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Il y a deux siècles, aller à Nice, à Chambéry ou Annecy, c'était déjà se rendre à l'étranger. La langue était la même, mais le régime différent. Si on exclut l'occupation de l'Alsace et la Moselle de 1870 à 1918, les Etats de Savoie - région couvrant les actuelles Alpes-Maritimes, Savoie et Haute-Savoie - furent la dernière pièce du puzzle de la France métropolitaine telle que nous la connaissons désormais.
Pour en revenir à la peine capitale, le rattachement des États de Savoie avec le royaume de Sardaigne entraîne la révocation du Code pénal napoléonien et de toutes les avancées en matière judiciaire apportées par la Révolution. La loi redevient celle appliquée en 1770 : le pilori, l'estrapade et la roue figurent à nouveau à l'arsenal des peines encourues ! Il semble pourtant que jamais elles ne seront appliquées, avant d'être supprimées pour de bon en 1831 par décret de Charles-Albert de Savoie. Mais pour bien se démarquer de la France, décision est faite de mettre la guillotine du Mont-Blanc au placard (littéralement, puisqu'on la retrouvera intacte en 1868 pour l'exécution de Vicquéry à Chamonix) afin d'employer la méthode du reste du Royaume, une méthode ayant fait ses preuves millénaires : la potence.
Il est dur de savoir qui exerça les fonctions de bourreau en Savoie à cette époque : des écrits mentionnent sans qu'on puisse les contester qu'en 1815, Pierre Reine, exécuteur du Mont-Blanc, avait bel et bien perdu sa place suite au traité de Paris, et il ne semble pas qu'il fût remplacé de façon permanente. Après cela, certains récits d'exécutions font mention du "bourreau du Piémont", qui serait donc celui de Turin. Qui était-il ? La liste des exécuteurs est assez précise jusqu'en 1814, mais à compter de cette date, à laquelle le département français du Pô cessa d'exister, on ignore tout de l'identité exacte de M. de Turin... tout du moins jusqu'en 1831, quand est officialisé Piero Pantoni (ou Pantioni). Il naquit vraisemblablement en 1801 à Reggio nell'Emilia dans une famille d'exécuteurs piémontais : dans les années 1800, on trouve un Pierre, aide à Grenoble, Benoît, frère du précédent, bourreau d'Ivrée, ou Nicodème, bourreau de Verceil. Le père de Piero, Antonio, fut - à l'en croire - exécuteur des Etats Pontificaux ; si tel est le cas, il fut sans doute le maître de Giovanni Battista Bugatti, le futur "Mastro Titta" - avant, apparemment, de devenir l'exécuteur de Reggio ; il occupa aussi le poste de Verceil, entre 1810 et 1814, en succession de Nicodème. Le frère de Piero, Giuseppe, était quand à lui bourreau de Parme - et toujours en poste en 1858, à 74 ans, prenant sa retraite vers 1863.
| Date | Heure | Lieu | Nom | Crime | Exécution | Condamnation |
| Samedi 10 juin 1815 |
?h | Nice (Alpes-Maritimes) Quai du Midi/Les Ponchettes |
Laurent Bellon ? ans, ? (?) |
Cousins. Le 21 mai 1815, au lieu-dit "La fontaine de Jarrier" (La Fouont-de-Jarrié), commune de Contes, attaquent le convoi de la marquise Françoise de Butler avec cinq complices, et dérobent au total plus de 300.000 francs en or et bijoux, ainsi que du rhum. Profitant d'une dispute entre brigands, une des victimes s'enfuit et parvient à donner l'alerte, et cinq d'entre eux sont capturés - l'un d'eux, François Bonifassio, s'étrangle accidentellement durant le trajet qui l'amène en prison. Dominique Comte, qui dénonça ses complices, est condamné aux galères à vie. |
Pendus au gibet de la Fous, sur la plage, près de l'embouchure du Paillon. Les corps sont ensuite décapités et les têtes exposées à des fins dissuasives. | 09 juin 1815 (Cour) |
| Antoine "Rostan" Bellon ? ans, ? (?) |
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| Antoine François Bellon ? ans, ? (?) |
Samedi 12 août 1815 |
11h | Saint-Jean-de-Maurienne (Savoie) ? |
Martin-Pierre Latour ? ans, ? (?) |
Assassine sa femme et leur enfant à Saint-Colomban-des-Villards. | 07 août 1815 (Sénat de Savoie) |
Lundi 29 juillet 1816 |
10h30 | Moûtiers (Savoie) ? |
Jean Silvin 35 ans, laboureur (vers 1782, Peisey) |
Vol et assassinat. Jean-Claude Baudin est condamné aux galères perpétuelles et Marie Catherine Senoffre, veuve Rodolphe à la prison perpétuelle et à assister à l'exécution de leur complice. |
16 juillet 1816 (Sénat de Savoie) |
Samedi 14 juin 1817 |
11h | Chambéry (Savoie) Place du Verney |
Antoine Thomasset 26 ans, ? (?, Marcellaz) |
A Marcellaz, s'introduit par effraction dans une maison avec une fausse clé et tue l'occupant. | 11 juin 1817 (Sénat de Savoie) |
Mardi 08 juillet 1817 |
11h30 | Bonneville (Haute-Savoie) ? |
Sulpice Chenut 54 ans, laboureur (1763, Ayse) |
Vol et assassinat commis sur son beau-frère. | (Sénat de Savoie) |
Mercredi 13 mai 1818 |
8h | Moûtiers (Savoie) ? |
Marie Joseph Blanc 64 ans, ? (vers 1754, La Perrière) |
Assassinat. | (Mentionné comme étant mort le 18 à 11h30) | (Sénat de Savoie)> | Jeudi 18 février 1819 |
11h | Chambéry (Savoie) Place du Verney |
Jean-Claude Noiray 42 ans, ? (?, Saint-Badolph) |
Infanticide. | (Sénat de Savoie) |
Samedi 12 juin 1824 |
15h | Chambéry (Savoie) Place du Verney |
Victor-Denis "Delisle" Dumontel 28 ans, avocat (?) |
PARRICIDE. Etrangle à Chambéry, faubourg du Reclus, dans la nuit du 30 au 31 mars 1824, sa mère Victoire Pelletier, veuve Dumontel, avant de mettre le corps dans une malle pour l'expédier dans leur maison de campagne et de l'inhumer dans la cave. Arrêté peu après en voyage en possession de faux papiers. |
L'exécution entière dure au moins trois heures. A d'abord le poing droit coupé. Après la pendaison, le corps est brûlé et les cendres jetées dans les eaux de la Leysse, mélangées aux cendres du bûcher. | 11 juin 1824 (Sénat de Savoie) |
Vendredi 19 mai 1826 |
11h30 | Chambéry (Savoie) Place du Verney |
Jean-Louis Bompard 45 ans, notaire (?) |
Le 25 septembre 1825, à Chambéry, tue sa femme Claudine en l'assommant puis trempe sa tête dans une marmite d'eau bouillante pour camoufler les traces de coups. Le résultat est désastreux : les hématomes restent visibles, et les dents et les cheveux de la victime restent au fond de la marmite. | 18 mai 1826 (Sénat de Savoie) |
1837 ? 1847 ? | Nice (Alpes-Maritimes) Quai du Midi/Les Ponchettes |
Serafino Romagna ? ans, ? (?) |
Mardi 23 juillet 1844 |
11h30 | Chambéry (Savoie) Place du Verney |
Emmanuel Traq 38 ans, cultivateur (?, Bessans) |
Braconnier assassin d'un garde-champêtre près de Saint-Jean-de-Maurienne. | Quitte la prison à 11h. Précautions supplémentaires pour l'empêcher de s'échapper - avait déjà tenté de s'évader des prisons de Saint-Jean. Pendant le chemin, gémit sans cesse : "Mon Dieu ! Ayez pitié de moi ! Mes pauvres enfants !" Foule imposante. Résiste un peu pour monter à l'échelle. Quand le condamné est mort, des cris retentissent dans la foule : "A bas le bourreau !" Comme quelques spectateurs lui lancent des pierres, l'exécuteur tire un revolver de sa ceinture et menace le public : remède pire que le mal, car des adolescents se mettent à le lapider sans arrêt jusqu'à son retour à la prison ! L'exécuteur, son aide et les archers du service d'ordre s'en tirent avec quelques ecchymoses, et cinq personnes sont arrêtées. | (Sénat de Savoie) |
Mercredi 31 juillet 1844 |
9h | Thonon (Haute-Savoie) Place du Marché (Place de l'Hôtel-de-Ville) |
François Barathay 24 ans, soldat (18 février 1820, Saint-Paul) |
A Vinzier, le 04 juin 1843, tue Maurice Mijoud, 9 ans et l'éventre pour voler son coeur, à des fins de sorcellerie. | Pas d'exécution à Thonon depuis longtemps - peut-être jamais ? -, alors les exécuteurs ont affaire à une population très réticente : les marchands locaux ne fournissent ni bois, ni fer ni cordes, et n'obéissent qu'avec mépris aux réquisitions. Cependant, ils refusent de vendre, préférant donner les matériaux nécessaires plutôt que d'accepter l'argent du sang. Les charpentiers locaux font le prêt de toutes leurs haches et de leurs scies pour ne pas savoir lesquelles seront employées par le bourreau et son aide pour l'édification de l'échafaud ! Barathay demande à aller à pied de la prison à l'échafaud. Quand le corps est décroché, après six heures de suspension, le public se fait un devoir de détruire la potence et de la brûler. | 23 juillet 1844 (Sénat de Savoie) |
1850 | ? (?) ? |
André Tranchant ? ans, ? (?) |
Pour refaire sa vie avec sa maîtresse, empoisonna sa femme, Angélique Molliet, à Saint-Jean-de-Maurienne en mettant de l'arsenic dans son repas, composé de lait et de matafan, à compter du 07 avril 1849. Angélique mourut dans la nuit du 24 au 25 avril 1849. Jeanne Michel, sa maîtresse, est condamnée à deux ans de réclusion. |
08 juin 1850 (Sénat de Savoie) |
| Mercredi 14 août 1850 |
11h | Saint-Jean de Maurienne (Savoie) ? |
Hyacinthe Alexis Darves 61 ans, cultivateur (18 avril 1789, Villarembert) |
AMANTS DIABOLIQUES. les époux Deléglise étant les locataires de Darves. Tuent, le 19 octobre 1849 à Villarembert, Jean-Antoine Deléglise de trois coups de marteau et de soufflet en fer sur la tête puis font roule le corps sur un kilomètre avant de le précipiter dans un ravin où coule le ruisseau des Vernes, où il est récupéré le 20 octobre. |
02 juillet 1850 (Sénat de Savoie) |
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| Anne Marie Didier, veuve Deléglise 41 ans, ménagère (03 mai 1809, Saint-Sorlin-d'Arves) |
Mardi 20 août 1850 |
11h | Chambéry (Savoie) Place du Verney |
Pierre "Cornon" Henri 58 ans, agriculteur (vers 1792, Ruffieux) |
Entre Ruffieux et Serrières, le 11 septembre 1849, assomme d'un coup de pierre sur la tempe droite puis poignarde à une vingtaine de reprises Charles Reynaud, agriculteur, pour lui voler une bourse garnie de napoléons d'or. Aimé "Péraimard" Lièvre est acquitté. |
12 juin 1850 (Sénat de Savoie) |
Mercredi 09 octobre 1850 |
Cagliari (Sardaigne, Italie) ? |
Jean Pierre Cathelin 32 ans, préposé aux douanes (27 avril 1818, Cessens) |
A Vions, le 23 août 1846, blesse gravement son collègue François Genevois. Le 15 août 1847, à Cessens, assassine pour la voler Pernette Jeandet, épouse Cathelin, 45 ans, sa belle-soeur. Condamné par contumace le 28 novembre 1848. |
23 mars 1849 |
| Lundi 07 avril 1851 |
9h30 | Saint-Julien-en-Genevois (Haute-Savoie) Place du Crêt |
François Collomb 25 ans, cultivateur (vers 1825, Saint-Cergues) |
Assassins de leur oncle Alexandre Chavin qu'ils tuent d'un coup de gourdin de chêne à Saint-Cergues le 22 novembre 1849, puis transportent sous le pont de Bléger. Leur père Claude Collomb est acquitté. |
Le bourreau devait arriver le samedi à 11 heures, mais il doit faire des détours en franchissant la Maurienne tant les habitants le menaçent de représailles. Arrivé vers 14 heures, il constate que le gibet est en mauvais état, et repousse l'exécution au surlendemain pour procéder aux réparations. La foule - environ 10.000 personnes - se disperse heureusement sans heurt. Exécution, au final, sans problèmes. | 28 janvier 1851 (Sénat de Savoie) |
| Jacques Collomb 22 ans, cultivateur (vers 1829, Saint-Cergues) |
Jeudi 10 avril 1851 |
11h | Chambéry (Savoie) Place du Verney |
Françoise Vinit, veuve Robert 37 ans, journalière (28 janvier 1814, Epierre) |
Empoisonne avec une soupe à l'arsenic le 01 et le 02 novembre 1849 à Argentine Josèphte Gerbier, épouse Bonfand, laquelle meurt dans la nuit du 05 au 06 novembre. | Va à l'échafaud avec résignation, conduite en voiture fermée. | 18 décembre 1850 (Sénat de Savoie) |
| Vendredi 18 mars 1853 |
6h30 | Chambéry (Savoie) Place du Verney |
Giuseppe Pansarosa 32 ans, imprimeur sur étoffe à Turin (?, Melagnano, Lombardie, Italie) |
Le 25 juin 1851, au hameau de la Pierre-Bénite, commune d'Oullins, dans le Rhône, attaquent la maison des époux Laposse, pour y voler 400 francs et une montre en argent, battent et poignardent Madeleine Cattin, épouse Laposse, puis couchent la blessée sur le lit et y mettent le feu. La pauvre femme survit quelques heures à ses brûlures. | La veille, Pansarosa écrit à sa soeur : "Chère et bien aimée soeur, je t'envoie cette lettre à toi directement ; garde-la en mémoire de moi. Je dois te prévenir, puisque tu es mère, de prendre bien garde à tes enfants : rappelle-toi de ne jamais leur lancer quelques malédictions dans ta colère ; ces malédictions resteraient sur leur tête. Corrige-les comme il convient, et entretiens-les dans la dévotion à la sainte Vierge Marie et à sainte Philomène, je t'assure qu'alors ils ne périront jamais. Apprends que demain, le 18 de mars, je serai conduit au supplice après avoir été fortifié par les sacrements, avec l'espérance d'obtenir de Dieu une place dans son paradis. Ne manque pas de prier pour moi, de mon côté je prierai pour toi et pour tous les autres membres de la famille, infiniment, infinamente. Je sais que tu m'aimais plus que tous, chère soeur ; souviens-toi de cette parole que tu me dis quand nous étions à l'hôtel de St-Georges : "Prends cette chaise, mets-toi près de moi, je veux garder le souvenir de toi." On dirait que Dieu t'avait donné un pressentiment. Je ferme cette lettre avec les larmes aux yeux, assis à une table dans la chapelle de la prison : j'attends la journée de demain, belle vigile de saint Joseph, mon saint et patron. Adieu, adieu pour toujours. Conserve cet écrit comme souvenir de moi, tu n'en auras pas d'autres. Je suis ton frère chéri et agonisant, PANSAROSA GIUSEPPE A nous revoir en paradis où nous serons unis. J'ai fait 20 mois de prison : je ne l'ai pas écrit pour ne pas vous attrister." Conduits en voiture en compagnie de l'abbé Brion, aumônier des prisons, et de l'abbé Goddard, aumônier du Sacré-Coeur. |
29 décembre 1852 (Sénat de Savoie) |
| Luigi Merlo 28 ans, imprimeur sur étoffe à Turin (?, Mombercelli, Piémont, Italie) |
Jeudi 25 août 1853 |
5h15 | Moûtiers (Savoie) ? |
Gervais Baudin 34 ans, garçon d'hôtel à Paris (14 juin 1818, Fontaine-Naves) |
Assassine de onze coups d'un outil pointu et tranchant son frère Antoine Baudin le 24 juillet 1852 dans une grange de Nâves. Les deux frères se détestaient, surtout depuis que leur père avait fait d'Antoine et de deux de ses soeurs ses légataires universels. |
Exceptionnellement réfractaire à la religion, envoie au diable les aumôniers et rejette toute tentative d'apaisement par le biais de la religion. Seul l'abbé Chevray parvient, en usant d'une grande psychologie - et en lui parlant de sa mère -, à l'émouvoir et à le ramener à de meilleurs sentiments. Le changement est, semble-t-il, exceptionnel, puisque le condamné devient pieux comme jamais. Quitte la prison le 23 août pour Moûtiers, et le public venu le visiter le 24 dans son cachot est particulièrement ému par sa conversion. Passe la nuit en prières, à peine interrompu par l'arrivée du bourreau vers 4 heures. Se rend à pied de la prison à l'échafaud. Foule nombreuse. Embrasse le prêtre avant de monter à la potence, et de s'adresser à la foule : "Je vais paraître devant Dieu. Jeunes gens, vous tous, mes amis, prenez exemple sur moi : retire-vous à temps des mauvaises compagnies, ne vous laissez pas égarer par les lectures dangereuses..." Après des paroles hautement catholiques, se confie à l'exécuteur, qui l'embrasse avant de le pendre devant une foule silencieuse et recueillie. | 30 mai 1853 (Sénat de Savoie) |
Samedi 11 mars 1854 |
5h | Chambéry (Savoie) Place du Verney |
Maurice Tissot 28 ans, cultivateur (?, Saint-Pierre-d'Albigny) | PARRICIDE. En revenant de la foire de Coise, sur le chemin de Saint-Pierre d'Albigny, le 17 juin 1853, tue son père Jean d'un coup sur la tête et jette le corps dans les îlages, au pied du pont de Saint-Pierre où il est repêché le 19 juin. Mobile : une haine longuement nourrie, après que Jean se soit opposé au mariage de son fils. |
Conduit à l'échafaud pieds nus, un voile noir sur la tête. | 30 décembre 1853 (Sénat de Savoie) |
Mercredi 18 octobre 1854 |
5h30 | Nice (Alpes-Maritimes) Quai du Midi/Les Ponchettes |
Giovanni Battista "Jean Baptiste" Vatteone 22 ans, pêcheur (vers 1836, Oneille, Ligurie, Italie) |
Voleur et assassin d'une vieille dame. | Très mauvais temps, d'où présence limitée du public. | 1854 | Samedi 01 mars 1856 |
6h30 | Annecy (Haute-Savoie) p-ê Champ de Mars |
Jean-Louis "Petiolon" Paulme 50 ans, cultivateur/maçon (04 décembre 1805, Thorens-Glieres) |
Auteur de trois incendies : le premier le 24 avril 1850, brûle la maison Eminet, au hameau dit "Les Béni". Le 24 avril 1852, incendie dix-neuf maisons de Thorens, du côté de plot. Le 25 juillet 1852, à Groisy, au hameau des Barons, allume un incendie qui détruit la maison de Marie Métral, épouse Convers. Enfin, dans la nuit du 07 au 08 septembre 1852, au hameau du Plot, à Groisy, incendie le toit d'un four jouxtant la maison Jacquet. | Transféré de Chambéry à Annecy dans la nuit du jeudi au vendredi, entend la lecture de sa sentence sans réagir ni sembler comprendre qu'elle signifie l'imminence de la fin. Quand l'aumônier lui explique, il s'effondre et perd connaissance plusieurs fois, heureusement soutenu par le prêtre. Passe ses 24 dernières heures à prier. Le dernier matin, assiste à plusieurs messes et communie. Sur l'échafaud, embrasse l'aumônier et l'exécuteur, à qui il dit : "Je vous pardonne de grand coeur !" Avant qu'on ne le jette de l'échelle, il dit : "Mon Dieu, j'espère en vous : faites-moi miséricorde !" |
09 novembre 1855 (Sénat de Savoie) |
Mercredi 21 juillet 1858 |
4h30 | Chambéry (Savoie) Place du Verney |
Jean-Baptiste "Crottet" Soldet 56 ans, cultivateur (vers 1802, Saint-Pierre-d'Albigny) |
Pour mettre le feu au hameau des Allues, commune de Saint-Pierre-d'Albigny, incendie une maison le 03 janvier 1858. Le sinistre se propage à quinze maisons habitées ainsi que treize granges. | Temps très orageux, pluie violente. Prie toute la journée, s'endort le crucifix à la main. Très calme durant tout le trajet, manifeste son repentir. | 14 avril 1858 (Sénat de Savoie) |
| Jeudi 22 décembre 1859 |
?h | Aoste (Val d'Aoste, Italie) ? |
François Joseph Verney 31 ans, ? (?) |
PARRICIDE. Le 23 octobre 1858, au village de Patien, commune de Gressan, lapident et assomment mortellement leur père Etienne-François Verney. Premier arrêt cassé. |
1859 (Cour d'appel de Turin) 29 juillet 1859 (Cour d'appel de Savoie) |
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| Joconde Grégoire Verney 21 ans, ? (?) |