc Place de France |
Larbi ben Mohamed ben Cherkaoui ? ans, domestique agricole () |
Le 17 août 1928, à Sidi-Yiayia du Gharb, commune de Kénitra, assassinent leurs patrons colons, Bénézet Joseph Blanchard, 31 ans, son épouse Aline Léa Rustrel, 32 ans, et Gilbert, leur bébé de onze mois pour les voler, avant d'abandonner le corps de Blanchard dans une meule de paille, et les deux autres dépouilles dans un tonneau rempli de maïs. Un complice présumé, Lahoussine, est acquitté. |
Bois de justice arrivés le 19. Réveillés à 5h55. Toilette rapide. Devant la guillotine, Cherkaoui, descendu le premier, ne cesse de pleurer en demandant grâce. Khalifa, lui, crie : "Je m'en fous ! Je m'en fous !" Applaudissements à la seconde chute du couperet. | 05 décembre 1928 (Tribunal criminel de Rabat) |
| 6h21 | Khalifa ben Mohamed Laïbi ? ans, domestique agricole () |
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| Mardi 09 juillet 1929 |
4h03 | Alger Alger Entrée de la prison civile Barberousse (entre rue du Dr Bentami et boulevard Abderazak Hadad) |
Mohamed ben Kaci "Chérifi" Chouifi ? ans, ? (?) |
Le 27 juillet 1927, près de Ménerville, assassine pour le voler Mohamed Bougherza. | Incarcéré dans la cellule 12 avec le nommé "Babouche", assassin de M.Soler. A 3h45, "Babouche" est transféré dans une autre cellule, et Chouifi reçoit la nouvelle de son exécution avec une émotion de courte durée. Fait ses ablutions, prie et dit : "Vous ferez ensuite de moi ce que vous voudrez." Pendant la toilette, dicte à l'interprète et au Bash-Adil (le greffier) ses ultimes volontés, notamment le legs à son ami Boussaïd d'un terrain à la condition que ce dernier veille sur l'éducation de ses deux enfants. L'imam l'incitant à mourir en croyant, il rétorque : "La mort ne me fait pas peur. C'est une sale vie, ici. J'aime mieux aller dans l'autre. Je demande toutefois à être enterré par les soins de la confrérie des Hallaouiza (?)". Boit une tasse de café, après s'être fait promettre qu'il n'y a pas d'alcool dedans. Fixe le couperet en priant jusqu'à être basculé. | 19 février 1929 (Cour criminelle d'Alger) |
| Jeudi 22 août 1929 |
4h44 | Alger Alger Entrée de la prison civile Barberousse (entre rue du Dr Bentami et boulevard Abderazak Hadad) |
Azouzi Saïd ben Azzouz () |
A Ouled-Fayet, le 21 janvier 1929, égorgent l'aide-forgeron Kaddour Touïdi, collègue d'Ameur, pour voler son argent et ses vêtements. | Informé, Saïd affirme son innocence, et son cousin Ameur reste muet, impassible, allant jusqu'à refuser les secours de la religion. Passent des vêtements propres, puis se lavent et prient. Saïd se prépare une cigarette, fume et confie le tabac à son cousin : "Eh bien, que veux-tu ? C'est la mort, et je n'ai pas peur de mourir. Ceux qui ont pris nos biens, tant mieux pour eux." Toilette au parloir, Saïd psalmodie et dit régulièrement qu'il est innocent. Ameur embrasse son cousin, les yeux humides. Saïd avale une tasse de café, Ameur refuse : "Merci, je n'ai rien demandé, je ne veux pas boire". Il accepte cependant une nouvelle cigarette. Saïd meurt en essayant de sortir sa tête de la lunette tout en récitant les versets du Coran, Ameur meurt avec calme, cigarette aux lèvres. | 20 mars 1929 (Cour criminelle d'Alger) |
| 4h46 | Azouzi Ameur ben Slimane () |
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| 26 août 1929 | Fès Maroc ? |
Mohamed ben Ahmed ? ans, tirailleur au 68e régiment (Maroc) |
Le 14 novembre 1928 au poste d'Adjir, abat d'un coup de fusil le sergent Prévost qui venait de le punir. | Meurt courageusement, refuse d'avoir les yeux bandés et demande qu'on explique à ses autochtones que sa punition était juste, puisqu'il était coupable d'assassinat. | 14 avril 1929 (Conseil de guerre de Fès) |
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| Mercredi 11 septembre 1929 |
5h07 | Alger Alger Entrée de la prison civile Barberousse (entre rue du Dr Bentami et boulevard Abderazak Hadad) |
Mahmoudi Rabah ? ans, ? (?) |
Blesse mortellement le 16 mai 1927 au lieu-dit "Les Eucalyptus", près de Maison-Carrée, Cherfi Mohamed ben Saïd, d'un coup de revolver et plusieurs coups de matraque, pour lui voler 5.500 francs. Ses deux complices, Baïchem Larbi et Azouz Saïd, condamnés à mort, bénéficient d'une grâce présidentielle. |
Ciel nuageux. Déjà réveillé à l'arrivée des officiels à 4h55 : les trois condamnés sont pris de panique et hurlent de peur. Larbi et Azouz sont informés de leur grâce, mais leur effroi est si grand qu'ils ne comprennent pas. Il faut les transférer dans une autre cellule. Mahmoudi, lui, hurle à s'en déchirer la gorge et se bat contre les gardiens qui doivent le maîtriser. Il en profite pour se griffer le visage jusqu'au sang. Durant la toilette, ne prêtant aucune attention aux paroles de réconfort du mufti, continue à geindre en bougeant la tête comme un fou. Pleure jusqu'à la chute du couperet. |
18 mai 1929 (Cour criminelle d'Alger) |
1930 : ? exécutions |
| Samedi 08 mars 1930 |
6h31 | Tunis Tunisie Entrée de la prison civile, route des Remparts (159, bd du 9 avril 1938) |
Hassen ben Ali ben Salah Benzerti ? ans, ? (?) |
Dans la nuit du 07 juillet 1928, à Saint-Germain, enlève, viole puis égorge Marcel Demma, 16 ans, colon. Douaidia Chaabane, condamné à mort, est gracié. |
Bien qu'il eut toujours affirmé son innocence, va à l'échafaud avec courage en demandant pardon à la foule. Foule importante, en majorité des Européens. | 06 juillet 1929 (Tribunal criminel de Tunis) |
| Jeudi 14 août 1930 |
4h43 | Alger Alger Entrée de la prison civile Barberousse (entre rue du Dr Bentami et boulevard Abderazak Hadad) |
Bourias Mohamed Areski ? ans, ? (?) |
Quintuple meurtrier : à Bablil, le 28 octobre 1926, décide de se venger de son propre frère Chérif, qui avait porté plainte contre lui pour avoir frappé son épouse. L'abat d'un coup de fusil, blesse le garde-champêtre qui lui ordonnait de se rendre et tue au passage une fillette, Sider Zineb ben Ahmed, 2 ans, alors dans les bras de sa mère, laquelle est blessée au bras, puis abat deux passants et une femme. | Au réveil, prie avec l'imam. Très calme, se contente de demander, pendant la toilette, qu'on ne lui lie pas les mains. Accepte le café et la cigarette. En franchissant le portail, dit adieu à ses gardiens. | 25 mars 1930 (Cour criminelle d'Alger) |
| Mercredi 31 décembre 1930 |
6h45 | Alger Alger Entrée de la prison civile Barberousse (entre rue du Dr Bentami et boulevard Abderazak Hadad) |
Abdul Abdouni Ahmed 30 ans, ? (?) |
Assassine en juin 1928 sur la route entre Hussein-Dey et Maison-Carrée le tirailleur Maurice Doléans. Bourhala Mohamed, condamné à mort, est gracié. |
Peu de monde devant la prison. Machine montée à 5h20. Réveillé à 6h30 dans la cellule 11, déjà réveillé, accueille les officiels debout, en grognant comme un animal, cherchant à les attaquer, rapidement maîtrisé. Quand on lui prie de faire preuve de courage, il répond : "Je suis un homme... je n'ai pas peur, je serai courageux." Demande à embrasser son complice, ce qui lui est refusé, puis confie à son avocat, Me Roger, un portefeuille contenant des lettres, à l'intention de sa famille. Refuse le café, mais accepte des cigarettes avant de rester avec un imam et un cadi. Pendant la toilette, râle : "Vous serrez trop fort... vous allez me couper la tête, et avant, vous me coupez les bras... c'est pas légal !" Prie avec l'imam, dit de temps en temps qu'il est innocent, demande à l'avocat de lire à haute voix l'une des lettres, et réclame au Procureur qu'on donne à l'un des gardiens ses affaires restées en cellule. Cigarette aux lèvres, arrive devant la bascule, laisse tomber le mégot, puis dit, la tête engagée dans la lunette : "Je suis innocent." | 14 mai 1930 (Cour criminelle d'Alger) |
1931 : ? exécutions |
| ? 14 octobre 1931 |
5h53 | Alger Alger Entrée de la prison civile Barberousse (entre rue du Dr Bentami et boulevard Abderazak Hadad) |
Derrouazi Fjelloui ben Mohammed () |
Tuent Marie Cerda pour la voler le 30 mars 1930 dans une ferme entre Alger et Maison-Carrée pour la voler. Ahmed Farhi et Abdelkader Farhi, condamnés à mort, sont graciés. |
Guillotine encore plus rapprochée de l'entrée de la prison que par le passé. Réveillés à 5h45, refusent toute aide, tant du mufti que de leurs avocats. Tous deux déclarent : "Il y a longtemps que nous savons que nous devons mourir. Nous le ferons en bons musulmans." Prient en silence pendant la toilette, refusent café et cigarettes. Double exécution sans histoire, peu d'assistance : présence du veuf de la victime et de leurs enfants. | 23 mai 1931 (Cour criminelle d'Alger) |
| 5h57 | Farhi Ali ben Abdelkader () |
1932 : ? exécutions |
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| Samedi 27 février 1932 |
5h55 | Sétif Constantine Entrée de la prison civile, rue Rouget-de-Lisle (?) |
Louil Aïssa ben Ahmed 26 ans, ? (1906, ?) |
Tue à coups de bâton dans la tête le 02 décembre 1930 François Ambrosino, gérant de la coopérative de Tocqueville, pour lui voler 10.000 francs. | Réveillé à 5h45, dormait profondément. Résigné, refuse aide de la religion, café et cigarette. Simple mouvement de recul devant la machine. | 07 novembre 1931 (Cour criminelle de Sétif) |
| Mercredi 06 avril 1932 |
5h20 | Miliana Alger Place de la prison civile (?) |
Belhouari Mohamed ben Daoud ? ans, ? (?) |
Le 13 février 1931 à Miliana, agresse pour le voler Mohammed Ferroukhi, commerçant, 70 ans, qui meurt de ses blessures quelques jours plus tard. Belarbi Mostefa ben Benkhemacha, condamné à mort, est gracié. |
Réveillé à 5h quand un garde lui secoue l'épaule. Courageux, il affirme être innocent. Comme le mufti tente de l'apaiser, il répond : "Oui, mais qu'a-t-on fait à ceux qui m'ont amené ici ?" Refuse de prier, de boire un café et de fumer une cigarette, quitte la cellule pour gagner la cour d'entrée pour la toilette. Demande à voir ses parents, ce qui est impossible. Regarde la machine, hébété. Quand le couperet tombe, un seul spectateur a le culot d'applaudir. | 15 décembre 1931 (Cour criminelle de Blida) |
| Jeudi 07 avril 1932 |
5h35 | Chlef/Orléansville Alger Carrefour de la place Victor-Hugo et de la rue de Rome, devant le palais de justice |
Bhaloul Ahmed ben Belkacem ? ans, ? (?) |
PARRICIDE. Le 25 septembre 1930, abat à coups de fusil de chasse son père et sa jeune belle-mère Hadri Bakhta, 25 ans, au douar Béni-Haoua. |
Réveillé à 5h15, dormait bien. Ses deux compagnons de cellule s'enfuient, il se lève calmement, un peu surpris. Informé, il dit : "Ah, ce n'est pas pour me faire sortir !" A l'interprète qui lui dit s'il a quelque chose à demander, il répond : "J'avais demandé la justice." Le juge répond : "La justice s'est prononcée irrévocablement contre toi. Prépare-toi à mourir." Il réclame de voir une dernière fois ses enfants, mais ceux-ci ont été avertis de l'exécution mais n'ont pas jugé bon de se déplacer. N'ayant aucune dernière volonté, il dit au mufti : "La mort est pour tout le monde. Vous mourrez tous, comme moi. Je ne crains donc pas le châtiment qui m'attend. Au revoir, et pardonnez-moi tous." Conduit au vestibule, il est toiletté. Il se plaint parce qu'on lui serre les poignets trop fort, puis voyant les ciseaux, pâlit : "Ne me tuez pas ici ! Je veux voir le ciel !" On le rassure, puis on lui passe la chemise et le voile. Monte dans une camionnette automobile, restant les pieds nus sur le marche-pied arrière. Le camion s'arrête à une dizaine de mètres de la machine : le condamné va vers elle à reculons, pendant qu'un huissier lit l'arrêt de mort, qu'un interprète traduit. Le condamné est dévoilé, regarde la guillotine et le public : "O gens, O musulmans ! Pardonnez-moi !" Se laisse basculer en priant. | 24 novembre 1931 (Cour criminelle d'Orléansville) |
| Jeudi 23 juin 1932 |
3h59 | Bordj Bou Arreridj Constantine Place de la prison (?) |
Mekhloufi Saad ben Makhlouf 40 ans, ? (?) |
Assassin du garde-forestier Quillichini, 37 ans, le 24 février 1931 au douar Dreat d'un coup de fusil en plein visage. Son frère et complice Mekhloufi Aïssa ben Makhlouf, condamné à mort, est grâcié. |
Transféré la veille de la prison de Sétif à celle de Bordj. Guillotine montée à 2h45. A l'arrivée des officiels, à 3h52, était déjà réveillé et priait. Informé, dit : "Je suis innocent, je m'en rapporte à la décision de la justice." Dit qu'il lègue ses affaires à son frère, et refuse l'imam : "Connaissant les prières, je me passe de ton assistance." Refuse café et cigarette, toilette très rapide. | 25 février 1932 (Cour criminelle de Sétif) |
| Lundi 01 août 1932 |
4h13 | Annaba/Bône Constantine Entrée de la prison civile, boulevard Narbonne (Boulevard Zighourt Youcef) |
Taffahi Mohamed ben Chérif ? ans, ? (?) |
Tue à coups de serpe, le 14 février 1932 au douar Cheffia, près de Morris, le cantonnier Jean Missud, après que ce dernier l'ait invité à dîner, avant de l'achever de deux coups de fusil à bout portant. Vole les vêtements, une montre, le fusil qu'il cache dans une grotte dans la montagne. | Machine montée à 3h05. Réveillé à 4h, dormait profondément. Pas d'émotion, refuse le rhum et la cigarette, et promet d'avoir du courage. Pendant la toilette, se ravise pour la cigarette, mais a à peine le temps de la fumer. Foule imposante. | 29 février 1932 (Cour criminelle de Bône) |
| Vendredi 16 septembre 1932 |
Constantine Constantine Entrée de la prison du Coudiat, rue des Généraux Morris (rue Belazreg Bachir) |
Aoun Abdallah ben Mouloud ? ans, ? (?) |
En revenant d'une journée de fête à Constantine, près de Bizot, dans la nuit du 19 au 20 juillet 1931, tue à coups de gourdin et de couteau son voisin et ami Hamezoune Rabah ben Mohamed pour lui voler son argent et ses vêtements, et jette le corps sous un ponceau. Aoun Ahmed ben Salah est condamné à dix ans de travaux forcés et Messaoud Rahil à 5 ans de prison. |
Dormait profondément. Ne comprend pas, dit vouloir se plaindre au président de la République, avant que l'interprète ne lui explique clairement que c'est le président qui a refusé sa grâce. Se résigne, et va jusqu'au greffe sans dire un mot. En descendant l'escalier d'entrée de la prison, cherche la guillotine face à lui, mais celle-ci est montée sur le côté : ne se rend compte de sa présence qu'une fois plaqué sur la bascule. | 04 juillet 1932 (Cour criminelle de Constantine) |
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| Samedi 10 décembre 1932 |
7h | Marrakech Maroc Kondia el Abib |
Mohamed ben Ahmed ben Lhacen ? ans, ancien tirailleur (?, Maroc) |
Le 22 juin 1931, assassine pour les voler M.Zurita, vieux mendiant espagnol, et deux filles soumises, dont il jette les corps dans des puits d'une ghettara, où ils sont récupérés en juin et juillet. | Fusillé, conformément au dahir du 20 novembre 1932 qui institue pour les condamnés marocains le peloton plutôt que l'échafaud. Meurt courageusement. | 30 janvier 1932 (Tribunal criminel de Marrakech) |
1933 : ? exécutions |
| Mercredi 08 mars 1933 |
5h58 | Blida Alger Entrée de la prison civile, route de Montpensier (avenue Mustapha Benboulaid) |
Boukhelif Ahmed ben Saïd 28 ans, ? (?) |
Condamné le 16 juillet 1931 par la cour criminelle aux travaux forcs pour vols en compagnie de son complice Mohamed Ouzzani, tentent de s'évader dans la nuit du 11 au 12 août 1931 mais sont vus et mis au cachot. Le 16, attirent le gardien Joseph Fanès dans leur cellule, tentent de l'étrangler avant que Boukhelif récupère le revolver du gardien et le blesse mortellement de deux coups de feu à l'épaule et en plein torse. Ouzzani meurt en prison le 20 mai 1932. |
Pas d'exécution depuis 1914. Temps de pluie. Endormi à 2h, réveillé à 5h45. Calme, répond qu'il aura du courage. Demande aux magistrats de donner deux lettres à son frère, sa seule famille, qui se trouve alors en prison à Alger pour vol. Prie avec le mufti. Pendant la levée d'écrou, jure qu'il aura du courage : "Le courage, c'est pour les hommes." Refuse cigarette et verre de rhum. Légère défaillance pour parcourir les six mètres qui séparent le portail de la machine. 1.200 spectateurs environ. | 16 août 1931 (Cour criminelle de Blida) |
| Mardi 02 mai 1933 |
4h40 | Tizi Ouzou Alger Place de la prison civile (angle de la rue Rabia Ali et de la rue Mohamed Khemisti) |
Maradji Amar ben Ahmed 38 ans, ? (?) |
Tueur à gages. Son complice, Aït Ameur, est condamné aux travaux forcés à perpétuité. |
Déjà réveillé à 4h25, avait passé une partie de la nuit à prier, pâle et parlant à peine. Affirme qu'il aura du courage, et qu'il parlera à la foule. Pendant la toilette, boit un peu de café, refuse le rhum et la cigarette. A Me Talhi, dit : "Je mourrai avec courage, en musulman et en bon Kabyle. La mort est faite pour les hommes." Exécution rapide et sans histoire. | 13 janvier 1933 (Cour criminelle de Tizi Ouzou) |
| Jeudi 06 juillet 1933 |
3h50 | Béjaïa/Bougie Constantine Entrée de la prison civile, la Plaine (rue des Frères Meziani) |
Bachioua Mohammed 46 ans, ? (?) |
Abat d'un coup de revolver, entre les douars Tarariat et Draa El-Caïd, Mouloud Khiar pour lui voler son portefeuille, contenant 45 francs, le 19 mars 1932. | Au réveil, assez calme, demande pourquoi on ne l'a pas prévenu plus tôt afin qu'il en informe son épouse et leurs quatre enfants. Refuse d'être enterré dans son douar et demande que ses vêtements civils soient rendus à son frère et ses enfants. Refuse café, rhum et cigarette. Toilette rapide et sans histoire à quelques mètres du portail. Pâlit terriblement devant la machine, rapidement basculé. | 21 février 1933 (Cour criminelle de Bougie) |
| 08 août 1933 | 5h21 | Casablanca Maroc Carrières Ben-M'sik |
Abdelkader ben Mohamed ? ans, caporal (?) |
Le 20 mars 1931, à Aguelfa, au terme d'une soirée d'orgie avec anisette et prostituées, mène une révolte des tirailleurs contre ses supérieurs qui se solde par un pillage des lieux - armes, argent, contenu des cantines - ainsi que par la mort du lieutenant Touchais et des sergents Planchon et Ysehaert. Condamné à mort lors du premier procès, le caporal Mahjoud voit sa peine revue à la baisse en seconde instance, et est condamné aux travaux forcés à perpétuité. |
Au réveil, refuse rhum et cigarette et envoie au fiable le muphti en lui jetant sa veste sur la tête. Arrivé à proximité du lieu d'exécution, résiste avec force, insulte les spectateurs et parvient à s'enlever le bandeau. On parvient tant bien que mal à le faire s'agenouiller avant de le passer par les armes. | 18 novembre 1932 (Tribunal militaire de Meknès) 26 avril 1933 (Tribunal militaire de Casablanca) |
1934 : ? exécutions |
| Jeudi 17 mai 1934 |
Tizi Ouzou Alger Place de la prison civile (angle de la rue Rabia Ali et de la rue Mohamed Khemisti) |
Dahlab Saïd ben Lakdar ? ans, ? (?) |
A Tagdempt, le 20 décembre 1932, assassine de deux coups de fusil le chef de chantier Joseph Garrus pour lui voler la paye des ouvriers, avant de l'achever d'une vingtaine de coups de couteau, le décapitant presque. Abdelkader Boulouazi est condamné aux travaux forcés à perpétuité. |
Dormait profondément à l'arrivée des officiels, à 3h55. Ne réagit pas. Pendant toilette dans le vestibule, refuse tasse de café mais accepte cigarette. En voyant la guillotine, il a un mouvement de panique, devient raide comme un piquet. Les adjoints doivent le plaquer sur la bascule et le maintenir en place. | 23 décembre 1933 (Cour criminelle de Tizi Ouzou) |
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| Vendredi 17 août 1934 |
4h40 | Béjaïa/Bougie Constantine Entrée de la prison civile, la Plaine (rue des Frères Meziani) |
Bougaci Mohamed ben Belkacem 31 ans, maçon. (?) |
PARRICIDE. Abat à coups de fusil à Djidjelli, le 22 juin 1933, sa belle-mère, son père, son épouse et le fils de sa belle-mère. |
Réveillé à 4h31, dormait bien. Se montre digne. Refuse cigarette, café et eau. Revêtu de la tenue des parricides. Accompagné jusqu'à la bascule par un imam. Lecture de la sentence en français, puis en arabe. Pendant ce temps, psalmodie la chahada. Quand on lui retire le voile et qu'il voit la machine, pâlit et demande à boire. "Je veux boire. Pourquoi on ne me donne pas à boire ?" Poussé immédiatement sur la bascule. | 02 juin 1934 (Cour criminelle de Bougie) |
1935 : ? exécutions |
| Samedi 09 février 1935 |
7h15 | Casablanca Maroc Carrière du parc à fourrage, route de Médiouna |
Mohamed ben Bouchari ? ans, domestique (?) |
Assassine le 06 mai 1934 à Sidi-ben-Nour sa patronne, Mme Acquaviva, pour la voler. | Courageux dès le réveil, mais perdant ses forces durant le trajet. Doit être porté jusqu'au poteau : s'évanouit tout à fait quand on l'attache. | 08 novembre 1934 (Tribunal criminel de Casablanca) |
| Vendredi 18 octobre 1935 |
5h40 | Béjaïa/Bougie Constantine Entrée de la prison civile, la Plaine (rue des Frères Meziani) |
Ouali Ali ben Messaoud 37 ans, commerçant (?) |
Etrangle avec une cordelette sa maîtresse, Fatma Moussaoui, 38 ans, vole ses bijoux et jette son corps dans un puits au Fort-Clauzel dans la nuit du 26 au 27 novembre 1934. | Réveillé à 5h30, dormait bien. Se résigne, recommande ses deux enfants au Cadi, accepte une tasse de café et tire quelques bouffées de cigarette avant de la rejeter. Répète les versets du Coran. Durant la toilette, s'excuse auprès des autorités de tout le dérangement qu'il provoque. Psalmodie des prières jusque devant l'échafaud, et sur la bascule, demande pardon à Dieu et à la Société. |
27 juillet 1935 (Cour criminelle de Bougie) |
1936 : ? exécutions |
| Jeudi 11 juin 1936 |
4h25 | Oran Oran Entrée de la prison civile, rue du Général-Cérez (rue Djebbour Maamar) |
Abdelkader ben Haddou Hadj Ali 24 ans, journalier (vers 1912, douar Abdonna, Melilla, Maroc) |
Pendant leur sommeil, assassine à coups de hache ses compagnons de travail Abd Semlham et Amar Mimoun, ouvriers agricoles, Marocains, dans la nuit du 24 au 25 avril 1934 à la ferme Bonnefon, commune d'Assi-Bou-Nif, pour voler leurs économies. | Réveillé à 4h, aucune émotion, demande à prendre une douche et du café. Pendant la toilette, affirme au procureur : "Je suis le seul coupable, je n'ai pas de complices !" Devant la bécane, crie plusieurs fois : "Mort aux vaches !" | 20 février 1936 (Cour criminelle d'Oran) |
1937 : ? exécutions |
| Lundi 01 mars 1937 |
5h43 | Annaba/Bône Constantine Entrée de la prison civile, boulevard Narbonne (Boulevard Zighourt Youcef) |
Hamza Salah ben Mohamed 50 ans, journalier (?) |
En novembre 1935, en compagnie de sa femme Hazini Ramda bent Elkaïd, 36 ans, tendent un piège à Bône à Adjina Benacida, qu'ils étranglent avec une corde puis décapitent d'un coup de couteau pour lui voler ses bijoux avant de jeter son corps dans un ravin à 4 kilomètres de la ville. Hazini Ramda, condamnée à mort, est grâciée. Boutarfa Diara bent Amor, 43 ans, complice secondaire, est acquittée. |
Réveillé à 5h25. Meurt courageusement. RAS. | 03 décembre 1936 (Cour criminelle de Bône) |
| Samedi 22 mai 1937 |
4h20 | Sidi Bel Abbès Oran Entrée de la prison civile, rue Perrin (rue Ali Boumendjel) |
Bouslah Mohammed ben Abdallah ? ans, ? (?) |
Au douar Ouled Djeddi le 23 octobre 1935, abat d'un coup de fusil Mohamed Desmoudi et débite le corps en deux pour les jeter dans la campagne : recherché pour un autre meurtre, Bouslah soupçonnait sa victime d'avoir l'intention de le trahir. Son complice Boumédiene Moualid est condamné à cinq ans de travaux forcés. |
Réveillé à 4h, pris d'un malaise. Ranimé par le médecin. Toilette rapide. En franchissant la porte, dit : "Laisse-moi parler... je n'ai rien fait..." | 01 décembre 1936 (Cour criminelle de Sidi Bel Abbès) |
| Mardi 27 octobre 1937 |
5h45 | Tighennif/Palikao Oran Entrée de la prison civile (?) |
Abdelkader Khiter ould ben Ali 26 ans, ouvrier agricole (?) |
Egorge sa patronne, Félicie Duhaut, veuve Boulanger, 76 ans, le 1er décembre 1936 à Palikao, parce qu'elle l'avait surpris en plein cambriolage. Son complice, Aouane Habib ould Lakhdar, 62 ans, jardinier, se pend en cellule le 05 décembre. |
Réveillé à 5h, ne comprend pas ce qui se passe. Se laisse faire, refuse la cigarette, et doit être soutenu par les aides de l'exécuteur pour être conduit à la machine. | 31 juillet 1937 (Cour criminelle de Mascara) |
1938 : ? exécutions |
| Vendredi 03 juin 1938 |
4h48 | Oran Oran Entrée de la prison civile, rue du Général-Cérez (rue Djebbour Maamar) |
Hassan ben Mohamed ? ans, ? (?) |
Frappent de 112 coups de couteau l'ouvrier agricole Mohamed ben Slimoun, qui survit mais demeure handicapé à 70%. | Réveillés à 4h30. Ben Hamou se fâche contre le mufti, mais son complice s'interpose et présente ses excuses à ce dernier : "Tu comprends... on va mourir... alors !" Refusent le rhum. Ben Mohamed demande qu'on partage les 350 francs de son pécule aux autres détenus, puis va vers la guillotine. Ben Hamou résiste, surtout quand il aperçoit le corps décapité de son complice dans le panier latéral. | 09 mars 1938 (Cour criminelle d'Oran) |
| 4h50 | Ahmed ben Hamou ? ans, ? (?) |
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| Samedi 27 août 1938 |
Sétif Constantine Entrée de la prison civile, rue Rouget-de-Lisle (?) |
Belkireche Belkacem ben Saïd ? ans, ? (?) |
Assomme son neveu au douar Dehemcha, puis dépèce le corps et transporte les restes dans un oued où il essaie de les détruire en y mettant le feu. | Apprend la nouvelle avec résignation, accepte d'écouter le muphti, ne fait aucune autre déclaration. Après avoir affirmé n'avoir besoin de rien, refuse la dernière cigarette. Se dirige, la démarche raide comme un robot, vers la guillotine. | 06 juillet 1938 (Cour criminelle de Sétif) |
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| Samedi 24 septembre 1938 |
5h20 | Alger Alger Entrée de la prison civile Barberousse (entre rue du Dr Bentami et boulevard Abderazak Hadad) |
Abbad Hamoud ben Amar ? ans, ? (?) |
Assassin d'un Algérien à Tablat le 20 janvier 1937. | Déjà réveillé à l'arrivée des officiels, pas surpris. "Je préfère la mort à la prison perpétuelle." Prie avec le mufti, puis est remis aux exécuteurs. Quand on découpe le col, il a un mouvement de recul. Fume une cigarette, demande en vain à voir ses parents pour leur demander pardon, ainsi que de ne pas être attaché - ces deux requêtes étant refusées. Va à la machine, les yeux fixés sur le couperet. Peu de monde présent. | 08 juillet 1938 (Cour criminelle d'Alger) |
| Jeudi 29 décembre 1938 |
7h15 | Oran Oran Entrée de la nouvelle prison civile, boulevard Paul-Doumer (avenue des Martyrs-de-la-Révolution) |
Fahar Mohamed ould Abdelkader 29 ans, journalier (?) |
Commettent deux assassinats le 10 mai 1936 à Oran, qui leur rapportent 15 et 3 francs ; également inculpés de violences à agents. Abdelkader Belkacem est condamné à trois ans de prison. | Guillotine dressée à environ 25 mètres de l'entrée de la nouvelle prison. Pendant le montage, l'aide Berger trébuche et fait tomber un des montants sur son pied, provoquant une fracture. Réveil à 6h30. Fahar et Nour dorment, Zaoui est éveillé depuis 1h30. "Qui êtes-vous ?" demande Zaoui. Proteste : "Je n'ai qu'une déclaration à faire ; sur la tête de mes trois enfants je jure, au moment où je vais mourir, que je suis innocent du crime dont on m'accuse. Le coupable c'est X. qui connaissait bien le regretté Aubertin et sa veuve. C'est après la première autopsie, après le départ des trois médecins et avant l'arrivée, une heure plus tard, du commissaire Mathieu, qu'il a tiré les trois balles dans le cadavre pour toucher la prime d'assurance de trois cent mille francs. J’adjure la justice de faire toute la lumière sur cette affaire, de rechercher et de punir le vrai coupable.» Fahar et Nour disent juste : "Mektoub" en apprenant la nouvelle, et acceptent d'entendre les prières. Pendant qu'on les conduit au greffe, Zaoui fait une remarque au gardien qui vient de poser sa main sur son bras : "C'est inutile de me tenir. Ne craignez rien, je vous suis... du reste, votre main est glacée." Pendant la toilette, rompant le silence, Zaoui dit au procureur : "Laissez-moi vous jurer, sur la tête de mes enfants, que je suis innocent !" Il embrasse Me Tabet et demande qu'il s'occupe de ses petits, puis refuse alcool et cigarette, ainsi que l'aide du rabbin : "Laissez-moi, avec votre Dieu ! S'il existait, je ne serais pas là, je n'aurais pas été condamné... d'ailleurs, je suis libre penseur." . Fahar boit un demi-litre de café, plus un litre d'eau, et Nour fait un solide petit déjeuner, offert par un gardien. Au mufti, dit : "Ma mort était déjà écrite quand j'étais dans le ventre de ma mère." Au moment où les exécuteurs s'affairent et soulèvent le premier condamné, Zaoui s'adresse aux gardiens, qu'il remercie, et obtient le droit d'embrasser les deux autres condamnés. Fahar fait un signe à un gardien sur sa droite en quittant la prison. Nour crache son mégot en aperçevant la bécane. Zaoui avance, pâle mais ferme. Il voit les corps des deux autres condamnés dans le panier, se raidit, tourne la tête et hurle : "Je meurs en innocent !" | 03 juin 1938 (Cour criminelle d'Oran) |
| 7h16 | Nour Tahar ould Saïd 26 ans, docker (?) |
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| 7h17 | Aaron "Henri" Zaoui ? (?) |
Le 05 décembre 1935, non loin de Noisy-les-Bains, assassine de trois balles de revolver Jules Aubertin, mutilé de guerre, conseiller municipal d'El Biar, pour ne pas avoir à payer une dette de 175.000 francs, et tente de faire passer le crime pour un accident de la route en jetant la voiture de sa victime contre un arbre et en y mettant le feu. | 28 juin 1938 (Cour d'assises d'Oran) |
1939 : ? exécutions |
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| Samedi 18 mars 1939 |
5h35 | Oran Oran Entrée de la nouvelle prison civile, boulevard Paul-Doumer (avenue des Martyrs-de-la-Révolution) |
Abdelkader ould Mohamed Boulendja 28 ans, ? (?) |
Egorge avec un canif usé le 22 octobre 1936 à Oued-Imbert la veuve Aubin, 63 ans, pour la voler. Son complice, Kada Ghouraf ould Tayeb, 23 ans, condamné à mort, est gracié. |
La nouvelle le prend de court, il manque en perdre connaissance. Il recommande sa femme, sa mère et leurs enfants au mufti. Face à la machine, s'évanouit et doit être porté sur la bascule. | 10 décembre 1938 (Cour criminelle d'Oran) |
| Mardi 18 avril 1939 |
4h44 | Béjaïa/Bougie Constantine Entrée de la prison civile, la Plaine (rue des Frères Meziani) |
Saïd Tizi Ougdal ben Ahmed 38 ans, ? (Douar Tassafit, canton de Bougie) |
Le 24 juillet 1937, se rend au douar Toudja avec l'intention de jeter à la porte Timak Balt Ali ben Mohamed et sa famille, en affirmant qu'il est le nouveau propriétaire de leur maison et qu'il a l'intention de la récupérer. La famille mettant en doute sa parole et refusant de partir, il abat Saïd ben Ali, 14 ans, d'un coup de fusil, et prend la fuite avant d'être arrêté quelques mois plus tard. | Se montre courageux et résigné, affirme préférer la mort à la prison. Demande pardon à tous, et sollicite de son avocat Me Oussedik qu'il transmette aussi sa demande de pardon à ses parents. Courageux face à la guillotine. | 09 février 1939 (Cour criminelle de Bougie) |
| Lundi 05 juin 1939 |
3h58 | Batna Constantine Entrée de la maison d'arrêt, rue de Bône (rue des frères Bouabsa) |
Berkane Bouaziz ? ans, ancien tirailleur (?) |
Le 22 décembre 1937, abat de deux coups de fusil dans la poitrine le garde forestier Dom Louis Poli à travers une fenêtre de la maison forestière de Chélia, près de Batna. Mobile : Poli représentait un obstacle à ses volontés de faire ce qu'il voulait - notamment chercher la bagarre - et il s'était décidé à en "débarrasser la région". |
Guillotine plus montée devant le palais de justice comme avant. Réveillé à 3h30. Calme, accepte, résigné. Refuse la cigarette et le café, va à l'échafaud d'un pas assuré. | 04 mars 1939 (Cour criminelle de Batna) |
| Jeudi 08 juin 1939 |
3h46 | Skikda/Philippeville Constantine Rue d'Austerlitz, devant la porte de la prison civile |
Bouzid Belkacem ben Ahmed 49 ans, cultivateur à Jemmapes (?) |
Le 4 mars 1938, au douar Messaoud, près d'El-Arrouch, assassina son cousin Ahmed Zaalani Bouzid à coups de fusil, et camoufla le crime en accident ; il entendait, en le tuant, épouser sa veuve - qui était déjà sa maîtresse - et profiter des biens du couple (au final, la veuve épousera non pas l'assassin, mais le frère de ce dernier !). | Première exécution à Philippeville depuis 1922, abandon de la place Jean-Jaurès, montage accompli sous la lumière de projecteurs électriques. Réveillé vers 3h40, très calme. Refuse la religion, puis demande à voir ses enfants, ce qui est impossible. Refuse tour à tour cigarette, café et verre de rhum, et se contente de réciter une ultime prière avec le muphti Ahcène Zerkout pendant la toilette. Arrivé devant la machine, a un sursaut, et s'exclame à mi-voix : "O mon père, ô mes enfants..." Dernière exécution publique en Algérie. |
24 février 1939 (Cour criminelle de Philippeville) |
| Samedi 19 août 1939 |
4h31 | Skikda/Philippeville Constantine Cour d'entrée de la prison civile, rue d'Austerlitz (avenue Mostefa ben Boulaïd) |
Rahmouni Zidane ben Ahmed 41 ans, cultivateur (?) |
PARRICIDE. Le 6 mars 1938, au douar Denana, canton de Collo, se fâche contre son père Ahmed Ramouni parce qu'un veau de ce dernier a divagué et fini par pénétrer dans un de ses champs. Comme des voisins venus examiner les lieux ne constatent aucun dégât, il s'arme de son fusil de chasse et abat l'un des voisins, Kébir Guellal Mohamed, puis fait subir le même sort à son propre père de deux coups de feu alors que ce dernier se cachait, puis enfin, se poste en embuscade et abat Mohamed Boulendi, père de l'épouse de son frère. |
Va à la mort en chemise, voilé et nu-pieds. Première exécution privée en Algérie. |
9 juin 1939 (Cour criminelle de Philippeville) |
| Mardi 22 août 1939 |
Sousse Tunisie Cour de la prison civile, avenue Krantz (rue d'Algérie) |
Mohamed ben Salah ben Milani El Gharbi ? (?) |
Assassinèrent les époux Fortuné di Bartolo le 28 novembre 1937 à Henchir Sofiane, près de Grembalia, pour les voler. Trois d'entre eux avaient été condamnés à mort en première instance par le tribunal de Tunis, le quatrième à vingt ans de travaux forcés. Kilani ben Béchir ben Hadj, condamné en première instance à 20 ans de prison et à mort lors du second procès, se tranche la gorge avec une lame de rasoir. |
? | 19 février 1938 (Tribunal criminel de Tunis), 26 avril 1939 (Tribunal criminel de Sousse) |
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| ? | Ben Kassem ben Ali Djaffel Trabalsi ? (?) |
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| ? | Abderrahman ben Hassim ben Mohamed ben Chaouch ? (?) |
Le 30 avril 1938, à une dizaine de kilomètres de Bouarada, assassinent Pierre Combes, chef de canton des travaux publics, de cinq coups de pic de terrassier dans la tête. Mobile : la vengeance, un des assassins avait été licencié par Combes une semaine plus tôt et avait crié des menaces publiques contre la victime. Ahmed ben Aïssa est condamné aux travaux forcés à perpétuité, Brahim ben Abdallah est acquitté. |
7 mai 1939 (Tribunal criminel de Tunis) | |||
| ? | El Hadi ben Hassim ben Mohamed ben Chaouch ? (?) |
1940 : ? exécutions |
1941 : ? exécutions |
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| 07 février 1941 | Constantine Constantine Cour de la prison du Coudiat, rue des Généraux Morris (rue Belazreg Bachir) |
Bahri Mostefa ben Aïche 33 ans, ? (?) |
Egorgea le 13 janvier 1939 un enfant de dix ans aux Ouled-Djellal pour lui voler trois mesures de blé. | 24 juillet 1940 (Tribunal militaire de Constantine) |
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| 06 mai 1941 | Chlef/Orléansville Alger Cour de la prison civile (Boulevard Abd El Hamid Ibn Badis) |
Eugène "Delatour" Cavert 43 ans, employé des chemins de fer (16 décembre 1897, Poussanges, 23) |
Récemment renvoyé, déboulonna le tire-fond d'un aiguillage de la voie ferrée Alger-Oran le 17 avril 1938, à trois kilomètres de la gare des Attafs-Carnot, provoquant le déraillement de l'express. Six personnes décèdent : M.Derouaz, M.Bianchi, M.Michel Perrin, Mlle Barcelot, et les époux Mouren, dont la femme était enceinte. En outre, l'attentat fait une quinzaine de blessés, dont deux graves, notamment M.Marchica, mécanicien ferroviaire, qui doit s'amputer le bras gauche, coincé sous des poutrelles d'acier, avec son propre canif. | 14 juin 1940 (Cour d'assises d'Alger) |
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| 24 mai 1941 | 5h | Béjaïa/Bougie Constantine Cour de la prison civile, la Plaine (rue des Frères Meziani) |
Malek Mohamed Saïd ben Mohamed ? ans, ? (?) |
Deux homicides et une tentative d'homicide | 16 décembre 1940 (Cour criminelle de Bougie) |
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| Mercredi 13 août 1941 |
Béjaïa/Bougie Constantine Cour de la prison civile, la Plaine (rue des Frères Meziani) |
Amar ben Amar Mihoubi ? ans, ? (?) |
Double assassinat à coups de feu de coreligionnaires entre le village de Sahel et la fraction Aïn-Kerma. | 17 mars 1941 (Cour criminelle de Bougie) |
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| 11 décembre 1941 | Constantine Constantine Polygone |
Amar Hanachi ? ans, ? |
Près de Guelma, assassine son camarade de chambrée Djebailia. | Fusillé. | 19 août 1941 (Tribunal militaire de Constantine) |
1942 : ? exécutions Loi du 05 août 1942 : suppression des cours criminelles, remplaçant celles-ci par des cours d'assises (17 au total), dont le ressort couvre deux arrondissements, et composées de jurys mixtes pour juger les accusés indigènes. |
| Samedi 17 janvier 1942 |
Constantine Constantine Polygone |
Saïd Addoud ben Ali 31 ans, ? (?) |
Incarcéré à la prison militaire de Constantine pour "propagande dans le Sud algérien de nature à nuire à la souveraineté française", lors d'une tentative d'évasion, le 20 avril 1941, assomme un gardien avec une barre de fer, vole son revolver et celui d'un autre gardien, et parviennent à quitter les lieux et à rallier la Casbah en blessant deux autres gardiens. Blessé d'un coup de feu au ventre lors de son arrestation, ne survit qu'au coût d'une lourde opération. Son complice d'évasion, Allal, est mortellement touché par les tirs des policiers. Une fois rétabli, s'évade une seconde fois en escaladant le mur du boulevard de l'Abîme et se réfugie à Dijon où il est repris. |
Fusillé. | 28 octobre 1941 (Tribunal militaire de Constantine) |
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| Mardi 10 mars 1942 |
6h30 | Sétif Constantine Cour de la prison civile, rue Rouget-de-Lisle (?) |
Kouane Abdallah ben Daoud ? ans, ? (?) |
Le 17 avril 1941, au douar Meriout, canton de Saint-Arnaud, brise la mâchoire puis étrangle Tayeb Boukhatem, 12 ans, berger. | Sans réaction au réveil, refuse de dire ses dernières volontés. Accepte les prières du muphti, mais repousse la tasse de café, et part à l'échafaud cigarette aux lèvres. | 12 novembre 1941 (Cour criminelle de Sétif) |
| Lundi 13 avril 1942 |
?h | Tizi Ouzou Alger Cour de la prison civile (angle de la rue Rabia Ali et de la rue Mohamed Khemisti) |
Mimoun ben Mohamed 32 ou 21 ans (?), pêcheur (Maroc) |
Le 14 juin 1940, sur la plage de Castiglione, après l'avoir attiré dans un coin isolé en lui proposant des friandises, viole et tue Boukaïs Mohamed ben Bouachel, 7 ans, avant d'enterrer le corps dans un champ. | 29 mai 1941 (Cour d'assises ou criminelle de Blida) 22 novembre 1941 (Cour criminelle de Tizi-Ouzou) |
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| ? 05 mai 1942 |
Tunis Tunisie Cour de la prison civile, route des Remparts (159, bd du 9 avril 1938) |
? ? (?) |
Tuèrent un douanier. | ? | 26 novembre 1941 (Tribunal criminel de Tunis) |
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| ? | ? ? (?) |
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| ? | ? ? (?) |
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| ? | ? ? (?) |
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| Lundi ou Mardi 08 ou 09 juin 1942 |
4h50 | Béjaïa/Bougie Constantine Cour de la prison civile, la Plaine (rue des Frères Meziani) |
Salah ben Mostefa Bouaroudj ? ans, ? (?) |
PARRICIDE. Le 15 janvier 1941, à la commune mixte de Taher, tue son père qui lui refusait de l'argent. |
19 décembre 1941 (Cour criminelle de Bougie) |
1943 : ? exécutions |
| 24 mai 1943 | Sidi Bel Abbès Oran Cour de la prison civile, rue Perrin (rue Ali Boumendjel) |
Ahssen Lazreg Ould Larbi ? ans, ? (?) |
Assassine le mari de sa maîtresse Yraine Setti. Celle-ci, condamnée à mort, est graciée. |
19 mai 1942 (Cour criminelle d'Oran) 05 novembre 1942 (Cour criminelle de Sidi Bel Abbès) |
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| Jeudi 04 novembre 1943 | 7h | Mascara Oran Cour de la prison civile (avenue Omar Benghazel) |
Chafi "Benaouda" Mohamed Ould Miloud ? ans, ? (?) |
Viole et assassine Mlle Georgette Teller, caissière de l'étude notariale Solère de Mascara, le 15 avril 1941, avant de dépecer le corps pour s'en débarrasser. | 26 mars 1943 (Cour d'assises de Mascara) |
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| Vendredi 05 novembre 1943 | Tiaret Oran Cour de la prison civile, rue Canrobert (Rue Guellab Larbi) |
Bartache Mohamed Ould Miloud ? ans, ? (?) |
Assassinat et vol qualifié le 24 août 1941. | mai 1943 (Cour d'assises de Tiaret) |
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| 06 novembre 1943 | Rabat Maroc ? |
Amar ben Ahmed ben Abdallah ? ans, ? (?) |
Assassine l'épouse et la fillette du directeur de la maison centrale de Port-Lyautey. | 02 février 1943 (?) |
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| novembre 1943 | Alger Alger ? |
? ? ans, ? (?) |
1944 : ? exécutions |
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| 23 ou 24 juin 1944 | Casablanca Maroc Champ de tir |
Mohamed ben Ahmed ben Fruih 23 ans, ? (?) |
Le 20 mai 1943, route de Mediouna, assomme à coups de bâton M.Hugues, contremaître aux établissements Vadot, et jette son corps dans un puits de l'usine pour le voler. | Fusillé. | 05 décembre 1943 (Tribunal criminel de Casablanca) |
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| 21 novembre 1944 | 7h15 | Oran Oran Cour de la prison civile, boulevard Paul-Doumer (avenue des Martyrs-de-la-Révolution) |
Brahimi "Kouider Ould Drabil" Saïd 25 ans, gardien de nuit à la gare d'Aïn-El-Arba (?) |
Satyre assassin de Monique Brottier, 14 ans, et de Marie-Paule Brottier, 8 ans, les filles du maire, qu'il attire dans un guet-apens sous couvert de leur remettre un pli pour leur père le 3 mai 1942. Après les avoir violées, il les égorge à coups de couteau puis enterre sommairement leurs corps dans une vigne, à près d'un kilomètre du village. | Dernière exécution d'Henri Roch. | 24 juillet 1942 (Cour d'assises d'Oran) |
| Mercredi 27 décembre 1944 |
7h26 | Constantine Constantine Polygone |
Abdelkader "Kaddour ben Lakhdar" Kabouche 27 ans, journalier (?) |
Le 26 juin 1943, à Constantine, entraîne sa maîtresse Zounia bent Nouar Boudjemara, 43 ans, dans le tunnel de la voie ferrée désaffectée d'Oued-Athménia, où il la déshabille, lui vole ses bijoux, lui attache les mains dans les dos avec un mouchoir puis l'égorge d'un coup de "boussaadi". Dissimule le corps dans une fosse le long de la voie. Affirma avoir agi par vengeance, mais probablement motivé par le fait qu'il lui devait 2.000 francs qu'il ne comptait pas lui rembourser. |
Fusillés. | 01 juin 1944 (Cour d'assises de Constantine) |
| Bentra Belkacem ben Bouchou ? (?) |
Pour hériter de son neveu Bentra Makhlouf ben Lakdar, Belkacem embauche Boukhazza comme tueur à gages afin d'abattre son parent. Le 24 novembre 1941, Makhlouf est abattu à coups de fusil et succombe le lendemain. Areski Aïtougheni ben Lounis, second tueur à gages, condamné à mort en seconde instance (il avait écopé des travaux forcés à perpétuité lors du premier procès), est gracié. |
6 novembre 1943 (Cour d'assises de Sétif) 10 juillet 1944 (Cour d'assises de Constantine) |
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| Lahlou ben Chérif Boukhazza ? (?) |
1945 : ? exécutions |
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| Jeudi 25 janvier 1945 | 8h | Casablanca Maroc ? |
Mohammed ben Abdessalem ben Boulaïb 21 ans, ? (?) |
Après avoir, le 23 septembre 1943, cambriolé une ferme de Berrechid, abat d'un coup de revolver le gendarme Dieudonné Fabert, 46 ans, qui allait l'arrêter. | Fusillé | 27 avril 1944 (Tribunal criminel de Casablanca) |
| Samedi 03 mars 1945 | Alger Alger ? |
Zouane "Allel ben Rabah" Ahmed ben Allal 43 ans, ? (?) |
Le 14 décembre 1942, à Tablat, tue à coups de couteau Kaïdi Mahdi ben Mohamed, 65 ans, pour lui voler son portefeuille et sa gandourah. | Incertitude sur fusillé ou guillotiné : mentionné dans L'Echo d'Alger comme "mort près de la prison civile", aurait donc pu être passé par les armes. | 06 novembre 1944 (Cour d'assises d'Alger) |
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| 04 ou 05 avril 1945 | Mercredi ou jeudi | Batna Constantine ? |
Maachi ben Hachemi ben Larbi 21 ans, ? (?) |
PARRICIDE. Le 24 août 1943 au douar Yabous, près de Khenchela, assassine de trois coups de barre à mine dans la tête son père septuagénaire. Le jeune homme souhaitait épouser la fille adolescente de sa marâtre, mais son père l'avait incité à la patience. |
Fusillé. | 18 novembre 1944 (Cour d'assises de Batna) |
| Jeudi 26 avril 1945 | Alger Alger Cour de la prison civile Barberousse (boulevard Abderazak Hadad) |
Ahmed Kharzi ben Hocine 29 ans, ? (?) |
PARRICIDE. Dans la nuit du 20 au 21 août 1942, au douar Souflat, canton d'Aïn-Bessen, abat son père, 85 ans, d'un coup de fusil chargé à balle pour se venger des reproches que ce dernier lui faisait sur son côté sadique. |
15 novembre 1944 (Cour d'assises d'Alger) |
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| Jeudi 05 juillet 1945 |
?h | Alger Alger Cour de la prison civile Barberousse (boulevard Abderazak Hadad) |
Makhlouf ben Amar Seghiri 33 ans, ? (?) |
Le 22 septembre 1944, à Zéralda, dans la forêt des Planteurs, attaquent pour la voler une cabane et abattent à coups de revolver l'occupant, Hubert Reynes, garde forestier et blessent sa fille Denise à la joue gauche. Mohamed ben Abdesselam Nadour, 43 ans, est condamné à perpétuité, M'Hamed ben Mohamed Meridji, 18 ans, à dix ans de travaux forcés, et Mohamed ben Mohamed Tachti, 35 ans, est acquitté. Deux complices receleurs sont respectivement condamnés à sept ans de travaux forcés et à cinq ans de réclusion. |
07 mars 1945 (Cour d'assises d'Alger) |
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| Moussa ben Abdallah Khledj 33 ans, ? (?) |
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| 1945 | Alger Alger ? |
Arezki Outouguemi ? ans, ? (?) |
1946 : ? exécutions |
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| février 1946 | ?h | Tunis Tunisie Cour de la prison civile, route des Remparts (159, bd du 9 avril 1938) |
Ali ben Mohamed ben Arbani ?, ? (?) |
17 novembre 1945 (Tribunal criminel de Tunis) |
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| Ali ben Laroussi ?, ? (?) |
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| Mardi 28 mai 1946 |
5h15 | Oran Oran Champ de tir d'Eckmuhl |
Mohamed Tahar Boutiba ? ans, ? (?) |
En 1945, près de Géryville, assassine deux bergers pour leur voler leurs bêtes. | Pris de faiblesse, s'effondre pendant qu'on l'attache au poteau. | ? (Tribunal militaire) |
| Mercredi 04 septembre 1946 |
6h | Annaba/Bône Constantine Champ de tir |
Djiroun Hamidou ben Louafi ? ans, ? (?) |
A Morris, le 17 avril 1945, étrangle Mme Veuve Pujol, 73 ans, rentière, qui venait de le surprendre en train de cambrioler son appartement. | Fusillé suite à la loi de 1944. Ecoute les paroles du grand Mufti de Bône. |
21 mars 1946 (Cour d'assises de Bône) |
| après le 12 décembre 1946 | Rabat Maroc ? |
Ahmed ben m'Hamed ben Aïssa ? ans, ? (?) |
Vers le 20 août 1945, à l'Aguedal, assassine les époux Gouault. Affirma avoir commis le crime sous le coup de la colère après une querelle d'intérêts (M.Gouault était usurier et avait causé la ruine de ben Aïssa). | 21 mai 1946 (Tribunal criminel de Rabat) |
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| 1946 | ||||||
| 1946 | ||||||
| 1946 | 1947 : ? exécutions |
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| 14 janvier 1947 | 6h13 | Constantine Constantine Cour de la prison du Coudiat, rue des Généraux Morris (rue Belazreg Bachir) |
Ramani Mohamed ben Ameur 26 ans ? |
Le 22 janvier 1941, entra chez Antoine Perez, 81 ans, à Fontaine-Fraîche (Alger), l'égorgea avec des ciseaux et vola 2.000 francs et des vêtements. Premier arrêt cassé. |
Meurt courageusement. | 14 novembre 1945 (Cour d'assises d'Alger) 26 juin 1946 (Cour d'assises de Constantine) |
| Mercredi 02 juillet 1947 |
?h | Batna Constantine Cour de la maison d'arrêt, rue de Bône (rue des frères Bouabsa) |
Benssaoud "Aïna ben Chérif" Tayeb ? ? |
Dans la nuit du 2 au 3 juin 1943, à Batna, assassine Antoine Moretti, gardien de prison, pour s'évader. | Première exécution à laquelle assiste Fernand Meyssonnier, alors âgé de 16 ans. | 14 novembre 1946 (Cour d'assises de Batna) |
Mardi 08 juillet 1947 |
Sétif Constantine Cour de la prison civile, rue Rouget-de-Lisle (?) |
Mahmoud Mohamed ben Abdallah ? ans, ? (?) |
Le 10 mai 1946, au douar Aïn-Tedinet, à sept kilomètres de Sétif, égorge Saadi Hadj ben Tayeb, 14 ans, berger, puis cache l'adolescent dans un champ de blé pour lui voler ses deux burnous - qu'il abandonne en constatant qu'ils sont souillés de sang -, son porte-monnaie et son panier de provisions.. | 21 février 1947 (Cour d'assises de Sétif) |
| 16 septembre 1947 | 5h | Blida Alger Cour de la prison civile, route de Montpensier (avenue Mustapha Benboulaid) |
Ben Mimoun Youcef ben Mohamed ould Ramdane 38 ans, ? ? |
PARRICIDE. Le 25 septembre 1943, au douar Aït-Yahia, près de Tizi Ouzou, décapite sa mère à coups de hache. |
Exécuté en chemise, nu-pieds et voilé de noir. | 15 février 1947 (Cour d'assises de Blida) |
| 20 septembre 1947 | Batna Constantine Cour de la maison d'arrêt, rue de Bône (rue des frères Bouabsa) |
Mohamed Kebbas ben Mohamed 37 ans, ? ? |
Le 9 mars 1946, entre Amentane et le douar Menâa, entraîne dans un coin désert Athmane ben Alia, qu'il vient de croiser en chemin, puis le tue de deux coups de "debbous" (?) dans la tête pour lui voler son portefeuille, contenant plusieurs billets de mille francs. | 11 mars 1947 (Cour d'assises de Batna) |
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| 18 novembre 1947 | 5h50 | Alger Alger Cour de la prison civile Barberousse (boulevard Abderazak Hadad) |
Sliman ben Mohamed Bellounès 25 ans, ? (?) |
Le 13 septembre 1945, au ravin de la Femme Sauvage, route de Birmandreis, braque quatre promeneurs, blessant gravement d'une balle de revolver dans le poumon André Schiano, et assomme à coups de crosse un passant, M.Gervaiseau, qui venait à leur secours, avant de leur voler argent et bijoux. | ? | 25 mars 1947 (Cour d'assises d'Alger) |
| A Hussein-Dey, le 07 décembre 1945, abat d'une balle de revolver dans le crâne Francesco Mutti, prisonnier italien, alors qu'il essayait de dérober des planches dans le camion de Mutti, et menace de mort un patron de café et ses clients qui cherchaient à s'interposer. Tire plusieurs coups de feu sur le gardien de la paix Ben Tahar et le garde-champêtre Saïd ben Mohamed venus l'arrêter sans les atteindre, touché lui-même d'une balle dans l'abdomen quand il est appréhendé. Les débats permettent d'apprendre qu'il est déjà sous le coup d'une autre condamnation à mort rendue par contumace par le tribunal criminel de Tunis pour double meurtre. |
28 mai 1947 (Cour d'assises d'Alger) |
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| 20 novembre 1947 | 6h30 | Casablanca Maroc Carrière d'Aïn Sebaa |
Mohamed Ayadi ? ans, ? (Algérie) |
Le 24 février 1946, au 14, rue de Madrid, quartier Mers-Sultan à Casablanca, commet un cambriolage dans la villa "La Chaumière", chez Mme Kervégant, qu'il égorge de sept coups de canif, avant de tenter d'étrangler puis d'abattre à coups de revolver Anne-Marie, 14 ans, la fille de sa première victime, qu'il blesse à la cuisse : celle-ci est sauvée par l'irruption des voisins. Avoue également quatre vols qualifiés plus une tentative de meurtre sur un gendarme d'Affreville. |
Fusillé. | 03 mai 1947 (Tribunal criminel de Casablanca) |
1948 : ? exécutions |
| 27 janvier 1948 | Batna Constantine Cour de la maison d'arrêt, rue de Bône (rue des frères Bouabsa) |
Goudjil Belkacem ben Belkhaci ? ans, ? (?) |
Assassinat. | 04 juin ou juillet 1947 (Cour d'assises de Batna) |
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| Samedi 03 avril 1948 |
5h | Alger Alger Cour de la prison civile Barberousse (boulevard Abderazak Hadad) |
Makhed Mohamed ben Brahim 35 ans, ? (?) |
Le 4 août 1946, rue Dupetit-Thouars à Alger, assassine le brigadier-chef de police Cazeaux de quatre balles de revolver qui venait de le surprendre dérobant une roue d'auto. Son complice Larredj ben Abdelkader Khalifati, 25 ans, est condamné à vingt ans de travaux forcés. |
Courageux. | 10 novembre 1947 (Cour d'assises d'Alger) |
| Samedi 10 avril 1948 |
5h17 | Sidi Bel Abbès Oran Cour de la prison civile, rue Perrin (rue Ali Boumendjel) |
Madeleine Maxence Le Veller, épouse Mouton 37 ans, ? (15 avril 1910, Évreux, 27) |
Femme d'un gendarme, empoisonna 11 personnes. | Face au caractère exceptionnel de l'exécution, le bourreau Berger se rend la veille dans la cellule en se faisant passer pour un entrepreneur de travaux et en affirmant que la cellule de Mme Mouton doit être repeinte dès le lendemain, 6 heures. Pour ce "transfert", la condamnée reçoit le soir-même une de ses robes civiles, et ne se méfie pas le moins du monde. Mais à l'arrivée des officiels, à 6h, tout devient clair. Elle perd connaissance, et le docteur doit pratiquer une injection glutéale pour la ranimer. Conduite gémissante au greffe, a les cheveux coupés et sa jupe attachée avec des épingles pour en faire un genre de jupe-culotte plus aisée à manipuler. L'aumônier parvient à l'apaiser, elle dit : "Je sais que je vais mourir, mais c'est juste. J'en ai tellement fait ! Je demande pardon à Dieu et à tout le monde." Doit être portée sur la machine car prise de faiblesse en quittant le greffe. A la dernière seconde, se débat, se retrouvant presque les jambes et la poitrine nues, en gémissant : "Mes enfants ! Mes enfants !" Dernière (et unique) femme guillotinée en Algérie. |
15 novembre 1947 (Cour d'assises de Sidi Bel Abbès) |
| 17 juin 1948 | Alger Alger Cour de la prison civile Barberousse (boulevard Abderazak Hadad) |
Ameziane Areski Guerif ben Mohamed 31 ans, ? (?) |
En janvier 1946, à Réghaïa, pour le voler, frappe d'un coup de hache le coiffeur Mohamed Bey ben Ali, 32 ans, avant de l'étrangler et de jeter son corps dans un puits d'où il est récupéré le 28 janvier. Mohamed Braï Ouïdir ben Mohand, 31 ans, est condamné à mort par contumace. |
20 janvier 1948 (Cour d'assises d'Alger) |
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| Samedi 26 juin 1948 |
? | Guelma Constantine Cour de la maison d'arrêt, avenue Sadi-Carnot (Avenue du 1er novembre 1954) |
Aouïcha Abdallah ben Salah ? (?) |
Chef de bande, le 10 septembre 1945, au douar Bekkaria, canton de Tébessa, attaque sur la route, en compagnie de quatre complices, quatre voyageurs tunisiens pour les dévaliser : Mohamed ben Amara est abattu, Tayeb ben Mohamed blessé. | ? | 10 novembre 1947 (Cour d'assises de Guelma) |
| ? | Aber Naceur ben Mohammed ? (?) |
Le 12 février 1946, près de Chéria, égorge Labari Aouaïchia, après l'avoir accompagné sur la route, afin de lui voler son fusil et un sac de dattes, puis cache le corps en le jetant dans un puits voisin. | 17 novembre 1947 (Cour d'assises de Guelma) |
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| 01 juillet 1948 | Alger Alger Cour de la prison civile Barberousse (boulevard Abderazak Hadad) |
Belkacir "Rabia ben Mohamed" Abdelkader 37 ans, ouvrier agricole (?) |
Le 7 octobre 1944, à Staoueli, attaque chez lui Mohamed Bouamra ben Abdelkader, employé à ferme Fine, et l'abat de neuf balles de mitraillette parce qu'il se rebiffe, s'enfuit avec du linge et quelques objets. Son complice Saïd ben Saïdi Rebidi, 28 ans, qui l'avait incité à tuer leur victime, et blessé durant l'attaque, s'évade de l'hôpital où il est soigné, et est condamné à mort par contumace. |
22 janvier 1948 (Cour d'assises d'Alger) |
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| Samedi 14 août 1948 |
5h05 | Tunis Tunisie Cour de la prison civile, route des Remparts (159, bd du 9 avril 1938) |
Abdallah ben Mohamed ben Mabrouk ? (?) |
Assassinat de M.Cathala à Bizerte et vol qualifié. | Réveillés à 4h50, effrayés par cette irruption nocturne : après que l'interprète Charvet ait fini de traduire les propos du procureur Rivais, affirment être innocents. Les avocats, Mes Richard Halimi et Hedi Nouira, les incitent à implorer le pardon divin ; après avoir bu du café et fumé des cigarettes, acceptent les secours de l'imam. | 21 novembre 1947 (Tribunal criminel de Bizerte) |
| 5h06 | Abderhamman ben Salah ben Smida ? (?) |
Egorgent les colons Billardello à Bir-Loabit, près de Grombalia, puis pillent la maison. Mohamed ben Salah est condamné à vingt ans de travaux forcés, Mtir ben Ali à cinq ans de travaux forcés, et trois autres complices sont acquittés. |
16 février 1948 (Tribunal criminel de Tunis) |
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| 5h07 | Braïk ben Abbechi ben Mohamed ? (?) |
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| 5h08 | M'Tir ben Djeddidi ben Mouza ? (?) |
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| 10 novembre 1948 | Sétif Constantine Cour de la prison civile, rue Rouget-de-Lisle (?) |
Achouri ben Embarek ben Messaoud ? ans, ? (?) |
Le 13 novembre 1947, sur la route de Sétif à Batna, près de Guidjel, au point kilométrique 17/900, égorge de deux coups de couteau Mahadi Lakdar ben Madassi après lui avoir tendu un guet-apens. Lui vole son argent, un billet d'avion à destination de la France, son burnous, sa montre et sa bicyclette : arrêté le 16 alors qu'il cherche à se faire rembourser le billet. Complice en fuite, Rouabhi Kaci ben Daoud, est condamné à mort par contumace. |
25 mai 1948 (Cour d'assises de Sétif) |
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| 23 novembre 1948 | 6h05 | Sfax Tunisie Cour de la prison civile, ? |
Mohammed ben Amor ben Brahim el Fardi 33 ans, ? ? |
Deux assassinats crapuleux, dont celui de Bechir ben Hamida, en 1946 dans la région de Nefta, avec l'aide de complices. | Première exécution par guillotine à Sfax. Assisté par l'imam, demande pardon à dieu, se montre courageux. |
05 mai 1948 (Tribunal criminel de Sfax) |
| 27 novembre 1948 | Annaba/Bône Constantine Cour de la prison civile, boulevard Narbonne (Boulevard Zighourt Youcef) |
Loudjani Larbi ben Rabah 26 ans, ouvrier agricole (1922, Barral, Mechta Talha) |
Au lieu-dit Lekerma, à Duzerveille, le 8 septembre 1947, blesse mortellement à la gorge d'un coup de bousaadi - poignard à longue lame - son ami Sahrane Allaoua, ouvrier agricole, qui lui devait 2000 francs. Il lui vole 1.300 francs et vole ses vêtements pour les revendre en espérant que la somme remboursera la dette. Sahrane meurt le lendemain à l'hôpital de Bône. |
Note de Mr Meyssonnier : "Surnommé le gueulard : devant la bascule, n'a pas cessé de crier". | 25 mai 1948 (Cour d'assises de Bône) |
1949 : ? exécutions |
| Samedi 16 avril 1949 |
4h45 | Constantine Constantine Cour de la prison du Coudiat, rue des Généraux Morris (rue Belazreg Bachir) |
Ali ben Amor ? (?) |
Frères, en mai 1945, près du village de Hes-Agel, au Fezzan, assassinent d'un coup de couteau dans le dos le chamelier Senoussi ben Osmane, puis enterrent le corps avant d'abattre le chameau et de le dépecer. | ? | 11 mai 1948 (Tribunal militaire de Constantine) |
| Mohammed ben Amor ? (?) |
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| Samedi 14 mai 1949 |
Sétif Constantine Cour de la prison civile, rue Rouget-de-Lisle (?) |
Boubekeur Saïd ben Lakdar 23 ans, ? (?) |
Le 18 novembre 1946, au douar Mehola, commune de Coligny, égorge Dounsi Manallah, 12 ans, berger, pour lui voler son troupeau de neuf moutons et quatre chèvres, qu'il tente de revendre à Lafayette pour 13.000 francs. La modicité de la somme éveille les soupçons d'un potentiel acquéreur, qui prévient la gendarmerie. Son complice Messaoud Merazga est condamné à cinq ans de prison pour recel. |
29 novembre 1948 (Cour d'assises de Sétif) |
1950 : ? exécutions |
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| 07 février 1950 | 6h25 | Sousse Tunisie Cour de la prison civile, avenue Krantz (rue d'Algérie) |
Ahmed ben Ali ben Messaoud Eddamoussi ? ans, ? (?) |
Le 17 juin 1948 à Sousse, assassine les époux Vigo, un couple de personnes âgées, pour leur voler 20.000 francs qu'il avait retrouvé sous leur traversin. | 27 avril 1949 (Tribunal criminel de Sousse) |
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| Mercredi 01 mars 1950 |
5h45 | Alger Alger Cour de la prison civile Barberousse (boulevard Abderazak Hadad) |
Mohamed ben Mohamed Gaamouch 27 ans, marchand de beignets (?) |
Le 11 décembre 1947, au djebel Ouach, fracasse d'un coup de barre de fer la nuque du chauffeur de taxi Ahmed ben Mohamed Zenad pour lui voler 750 francs, sa roue de secours et ses souliers. Premier arrêt cassé le 9 mars 1949. Salah ben Mohamed Chiheb, 32 ans, est condamné aux travaux forcés à perpétuité et Tahar ben Mebarek Betche, 24 ans, à dix ans de travaux forcés. |
Manifeste l'envie d'en finir, et prie l'exécuteur de faire au plus vite. | 28 décembre 1948 (Cour d'assises de Constantine) 29 octobre 1949 (Cour d'assises d'Alger) |
| 08 novembre 1950 | Batna Constantine Cour de la maison d'arrêt, rue de Bône (rue des frères Bouabsa) |
Mohamed "Ghamri" ben Lakhdar 35 ans, ? (?) |
Bandit de grand chemin. Le 12 janvier 1949, route de Touggourt, près de Biskra, vers 22h, en compagnie de Tahar ben Dib et Mohammed Ameur ben Amor, attaque à main armée le tirailleur Bouazza ben Mohammed, à qui il dérobe 10.000 francs et ses vêtements, saut son calot et son caleçon, puis agresse de la même manière Ouamane Abderrahmane ben Belkacem, collecteur de marché. Ce dernier résistant, il est blessé de trois coups de mousqueton, et frappé à coups de crosse, avant d'être dévalisé, les bandits emportant ses vêtements et 40.000 francs. Hospitalisé à Biskra, Ouamane décède de ses blessures le 18 janvier. Saâdi ben Ali, receleur, est condamné à quinze ans de travaux forcés, les deux complices directs à cinq ans de réclusion. "Ghamri" avait été condamné, au cours des audiences du 7, du 8 et du 9 mars 1950, trois fois aux travaux forcés à perpétuité dans le cadre d'autres affaires. |
Accablé au réveil, sans réaction face à l'échafaud. (EXECUTION TROUVEE LE 30 JUIN 2022) | 13 mars 1950 (Cour d'assises de Batna) |
1951 : ? exécutions |
| Mercredi 25 avril 1951 |
4h25 | Constantine Constantine Cour de la prison du Coudiat, rue des Généraux Morris (rue Belazreg Bachir) |
Chérif Fortas ben Lakdar 22 ans, ? ? |
Au douar Taïza, commune de Fedj-M'zala, vers novembre 1949, noie Mohammed Helmi, le fils de son épouse, 6 ans, en lui maintenant la tête sous l'eau d'un oued et dissimule le corps en le recouvrant de cailloux... parce qu'il refusait de travailler comme berger chez des voisins sur l'ordre de son beau-père ! | 02 décembre 1950 (Cour d'assises de Constantine) |
1952 : ? exécutions |
| Mardi 22 janvier 1952 |
6h15 | Alger Alger Cour de la prison civile Barberousse (boulevard Abderazak Hadad) |
Mansour ben Mohamed "Maouch" Belkarouil 29 ans, ancien boxeur (?) |
Repris de justice recherché, avait mis à l'amende les commerçants de la Casbah. Le 03 juin 1950 au soir, rue Sidi-Ferruch, abat de trois balles de revolver dans le ventre Mahmoud ben Miloud Allouche, 28 ans, patron de bar qui avait refusé de se soumettre à son racket et qui en outre s'était moqué de son embonpoint - l'ancien sportif était très chatouilleux sur son physique - avant de forcer le garçon à lui remettre 500 francs. Allouche meurt dans la nuit à l'hôpital de Mustapha. Le criminel était déjà recherché pour avoir tenté d'abattre l'inspecteur de la Sûreté Duguay. |
10 juillet 1951 (Cour d'assises d'Alger) |
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| Jeudi 03 avril 1952 |
?h | Tunis Tunisie Cour de la prison civile, route des Remparts (159, bd du 9 avril 1938) |
Mohamed ben Alouane ben Ali Dzouari ?, ? (?) |
Petits malfrats incarcérés au pénitencier du Djouggar, abusent de la bonté du gardien Gilbert Cornu - qui cherchait à les réinsérer - en le volant. Après avoir passé la fin de leur peine au cachot, le 3 février 1951, assomment à coups de barre de fer puis égorgent l'épouse du gardien avant de piller l'appartement. | Juste avant l'exécution, un accident cassa la lunette supérieure. Les condamnés furent décapités sans lunette. | 08 novembre 1951 (Tribunal criminel de Tunis) |
| Souiki Abdelaziz ben Amar ben Ahmed ?, ? (?) |
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| Mercredi 09 avril 1952 |
4h18 | Batna Constantine Cour de la maison d'arrêt, rue de Bône (rue des frères Bouabsa) |
Moussa Bouzidi ben Abdella ? ans, ? (?) |
Bandit terrorisant la région de Barika, le 27 juin 1950, au douar Berhoum, attaque sur la grand-route Hadji Bey ben Lakhdar, qu'il abat d'un coup de mousqueton avant de l'égorger, puis de lui voler sa mule, son portefeuille, sa montre et son fusil. Auteur d'au moins deux autres assassinats. Tenta de tuer les policiers venus l'arrêter. |
22 novembre 1951 (Cour d'assises de Batna) |
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| Mercredi 30 avril 1952 |
Tizi Ouzou Alger Cour de la prison civile (angle de la rue Rabia Ali et de la rue Mohamed Khemisti) |
Amar ben Mohamed Kelfaoui 25 ans, ? (?) |
Assassin de Salomon Cohen, chauffeur de taxi, qu'il abat pour le voler le 25 mars 1950 sur la route nationale entre Aomar et Bouïra. | 29 novembre 1951 (Cour d'assises de Tizi-Ouzou) |
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| Jeudi 17 juillet 1952 |
4h | Sétif Constantine Cour de la prison civile, rue Rouget-de-Lisle (?) |
Ahmed ben Turki Yahi 24 ans, ? (?) |
PARRICIDE. Le 13 février 1951, à la mechta Rabta, au douar Maadid, tue à coups de pioche son père, Turki ben Gaouaoui Yahi, 55 ans, cultivateur, sa belle-mère Saddedine Oumessaad bent Ahmed, 35 ans, et Yakout Yahi, sa demi-soeur de 18 mois, blessant gravement son autre demi-soeur, Yaarem Yahi, 3 ans, avant de faire s'effondrer un mur sur les victimes pour faire croire qu'elles avaient été victimes d'un accident. Il détestait son père qui lui reprochait d'avoir dilapidé 10.000 francs, et aussi parce qu'il avait des vues sur Saddedine Oumessaad, qui avait préféré épouser Turki. |
Probable dernier condamné de France et du Maghreb à subir le rituel parricide : yeux bandés, en chemise et pieds nus. | 29 janvier 1952 |
| Jeudi 23 octobre 1952 |
Tizi Ouzou Alger Cour de la prison civile (angle de la rue Rabia Ali et de la rue Mohamed Khemisti) |
Ali ben Saïd Iouaderen ? ans, ? (?) |
Sept assassinats. Condamné pour avoir, à Mechtras le 23 décembre 1949, assassiné l'épicier Tahar ben Hadi Habib pour le voler. Saïd Hammad, Saïd Saïdani et Amar Haroun sont condamnés aux travaux forcés à perpétuité. |
06 mars 1952 (Cour d'assises de Tizi-Ouzou) |
1953 : ? exécutions |
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| Mardi 17 novembre 1953 |
6h10 | Sousse Tunisie Cour de la prison civile, avenue Krantz (rue d'Algérie) |
Taïeb ben Amor ben Ahmed el Saïssi 48 ans, ? (Menzel-Gabès) |
Le 11 août 1952, en début d'après-midi, à Pichon, près de Kairouan, assassine à coups de couteau Sauveur Porcu, 68 ans, marchand de vins, et son épouse ?, 76 ans, pour les voler. Complices, Manoubi ben Knaoui et Ramdani ben Amara ben Mohamed ben Ali, 44 ans, sont ? |
Hurle et se débat du réveil à l'exécution, réveillant le voisinage. Refuse tout, y compris la dernière cigarette. Maurice Meyssonnier qualifiera cette exécution d'une des plus dures de sa carrière. |
24 mars ou 25 avril 1953 (Tribunal civil de Sousse) |
1954 : ? exécutions |
| Jeudi 11 février 1954 |
Oran Oran Cour de la prison civile, boulevard Paul-Doumer (avenue des Martyrs-de-la-Révolution) |
Ammar "Omar ben Achour" Dekhini ? ans, ? (?) |
Traqué par les forces de l'ordre pour le meurtre de son propre frère, condamné aux travaux forcés à perpétuité par contumace par la cour d'assises de Constantine, est repéré le 17 août 1951 par deux gendarmes à cheval au douar Medjabria, tire plusieurs coups de fusil sur eux, touchant mortellement le gendarme Roger Marchand. Il est finalement arrêté le lendemain. Condamné en première instance en 1952 par la cour d'assises de Constantine à vingt ans de travaux forcés (ou aux travaux forcés à perpétuité), arrêt cassé pour vice de forme, rejugé à Oran. |
Première exécution à Oran en dix ans. Se confie au mufti avec résignation. RAS. | 21 juillet 1953 (Cour d'assises d'Oran) |
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| 14 avril 1954 | ?h | Tunis Tunisie ? |
Hedi ben Brahim ? ans, ? (?) |
Assassin du prince Azzedine, bey du Camp. Salah ben Ahmed, condamné à mort pour complicité, est gracié. Mohamed ben Ali est condamné à mort par contumace. |
Fusillé. | 28 septembre 1953 (Tribunal militaire de Tunis) |
| Mercredi 28 avril 1954 |
4h50 | Sfax Tunisie Cour de la prison civile, ? |
Younès ben Mohamed ben Younès ?, ? () |
Bandits, attaquent à coups de fusil de guerre le 16 octobre 1952 un train circulant dans les gorges de la Seldja afin de dérober la paie des mineurs de Metlaoui, soit deux millions de francs : abattent l'inspecteur des chemins de fer Antoine Peretti et blessent MM. Artaud, Caudry, Caravacchia, Lapeyrade et Rubin. Deux complices sont condamnés aux travaux forcés à perpétuité, un autre à vingt ans de travaux forcés. |
Réveillés à 4h30, informés par l'interprète, en compagnie des avocats Me Lumbroso et Hassid, ainsi que d'un imam. | 29 juillet 1953 (Tribunal civil de Sfax) |
| 4h52 | Mohamed ben Hamed ben Othman bel Hadj Ahmed ? ans, ? () |
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| 4h54 | Salah ben Mohamed ben Salah ben Ahmed ? ans, ? () |
1955 : ? exécutions |
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| Mercredi 05 janvier 1955 |
Alger Alger Cour de la prison civile Barberousse (boulevard Abderazak Hadad) |
Boudjema ben Abdallah 33 ans, ouvrier agricole (?, Maroc) |
Tue à coups de couteau, de pierre et de gourdin le 07 avril 1949 à Rouiba ses patrons, Guillaume Vivès, 52 ans, sa femme, 54 ans, leur nièce Claudine Géner, 11 ans, et leur neveu Maxime Géner, 10 ans, et les deux bergers de la ferme, Saïd Malouadji et Mohamed Sadi, afin de piller la maison. Son frère cadet et complice, Abdelkader ben Abdallah, 24 ans, condamné à mort également, est gracié. |
22 mai 1954 (Cour d'assises d'Alger) |
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| Mardi 14 juin 1955 |
3h40 | Sousse Tunisie Cour de la prison civile, avenue Krantz/avenue du 12 avril 1943 (rue d'Algérie) |
Mohamed ben M'Hamed Hassi Ben El Behi ? ans, ? (?) |
Repris de justice, ivre, abat de deux balles de pistolet le 29 mars 1954 dans l'église de l'Immaculée Conception de Kairouan l'abbé Jean Costa, curé de Kairouan. El Arbi condamné à cinq ans de travaux forcés. |
Dernière exécution par guillotine en Tunisie. |
30 novembre 1954 (Tribunal criminel de Sousse) |
| Jeudi 04 août 1955 |
4h15 | Blida Alger Cour de la prison civile, route de Montpensier (avenue Mustapha Benboulaid) |
Benchaala ben Mohamed Ladjalli ? ans, ? (?) |
Le 6 octobre 1952 à Aïn-Boucif, égorge son cousin Ladjali Maamar ben Lakhdar, 8 ans, berger, qui surveille son troupeau de chèvres et de moutons au douar Tittery, afin de lui voler ses bêtes, et jette son corps dans un ravin voisin avant de tenter en vain de vendre le troupeau à Birine. Mohammed Belkhous est acquitté. |
Dernière exécution par guillotine dans une ville autre que les trois grandes métropoles d'Algérie. |
18 février 1955 (Cour d'assises de Blida) |
1956 : ? exécutions |
| Mardi 19 juin 1956 |
4h | Alger Alger Cour de la prison civile Barberousse (boulevard Abderazak Hadad) |
Ahmed ben Mohamed "Zabana" Zahana 30 ans, ouvrier () |
Militant actif pour l'indépendance algérienne, participe à l'assassinat du garde forestier François Braun dans la nuit du 31 octobre au 01 novembre 1954 à la Mare d'Eau, près d'Oggaz. | Première exécution des membres du F.L.N. | 21 avril 1956 (Tribunal Permanent des Forces Armées d'Alger) |
| 4h07 | Adbelkader ben Moussa Ferradj 35 ans, goumier () |
Le 07 mars 1956, près de Palestro, attaque en compagnie de trois autres rebelles la ferme Chatenay, où il travaillait autrefois, et entre par effraction dans la maison, qu'il incendie en répandant du mazout. M.Chatenay arrivant alors au volant de sa voiture, il se fait tirer dessus mais seule la voiture est touchée. Accusé d'association de malfaiteurs, de complicité d'incendie volontaire et de complicité de tentative d'assassinat. | 03 mai 1956 (Tribunal Permanent des Forces Armées d'Alger) |
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| Mardi 03 juillet 1956 |
?h | Oran Oran Cour de la prison civile, boulevard Paul-Doumer (avenue des Martyrs-de-la-Révolution) |
Laïb ben Ahmed ben Mohammed ? ans, ? () |
Le 1er avril 1956, jette une grenade dans la file d'attente du cinéma "Le Régent" à Marnia, faisant quatre morts et vingt blessés. Ali ben Ahmed, condamné à mort, est gracié. Mohamed Immamli est condamné aux travaux forcés à perpétuité. |
01 mai 1956 (Tribunal Permanent des Forces Armées d'Oran) |
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| Mardi 07 août 1956 |
Constantine Constantine Cour de la prison du Coudiat, rue des Généraux Morris (rue Belazreg Bachir) |
Mahmed Belkhaïria 22 ans, déserteur du 15e R.T.A. () |
Lance des grenades dans des établissements publics le 16 avril 1956 à Constantine : dans un café du faubourg Saint-Jean, blesse douze personnes, dont une femme et trois enfants. | 18 mai 1956 (Tribunal Permanent des Forces Armées de Constantine) |
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| Jeudi 09 août 1956 |
4h05 | Alger Alger Cour de la prison civile Barberousse (boulevard Abderazak Hadad) |
Mohamed ben Mohamed Tifrouine ? ans, ? () |
Le 17 mai 1956, rue d'Isly à Alger, tue le gendarme Le Roch, 29 ans, d'un coup de douk-douk dans la nuque et vola son arme de service. | 19 mai 1956 (Tribunal Permanent des Forces Armées d'Alger) |
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| Mardi 04 décembre 1956 |
5h50 | Oran Oran Cour de la prison civile, boulevard Paul-Doumer (avenue des Martyrs-de-la-Révolution) |
Abdelkader "Kouider" Boumelik ? ans, ? () |
Les 22 et 24 novembre 1955, à Sidi Bel Abbès, commet trois attentats contre des coreligionnaires pro-Français. Condamné également à une peine de travaux forcés pour avoir employé une bombe. |
25 mai 1956 (Tribunal Permanent des Forces Armées d'Oran) |
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| Jeudi 13 décembre 1956 |
Constantine Constantine Cour de la prison du Coudiat, rue des Généraux Morris (rue Belazreg Bachir) |
Abdelhamid Nacerdine ? ans, ? () |
Assassinat et tentative d'assassinat commis entre janvier et juin 1956 aux douars Dra-Kabila et Béni-Ourtilane, commune du Guergour, notamment accusé d'avoir dirigé en avril les opérations de la bande d'Hocine Youspi, et entraîné la mort par égorgement de dix-huit Français les 2 et 3 mai 1956. | 23 juin 1956 (Tribunal Permanent des Forces Armées de Constantine) |
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| Samedi 29 décembre 1956 |
5h45 | Oran Oran Cour de la prison civile, boulevard Paul-Doumer (avenue des Martyrs-de-la-Révolution) |
Kaddour ben Rabah 33 ans, ? (?) |
Repris de justice évadé du pénitencier agricole de Berrouaghia depuis juin, monte au soir du 6 juillet 1952 à Oran dans le taxi d'Hacène Aoumeur qu'il blesse mortellement de trois balles de pistolet avant de lui voler 10000 francs. | 07 mars 1956 (Cour d'assises d'Oran) |
1957 : ? exécutions |
| Mercredi 02 janvier 1957 |
?h | Constantine Constantine Cour de la prison du Coudiat, rue des Généraux Morris (rue Belazreg Bachir) |
Mohammed Saadia ? ans, ? (?) |
Association de malfaiteurs et tentative de meurtre le 19 décembre 1954 au douar Stoli, près de Tebessa. | 06 décembre 1955 (Tribunal Permanent des Forces Armées de Constantine) |
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| ?h | Bachir ben Chérif Hadjadj ? ans, ? () |
Dans la nuit du 31 octobre au 01 novembre 1954, attaque le dépôt d'essence du camp militaire du Kroubs, et tire une rafale de mitraillette sur la sentinelle. Accusé d'association de malfaiteurs, de tentative d'assassinat, de tentative de destruction avec explosif, de complicité de vol et d'assassinat. | 23 septembre 1955 (Tribunal Permanent des Forces Armées de Constantine) 11 octobre 1955 (Tribunal Permanent des Forces Armées de Constantine) |
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| Jeudi 24 janvier 1957 |
Constantine Constantine Cour de la prison du Coudiat, rue des Généraux Morris (rue Belazreg Bachir) |
Rabah Bouchaïba ? ans, ? () |
Le 10 mai 1955, près d'El-Milia, participe à une fusillade sur une patrouille de gendarmes se rendant à Catinat, tuant le maréchal-des-logis-chef Joseph Giroud et le gendarme Dubert, et blessant gravement les gendarmes Jean Casanova et Richard Pisano. | 05 juillet 1956 (Tribunal Permanent des Forces Armées de Constantine) |
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| Samedi 02 février 1957 |
Constantine Constantine Cour de la prison du Coudiat, rue des Généraux Morris (rue Belazreg Bachir) |
Hamid ben Bouzid Benmahammed ? ans, () |
? | 18 octobre 1956 (Tribunal Permanent des Forces Armées de Constantine) |
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| Mérabet Mohamed ? ans, () |
Laoubi Saïd ben Tahar ? ans, () |
14 août 1956 (Tribunal Permanent des Forces Armées de Constantine) |
Terfaya Hamouda ? ans, () |
28 juin 1956 (Tribunal Permanent des Forces Armées de Constantine) |
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| Jeudi 07 février 1957 |
?h | Oran Oran Cour de la prison civile, boulevard Paul-Doumer (avenue des Martyrs-de-la-Révolution) |
Ykhlef Benchetouf ? ans, ? () |
? | 18 mai 1956 (Tribunal Permanent des Forces Armées d'Oran) |
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| ?h | Benttayed Mohamed ould Mohamed ? ans, ? () |
Le 06 mai 1956, dans la région de Malherbe, attaquent quatre fermes : celles des familles Fella, Ebelin, Dezan et Martinez, assassinant M. et Mme Valério, MMe Porterio à la ferme Julien, et M.Amat, blessant M.Porterio et ses deux enfants et violant le corps d'une des victimes. | 26 juillet 1956 (Tribunal Permanent des Forces Armées d'Oran) |
?h | Gaoual Benhammar ould Mohamed ans, () |
?h | Boucheriha Ahmed ould Bounouer ans, () |
?h | Kebdani Miloud ould Driss ans, () |
| Lundi 11 février 1957 |
5h10 | Alger Alger Cour de la prison civile Barberousse (boulevard Abderazak Hadad) |
Fernand Iveton 30 ans, ? (12 juin 1926, Alger) |
24 novembre 1956 (Tribunal Permanent des Forces Armées d'Alger) |
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| 5h12 | Mohamed Ben Ziane Lakhnèche 25 ans, ? (1931, Biskra) |
? | 1956 (Tribunal Permanent des Forces Armées d'Alger) |
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| 5h13 | Ali Ben Khiar Ouennouri 30 ans, ? (1927, Bougie) |
? | 1956 (Tribunal Permanent des Forces Armées d'Alger) |
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| Mercredi 13 février 1957 |
Constantine Constantine Cour de la prison du Coudiat, rue des Généraux Morris (rue Belazreg Bachir) |
Zaïdi Amor ben Mohamed 22 ans, () |
Dans la nuit du 31 octobre au 01 novembre 1954, participent aux attaques du centre de Kenchala au cours desquelles meurent le lieutenant Darnaud et le soldat Markey. | 07 septembre 1955 (Tribunal Permanent des Forces Armées de Constantine) |
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| Arif Fehrat ben Belkacem 41 ans, () |
Layachi Mohamed Salah 29 ans, () |
Le 25 janvier 1956, à Bône, abat à coups de revolver M.Boukadia. | 22 juin 1956 (Tribunal Permanent des Forces Armées de Constantine) |
Boumlika Allaoua ben Ahmed 22 ans, () |
Le 18 juin 1956, commet un attentat à la grenade contre un restaurant de Djidjelli, causant deux morts et six blessés. | 07 novembre 1956 (Tribunal Permanent des Forces Armées de Constantine) |
| Jeudi 14 février 1957 |
Oran Oran Cour de la prison civile, boulevard Paul-Doumer (avenue des Martyrs-de-la-Révolution) |
Ahmed ould Hachemi Ammour ? ans, ? () |
Le 24 juin 1956, en début de soirée, tire une rafale de mitraillette en pleine ville d'Aïn-Temouchent, abattant trois personnes et blessant six autres. Complice, Adda ould Benali Boudieb, condamné à mort, est gracié. | 10 juillet 1956 (Tribunal Permanent des Forces Armées d'Oran) |
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| Mardi 19 février 1957 |
4h55 | Alger Alger Cour de la prison civile Barberousse (boulevard Abderazak Hadad) |
Mohammed ben Arezki Mazira 25 ans, ? (1931, Tizi Ouzou) |
Le 16 mai 1956, boulevard Beauprêtre à Tizi-Ouzou, tente d'abattre à coups de revolver Henri Colonna, inspecteur principal de police ; l'arme s'enraye, et Colonna se jette sur son assaillant, parvenant à le maîtriser au bout de plusieurs minutes de lutte. | 19 mai 1956(Tribunal Permanent des Forces Armées d'Alger) | |
| Jeudi 21 février 1957 |
?h | Constantine Constantine Cour de la prison du Coudiat, rue des Généraux Morris (rue Belazreg Bachir) |
Salah Boulkéroua ben Mohamed ?, ? () |
Le 24 décembre 1954, à Philippeville, abat le gardien de la paix Mohamed Gennoufi. Ramdane Malem, Ali Sisifi et Amar Amri, condamnés à mort, sont graciés. |
12 septembre 1956 (Tribunal Permanent des Forces Armées de Constantine) |
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| ?h | Mestak el Hacen Mohammed ? ans, ? () |
Le 19 juillet 1956, à Batna, abat un spahi. | 14 novembre 1956 (Tribunal Permanent des Forces Armées de Constantine) |
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| Samedi 02 mars 1957 |
?h | Constantine Constantine Cour de la prison du Coudiat, rue des Généraux Morris (rue Belazreg Bachir) |
Mared Belkacem ben Ali ?, ? () |
Le 20 décembre 1954, à Mechta Ouled Labiod, commune mixte des Aures, tue avec quatre complices deux Français musulmans. | 15 juin 1956 (Tribunal Permanent des Forces Armées de Constantine) |
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| ?h | Choufi Mohamed ben Mohamed 24 ans, ? () |
Auteur d'un attentat à la grenade le 11 novembre 1956 contre le café Lucchesi à Châteaudun-du-Rhumel. | 22 novembre 1956 (Tribunal Permanent des Forces Armées de Constantine) |
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| Lundi 18 mars 1957 |
?h | Constantine Constantine Cour de la prison du Coudiat, rue des Généraux Morris (rue Belazreg Bachir) |
SNP Abdelmadjib "Moussi" ben Belkacem ?, ? () |
Le 11 et 12 juillet 1955 au djebel Grouz, au douar Ouled Zerga, attaque les forces de l'ordre et blesse plusieurs personnes. Mohamed Boudina, condamné à mort, est gracié. |
06 juin 1956 (Tribunal Permanent des Forces Armées de Constantine) |
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| ?h | Djebbar Sebti ? ans, ? () |
Le 03 décembre 1954, à Ouenza, participe à une expédition contre des musulmans pro-français : trois personnes meurent et deux sont blessées, dont un enfant de 5 ans. Déjà condamnés à mort pour tentatives de meurtre sur des citoyens chargés d'une mission de service public. Larbi Gasmi et Farès, condamnés à mort, sont graciés. |
18 août 1956 (Tribunal Permanent des Forces Armées de Constantine) 13 décembre 1956 (Tribunal Permanent des Forces Armées de Constantine) |
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| ?h | Brahamia Rabah ben Mohamed ?ans, ? () |
A Tarfana, canton du Krobus, enlève et tue Mohamed Saïbi avant de dérober des armes. Sa première condamnation portait sur les chefs d'accusation d'association de malfaiteurs et tentative d'assassinat. Abdelmajib Mehemel est gracié. |
15 juin 1956 (Tribunal Permanent des Forces Armées de Constantine) 30 juillet 1956 (Tribunal Permanent des Forces Armées de Constantine) |
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| Mardi 19 mars 1957 |
Oran Oran Cour de la prison civile, boulevard Paul-Doumer (avenue des Martyrs-de-la-Révolution) |
Mohammed ben Cheikh "Neïmas" Recioui 35 ans, ? () |
Le 25 octobre 1956, abat avenue de Sidi-Chami à Oran Georges Dubiton alors que celui-ci allait grimper dans un trolleybus. | 07 novembre 1956 (Tribunal Permanent des Forces Armées d'Oran) |
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| Lundi 08 avril 1957 |
4h40 | Alger Alger Cour de la prison civile Barberousse (boulevard Abderazak Hadad) |
Amar ben Mohamed Mammri Saïd 38 ans, (1918, Tizi Ouzou) |
Membre et chef du groupe de l'Arbaa des Ouacifs. Le 5 décembre 1954, abattent à coups de revolver Aït Toudert, chef de centre de Timeghraa, parce que ce dernier refusait de lui verser 500000 francs. Le 3 février 1955 au Douar Kouriet, Mammri, sur le point d'être arrêté par un régiment, se tapit dans un ravin et ouvre le feu sur les soldats. |
Quand on le conduit hors de sa cellule, Areski tente de blesser les gardiens. | 12 juillet 1955 (Tribunal Permanent des Forces Armées d'Alger) 13 juillet 1955 (Tribunal Permanent des Forces Armées d'Alger) 15 juillet 1955 (Tribunal Permanent des Forces Armées d'Alger) 18 juillet 1955 (Tribunal Permanent des Forces Armées d'Alger) |
| 4h45 | Badouche Saïd "Si Tahar" ben Mohamed 36 ans, (09 février 1921, Yaskiène T.O.) |
4h46 | Louni Areski ben Saïd 32 ans, (26 août 1924, Makouda T.O.) |
Le 24 décembre 1956, rue Rovigo à Alger, ouvre le feu sur la foule devant le bar Gandillot depuis une une voiture, faisant plusieurs blessés et une victime : Liberté Lillo, 18 ans. Ali Samet, condamné à mort, est gracié. |
05 janvier 1957 (Tribunal Permanent des Forces Armées d'Alger) |
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| Mercredi 10 avril 1957 |
?h | Oran Oran Cour de la prison civile, boulevard Paul-Doumer (avenue des Martyrs-de-la-Révolution) |
Hamou ould Mokhtar ? ans, () |
Le 09 août 1956, à Guiard, lance une grenade sur le café Riche, blessant deux clients musulmans, le cafetier Henri Bloy et deux militaires qui, malgré leurs blessures, parviennent à l'arrêter. | ? | 18 janvier 1957 (Tribunal Permanent des Forces Armées d'Oran) |
? | Senouci Abdelkader 25 ans, () |
Tentent le 14 février 1955 de faire dérailler le train Tlemcen-Sidi Bel Abbès en déboulonnant les rails. Le 18 octobre 1955, assassinent de deux balles dans la tête à Tlemcen Paul Janois, 70 ans, pour lui voler des armes, une paire de jumelles, des munitions et 12500 francs. |
09 novembre 1956 (Tribunal Permanent des Forces Armées d'Oran) |
?h | Zerouk Ghaouti 33 ans, () |
| Jeudi 11 avril 1957 |
Constantine Constantine Cour de la prison du Coudiat, rue des Généraux Morris (rue Belazreg Bachir) |
Beddiar Fehrat ben Belkacem 26 ans, ? () |
Le 16 janvier 1956, à Khenchela, attaque deux gardiens de la paix et tente de les abattre. Les armes s'enrayant, les deux agresseurs s'enfuient, mais Ferhat est rattrapé et blessé. | 20 décembre 1956 (Tribunal Permanent des Forces Armées de Constantine) |
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| Jeudi 23 mai 1957 |
3h | Alger Alger Cour de la prison civile Barberousse (boulevard Abderazak Hadad) |
Boutrik Miloud ben Salem ?, ? () |
Le 09 février 1956, lance une grenade dans la brasserie "Le Joinville", tuant deux personnes et en blessant quatorze autres. | 16 février 1957 (Tribunal Permanent des Forces Armées d'Alger) |
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| Azzouz Saïd ben Bachir 32 ans, ? (1924, Tizi Ouzou) |
Le 05 août 1955, rue de la Bombe à Alger, lance une grenade dans le commissariat de police, blessant trois personnes. | 08 janvier 1957 (Tribunal Permanent des Forces Armées d'Alger) |
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| Samedi 25 mai 1957 |
Oran Oran Cour de la prison civile, boulevard Paul-Doumer (avenue des Martyrs-de-la-Révolution) |
Mohamed Benbakhti ? ans, ? () |
Auteur d'une triple tentative d'assassinat le 25 octobre 1956. | 15 février 1957 (Tribunal Permanent des Forces Armées d'Oran) |
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| Jeudi 20 juin 1957 |
3h25 | Alger Alger Cour de la prison civile Barberousse (boulevard Abderazak Hadad) |
Hamida Rhadi ben Ali 22 ans, fabricant de balais (23 avril 1935, Alger) |
Le 10 février 1957, posent et font exploser simultanément trois bombes à retardement : la première, au stade municipal, tue huit personnes dont un enfant de neuf ans, et blesse vingt-quatre spectateurs. Les deux autres, au stade El-Biar, tuent deux personnes et blessent treize autres. | 19 mars 1957 (Tribunal Permanent des Forces Armées d'Alger) |
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| 3h26 | Bellamine Mohand Ameziane 25 ans, cordonnier (24 février 1932, Yakourène) |
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| 3h27 | Lakhal Boualem "Rahal" ben Saada 19 ans, docker (30 décembre 1937, Alger) |
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| 3h28 | Saïd Touati ben Bey 28 ans, marchand de légumes (14 décembre 1928, Alger) |
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| Samedi 22 juin 1957 |
3h33 | Alger Alger Cour de la prison civile Barberousse (boulevard Abderazak Hadad) |
Makhlouf Ferradj 23 ans, (1933, Palestro) |
Le 24 février 1956, à Sakamody, attaque un autocar et plusieurs voitures, tuant huit personnes et blessant un autre. Frère d'Abdelkader Ferradj, exécuté le 19 juin 1956. |
06 mars 1957 (Tribunal Permanent des Forces Armées d'Alger) |
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| 3h36 | Hahad Abderrazak ben Mohamed 28 ans, (26 décembre 1928, Alger) |
Le 10 septembre 1956, assassine Claude Mestre, inspecteur de la D.S.T. | 07 mars 1957 (Tribunal Permanent des Forces Armées d'Alger) |
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| 3h37 | Labdi Jafar ben Abdelkrim 23 ans, (10 juin 1934, Alger) |
Auteurs de plusieurs attentats entre novembre 1955 et janvier 1956, de deux assassinats, dont celui du commissaire Frédy, et d'un attentat à la grenade contre un cinéma. | 13 mars 1957 (Tribunal Permanent des Forces Armées d'Alger) |
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| 3h38 | Gacem Mohamed Seghir 27 ans, (28 février 1930, Alger) |
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| Mardi 25 juin 1957 |
?h | Oran Oran Cour de la prison civile, boulevard Paul-Doumer (avenue des Martyrs-de-la-Révolution) |
Saada ould Abdelkader Bendahmane 33 ans, écrivain public à la poste d'Eckmühl () |
Le 19 mars 1957, lance une grenade sur le boulevard Clémenceau à Oran, tuant le pharmacien Paul Maregiano et blessant 18 personnes. | 25 mars 1957 (Tribunal Permanent des Forces Armées d'Oran) |
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| ?h | Kamel ben Aïssa ? ans, ? () |
Le 01 octobre 1955, à Tameksaret, près de Tlemcen, assassine le garde-forestier Pierre Ast. | 22 mars 1957 (Tribunal Permanent des Forces Armées d'Oran) |
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| Mercredi 26 juin 1957 |
Constantine Constantine Cour de la prison du Coudiat, rue des Généraux Morris (rue Belazreg Bachir) |
Yousfi Abdemadjid ben Hadj Mohamed 22 ans, ex-tirailleur () |
Le 08 janvier 1956, blesse un agent de la police d'Etat, puis jette une grenade sur ses poursuivants. | 07 novembre 1956 (Tribunal Permanent des Forces Armées de Constantine) |
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| Mardi 02 juillet 1957 |
?h | Oran Oran Cour de la prison civile, boulevard Paul-Doumer (avenue des Martyrs-de-la-Révolution) |
Soussi Mohamed ould Abdallah ?, ? () |
Le 09 juin 1956, à Béni-Saf, commettent un attentat contre une voiture de gendarmerie : les occupants, des gendarmes algériens musulmans, en ressortent indemnes mais la voiture est détruite. | 08 mars 1957 (Tribunal Permanent des Forces Armées d'Oran) |
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| 4h52 | Zenasni Ahmed ould Mohamed ? ans, ? () |
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| Mercredi 03 juillet 1957 |
?h | Constantine Constantine Cour de la prison du Coudiat, rue des Généraux Morris (rue Belazreg Bachir) |
Fizi Mohamed Lakdar 48 ans, ? () |
Membres du F.L.N., enlèvent près d'Aïn-Beïda le 03 mai 1956 Jean-Paul Mario, 15 ans, Jean Romain Almeras, 14 ans et Gilbert Bousquet, 14 ans, avant de les attacher, de les battre, de les égorger puis de jeter leurs corps dans un puits. | 06 mars 1957 (Tribunal Permanent des Forces Armées de Constantine) |
|
| ?h | Fizi Salah ben Amar 36 ans, ? () |
|||||
| ?h | Fizi Mohammed ben Ali 26 ans, ? () |
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| ?h | Benchika Mostefa 20 ans, ? () |
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| Jeudi 25 juillet 1957 |
3h32 | Alger Alger Cour de la prison civile Barberousse (boulevard Abderazak Hadad) |
Hasni Boualem 21 ans, ? (26 juillet 1936, Boufarik) |
Membre du M.N.A., tire le 5 novembre 1956 sur un soldat de l'unité territoriale de Kolea, ne lui causant que des blessures légères. | 07 mai 1957 (Tribunal Permanent des Forces Armées d'Alger) |
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| ?h | Labdi Ali ben Ahmed ? ans, ? () |
Le 19 avril 1956, tire un coup de feu sur un policier. | 09 avril 1957 (Tribunal Permanent des Forces Armées d'Alger) |
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| 3h49 | SNP Badèche ben Hamdi 26 ans, ? (1930, Bou Saâda) |
Accusé d'avoir, le 28 décembre 1956, tue le maire de Boufarik, Amedée Froger. Défendu par Me Gisèle Halimi. |
11 avril 1957 (Tribunal Permanent des Forces Armées d'Alger) |
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| Samedi 27 juillet 1957 |
?h | Oran Oran Cour de la prison civile, boulevard Paul-Doumer (avenue des Martyrs-de-la-Révolution) |
Ykhlef Belaïd ? ans, ? () |
Le 02 décembre 1956 à Mascara, lance une grenade à la sortie du cinéma "Vox", tuant Mme Bénicourt et blessant son enfant, l'instituteur M.Pinto, Guy Torrès, le maréchal des logis Jean-Pierre Bienvenu, Mme Schlosser, Daniel Dubois et Mme Pradier. | 26 décembre 1956 (Tribunal Permanent des Forces Armées d'Oran) |
|
| ?h | Hassan ben Ahmed ? ans, ? () |
Le 06 juillet 1956, à Géryville, attaque l'autocar Saïda-Géryville blessant six militaires et trois civils. | 09 mai 1957 (Tribunal Permanent des Forces Armées d'Oran) |
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| Samedi 10 août 1957 |
3h19 | Alger Alger Cour de la prison civile Barberousse (boulevard Abderazak Hadad) |
Laab ben Lakdari Tayeb 28 ans, ? (13 janvier 1929, Zéralda) |
En juillet 1956, à Zéralda, commet un attentat contre deux militaires, tuant l'un, blessant l'autre. | 03 mai 1957 (Tribunal Permanent des Forces Armées d'Alger) |
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| 3h20 | Mohamed Sidi Ikhlef 30 ans, ? (1927, Blida) |
En décembre 1954, à Blida, attaque un agent de police qui survit. | 03 avril 1957 (Tribunal Permanent des Forces Armées d'Alger) |
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| Lundi 12 août 1957 |
3h12 | Alger Alger Cour de la prison civile Barberousse (boulevard Abderazak Hadad) |
Mohamed Belaredj 24 ans, ? (23 septembre 1932, Sétif) |
? | 06 mai 1957 (Tribunal Permanent des Forces Armées d'Alger) |
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| 3h13 | Belkacem ben Larbi Ouzeri 20 ans, ? (1937, Blida) |
Le 08 novembre 1956, à Blida, blesse de deux balles de revolver Gilbert Oualid, commerçant. | 18 juin 1957 (Tribunal Permanent des Forces Armées d'Alger) |
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| 3h14 | Hacène Madani 27 ans, ? (1930, Aumale) |
Le 15 mai 1956, à Masqueray, abat à coup de revolver dans le dos le garde-champêtre et le collecteur du marché. | 11 mai 1957 (Tribunal Permanent des Forces Armées d'Alger) |
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| Mardi 13 août 1957 |
Oran Oran Cour de la prison civile, boulevard Paul-Doumer (avenue des Martyrs-de-la-Révolution) |
Bouzid ould Djelloul Abdellahi ? ans, ? () |
Lance une grenade sur un boulodrome, blessant plusieurs personnes. La foule manque le lyncher. | 14 juin 1957 (Tribunal Permanent des Forces Armées d'Oran) |
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| Mercredi 14 août 1957 |
?h | Constantine Constantine Cour de la prison du Coudiat, rue des Généraux Morris (rue Belazreg Bachir) |
Hocine ben Rabah Chouaf ? ans, ? () |
En mai 1956, à Philippeville, lance dans un bar un engin explosif sans faire de victimes. Allaoua Sayoud, condamné à mort, est gracié. |
20 mai 1957 (Tribunal Permanent des Forces Armées de Constantine) |
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| ?h | Ali ben Tahar Ferhata ? ans, ? () |
En avril 1957, à Setif, tire deux coups de revolver sur un Algérien sans l'atteindre. | 29 mai 1957 (Tribunal Permanent des Forces Armées de Constantine) |
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| Mercredi 09 octobre 1957 |
3h24 | Alger Alger Cour de la prison civile Barberousse (boulevard Abderazak Hadad) |
Abderrahmane ben Ali Kaab 18 ans, ? (28 mars 1933, Alger) |
Membre M.N.A. "El Fidayoun", les "tueurs de la Casbah". | 28 mars 1957 (Tribunal Permanent des Forces Armées d'Alger) 31 mai 1957 (Tribunal Permanent des Forces Armées d'Alger) |
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| 3h26 | Chafik ben Braham Mezzi 28 ans, ? (24 mars 1929, El Biar) |
Attentats à El-Biar en 1955. Ammar Brik et Salah Mezzi, condamnés à mort, sont graciés. |
16 mars 1957 (Tribunal Permanent des Forces Armées d'Alger) |
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| 3h28 | Mohamed Bourenane ? ans, ? (24 décembre 1935, Alger) |
Membre M.N.A. "El Fidayoun". | 28 mars 1957 (Tribunal Permanent des Forces Armées d'Alger) |
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| Jeudi 10 octobre 1957 |
3h11 | Alger Alger Cour de la prison civile Barberousse (boulevard Abderazak Hadad) |
Bachir Ianès ben Mohamed ? ans, ? (19 février 1925, El Biar) |
Membre du "groupe des Fidayounes" du M.N.A. | 28 mars 1957 (Tribunal Permanent des Forces Armées d'Alger) |
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| 3h13 | Rabah ben Abdelkader Larabi ? ans, ? (16 février 1925, Alger) |
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| 3h15 | Mohamed Harfouchi ben Hamoud ? ans, ? (10 juin 1925, Alger) |
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| Samedi 12 octobre 1957 |
4h30 | Constantine Constantine Cour de la prison du Coudiat, rue des Généraux Morris (rue Belazreg Bachir) |
Abdallah Bouchama ? ans, () |
? | ? | 06 juin 1957 (Tribunal Permanent des Forces Armées de Constantine) |
? | Mohamed Boumedjane ? ans, () |
? | 12 juin 1957 (Tribunal Permanent des Forces Armées de Constantine) |
?h | Douadi Belfetni ? ans, () |
| Mardi 12 novembre 1957 |
3h23 | Alger Alger Cour de la prison civile Barberousse (boulevard Abderazak Hadad) |
Ahmed ben Ahmed Sahel 30 ans, (04 novembre 1927, Fondouk) |
Le 01 décembre 1956, à Maréchal-Foch, tue un automobiliste. | ? | 09 juillet 1957 (Tribunal Permanent des Forces Armées d'Alger) |
3h25 | Mohamed Ferhat 26 ans, (17 juin 1931, Azzefoum T.O.) |
Le 25 décembre 1955, Ferhat tue un musulman pro-français. Récidive le 23 février 1956 avec la complicité de Boussadia. |
13 juin 1957 (Tribunal Permanent des Forces Armées d'Alger) |
3h28 | M'hamed Bel Belkacem Boussadia 27 ans, (09 mars 1930, Kouba) |
| Mercredi 13 novembre 1957 |
3h16 | Alger Alger Cour de la prison civile Barberousse (boulevard Abderazak Hadad) |
Saïd Behlouli 36 ans, (1921, Fort-National) |
Le 08 décembre 1955, à Fort-National, assassine un chauffeur de taxi. Complice dans une affaire d'assassinat de militaires. | 16 avril 1957 (Tribunal Permanent des Forces Armées d'Alger) |
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| 3h17 | Achour Chenene 28 ans, (16 mars 1926, Fort-National) |
Le 16 mars 1956, à Tizi-Ouzou, assassine un inspecteur de la police judiciaire. | ? 1957 (Tribunal Permanent des Forces Armées d'Alger) |
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| Jeudi 14 novembre 1957 |
?h | Constantine Constantine Cour de la prison du Coudiat, rue des Généraux Morris (rue Belazreg Bachir) |
Ammar ben Ahmed Falami ? ans, ? () |
En décembre 1955, participe à une expédition contre une ferme près de Gusta, au cours de laquelle un ouvrier agricole musulman est tué et un autre blessé. | 15 juillet 1957 (Tribunal Permanent des Forces Armées de Constantine) |
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| Mercredi 04 décembre 1957 |
3h13 | Alger Alger Cour de la prison civile Barberousse (boulevard Abderazak Hadad) |
Maamar ben Abdelkader Sahli 23 ans, (21 mai 1934, Orléansville) |
Auteurs de plusieurs attentats à Constantine et ses environs entre avril et novembre 1955. Ahmed Benmezdas, condamné à mort, est gracié. |
04 juin 1957 (Tribunal Permanent des Forces Armées d'Alger) |
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| 3h14 | Abdelkader ben Driss Mekkaoui 28 ans, (27 mai 1930, Orléansville) |
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| Jeudi 05 décembre 1957 |
Oran Oran Cour de la prison civile, boulevard Paul-Doumer (avenue des Martyrs-de-la-Révolution) |
Boubekeur Bouhassoune ? ans, ? () |
Le 24 juin 1957, tente d'abattre le maire du village de Bosquet : son arme s'enraye sans qu'il puisse en faire usage. | 29 juin 1957 (Tribunal Permanent des Forces Armées d'Oran) |
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| Samedi 07 décembre 1957 |
Constantine Constantine Cour de la prison du Coudiat, rue des Généraux Morris (rue Belazreg Bachir) |
Mohamed Gacemi ? ans, () |
Auteurs de plusieurs attentats à Biskra entre fin 1956 et début 1957. | 24 juin 1957 (Tribunal Permanent des Forces Armées de Constantine) |
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| Abbas Mohammedi ? ans, () |
Ahmed Bara ? ans, () |
12 juillet 1957 (Tribunal Permanent des Forces Armées de Constantine) |
Sadok Laïd ? ans, () |
19 juin 1957 (Tribunal Permanent des Forces Armées de Constantine) |
1958 : ? exécutions |
|
| Mardi 07 janvier 1958 |
Oran Oran Cour de la prison civile, boulevard Paul-Doumer (avenue des Martyrs-de-la-Révolution) |
Abdelkader Touahria ? ans, ? () |
09 août 1957 (Tribunal Permanent des Forces Armées d'Oran) |
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| Mercredi 08 janvier 1958 |
Constantine Constantine Cour de la prison du Coudiat, rue des Généraux Morris (rue Belazreg Bachir) |
Mostefa ben Messaoud Aouati ? ans, () |
Ahmed Benmezdas, condamné à mort, est gracié. |
23 mars 1957 (Tribunal Permanent des Forces Armées de Constantine) |
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| Amor ben Nouar Zamouch ? ans, () |
Belkassem ben Rabia Mentouri ? ans, () |
Saïd ben Amor Benabas ? ans, () |
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| Samedi 25 janvier 1958 |
Alger Alger Cour de la prison civile Barberousse (boulevard Abderazak Hadad) |
Moulaï Taïeb Gabour ? ans, ? () |
Le 12 février 1956, à Oued-Fodda, tue un musulman pro-français à coups de revolver. | 10 juillet 1957 (Tribunal Permanent des Forces Armées d'Alger) |
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| Mardi 28 janvier 1958 |
5h | Oran Oran Cour de la prison civile, boulevard Paul-Doumer (avenue des Martyrs-de-la-Révolution) |
Chaabane ben Mohamed Selmani ? ans, () |
Le 28 juillet 1957, lance une grenade dans un café d'Oran, blessant trois personnes. | Cheriet sourit face à la guillotine et s'adresse aux officiels : «Je vous remercie tous, vous et tous les juges, de m’avoir permis de sacrifier ma vie pour l’Algérie. C’est un grand honneur que vous m’avez fait et je vais vous montrer comment un Algérien sait mourir pour sa patrie.» Se laisse basculer après avoir clamé trois fois "Allah Akbar." | 06 août 1957 (Tribunal Permanent des Forces Armées d'Oran) |
| ?h | Ali Chérif ould Boumedienne Cheriet 26 ans, (06 août 1931, Sig) |
Le 31 octobre 1955, à Oran, tue un chauffeur de taxi. | 27 décembre 1955 (Tribunal Permanent des Forces Armées d'Oran) |
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| Mercredi 29 janvier 1958 |
Constantine Constantine Cour de la prison du Coudiat, rue des Généraux Morris (rue Belazreg Bachir) |
Mohamed Taïeb Sakhraoui ? ans, ? () |
Son camarade Ahmed Guettaf et Salah Boulifa, condamnés à mort, sont graciés. | 25 juin 1957 (Tribunal Permanent des Forces Armées de Constantine) |
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| Samedi 01 février 1958 |
Alger Alger Cour de la prison civile Barberousse (boulevard Abderazak Hadad) |
Saïd ben Amar Zouaoui ? ans, ? () |
En novembre 1955, près de Palestro, assassine un musulman pro-français, et tente d'en tuer un second. | 29 juin 1957 (Tribunal Permanent des Forces Armées d'Alger) |
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| Mardi 04 février 1958 |
Oran Oran Cour de la prison civile, boulevard Paul-Doumer (avenue des Martyrs-de-la-Révolution) |
Mohamed ould Habib "Seghir" Ferhat 24 ans, ? () |
Le 08 février 1956, à Chitouane, en compagnie d'une dizaine d'autres hommes, coupe les fils téléphonique entre Chanzy et Chitouane, incendie la mairie-école puis assassine le garde champêtre Benghomeri El Hadj de six coups de revolver puis de quatre coups de hache dans la tête. | 19 juillet 1957 (Tribunal Permanent des Forces Armées d'Oran) |
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| Mercredi 05 février 1958 |
Constantine Constantine Cour de la prison du Coudiat, rue des Généraux Morris (rue Belazreg Bachir) |
Omar Boumezbeur ? ans, ? () |
22 août 1957 (Tribunal Permanent des Forces Armées de Constantine) |
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| Samedi 08 février 1958 |
3h30 | Alger Alger Cour de la prison civile Barberousse (boulevard Abderazak Hadad) |
Ali ben Larbi Mokrétari ? ans, () |
? | 06 août 1957 (Tribunal Permanent des Forces Armées d'Alger) |
|
| 3h? | Mohamed "Ali Z'Yeux Bleus" Oudelha ? ans, () |
? | 17 août 1957 (Tribunal Permanent des Forces Armées d'Alger) |
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| Mardi 11 février 1958 |
Constantine Constantine Cour de la prison du Coudiat, rue des Généraux Morris (rue Belazreg Bachir) |
Saad Guerraiche ? ans, ? () |
04 septembre 1957 (Tribunal Permanent des Forces Armées de Constantine) |
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| Lundi 17 février 1958 |
?h | Alger Alger Cour de la prison civile Barberousse (boulevard Abderazak Hadad) |
Ahmed ben Djelloul Bouzidi 25 ans, () |
A Tizi-Ouzou, abat Ahmed Bey, agent de la force publique. | 05 septembre 1957 (Tribunal Permanent des Forces Armées d'Alger) |
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| ?h | Maamar Amer 24 ans, () |
Assassinat. | 17 septembre 1957 (Tribunal Permanent des Forces Armées d'Alger) |
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| ?h | Rabah Djanati ben Saïd 30 ans, () |
Assassinat. | 06 août 1957 (Tribunal Permanent des Forces Armées d'Alger) |
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| Mardi 18 février 1958 |
?h | Alger Alger Cour de la prison civile Barberousse (boulevard Abderazak Hadad) |
Mohamed Zouaoui ? ans, () |
Entre novembre et décembre 1956, commet deux attentats mortels contre deux Européens. | 05 août 1957 (Tribunal Permanent des Forces Armées d'Alger) |
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| ?h | Mustafa Srir ? ans, () |
Auteurs de plusieurs attentats mortels à Alger de juillet 1956 à janvier 1957. Kouider Abdelhak, condamné à mort, est gracié. |
05 octobre 1957 (Tribunal Permanent des Forces Armées d'Alger) |
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| ?h | Yacoubi Abdelkader ? ans, () |
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| Mercredi 19 février 1958 |
Oran Oran Cour de la prison civile, boulevard Paul-Doumer (avenue des Martyrs-de-la-Révolution) |
Benchira Maamar Kada ? ans, ? () |
En novembre 1956, à Aïn-Temouchent, blesse gravement un Algérien pro-français. Lakhdar Haddi, condamné à mort, est gracié. |
02 octobre 1957 (Tribunal Permanent des Forces Armées d'Oran) |
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| Samedi 22 février 1958 |
Constantine Constantine Cour de la prison du Coudiat, rue des Généraux Morris (rue Belazreg Bachir) |
Azzi Areski ? ans, () |
Laïd Slimane, condamné à mort, est gracié. | Le troisième condamné se débat tant qu'il tombe dans la corbeille, sur les corps des deux guillotinés précédents. | 18 septembre 1957 (Tribunal Permanent des Forces Armées de Constantine) |
|
| Gueroui Brahim ? ans, () |
14 octobre 1957 (Tribunal Permanent des Forces Armées de Constantine) |
Bellout Brahim ? ans, () |
05 octobre 1957 (Tribunal Permanent des Forces Armées de Constantine) |
Lachouri Rachid Ridha ? ans, () |
25 juin 1957 (Tribunal Permanent des Forces Armées de Constantine) |
|
| Lundi 03 mars 1958 |
Alger Alger Cour de la prison civile Barberousse (boulevard Abderazak Hadad) |
Aberrane Benyoucef Mekerkeb ? ans, ? () |
En juin 1956, à Blida, tue un musulman pro-français. | 06 juin 1957 (Tribunal Permanent des Forces Armées d'Alger) |
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| Mardi 04 mars 1958 |
Constantine Constantine Cour de la prison du Coudiat, rue des Généraux Morris (rue Belazreg Bachir) |
Abderrahmane Benmelieck 24 ans, ? () |
Le 13 mars 1956, rue Ouled-Braham à Constantine, tue à coups de revolver Salah Bouarroudj, 60 ans. | 07 novembre 1957 (Tribunal Permanent des Forces Armées de Constantine) |
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| Mardi 11 mars 1958 |
Oran Oran Cour de la prison civile, boulevard Paul-Doumer (avenue des Martyrs-de-la-Révolution) |
Abdelkader Mokkadem 21 ans, marchand de paille () |
Le 17 décembre 1957, à Oran, lance une grenade dans le café Bordonado, blessant deux consommateurs, et épargnant miraculeusement un enfant de 4 ans qui jouait dans la salle. | 24 décembre 1957 (Tribunal Permanent des Forces Armées d'Oran) |
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| Mercredi 12 mars 1958 |
Constantine Constantine Cour de la prison du Coudiat, rue des Généraux Morris (rue Belazreg Bachir) |
Ammar Djemli ben Moussa ? ans, ? () |
En juin 1957, assassine un musulman pro-français à Guelma. | 14 novembre 1957 (Tribunal Permanent des Forces Armées de Constantine) |
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| Mercredi 23 avril 1958 |
? | Alger Alger Cour de la prison civile Barberousse (boulevard Abderazak Hadad) |
Mohamed ben Saïd Medjeber ? ans, () |
En septembre 1956, commet un attentat où deux militaires meurent. | 23 septembre 1957 (Tribunal Permanent des Forces Armées d'Alger) |
|
| ? | Amar ben Mohamed Ferrhat ? ans, () |
En octobre 1956, tire des coups de feu sur deux militaires, en tuant l'un d'eux. | 18 novembre 1957 (Tribunal Permanent des Forces Armées d'Alger) |
|||
| Jeudi 24 avril 1958 |
3h17 | Alger Alger Cour de la prison civile Barberousse (boulevard Abderazak Hadad) |
Abderrhammane Taleb 28 ans, étudiant en chimie () |
Fabricant des bombes de l'équipe de Yacef Saadi, notamment celles ayant explosé dans les stades d'El-Biar et d'Hussein-Dey. |
15 juillet 1957 (Tribunal Permanent des Forces Armées d'Alger) 19 octobre 1957 (Tribunal Permanent des Forces Armées d'Alger) 07 décembre 1957 (Tribunal Permanent des Forces Armées d'Alger) |
|
| ?h | Gharbi Saïd ben Ali ? ans, () |
Assassin du gendarme Rezzoug et co-auteur de l'assassinat de Lucien Tur, un jeune pied-noir, au Fondouk. | 30 octobre 1957 (Tribunal Permanent des Forces Armées d'Alger) |
|||
| ?h | Saad ben Belgacem 30 ans, () |
Assassine le lieutenant Geoffroy, commandant de la S.A.S. d'Aïn-Rich, et sa femme dans la nuit du 9 au 10 juin 1956. Brahim ben Ahmed, son camarade, condamné à mort, est gracié. |
10 septembre 1957 (Tribunal Permanent des Forces Armées d'Alger) |
|||
| Mardi 29 avril 1958 |
Constantine Constantine Cour de la prison du Coudiat, rue des Généraux Morris (rue Belazreg Bachir) |
Khaldi Brahim ? ans, () |
Khaldi organise, en janvier 1956 à Bône, un attentat contre un gardien de la paix, puis récidive en février contre un douanier qui, abattu par Abaci, ne survit pas. Leur camarade Lakdar Daoud, condamné à mort, est gracié. |
29 août 1957 (Tribunal Permanent des Forces Armées de Constantine) |
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| Abaci Ahmed ? ans, () |
Harrouche Laïd ben Brahim ? ans, () |
A Guelma, en mars 1957, assassine un musulman pro-français. | 10 août 1957 (Tribunal Permanent des Forces Armées de Constantine) |
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| Mercredi 30 avril 1958 |
Constantine Constantine Cour de la prison du Coudiat, rue des Généraux Morris (rue Belazreg Bachir) |
Hammadou Hocine ? ans, () |
05 décembre 1957 (Tribunal Permanent des Forces Armées de Constantine) |
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| Bouchelaghem Mohamed ? ans, () |
21 décembre 1957 (Tribunal Permanent des Forces Armées de Constantine) |
Bourras Tayeb ? ans, () |
15 octobre 1957 (Tribunal Permanent des Forces Armées de Constantine) |
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| Lundi 25 août 1958 |
Alger Alger Cour de la prison civile Barberousse (boulevard Abderazak Hadad) |
Aouissi ben Mohamed 25 ans, () |
Dans la nuit du 28 au 29 juillet 1956, attaquent au douar Kef-Lakhdar, près d'Aïn-Boucif, la ferme de Salem Mecherfi, 75 ans, qu'ils abattent à coups de fusil avant de l'égorger au couteau. Après avoir tué sa femme, Fatma Debhari, 71 ans, qui s'était dissimulée dans un gourbi en espérant leur échapper, ils capturent les cinq fils Mecherfi, les enchaînent et les conduisent au bord d'un ravin proche : qautre d'entre eux sont égorgés, seul Ahmed parvient à s'enfuir en sautant dans le ravin pour échapper à ses assassins et donner l'alerte. Les criminels s'enfuient en dérobant le troupeau de leurs victimes, soit 70 moutons, 34 chèvres et un mulet. Les chefs et organisateurs, Mohamed Mohammedi et Abderrahmane Boudehri, en fuite, sont condamnés à mort par contumace. Djilali Aouissi, 25 ans, Abdelkader Aouissi, 27 ans et Khider Ounnas, 25 ans, condamnés à mort, sont graciés. Mohamed et Ahmed Gasni, 50 et 22 ans, écopent de dix ans de travaux forcés. Salem Ribaoui, 25 ans, et Cheikh Guechtouil, 35 ans, sont condamnés à 5 ans de travaux forcés. |
Derniere exécution par guillotine de membres du F.L.N. condamnés par un tribunal militaire. En raison d'un grave état de faiblesse de Maurice Meyssonnier, exécuteur en chef, atteint d'un cancer, c'est son fils et premier adjoint, Fernand, qui actionnera exceptionnellement le levier du couperet. | 07 septembre 1957 (Tribunal Permanent des Forces Armées d'Alger) |
|
| Aouissi Mohammed ben Bachir 34 ans, () |
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| Mardi 02 septembre 1958 |
? | Constantine Constantine Cour de la prison du Coudiat, rue des Généraux Morris (rue Belazreg Bachir) |
Mohammed Hameur Laïn 31 ans, ? (4 avril 1927, Guelma) |
Voleur, braqueur récidiviste, le 27 janvier 1953, braque la poste de l'Ouenza pour tenter de dévaliser les lieux, blessant gravement de trois balles le receveur Adrien Tronc, touché à la tempe droite et à l'aine gauche - le fémur est brisé - et plus légèrement Andrée Hilaire, employée, frappée d'un coup de crosse de revolver à la tête. Son complice Youcef ben Abdallah Eloudjani, condamné à mort, est gracié. Autre complice, Boudjemaa Souidani, militant et résistant, meurt abattu sur un barrage de gendarmerie près de Koléa le 16 avril 1956. |
27 février 1958 (Cour d'assises de Guelma) |
1959 : ? exécutions |
| Jeudi 21 mai 1959 |
4h | Oran Oran Cour de la prison civile, boulevard Paul-Doumer (avenue des Martyrs-de-la-Révolution) |
Kaddour Bouzid ? ans, berger (?) |
Le 29 avril 1956, à Kristel, près d'Oran, se fâche avec Abdesselem ben Mohamed ben Haddou, 67 ans, qu'il assomme à coups de bâton avant d'égorger avec son couteau qu'il jette dans un ravin. Se rend à 300 mètres de là au domicile de sa victime, au Sémaphore de Kléber, où il agresse, viole puis égorge Fatima bent Meziane ben Amar, l'épouse d'Abdesselem, 61 ans. | 15 novembre 1958 (Cour d'assises d'Oran) |
|
| 01 juillet 1959 | Oran Oran ? |
Mohammed Beghdadi ? ans, () |
? () |
|||
| M'Hamed Moulay ? ans, () |
||||||
| 07 juillet 1959 | Alger Alger Polygone d'Hussein-Dey |
Mohammed Chaba ? ans, ? (?) |
Le 18 avril 1959, fait exploser une Peugeot 203 piégée avec une bombe d'avion en pleine rue Michelet à Alger, causant deux morts et quinze blessés. | Fusillé. | 02 mai 1959 | |
| 04 août 1959 | Oran Oran ? |
Elmekki Bentaiba ? ans, () |
06 mars 1959 () |
|||
| Aoued Smari ? ans, () |
||||||
| 05 août 1959 | Blida Alger ? |
Abderrezak Takarli ? ans, ? (?) |
18 mai 1959 | |||
| Mercredi 12 août 1959 |
? | Oran Oran Cour de la prison civile, boulevard Paul-Doumer (avenue des Martyrs-de-la-Révolution) |
Ouïs Mostifa ould Habib 39 ans, ? (Fienda, Algérie) |
Dernière utilisation de la guillotine en Algérie. | 23 janvier 1959 (Cour d'assises de Mostaganem) |
|
| En décembre 1954, viole et tue une fillette et jette son corps dans un puits de la Vallée des Jardins où il est récupéré quatre ou cinq jours plus tard. | 24 janvier 1959 (Cour d'assises de Mostaganem) |
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| 28 septembre 1959 | Oran Oran ? |
Mohamed Lahouel ? ans, ? (?) |
02 juin 1959 | |||
| 07 octobre 1959 | Alger Alger ? |
Abdelkader Ziani Delfi ? ans, ? (?) |
10 juin 1959 | |||
| 15 octobre 1959 | Alger Alger ? |
Ahmed Zoukh ? ans, ? (?) |
30 juin 1959 | 1960 : ? exécutions |
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| 09 janvier 1960 | Oran Oran ? |
Mkili Djilali ? ans, ? (?) |
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| 26 janvier 1960 | Sidi Bel Abbès Oran ? |
Abdelkader Rahou ? ans, () |
04 septembre 1959 () |
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| Mohamed Figuigui ? ans, () |
||||||
| Miloud Bakhti ? ans, () |
05 septembre 1959 (?) |
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| Vendredi 26 février 1960 |
Médéa Alger ? |
Brahim Benghenia ? ans, () |
Tuèrent un conseiller municipal de Médéa le 12 septembre 1959 | 26 septembre 1959 () |
||
| Mohand Belatri ? ans, () |
||||||
| Vendredi 26 février 1960 |
?h | Guelma Constantine ? |
Layachi Makhloufi ben Salah ? ans, ? (?) |
Participa à l'enlèvement et à l'assassinat de trois autres Algériens dans la nuit du 04 au 05 février 1958. | 06 octobre 1959 | |
| Vendredi 26 février 1960 |
?h | Mostaganem Oran ? |
Mohamed Rahmoun ould Abdelkader ? ans, ? (?) |
Auteur d'un attentat à la grenade au boulodrome de Mostaganem. | 14 octobre 1959 | |
| Samedi 27 février 1960 |
Batna Constantine ? |
Hanachi Zedira ? ans, () |
Lance dans un café de Lambèse une grenade qui blesse 36 personnes | 18 septembre 1959 () |
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| Ali Aouf ? ans, () |
Auteur d'un attentat à Khenchela. | 17 octobre 1959 (?) |
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| 16 mars 1960 | Sidi Bel Abbès Oran ? |
Mohamed Belakhdar ? ans, ? (?) |
17 septembre 1959 | |||
| 16 mars 1960 | Chlef/Orléansville Alger ? |
Ben Mohamed Harir Djelloul ? ans, ? (?) |
26 septembre 1959 | |||
| 16 mars 1960 | Médéa Alger ? |
Benyoucef Mokkedem ? ans, ? (?) |
09 octobre 1959 | |||
| 04 avril 1960 | Alger Alger ? |
Dahmani Kara Ali ? ans, ? (?) |
04 novembre 1959 | |||
| 04 avril 1960 | Chlef/Orléansville Alger ? |
Ali Benhamida ? ans, ? (?) |
21 octobre 1959 | |||
| Mardi 05 avril 1960 |
Guelma Constantine ? |
Cherif Dif ? ans, () |
Assassinent le 31 mars 1958 M. Bedri Aïssa, chevalier de la Légion d'honneur et président des anciens combattants d'Aïn-Beïda, et le 24 mai 1959 M. Lamraoui Maamar, garde champêtre d'El-Hassi. | ? () |
||
| Abdelaziz Benzaoui ? ans, () |
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| Lamri Bouchama ? ans, () |
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| Ahmed Benzaoui ? ans, () |
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| 14 mai 1960 | Tiaret Oran ? |
Cheikh Achour ? ans, ? (?) |
19 décembre 1959 | |||
| 14 mai 1960 | Tizi Ouzou Alger ? |
Mohamed Michemiche ? ans, ? (?) |
19 décembre 1959 | |||
| 16 mai 1960 | Sidi Bel Abbès Oran ? |
Kadi Laoudj ? ans, ? (?) |
11 décembre 1959 | |||
| 16 mai 1960 | Alger Alger ? |
Arezki Azouz ben Ameur ? ans, ? (?) |
23 décembre 1959 | |||
| 25 juin 1960 | Chlef/Orléansville Alger ? |
Bakhli Boumerdjene ? ans, () |
? | 16 décembre 1959 () |
||
| Mekki Mendil ? ans, () |
||||||
| 25 juin 1960 | Oran Oran ? |
Ghali R'Guiba ? ans, ? (?) |
12 janvier 1960 | |||
| 27 juin 1960 | Tlemcen Oran ? |
Abdelouahed ben Mohamed ? ans, ? (?) |
21 janvier 1960 | |||
| 29 juin 1960 | Tiaret Oran ? |
Mohamed Serero ? ans, ? (?) |
26 février 1960 | |||
| 29 juin 1960 | Sidi Bel Abbès Oran ? |
Mohamed ould Abdelkader ? ans, ? (?) |
12 février 1960 | |||
| 02 juillet 1960 | Oran Oran ? |
Kassari Djillali ? ans, ? (?) |
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| juillet 1960 | Tlemcen Oran ? |
Ahmed Djedid ? ans, () |
? | 03 mars 1960 () |
||
| Teidj Diaf ? ans, () |
||||||
| 30 juillet 1960 | Oran Oran ? |
Chaïb Sekkal ? ans, () |
10 mars 1960 () |
|||
| Djelloul Hamdaoui ? ans, () |
27 février 1960 (?) |
|||||
| Kaddour Safa ? ans, () |
||||||
| Laredj Bendaoud ? ans, () |
16 mars 1960 (?) |
|||||
| août 1960 | Alger Alger ? |
Mohamed Cherief ? ans, ? (?) |
16 mars 1960 | |||
| Lundi 04 octobre 1960 |
Tizi Ouzou Alger ? |
Fatah Benamrouche ? ans, ? (?) |
27 avril 1960 | |||
| Mercredi 06 octobre 1960 |
Médéa Alger ? |
Belkacem Mayouf ? ans, ? (?) |
06 mai 1960 | |||
| Vendredi 08 octobre 1960 |
Mostaganem Oran ? |
Abed Rahmani ? ans, ? (?) |
20 avril 1960 | |||
| 08 octobre 1960 | ? | Alger Alger Polygone d'Hussein-Dey |
Abdelkader Brahimi ben Mohamed ? ans, ? (?) |
Assassine près de Blida un Algérien le 14 juillet 1957. | Fusillé. | 19 mai 1960 |
| 26 novembre 1960 | Sidi Bel Abbès Oran ? |
Mohammed Mahmoudi ? ans, () |
? | 27 juin 1960 () |
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| Bouziane Bouda ? ans, () |
||||||
| 01 décembre 1960 | Alger Alger ? |
Slimane Belmokhtar ? ans, ? (?) |
31 mai 1960 | |||
| 01 décembre 1960 | Oran Oran ? |
Mohamed Belbachir ? ans, ? (?) |
02 avril 1960 |