MONDE

1792-1981

La Veuve fonctionne partout

Palmarès de la Réunion

Les exécutions sur l'Ile Bourbon, sans être vraiment exceptionnelles, demeurent rares. Ainsi, la Réunion n'a jamais eu besoin de conserver en permanence une équipe d'exécuteurs, et confiait cette tâche à des prisonniers sans danger - de simples voleurs - en échange de quelque argent et d'une remise de peine.

Quand la Veuve vint-elle sur l'île ? Difficile d'être formel. Ainsi, le Courrier des Alpes du 02 janvier 1845 mentionne :

"Jusqu'à présent les exécutions capitales ne se faisaient à l'île Bourbon qu'au moyen de la hache, affreux instrument que maniait le plus souvent quelque noir maladroit ; mais la France vient d'expédier à sa colonie une guillotine qui, après être restée long-temps vierge du sang humain, selon l'expression d'une feuille coloniale, vient de perdre cette virginité par l'exécution de trois noirs, dont deux condamnés pour rébellion envers leur commandeur, et le troisième pour un crime d'anthropophagie. Il y a vingt ans que la justice du pays n'avait eu à sévir contre un crime de cette nature."

Le journal satirique indochinois "Le merle mandarin" évoque le 10 août 1930 la différence entre les trois îles voisines de l'Océan Indien - Madagascar où l'on fusille, Maurice où l'on pend et la Réunion où l'on décapite - ainsi :

L'île de la Réunion fut gratifiée, après 1789, d'une guillotine premier modèle. C'était un charmant cadeau de la Convention aux Bourbonnais. Le pli qui l'accompagnait officiellement débutait par cette phrase engageante :
« Citoyen gouverneur, nous t'expédions cet instrument de Liberté... »
L'instrument de liberté, véritable baraque foraine, devait servir surtout, par la suite, à trancher la tête des esclaves qui prenaient la clé des champs, l'esclavage ayant survécu à la Révolution, à l'Empire et à la Restauration.
L'administration de l'île de la Réunion a modernisé la machine en la délivrant de son encombrant échafaud mais elle a conservé le fatal triangle, cadeau de la Convention, lequel repose dans une caisse tapissée de velours gros bleu. Cinq condamnés font office de bourreau et d'aides volontaires qu'entraîne à leur besogne le directeur de la prison, gardien des bois de justice. Bien longtemps avant l'exécuiion prévue et parfois sous les yeux du pauvre condamné, les cinq volontaires multiplient les répétitions en remplaçant le patient par un tronc de bananier qu'ils promènent, attachent, basculent et décapitent, tandis que le directeur chronomètre avec soin.
A propos de cette très ancienne machine, ancienne mais inusable, des chercheurs ont découvert qu'elle avait servi à guillotiner Louis XVI et que la Convention s'en était débarrassée en l'expédiant à l'île Bourbon. Elle aurait donc le caractère d'une relique. Mais comme la Nouvelle Calédonie réclame, pour sa guillotine, la même considération, la question historique n'a pas été tranchée. Il n'y a que les têtes..."


Vingt ans plus tôt, alors qu'en France, le président Fallières cédait à la volonté populaire en laissant à nouveau fonctionner la bécane de M.Deibler, le journal "Le Signal de Madagascar" du 20 mai 1909 fait paraître à la Une un reportage exclusif sur les bois de justice réunionnais... (intéressant, si on omet les commentaires un peu déplacés sur les esclaves)

La Veuve Centenaire

Un rédacteur du « Signal » rend visite à Saint-Denis à la plus étrange veuve qui soit au monde.

On parle beaucoup de la guillotine à Madagascar. Le respect de la Veuve serait-il un article d'exportation ? On le croirait à voir nos colons, effrayés par l'abondance et la hardiesse des crimes commis par les indigènes, réclamer l'envoi des bois de justice de la Réunion. La veuve exotique jouissant d'un réel succès, nous avons demandé à notre rédacteur de St-Denis, de bien vouloir lui rendre une petite visite et de nous communiquer ses impressions. Ce sont ces impressions que nous nous empressons de livrer à l'examen du lecteur.

Je me suis rendu cet après-midi à la prison centrale de notre ville où M. Alcide Pierre, directeur de l'établissement, m'a très cordialement reçu. Lui ayant exprimé le désir d'être mis en présence des bois de justice, M. Alcide Pierre donna immédiatement des ordres brefs à son personnel, pour que la chambre de la veuve fut ouverte et son apparente résignation scrutée. Je crus nécessaire d'assourdir mes pas et d'ôter mon chapeau en entrant dans le sanctuaire silencieux où reposait l'objet d'horreur.
— Elle a plus de cent ans, me dit le directeur en inspectant la machine d'un regard, le regard du monsieur qui voit d'un seul coup si chaque chose est à sa place.
— Je croyais qu'elle avait tout au plus fêté ses noces d'or, répondis-je.
Tandis que le personnel remuait les bois, M. Alcide Pierre m'expliqua « Cette guillotine est la plus ancienne qui soit au monde. Les archives consultées sont muettes sur ses origines. Mais tout nous permet de croire qu'elle a été expédiée de France à l'époque de la Terreur, c'est-à-dire en 1793. La veuve serait âgée aujourd'hui de 116 ans. C'est la plus vieille tante de M. Deibler et rien ne prouve qu'il en héritera. Vous verrez que malgré son âge elle est admirablement conservée... Ah ! sous Robespierre on construisait solidement ! »
— Je vois, répliquai-je, que de Robespierre à Alcide Pierre, la veuve a passé en de bonnes mains.
— Et sur de bien belles têtes, car cette guillotine, outil de liberté, a, principalement servi pendant la période de l'esclavage. Ses soeurs donnaient le baiser de mort aux tyrans, celle-ci se contentait des esclaves. C'est en 1902 qu'Asmaldy s'est vautré sur elle avec un grand courage. D'autres sont morts d'effroi avant de connaître son contact, tel le condamné Pombaye qui était si bien mort quand on le bascula que sa tète fut tranchée, pour ainsi dire, sans aucune effusion de sang. Tenez voici le couperet..."

Un condamné au visage rasé et qui ressemblait à un apprenti supplicié déposa devant moi unechose affreuse. Un mouton massif garni de roulettes de cuivre et sur lequel on fit glisser une énorme plaque d'acier triangulaire. Des traces rougeâtres s'y étalaient.
— Qu'est cela, fis-je, du sang?
— Non, du suif. La veuve est suifée pour éviter les outrages de la rouille. Inspectez du doigt le fil, vous verrez que notre rasoir rase encore après cent seize ans.

Ma main frôla la lame, cette lame au contact froid et qui avait coupé tant de têtes. Le fil en était merveilleux, pas la plus petite brèche dans le sourire de la veuve. Les frères Pollet n'en ont pas connu de meilleur.
Alors M. Alcide Pierre étala devant moi un plan, le plan de l'antique machine où monta Louis XVI avec ses huit degrés, son estrade haute, ses montants invraisemblables.
« Voyez, me dit-il, j'ai fait couper les quatre pieds pour la rendre plus moderne. Aujourd'hui on la monte en deux heures, autrefois il fallait travailler toute la nuit. Les pièces en sont saines et en très bon état ainsi d'ailleurs que les accessoires.
— Quels accessoires ?
— C'est vrai... j'ai oublié de vous dire. Brigadier, faites avancer les accessoires.

Un homme parut porteur d'une hache énorme et d'un couteau de boucher qu'il déposa près de la veuve : ses bijoux.
Je renonce à l'idée de décrire cette hache et ce couteau. On en chercherait vainement de semblables chez les plus célèbres brocanteurs. Je me borne à faire connaître que ces aimables instruments sont destinés à l'achèvement du patient dans le cas où la veuve aurait manqué son coup. C'est horrible, c'est affreux, mais ça n'a rien qui diffère du antsy de l'assassin Ilaka et telle évocation repose du souvenir de telle autre.
En sortant, M. Alcide Pierre, souriant de mon émotion, ajouta :
— Cette veuve l'est doublement : veuve de ses amants, veuve de ses bourreaux. Car si nous possédons des bois de justice, nous n'entretenons pas d'exécuteur des hautes oeuvres. On ne paye que le suif. En cas d'exécution, il faut faire appel à la complaisance d'un citoyen, pour appuyer sur le déclic. Le système est d'ailleurs très simple et ne nécessite aucune étude spéciale. Je suis prêt à vous expédier cette veuve, proprement emballée. Qu'on me dise seulement en quelle catégorie elle voyagera.
— Cabine des dames seules, mon cher directeur, à moins que vous ne teniez à lui offrir le bras...
Et voilà comment de trois à quatre, j'ai fait connaissance avee la plus vieille, la plus étrange et la plus effroyable guillotine qui soit au monde.
Demandez aux colons de Madagascar, si c'est celle-là qu'ils veulent faire venir, avec ou sans... les accessoires.


Date Heure Lieu Nom Crime Exécution Condamnation
Vendredi
08 mai 1857
8h Saint-Denis

Place Candide-Azéma
Docité Prada

28 ans, garçon de bureau au Palais de Justice de Saint-Denis

(?)
Le 18 décembre 1856, au Bras-Cadet, étrangle et égorge sa femme à coups de couteau avant de la précipiter depuis un rempart dans la Rivière des Pluies, à Saint-Denis, pour laisser croire à une noyade accidentelle.

Le corps n'est repêché qu'une dizaine de jours plus tard.

Mobile : il trouvait son épouse trop âgée pour lui et voulait refaire sa vie avec une plus jeune.
Monte résigné à l'échafaud. avril 1857
(Cour d'assises de Saint-Denis)
Mercredi
18 mars 1868
6h30 Saint-Pierre

?
Vingataramin

36 ans, cultivateur

(?)
Aux Grands-Bois, commune de Saint-Pierre, tue et dépèce sa femme et sa fille par jalousie. Plus d'exécution avant vingt-et-un ans. 27 septembre 1867
(Cour d'assises de Saint-Pierre)
Mercredi
17 juillet 1889
6h Saint-Denis

Boulevard Lancastel, près du cimetière de l'Est et du dépôt de pétrole
Louis "Pambaye" Pamby

38 ans, cocher

(?)
Condamné à trois ans de prison le 30 juillet 1883 pour avoir, le 16 avril 1883 à Sainte-Suzanne, tenté de tuer sa maîtresse Mardaye de trois coups de machette, la rendant définitivement infirme du bras gauche.

Agresse une autre femme à sa sortie de prison : 13 mois d'incarcération supplémentaire.

Le 23 novembre 1888, à Bel-Air, près de Sainte-Suzanne, il fait avaler de la terre, étrangle, viole, arrache les yeux puis mutile le corps de Caniama Vélayoudom, 19 ans, dont il s'était amouraché et qui refusait de lui appartenir.
Dormait profondément. Accepte d'entendre les pères Laurens et Rey, se confesse, puis affirme qu'il est innocent. Avant de gagner le greffe, accepte de boire un verre de rhum seulement si l'abbé Laurens le lui offre. Pendant le trajet, n'arrête pas de prier ni de se dire innocent. Descend soutenu par les prêtres, fixant le crucifix et l'embrassant une dernière fois. 13 janvier 1889
(Cour d'assises de Saint-Denis)
Jeudi
22 avril 1897
6h08 Saint-Pierre

Carrefour du cimetière
Caroupin Moutoussamy

? ans, ?

(?)
Etrangle une jeune indienne de 14 ans pour lui voler ses bracelets : doit sectionner les poignets avec un tesson de bouteille pour s'emparer des bijoux. Viole et mutile le corps. Exécuteur : Nathan, détenu à la prison de Saint-Denis, ainsi que quatre aides.

Guillotine montée à 1h du matin. Réveillé à 4h30, dormait profondément, reste calme. Ne fait aucune déclaration, accepte d'être baptisé. Après la toilette, demande à déjeuner : mange de bon appétit des gratons, et un en-cas de pain et de lard salé, avant de prendre un café, un peu d'alcool et une cigarette. Reste calme tout au long du trajet, descend de la voiture quasiment sans aide malgré ses entraves. Embrasse le crucifix puis demande et obtient un dernier verre de vin avant d'obtenir l'absolution à genoux et de se laisser basculer. 500 personnes présentes environ.
19 décembre 1896
(Cour d'assises de Saint-Pierre)
Lundi
01 juillet 1901
5h40 Saint-Paul

Lieu-dit "Bout de l'Étang"
Issop-Timal "Ismaël" Asmaldi

29 ans, commis commerçant

(?)
Tue le 28 octobre 1900 à Saint-Paul son patron Moussa Locate Mamode, 23 ans, commerçant, à coups de couteau la nuit pendant qu'il dormait pour voler des billets de banque auxquels il mit le feu, avant d'incendier la maison en allumant quelques papiers au sol. C'est le sang de sa victime répandu sur le parquet qui empêcha le feu de prendre. Exécuteur : un détenu Cafre, et deux aides.

Transféré depuis Saint-Denis sous prétexte d'un supplément d'enquête. A son arrivée, on l'informe. "Je suis prêt. Finissons-en le plus tôt possible." Demande à être baptisé par l'abbé Moulin. Va courageusement à la mort, mais tant à cause de l'âge de la machine que le manque d'expérience de l'exécuteur, le condamné reste deux minutes dix secondes sur la bascule avant que le couperet ne tombe. Le père de la victime et le père du condamnés sont présents à l'exécution, au milieu d'une foule digne et silencieuse. Première exécution accomplie sur l'échafaud se limitant à une estrade non surelevée.
17 janvier 1901
(Cour d'assises de Saint-Denis)
Mardi
20 juin 1911
6h30 Saint-Pierre

Rue, devant l'entrée de la maison d'arrêt
Simicoundza "Sitarane" Simicourba

53 ans, ?

(vers 1858, Mozambique)
Beau-père et gendre - la fille de la compagne de Sitarane est l'épouse de Fontaine - membres d'une bande de malfrats, chauffeurs et pyromanes, auteurs de nombreux cambriolages entre 1908 et 1909.

Le 20 mars 1909, au Tampon, s'introduisent après un rituel de magie noire chez le planteur Hervé Deltel, qu'ils tuent de onze coups de couteau, dont un dans l'oeil, avant de piller la maison.

Le 11 août 1909, à l'école des Bons Enfants, égorgent l'instituteur Lucien Robert, 29 ans, et font subir le même sort à sa femme enceinte après l'avoir violée.

Le 30 septembre, tuent les époux Leveneur (?).

Sitarane affirme qu'au cours des crimes, les bandits buvaient également le sang de leurs victimes.

Au premier procès, ils sont condamnés à mort ainsi que six autres complices : leur chef Pierre-Elie "Saint-Ange" Calendrin, dit "Le Grand-Sorcier" ou "La Terreur de Saint-Louis", 44 ans ; Vincent Assaouody, 25 ans, journalier ; Augustin Amblay, cultivateur ; Louis Chapataquais, cultivateur, 47 ans ; Pierre-Noé Barrac, 23 ans, cultivateur et Joseph Grondin.

Verdict cassé le 15 septembre 1910 : au second procès, Sitarane, Fontaine et Calendrin sont seuls condamnés à mort, les cinq autres sont condamnés aux travaux forcés à perpétuité. Calendrin, lui, bénéficie d'une grâce présidentielle.
Exécuteur : Malbrouck, Cafre condamné à cinq ans de prison.

Temps d'averse. Transférés depuis Saint-Denis, les condamnés arrivent en même temps que la guillotine par le train de minuit, et sont conduits à la prison, rue de la Cayenne. Au réveil, Fontaine ne cesse de pleurer, et Sitarane est assez abattu. Néanmoins, il se reprend, mange du pain et du sucre avant la toilette. Devant l'échafaud, voyant le couperet, s'arrête, pousse un cri de terreur, puis parcourt les derniers mètres en chantant un air de son pays natal. Fontaine, frémissant de terreur, tente de se débattre et de retirer sa tête de la lunette : son agitation empêche le bon fonctionnement de la machine, et le couperet entaille le menton. La section incomplète doit être terminée avec un couteau de boucher.
10 juillet 1910
(Cour d'assises de Saint-Pierre)

13 décembre 1910
(Cour d'assises de Saint-Denis)
6h35 Emmanuel Fontaine

26 ans, ?

(?)
Vendredi
08 août 1924
6h Saint-Pierre

Rue, devant l'entrée de la maison d'arrêt
Gabriel Léon Grimaud

? ans, cocher

(?)
Défonce le crâne de son collègue Émilien "Petit z'homme" Beaupré, le 21 octobre 1923 près du Tampon, à coups de pierres. Il détestait la victime et affirmait que ce dernier complotait pour lui faire perdre sa place. Exécuteur : ?.

Réveil à 4h45, dormait bien. Entend la messe du curé Bouchon et communie. Au greffe, durant la toilette, fume, boit et mange du pain et du chocolat. Petite défaillance en arrivant face à la guillotine.
20 décembre 1923
(Cour d'assises de la Réunion)
Mercredi
10 avril 1940
6h30 Saint-Denis

Place du Barachois
Mariaye Candassamy

? ans, ?

(?)
Tuent à coups de couteau, le 24 octobre 1937, Maria Emma Lambert, commerçante, dans sa boutique de la Rivière des Pluies, commune de Sainte-Marie, pour la voler. Exécuteur : un détenu, et trois aides.

Guillotinés en public, au bout de la rue Juliette-Dodu, à une petite distance de la prison - l'abolition des exécutions publiques à la Réunion ne sera décrétée qu'en octobre 1940. Exécution rapide.
04 février 1939
(Cour d'assises de la Réunion)
6h35 Ramassamy Govindin

? ans, ?

(?)
Mercredi
15 mai 1940
6h Tuléar/Toliara

Madagascar

Cour de la maison centrale
Nicolas Savas Pappas

31 ans, mécanicien

(13 août 1908, Morondava, Madagascar)
PARRICIDE.

En avril 1937, à Morondava, étrangle son père Savas Nicolas Pappas, 66 ans, négociant, pour tenter de piller son coffre-fort, mais également parce que la victime, volage, dépensait l'argent du futur héritage de ses quinze enfants avec des femmes légères.

Kololahy, condamné à mort en première instance, est condamné aux travaux forcés à perpétuité.

Au premier procès les soeurs Agnès et Irène Pappas sont acquittées, le frère cadet de Nicolas, Aristide, 16 ans, est condamné à dix ans de travaux forcés : sa sentence sera revue à la baisse, confié à une colonie pénitentiaire jusqu'à sa majorité.
Exécuteur : Jules Rosaire Mussard, détenu condamné à trois ans de prison pour vol de bicyclette

Unique venue de la guillotine de la Réunion à Madagascar, en raison de la nationalité du condamné - son père ayant été naturalisé français, il avait le statut de citoyen français, et non de malgache, qui lui aurait fait encourir le peloton d'exécution.

Supplicié pieds nus et tête voilée.
29 décembre 1937
(Cour criminelle de Tuléar)

31 mai 1939
(Cour criminelle de Tuléar)
Vendredi
10 avril 1942
6h02 Saint-Denis

Cour de la prison Juliette-Dodu
Norbert Carlot

27 ans, cultivateur

(?)
Exécuteur : ?

Grâce rejetée le 07 février 1942.
02 mai 1941
(Cour d'assises de la Réunion)
Mardi
01 septembre 1942
5h Saint-Denis

?
Joseph Fontaine

21 ans, sans profession
Grâce rejetée le 30 août 1941.

EXECUTION INCERTAINE, car décédé au 20, rue du Canal.
27 octobre 1940
(Cour d'assises de la Réunion)
Jeudi
10 juin 1948
5h47 Saint-Denis

Cour de la prison Juliette-Dodu
Yves Joseph "Tape à l'oeil" Brancard

24 ans, journalier

(31 mai 1924, Saint-Denis)
Dans la nuit du 01 au 02 juillet 1946, à l'angle des rues Dauphine et Bouvet à Saint-Denis, cambriolent l'épicerie de M. Laï-Seck, Chinois, l'attaquant lui et sa famille à coups de gourdin de bois avant de piller le commerce. La fillette, Marie, parvient à alerter un voisin et oblige ainsi les criminels à s'enfuir en n'emportant qu'une partie du butin.

Laï-Seck et son fils Léon meurent des suites des coups reçus, Mme Laï-Seck et Marie survivent à leurs très graves blessures.

Jean-Baptiste Banor et Augustin Jean-Baptiste Belizaire, 26 ans, sont condamnés à dix ans de travaux forcés, et Augustin Albert Emile, 25 ans, est condamné à cinq ans de travaux forcés.
Grâce rejetée le 11 mai 1948. 31 octobre 1947
(Cour d'assises de la Réunion)
? André "Gustin" Darty

? ans, ?

(?)
Jeudi
22 avril 1954
6h05 Saint-Denis

Cour de la prison Juliette-Dodu
Anatole Just Payet

41 ans, docker

(09 décembre 1912, Le Tampon)
SATYRE ASSASSIN.

Le 3 mai 1952 ou 1953, au Port, attire chez lui la fille d'un ami, la petite Jard, 6 ans, qu'il viole puis étouffe avec des linges en cherchant à la bâillonner.

Avait déjà passé sept ans en prison.
Grâce rejetée le 17 avril 1954.

Dernière exécution à la Réunion.
02 octobre 1953
(Cour d'assises de la Réunion)


back top